‹ Étude sur le dialecte éolienChapitre 98 sur 107 · EN · texte numérisé non relu

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La semi-réduction des voyelles et diphtongues finales frappées de l'intonation rude fut sans doute panachéenne, car ἄνθρωποι est ionien et éolien, A φρόδιτα éolien, et le type μητίετα se trouve non seulement dans Homère, mais aussi dans Pindure, L'e des mots χε, ὅτε, "Άρτεμις, ἱερός ne se constate qu'en ionien-attique, en thessalien, en arcadien et en éolien; il est toutefois permis de supposer que les Béotiens reçurent des Doriens la prononciation χα, ”Apzaμις) ἰαρός".

Cette accumulation de preuves suflit largement pour établir un groupe linguistique panachéen, opposé au groupe dorien. Cependant les Ioniens et les Athéniens prétendaient constituer une branche bien distincte du peuple grec. Leur orgueil patriotique les inspirait mal. Si en effet du nom εἰ Αἰολίς qui se rencontre en Thessalie, en Phocide, en Etolie (cf. Meister, Gr. Dial. Xp. 5), il résulte que les habitants de ces pays avaient une commune origine éolienne, ou plutôt panachéenne*, on trouve aussi en Ionie des dénominations semblables, Une ville de la presqu'île chalcidique s'appelait Αἰόλειον (Steph. Byz. 5. v.):; or cette presqu'île fut colonisée par les Ioniens de Chalcis en Eubée. Sur les côtes de l'ionienne Samos, existaient des rochers nommés ᾿Λχαιαὶ πέτραι (Suidas VII,

347). Le Panachéen Ajax était le héros éponyme de la tribu athénienne ΔΑἰαντίδης (Démosth. 60, 31), et il recevait des honneurs particuliers à Athènes (Pausanias 1, 35, 3).

Bien qu'il affirme hautement que les Athéniens sont autochtones, Thucydide reconnaît’ que la population

1. On sera moins aflirmatif encore concernant l'extension du τ assibilé et la création analogique des noms de nombre εἴχοσι, διαχόσιοι, puisque nous ne les découvrons qu'en ionien-attique, en éolien et en arcadien.

2. Eolien, Αἴξολος. n'est que le diminutif hypocoristique d’Achéen, ᾿Αχαιεός (Fick, Πίας p. 551 suiv.).

3. Τὴν γοῦν ᾿Αττικὴν Ex τοῦ ἐπὶ πλεῖστον διὰ τὸ λεπτόγεων ἀστασίαστον οὖσαν ἄνθρωποι ᾧχουν οἱ αὐτοὶ ἀεί. Καὶ παράδειγμα τόδε τοῦ λόγου οὐχ ἐλάχιστόν ἐστι διὰ τὰς μετοικήσεις τὰ ἄλλα μὴ ὁμοίως

Mn ρ αρὴ ἐχ γὰρ τῆς ἄλλης Ελλάδος οἱ πολέμῳ ἢ στάσει ἐχπίπτοντες

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