INTRODUCTION. , XXXIII
A côté des constructions littéraires, nous en trouvons d'autres d'un caractère tout différent, qui paraissent être des constructions populaires, des vulgarismes.
Il existe des constructions spéciales au N. T. dans la syntaxe du verbe!’ comme dans celle des cas. Il est facile de remarquer, par exemple, la tendance à exprimer le pronom sujet ;
La syntaxe des propositions montre que les particules qui les introduisent s'emploient parfois tout autrement que dans le grec classique ; |
Il existe une tendance générale très marquée à exprimer directement chaque idée sous une forme affirmative (ou interrogative), dans une proposition indépendante ; et, par suite, à ne plus synthétiser, combiner, subordonner les différents éléments de la pensée pour former une période;
Les auteurs du N. T. ne paraissent pas se préoccuper de choisir leurs mots, leurs expressions, leurs constructions, ni de les varier.
Tel est dans son ensemble l'élément grec du N. T. Ce que nous venons de dire suffirait à montrer le caractère de langue familière ou parlée que ñous lui avons attribué, par opposition à la langue littéraire.
Élément latin. — À l'élément grec nous joignons l'élément latin. L'influence du latin sur le grec du N. T. s'est exercée d’une manière très restreinte, et plutôt indirectement, par l'intermédiaire du grec postclassique, que directement. Le N. T. contient quelques mots latins classés dans la section des mots étrangers : λέντιον, λεγεών, etc., et des
expressions latines : δὸς ἐργασίαν (da operam), L., XII, ὅδ; τὸ ἱκανὸν ποιῆσαι (satisfacere), Mar., XV, 15; etc.
Élément hébraïque de la langue du Nouveau Testament.
XVI. — En lisant le N.T., l'helléniste est frappé de la couleur nouvelle du style et du ton général de la pensée. Il ne retrouve plus le grec classique, ses périodes bien liées, variées avec