‹ Etude sur le grec du Nouveau TestamentChapitre 28 sur 101 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Propositions indépendantes déclaratives interrogatives.

47. La proposition interrogative exprime l'ignorance, feinte ou réelle, de celui qui parle et qui interroge autrui (15). — Pour la négation, voy. 53.

Elle est très fréquemment employée dans le N. T. et dans les LXX. Le Juif aime à donner à sa pensée le tour plus vif de l'interrogation, et à rapporter au style direct les questions faites par autrui. |

Tantôt elle est introduite par des pronoms ou adverbes interrogatifs et par des particules interrogatives; tantôt elle ne contient aucun signe d'interrogation.

48, Les pronoms et adverbes interrogatifs sont : τίς, τί, διατί, ἱνατί, τί bre, ὅτι — ποῖος, πόσος, ποταπός, πότε, ποῦ, πῶς, πόθεν, ποσάχις.

Les particules sont : εἰ, ἄρα, οὐ, οὐ μή, μή, μὴ οὐ.

Les pronoms et adverbes interrogatifs sont classiques, sauf τί ὅτι, ὅτι, et la forme post-classique ποταπός (= ποδαπός). — Les particules sont classiques, sauf et.

A la langue post-classique appartiennent : τί ὅτι, L., II, 49; LXX, Gen., XXVI, 9 — ὅτι, Mar., IX, 28; LXX, 4 Paral., XVII, 6 — ei, Mat., XII, 10.

L'emploi de et est un hébraïsme que les LXX ont souvent adopté, 3 1,1, 27 : εἰ διὰ τοῦ xuplou pou γέγονε τὸ ρῆμα τοῦτο...; — Job, XXXI, 5, etc. t.

La particule äpa se rencontre comme vestige de la langue classique dans L., XVIII, 8, et À., VIII, 30; peut-être aussi Gal. II, 17. Elle est très rare dans les LXX, Gen., XXVI, 9; Ps., LXXII, 13.

La particule ἢ ne se trouve ni dans le N. T. ni dans les LXX.

49, L'interrogation à double membre est introduite classiquement par πότερον... 1; mais souvent πότερον est supprimé (Kocx, 107).

Dans le N. T., l'interrogation double ne prend jamais πότερον devant le nremier membre; on trouve seulement # devant le second, Mat., XI, 3 :

|, En conséquence, si à un verbe comme ἐρωτῶ on attache une proposition indépendante interrogative commençant par ei, on obtient sans changement, dans le N. Τὶ, une proposition dépendante interrogative; comp. Mat., XIX, 3 : προσῆλθαν αὐτῷ Φαρισαῖοι πειράζοντες αὐτὸν καὶ λέγοντες Εἰ ἔξεστιν ἀπολῦσαι...; avec Mar. ; NX, 2 : χαὶ [προσελθόντες Φαρισαῖοι) ἐπηρώτων αὐτὸν εἰ ἔξεστιν ἀνδρὶ γυναῖκα ἀπογεῦσαι, πειράζοντες αὐτόν. Il en est de même avec μή, δὲ... ne... pas (124, a).

σὺ εἶ ὁ ἐρχόμενος ἢ ἕτερον προσδοχῶμεν; — Mar., XII, 14; L., XIV, 3; 4 Co., ΙΧ, 81.

Dans les LXX, πότερον... à est extrêmement rare, Job, VII, 1-2. L'usage est d'employer seulement devant le second membre de l'interrogation, comme dans le N.'T., Jos., V, 13 : ἡμέτερος εἶ ἢ τῶν ὑπεναντίων ;

50. L'interrogation n'est indiquée, très souvent, par aucune particule; Mat., VIIL, 29 : ἦλθες ὧδε πρὸ καιροῦ βασανίσαι ἡμᾶς ;

Le défaut de signe interrogatif présente des inconvénients ; on ne sait parfois ni si la proposition est interrogative (J., XVI, 31; 4 Co., —1,13, etc.), ni où commence l'interrogation (R., IV, 1, etc.)

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