‹ Etude sur le grec du Nouveau TestamentChapitre 30 sur 101 · Quelques passages méritent une mention particulière · texte numérisé non relu

Quelques passages méritent une mention particulière

Mal., VII, 14. Ὅτι n'est pas exclamalif, mais causal. Voy. 179, a.

Mat., XXVI, 50. Tis. lit : Ἑταῖρε, ἐφ᾽ ὃ πάρει; Mais WH. suppriment l'interrogation; avec raison, croyons-nous. Voy. 132, c. |

Mal., XXVI, 62 (et cf. Mar., XIV, 60). Le texte de ΜΉ. porte : οὐδὲν ἀποχρίνῃ ; τί οὗτοί σου χαταμαρτυροῦσιν; tandis que Tis. lit : οὐδὲν ἀποχρίνῃ τί οὗτοί σου χαταμαρτυροῦσιν ; Dans la dernière lecon, la construction de test fort embarrassante, comme le

remarque Buttmann (139, 58), quoiqu'elle soit possible d’après ce qui sera dit plus loin (129).

Mat., XXVII, 41-43 : ἄλλους ἔσωσεν᾽ ἑαυτὸν où δύναται σῶσαι᾽ βασιλεὺς Ἰσραήλ ἐστιν, χαταδάτω νῦν ἀπὸ τοῦ σταυροῦ χαὶ πιστεύσομεν ἐπ᾿ αὐτόν" πέποιθεν ἐπὶ τὸν Θεόν, ρυσάσθω νῦν εἰ θέλει αὐτόν.

Nous aimerions écrire : ἑαυτὸν οὐ δύναται σῶσαι: ne peul se sauver lui-même! — qu'il se sauve donc lui-même! En devenant exclamative, la proposition forme un parallèle parfait avec les impératifs suivants : καταδάτω.., et ρυσάσθω... D'ailleurs, si la proposition ἑαυτὸν — σῶσαι n’était qu’une simple antithèse à ἄλλους ἔσωσεν, on devrait avoir ἀλλ᾽ ἑαυτόν, ou bien ἑαυτὸν δέ, Où bien xat ἑαυτόν.

J., 11, 4. On peut mettre le signe de l'interrogation après οὕπω ἥκει ἣ ὥρα μου.

7,, VIII, 25. La leçon de WH. est : τὴν ἀρχὴν ὅτι καὶ λαλῶ ὑμῖν; entendez : οὐχ εἰμὶ ὃ τι χαὶ λαλῶ ὑμῖν τὴν ἀρχήν; Tis. supprime l'interrogation ; entendez : εἰμὶ ὅ τι χαὶ λαλῶ ὑμῖν τὴν ἀρχήν.

XI, 17. ᾿Εγὼ τίς ἤμην δυνατὸς χωλῦσαι τὸν Θεόν, οἰ moi, qui élais-je pour pouvoir…? (Cf. LXX, 2 Par., II, 6). Mais on pourrait lire aussi : ἐγώ τις ἤμην δυνατὸς χωλῦσαι τὸν Θεόν ; le pronom

« prendrait le même sens que dans 4., V, 36; VIII, 39, etc. a phrase ressemblerait à celles-ci : PLAT. , Rép. IF, 358, A : ἀλλ᾽ ἐγώ τις, ὡς ἔοιχε, ᾿δυδμαθής; — THÉOCRITE (au Thesaur. sub verb. τις) : ἐγὼ δέ τις ἦν ἀνέραστος, et VII, 28 : ἐγὼ δέ τις où ταχυπειθής. D'ailleurs, le passage des Actes contient en réalité une négation et équivaut à : ἐγώ τις οὐχ ἤμην δυνατός.

A., XIII, 25. La leçon de Tis. porte : τί ἐμὲ ὑπονοεῖτε εἶναι οὐχ εἰμὶ ἐγώ, et celle de ΜΗ. : τί ἐμὲ ὑπονοεῖτε εἶναι; οὐχ εἰμὶ ἐγώ. Ce passage donne lieu à la même observation que le passage de Mat,, XXVI, 62, cité plus haut. Dans les deux cas, la leçon de WH, nous paraît plus conforme au génie delalangue du N.T., et par suite préférable.

60. La proposition déclarative interrogative et la proposition volilive interrogative (ou proposilion délibérative) se dislinguent de la manière suivante :

La première exprime l'ignorance réelle ou feinte de celui qui parle et qui s'informe auprès d'autrui. L'interrogation est alors soit une interrogation véritable, soit une manière plus vive d'exprimer l'affirmation (47, 52-54).

La seconde exprime l'incertitude de celui qui parle et qui

|. Pour ce passage, voy. BerGer De Xivrey, Étude sur le terte et le style du Υ T., Paris, 1856.

PROPOSITIONS INDÉPENDANTES VOLITIVES. |

délibère avec lui-même, c'est-à-dire qui se demande ἃ luimême ce que lui ou d’autres doivent dire, croire, faire, etc.

La première a le verbe à l'indicatif, et au futur, si l'acte est futur. — La seconde veut le subjonctif, parce que l’acte qu'elle exprime est éventuel; elle peut prendre aussi le futur.

Mais les limites entre la première et la seconde sont loin d’être infranchissables. L'orateur peut tantôt feindre d'interroger ses auditeurs, et tantôt feindre de délibérer avec luimême, de s'interroger lui-même. Dans le N. T., le futur et le subjonctif sont traités comme des équivalents. On trouve donc dans l’une des deux le futur quand on attendait le subjonctif, et réciproquement; on trouve même les deux temps mélangés (ZL., XI, 5). Le contexte, plus que la forme, indiquera la nature de la proposition.

61. 1° La syntaxe des propositions interrogatives suit dans 16 Ν. Τ. les règles ordinaires de la syntaxe grecque.

2 Elle présente les particularités suivantes :

Particularités de la langue familière : pronoms, adverbes et particules d'interrogation post-classiques, 48. — Abandon de πότερον... 7, ἄρα οἱ à, 48 et 51. — Fréquence de l'interrogation et simplicité de sa construction, 56. — Abandon de certains tours littéraires, 57.

Particularités relevant de l’influence hébraïque : fréquence de la proposition interrogative et simplicité de sa construction, 56.

62. Ces propositions expriment l’acte de la volonté, sous forme de délibération et de résolution, d’ordre et de souhait. L'acte étant attendu, voulu ou désiré, il est le but que l'on se propose, et les propositions volitives enferment en elles une idée de finalité (5).

L'acte est de sa nature même éventuel et futur; les modes seront donc : l'indicatif futur, l'impératif, le subjonctif; εἰ, pour l’acte possible (subjectivement), l’optatif. — La négation est où avec l'indicatif futur, et μή avec les autres modes [ἢ 9-12).

1. Cucvez et Rieuanx, 93 seq. ; Currius, 511-519 ; Mavviu, 119-142; Kocu, 105, 1.

28 PROPOSITIONS INDÉPENDANTES DÉLIBÉRATIVES.

Les propositions volitives se divisent en propositions délibéralives, impéralives ou jussives, optalives.

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