CHAPITRE V Propositions indépendantes volitives délibératives
63. La proposition indépendante délibérative exprime la résolution prise par celui qui parle de faire quelque chose, soit seul, soit avec d'autres. Elle prend la forme affirmative (15).
Le verbe est au mode éventuel : futur ou subjonctif (appelé subjonctif délibératif et subjonctif d'exhortation).
Classiquement, le verbe est à la première personne du singulier ou du pluriel; «le pluriel est introduit souvent, le singulier régulièrement, par les particules ἄγε (δή), φέρε (δή). » (Kocx, 105, 4, ὃ.)
Dans le N. T. on ne trouve pas les particules ἄγε (δή), φέρε (δή); on ne trouve pas non pus la première personne du singulier du subjonctif.
64. a) Le singulier est rés rarement employé dans le N.T., èt le verbe est alors au futur.
L., XX, 13 : εἶπεν δὲ ὁ χύριος τοῦ ἀμπελῶνος Τί ποιήσω; πέμψω τὸν υἱόν μου τὸν ἀγαπητόν. — L., XV,17-18 : εἰς ἑαυτὸν δὲ ἐλθὼν ἔφη...
Dans les LXX, la première personne du singulier est au subjonctif ou au futur, saus particule, Sag. Sir., XI, 19 : εὗρον ἀνάπαυσιν, xal νῦν φάγωμαι ἐκ τῶν ἀγαθῶν μον. — Ps. LVI, 9 : ἐξεγερθήσομαι ὄρθρου, je veux m'éveiller ; allons, que je m'éveille ! — Gen., XLVI, 30; Job, VII, 11. (Cf. PRRIS- WBRK, 485 a.) — 2 R., XVIII, 19, 22 (ire pers. subij.).
δὴ) A la première personne du pluriel, on trouve régulièrement le subjonctif :
R., XIV, 19 : ἄρα οὖν τὰ τῆς εἰρήνης διώχωμεν. — L., 11, 15 : oi ποιμένες ἐλάλουν πρὸς ἀλλήλους Διέλθωμεν δὴ ἕως Βηθλεὲμ χαὶ ἴδωμεν τὸ ρῆμα. — J., XIX, 24 : εἶπον οὖν πρὸς ἀλλήλους Μὴ σχίσωμεν αὐτόν, ἀλλὰ λάχωμεν περὶ αὐτοῦ. --- Μαΐ., XXVI, 46; Gal., VI, 9.
c) Le subjonctif δἰ δὶ employé enferme en lui l'idée de devoir, falloir ; comme J., XIX, 24, ü ne faut pas la partager ;
PROPOSITIONS INDÉPENDANTES DÉLIBÉRATIVES. 29
il faut la tirer au sort. Cette idée peut être exprimée par un verbe auxiliaire, quand celui qui parle insiste sur elle, 4., XVII, 29 : γένος οὖν ὑπάρχοντες τοῦ θεοῦ οὐχ ὀφείλομεν νομίζειν χρυσῷ... (— μὴ νομίζωμεν).
d) Le subjonctif de la proposition délibérative prend la valeur d'un impératif quand il est employé à la première personne {au lieu de la seconde), par politesse, ou pour adoucir l’ordre donné, comme dans Gal., VI, 9; ou bien quand celui qui parle commande aux autres de faire ce qu'il fait lui-même, Mat., XXVI, 46 (voy. 72).
65. Au lieu d'exprimer la résolution, la proposition délibérative peut exprimer l'incertitude de l’esprit qui délibère", qui s'interroge lui-même. La proposition prend la forme interrogative (15; 60).
a) Classiquement, le verbe est au subjonctif et quelquefois au futur; «quand on ne veut pas précisément faire ressortir l’idée de devoir, falloir, on renonce à l'emploi du subjonctif, et l'interrogation, soitdirecte, soit indirecte, se met à l'indicatif futur (comme si l'on demandait ce qui arrivera) » (MaDvic, 121, Rem. 1). Le verbe est à la première personne, rarement à la troisième (cf. Kocx, 105, 4, ὃ, et Rem.; CucueL et RIEMANN, 9%).
ὃ) Dans le grec du N. T. :
1° Tantôt la proposition interrogative exprime l'incertitude réelle de l'esprit qui délibère avec lui-même; tantôt elle n'est qu'un tour particulier pour remplacer une proposition affirmative (cf. 53).
La délibération porte soit sur ce que l'on doit faire soi-même, soit sur ce que doit faire une autre personne à qui l’on parle ou dont on parle. En conséquence :
2 Le verbe peut se trouver aux trois personnes;
3° Il est régulièrement aux modes d'éventualité : subjonctif ou indicatif futur. — On trouve exceptionnellement le mode réel et le mode potentiel.
ἄρ L'acte est exprimé avec une des idées accessoires suivantes : devotr, falloir, pouvoir ; voulez-vous ou permettezvous que 76...
c) Première personne : J., VI, 28 : τί ποιῶμεν ἵνα ἐργαζώμεθα τὰ ἔργα τοῦ θεοῦ; que faut-il que nous fassions, que veux-lu que nous fassions...? — 2 Co., XII, 15 : εἰ περισσοτέρως ὑμᾶς ἀγαπῶ, ἥσσον ἀγαπῶμαι; dois-je en être moins aimé? — J., XII, 27 : à
1. Soit seul avec lui-même, soit avec lui-même et avec d'autres en même temps.
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ψυχή μου τετάραχται, καὶ τί εἴπω; que faut-il dire, que dois-je dire, que puis-je dire, que dirai-je, que dire? — 4 Co., XI, 22 : τί εἴπω ὑμῖν; ἐπαινέσω ὑμᾶς; — J., VI, 5 : πόθεν ἀγοράσωμεν ἄρτους ἵνα φάγωσιν οὗτοι; Où pourrons-nous acheler...? (— je me demande ou nous pourrons acheter). —L., III, 10; R., VI, 15.
L., XXII, 49 : Κύριε, εἰ πατάξομεν ἐν μαχαίρῃ ; faut-il frapper ? veuæ-lu que nous frappions ? — R., VI, 1 : τί οὖν ἐροῦμεν; ἐπιμένωμεν τῇ ἁμαρτίᾳ ἵνα ἣ χάρις πλεονάσῃ; (et cf. plus haut, 4 Co., XI, 22). — R., Il, ὃ.
Les deux alternatives, entre lesquelles on hésite, peuvent être exprimées, Mar., XII, 14 : ἔξεστιν δοῦναι χῆνσον Καίσαρι ἢ οὔ; δῶμεν ἢ μὴ δῶμεν;
Dans les LXX, l'usage est le même, Jug., XIV, 16 : εἰ τῷ πατρί μου χαὶ τῇ μητρί pou οὐχ ἀπήγγελχα, σοὶ ἀπαγγείλω ; — 4 R., VI, 2 : τί ποιήσωμεν τῇ χιδωτῷ Κυρίον, et au v. 4 : καὶ λέγουσι Τί τὸ τῆς βασάνου ἀποδώσομεν αὐτῇ; -- Gen., XLIV, 16 : εἶπε δὲ ᾿Ιούδας Τί ἀντεροῦμεν τῷ χυρίῳ ἢ τί λαλήσομεν ἢ τί διχκαιωθῶμεν ; que répondre à ton maîlre, que lui dire, comment (pourronsnous) nous juslifier 3 — Jonas, I, 11 : εἶπαν πρὸς αὐτόν Τί ποιήσομέν σοι καὶ χοπάσει ἡ θάλασσα ; que faut-il te faire pour que la mer s'apaise? — 1R., XXIL, 2 : ἐπηρώτησε Δαυὶδ λέγων Εἰ πορευθῶ χαὶ πατάξω τοὺς ἀλλοφύλους τούτους; faut-il aller tuer. 3
d) Deuxième personne : Mat., XXIII, 33 : γεννήματα ἐχιδνῶν, πῶς φύγητε ἀπὸ τῆς χρίσεως τῆς γεέννης; COMMENT pOurrez-vous échapper ? (ΞΞ.76 me demande comment vous pourrez échapper). La pensée est en réalité une négation que l’orateur exprime sous forme de délibération avec lui-même. — Cet exemple du subjonctif à la deuxième personne doit être le seul du N. T.
Mar., IV, 13 : οὐχ οἴδατε τὴν παραδολὴν ταύτην, καὶ πῶς πάσας τὰς παραθολὰς γνώσεσθε ; cCOMment pourrez-vous comprendre? (—je me demande comment vous pourrez comprendre). La proposition exprime en réalité une négation (vous ne pourrez comprendre.) sous forme de délibération. —J., V, 47.
Dans les LXX,2R., XXIII, 3 : εἶπον ἐν ἀνθρώπῳ Ilüç χραταιώσητε φόδον χριστοῦ; j'ai dit au milieu des hommes : comment domineres-vous la crainte 8
e) Troisième personne : L., XXIII, 31 : εἰ ἐν ὑγρῷ ξύλῳ ταῦτα ποιοῦσιν, ἐν τῷ ξηρῷ τί γένηται; (— je me demande ce qu'il ne pourra pas arriver au bois sec). — Mat., XX VI, 54 : πῶς οὖν πληρωθῶσιν αἱ γραφαί; (= et alors je me demande comment les Écritures pourront s'accomplir). — Mar., VIII, 37 : τί γὰρ dot ἄνθρωπος avτάλλαγμα; οἱ cf. Mal., XVI, 26 : ἡ τί δώσει ἄνθρωπος ἀντάλλαγμα;
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στεύσωσιν οὗ οὐχ ἤχουσαν; πῶς δὲ ἀχούσωσιν...; La pensée est une négation sous forme de délibération.
L., XX, 15 : τί οὖν ποιήσει αὐτοῖς ὃ κύριος; (— je Me demande ce que leur maitre pourra où dévra leur faire, et cf. plus haut, Mat., XVI, 26).
La troisième personne du subjonctif et surtout du futur e:l assez fréquemment employée dans le N.T. avec le sens délibératif.
f) L., XI, 5 seqq., offre un exemple de Αἰ εὐ ον δ déclarative suivie de l'interrogation délibérative (60) : χαὶ εἶπεν πρὸς αὐτούς Τὶς ἐξ ὑμῶν ἕξει φίλον. χαὶ πορεύσεται πρὸς αὐτὸν μεσονυχτίου καὶ εἴπῃ αὐτῷ Die, χρῆσόν μοι τρεῖς ἄρτους.. . χἀχεῖνος ἔσωθεν ἀποχρ! AE einn χτλ. (littéralement : je vous demande si l’un de vous üra trouver son ami au milieu de la nuit, el je me demande S'il lui dira).
66. 1] existe, dans le N. T., une certaine indifférence à employer le futur ou le subjonctif dans la proposition délibér:ative, particulièrement quand elle est interrogative. Cette indilférence tient, croyons-nous, à trois causes. En premier lieu, le futur et le subjonctif permutent facilement dans le N. T. En second lieu, la nuance d'idée exprimée par le subjonctif {qui marque aussi l'éventualité de l'acte) est souvent sans importance et facile à abstraire ; dans bien des cas, l'idée pouvuil s'exprimer par le subjouctif et par le futur ; le choix, du futur était favorisé par la tendance du Juif à renforcer l'affirmation au lieu de l’atténuer, et par suile à employer plutôt le temp: et le mode de l’affirmalion (Mar., IV, 14 — οὐ γνώσεσθε). En troisième lieu, l’hébreu, n'ayant pas de subjonctif, se sert du temps qui correspond au futur éventuel du grec, et qui e«| traduit dans les LXX, tantôt par le subjonctif et tantôt par le futur.
Par suite, dans beaucoup de passages, le subjonctif et le futur doivent être regardés comme équivalents, et ils se rendeu! généralement bien par notre futur, 2., VI, 1; Mat., XXIII, 53; L., XXII, 49; Mar., 1V,13,; VII, 37 et Mat., XVI, 26, R., X, li, L., XI, 5, seqq. etc. (Cf. 10.)
67. Les idées accessoires de l'interrogation délibéralive peuvent être exprimées :
a) Classiquement, le subjonctif peut être précédé de βούλει, βούλεσθε en prose; de θέλεις, θέλετε, plutôt en poésie. (Cf. Kocui, 405, 4, b.)
Dans le N.T., on trouve ces deux verbes également employé:
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ce qui indique que θέλεις (θέλετε) faisait partie de la langue familière.
J., XVII, 39 : βούλεσθε οὖν ἀπολύσω ὑμῖν τὸν βασιλέα τῶν ᾿Ιουδαίων; — Mat., ΧΠΠ, 28 : οἱ δὲ αὐτῷ λέγουσιν Θέλεις οὖν ἀπελθόντες συλλέξωιεν αὐτὰ, — (Mal., XVII, 4: εἰ θέλεις, ποιήσω ὧδε τρεῖς σχηνᾶς, et Cf. L., IX, 33 : καλόν ἐστιν ἡμᾶς ὧδε εἶναι χαὶ ποιήσωμεν oxnvac τρεῖς.)
Dans ces locutions, βούλει et θέλεις ne sont jamais suivis de ἵνα, quoique βούλομαι et θέλω, dans une proposition principale ordinaire, puissent prendre ἵνα après eux en grec post-classique (Mat., VII, 12; cf. Lucien (R&tTtz,, 1, 26); ces locutions étaient stéréolypées. — Pour L., XVIII, 44, τί σοι θέλεις ποιήσω; Κύριε, ἵνα ἀναθλέψω, nous croyons qu'il faut sunyléer ποίει devant ἵνα, ou mieux, laisser la phrase indépendante. (Voy. nlus loin 75, et cf. LXX, Gen., XLIV, 34; cf. au contraire, GOODWIN, 288.)
Dans le N.T., le subjonctif peut encore être prédédé de ἄφες, Mal., XXVIL, 49 : ἄφες ἴδωμεν εἰ ἔρχεται ᾿Ηλίας (ΞΞ laisse, que nous voyions si.)
L'emploi de ἄφες appartient à la langue familière (Epicr., Dissert., IT, 18).
Dans les LXX, les deux parties de la phrase sont séparées à la maniére de l’hébreu, Es., XXII, 4 : ἄφετέ με, πιχρῶς χλαύσομαι, Laissez-moi pleurer amèrement.
b) Les idées de jalloir, devoir, pouvoir, peuvent être exprimnées : "
A, XVI, 30 : τί με δεῖ ποιεῖν ἵνα σωθῶ ; et cf. Mar., X, 17: Διδασχαλε ἀγαθέ, τί ποιήσω ἵνα ζωὴν αἰώνιον χληρονομήσω; -- Mal., XII, 34 : γεννήματα ἐχιδνῶν, πῶς δύνασθε ἀγαθὰ λαλεῖν πονηροὶ ὄντες ; etcf. Mal., XXIIT, 33 (cité 65, à) : γεννήματα ἐχιδνῶν, πῶς φύγητε... ;
68. L'indicatif au mode réel s'emploie exceptionnellement dans l'interrogation délibérative pour le présent et le passé:
a) Classiquement, « quand quelqu'un délibère en lui-même ou avec d'autres sur ce qu'il y ἃ à faire (dire ou croire) au momoul même, l'interrogation s'énonce quelquefois à la première persoune du présent de l'indicatif.» (MaDvic, 121, Rem. 11). Lt emploi du présent, qui traduit la vivacité de la pensée, se rencontre dans le N.T.
J., ΧΙ, 47: ἔλεγον Τί ποιοῦμεν ὅτι οὗτος ὃ ἄνθρωπος πολλὰ ποιεῖ σημεῖα; — Cf. 1 J., ΠΠ| 17 : ὃς δ᾽ ἂν ἔχῃ τὸν δίον τοῦ χόσμου xai θεωρῇ..., πος ἡ ἀγάπη τοῦ θεοῦ μένει ἐν αὐτῷ; Le présent μένει est proleptique, pour le futur μενεῖ (— je me demande comment l'amour ΠΡ Dieu...)
J., XIV, 4-5 : καὶ ὅπου ἐγὼ ὑπάγω οἴδατε τὴν ὁδόν. Λέγει αὐτῷ
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Θωμᾶς Κύριε, οὐχ οἴδαμεν ποῦ ὑπάγεις᾽ πῶς οἴδαμεν τὴν δδόν ; comment savons-nous le chemin? (— comment veux-lu que nous sachions le chemin?)
Le présent de l'indicatif s'emploie de même en français.
δὴ) Pour le passé, on ἃ : J., IV, 33 : μή τις ἤνεγχεν αὐτῷ φαγεῖν ; lui a-t-on apporté à manger ? (= lui aurait-on apporté à manger? = je me demande si on lui aurait apporté à manger). — J., VII, 26 : μή ποτε ἀληθῶς ἔγνωσαν of ἄρχοντες... ;
Le passé de l'indicatif s'emploie de même en français.
69. Classiquement, le mode potentiel est employé dans la proposition délibérative (Mapvic, 121, Rem. 3, et 136). On le retrouve dans deux passages du N. T. :
A., VII, 31 : πῶς γὰρ ἂν δυναίμην, ἐὰν μή τις bônynoet με; — À., XVII, 18 : τί ἄν θέλοι ὃ σπερμολόγος οὗτος λέγειν ; que peul bien vouloir dire...? |
Ce sont des restes de la langue littéraire, dans Luc. Le même écrivain a conservé le mode potentiel de l'interrogation indépendante dans l'interrogation dépendante, L., I, 62 : ἐνένευον δὲ τῷ πατρὶ αὐτοῦ τὸ τί ἂν θέλοι χαλεῖσθαι αὐτό. Voy. 131.
Le mode potentiel est remplacé dans le N. T. par les modes éventuel et réel (41, 42, 43), Mar., VILL, 37 : τί γὰρ δοῖ ἄνθρωπος ἀντάλλαγμα; et cf. Mat., XVI, 26 : à τί δώσει χτλ. (— je me demande quelle compensation l’homme pourrait offrir en échange...) et cf. ce qui précède, 68. Voy. dans les LXX, Ruth, I, 13; Gen., XLIV, 34; XLIII, 6 (et cf. PREISWERK, 482). — Le mode potentiel est aussi remplacé par un verbe auxiliaire du sens de pouvoir avec l'infinitif, Mat., XII, 34 : γεννήματα ἐχιδνῶν, πῶς δύνασθε ἀγαθὰ λαλεῖν ; (— je me demande comment vous diriez ou vous pourriez dire.
70. 1° D'une manière générale, la syntaxe de la proposition délibérative est la même dans la langue du N. T. que dans la langue classique.
Cependant elle offre un certain nombre de particularités :
20 Particularités de la langue familière : Abandon des particules φέρε δή, ἄγε δή, 63. — Abandon de la première personne du subjonctif au singulier, et exemples très rares du futur à cette même personne, 64, a. — Emploi de la proposition délibérative interrogative aux trois personnes, 65. — Indifférence à employer le subjonctif ou le futur, 66. — Emploi de l’auxiliaire ἄφες, 67 a. — Emploi du mode réel au passé, 68, ὁ. — Abandon du mode potentiel remplacé par un autre tour, 69;
34 PROPOSITIONS INDÉPENDANTES IMPÉRATIVES Οὐ JUSSIVES.
ο Particularités dues à l'influence de l'hébreu : Abandon du mode potentiel et remplacement de ce mode par les modes d'éventualité et de réalité, ou par un autrè tour, 69.