‹ Etude sur le grec du Nouveau TestamentChapitre 38 sur 101 · Les premieres se forment de la manière suivante · texte numérisé non relu

Les premieres se forment de la manière suivante

a) Si à un verbe signifiant déclarer, croire ou percevoir, on atlache au moyen de ὅτι une proposition indépendante affirnnalive, on obtient une proposition dépendanie (complélive directe) affirmalive.

b) Si à un verbe signifiant demander, ne pas dire ou ne pas savoir, on attache une proposition indépendante inlerrogalive ‘déclaralive ou délibérative) au moyen de εἰ (ou μή) ou au moyen de pronoms et d'adverbes ir{errogalifs, on obtient une proposilion dépendante (complétive directe) interrogalive.

Ainsi: Mat., XII, 24: oi δὲ Φαρισαῖοι ἀχούσαντες εἶπον Οὗτος οὐχ ἐχβάλλει τὰ δαιμόνια εἰ μὴ ἐν τῷ Βεεζεδοὺλ ἄρχοντι τῶν δαιμονίων, et οἵ. Mar., HE, 22: οἱ γραμμυατεῖς... ἔλεγον ὅτι Βεεζεθοὺλ ἔχει καὶ ὅτι ἐν τῷ ἄρχοντι τῶν δαιμονίων ἐχόάλλει τὰ δαιμόνια. — Mat., XIX, 3 : πρυσῆλθαν αὐτῷ Φαρισαῖοι πειράζοντες αὐτὸν χαὶ λέγοντες Εἰ ἕξεστιν ἀπολῦσαι..: et cf. Marc, X, 2 : καὶ [προσελθόντες Φαρισαῖοι] ἐπηρώτων αὐτὸν εἰ ἔξεστιν ἀνδρὶ γυναΐχα ἀπολῦσαι, πειράζοντες αὐτόν.

La proposition indépendante volitive enferme toujours en elle une idée de finalité (5 ; 62); elle est une sorte de proposition indépendante finale.

a) Si à un verbe signifiant vouloir, désirer, demander, elc., on attache au moyen de ὅπως ou de ἵνα une proposition indépendante volitive ou finale, on obtient la proposition dépendante finale; dans ce cas l'impératif (mode d'indépendance) est remplacé par le subjonctif (mode de dépendance). Cette théorie s'appuie, pour le N. T., sur les exemples suivants :

Mat., XIV, 8 : δός μοι, φησίν, ὧδε ἐπὶ πίναχι τὴν χεφαλὴν ᾿Ιωάνου, et cf. Mar:, VI, 25 : θέλω ἵνα ἐξαυτῆς δῷς μοι ἐπὶ πίναχι τὴν χεφαλὴν ᾿Ιωἄάνου. — Mat., VIII, 91 : παρεκάλουν αὐτὸν λέγοντες Εἰ ἐχθάλλεις ἡμᾶς, ἀπόστειλον ἡμᾶς εἰς τὴν ἀγέλην τῶν χοίρων, et οἵ, L., VIII, 32 :. χαὶ παρεχάλεσαν αὐτὸν ἵνα ἐπιτρέψῃ αὐτοῖς εἰς ἐχείνους εἰσελθεῖν. — Mal., XVII, 9 : ἐνετείλατο αὐτοῖς ὁ ᾿Γησοῦς λέγων Μηδενὶ εἴπητε τὸ ὅραμα, et cf. Mar., IX, 9 : διεστείλατο αὐτοῖς ἵνα μηδενὶ ἃ εἶδον διηνήσωνται. — Μαΐ., X, 19,etcf. L., IX, 3, et Mar., VI, 8. — Μαί., XIIT, 14, et Mar., IV, 12.

b) Bien plus, on trouve, dans le N. T., la proposition finale employée d'une manière indépendante pour commander (76).

Si à un verbe signifiant vouloir, commander, etc., on attache cette proposition indépendanle finale, on obtient sans chanyement une proposition dépendante finale. Ainsi :

AD., XIV, 13 : ναί, λέγει τὸ πνεῦμα, ἵνα ἀνχπχήσονται Ex τῶν χόπων

αὐτῶν, et cf. Apoc., VI, 11 : καὶ ἐρρέθη αὐτοῖς ἵνα ἀναπαύσονται ἔτι χρόνον μιχρόν.

Page 1