‹ Etude sur le grec du Nouveau TestamentChapitre 46 sur 101 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

Propositions dépendantes (complétives directes) interrogatives:.

124. La proposition dépendante inlerrogative, appelée aussi interrogation indirecte, proposition interrogatite indirecte, exprime, soit l'ignorance de celui qui interroge autrui (47), soit l'incertitude de l'esprit qui délibère, qui s'interroge luimême (65). — Elle est introduite par une particule ou par un relatif. — La négation est οὐ, quand la proposition est déclarative, et introduite par un relatif.

a) Classiquement, la particule est et pour l’interrogation simple; et « après les verbes exprimant l'incertitude ou le doute : demander, s’informer, se demander, ne pas savoir, le Grec emploie toujours εἰ.» (Kocx, 110). Pour l'interrogation double, on emploie : πότερον — 7, εἰ — ἥ, εἴτε — εἴτε.

Dans le Ν. T., la particule est et, quand la prorosition interrogative est positive; et μή, #1... ne... pas, quand elle est négative. — L'’interrogation double ne se rencontre que deux fois : avec πότερον --- ἤ, J., VIL, 17; avec εἴτε — εἴτε, 3 Co., XII, 2 et 3.

δὴ Classiquement, « dans l’interrogation directe, on emploie τίς ainsi que les pronoms et adverbes corrélatifs commençant par πὶ duns l'interrogation indirecte (ou subordonnée), ὅστις, ainsi que les pronoms et adverbes corrélatifs commençant par ὁπ; toutefois, les premiers, τίς, etc. peuvent s'employer aussi dans l'interrogation indirecte.» (KocH, 79.)

Dans le N. T., la nroposition dépendante interrogative est introduite par τίς, et par les adverbes et pronoms corrélatifs qui commencent par x. Il en est de même dans les LXX, en général. — En hébreu, les mêmes formes servent pour l'interrogation dépendante et indépendante.

c) En un mot, dans le N. T., la proposition dépendante interrogative est la proposition indépendante interrogative attachée à une proposition principale, sans changement, et au moyen des mêmes mots interrogatifs, εἰ, un, τίς, πῶς, ποῦ, etc. (47-49; 91, ὁ; 107, c).

d) On trouve quelques exemples des formes commençant par 6x. Ainsi: ὁποῖος, 41 Co., III, 43; Gal., Il, 6; 1 Th., I, 9; Jac., I, 24; — ὅπως, L., XXIV,

1, Cunrius, 525-529, 610; Kocn, 110; Cucuez et Rremann, 97; Maovic, 121, 130, 134, 137.

20. Ce sont des vestiges de la langue classique. — Cf. les LXX, 3 Mac., VII, 22 (ὅπως).

Mais : ὅτι, À., IX, 6; ὅπου, Mar., XIV, 14, et L., XXII, 11, sont des relatifs indéfinis. Dans L., VI, 3, ὅποτε (Tis.) — ὅτε.

e) Dans plusieurs passages, la proposition dépendante est exclamative, 4., XXI, 20, etc. Il en est de même de la proposition indépendante (55).

125. D'une manière générale, on trouve la proposition interrogative : 1° après tous les verbes et toutes les expressions qui signifient demander et se demander; 2 après les verbes signifiant dire et faire savoir, percevoir et savoir : quand ces verbes sont employés à un temps quelconque avec négation; quand ils sont employés sous la forme d'une interrogation, qui est en réalité une négatiou; quand ils sont employés au mode d'irréalité;, quand ils sont employés à un mode d'éventualité (futur de l'indicatif, impératif, subjonctif, infinitif final, participe final, J., XXI, 19). Dans ces quatre cas, le verbe exprime l'ignorance ou l'incertitude de l'esprit, et, par là même, il enferme en lui une idée accessoire et implicite de demande ou de délibération.

Il faut remarquer aussi que la négation de la proposition principale attire après elle la proposition interrogative.

Nous donnons maintenant le tableau détaillé des différentes classes de verbes qui prennent après eux la proposition interrogative. :

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