‹ Etude sur le grec du Nouveau TestamentChapitre 47 sur 101 · Les particules εἰ et μή introduisent l'interrogation · texte numérisé non relu

Les particules εἰ et μή introduisent l'interrogation

a) Après les verbes signifiant demander ou se demander (425, 1°):

βουλεύομαι, je délibère, L., XIV, 31. — διαλογίζομαι (ἐν τῇ καρδία), L., III, 15. — δοχιμάζω, 1 J., IV, 1. — ἐπερωτῶ, L., XXIII, 6. — λέγω, je demande, Α., XXV, 20. — παρατηρῶ, Mar., III, 2. — πειράζω, 2 Co., XIII, 5. — πυνθάνομαι, Α., X1, 18. — σχοπῶ, L., XI, 35. — ψηφίζω, je calcule (si), L., XIV, 28.

δὴ) Après les verbes signifiant dire, percevoir et savoir, employés avec négation ou aux modes d'éventualité (125, 2°) :

οὐχ οἷδα, J., IX, 25. — τί οἷδα, 4 Co., VII, 16. — οὐχ ἤχουσα, Α., XIX, 2. — κρίνατε el, À., IV, 19. — ἴδωμεν εἰ, Mat., XX VII, 49. — ἵνα εἴπης εἰ, Mat., XXVI, 63. — ἵνα γνῷ ei, 3 Co., Il, à

c) Après la première partie de la phrase, quand elle enferme une idée latente d'incertitude et de délibération, et que le sujet

agit pour savotr si, pour essayer si (Kocx, 110, 3, et Rem. 1; CGucueL et RIEMANN, 97, Rem. II). Cf. 136 et 158.

Classiquement, la proposition interrogative est introduite, dans ce cas particulier, par ἐάν avec le subjonctif ou εἰ avec l'optatif. Dans le N. T., elle est assimilée complètement à la proposition interrogative ordinaire, et introduite par et et μή; le verbe est au mode réel, et éventuel : futur ou subjonctif aoriste de délibération. Elle se trouve : Mar., XI, 13; Gal., II, 2; Ph., III, 12; 4 Th., I, ὅ. — Cf. Goodwin, 680.

L'usage est le même dans les LXX, Nom., XXII, 11: xai νῦν δεῦρο ἄρασαί μοι αὐτόν, εἰ ἄρα δυνήσομαι πατάξαι αὐτόν. — 4 Mac., IV, 10 : βοήσωμεν εἷς τὸν οὐρανόν, εἴ πως ἐλεήσει ἡμᾶς.

d) La forme de toutes les propositions interrogatives ἃ été unifiée dans le N. T. On verra qu'il en est de même de leur syntaxe (130).

e) La proposition interrogative introduite par εἰ était originairement une proposition conditionnelle. L'une peut se convertir en l’autre, dans certains cas; ainsi L., XXII, 67 : εἰ σὺ el ὁ Χριστός, εἶπον ἡμῖν, et, en changeant de place, la proposition conditionnelle devient interrogative, Mat., XXVI, 63 : ἐξορκίζω σε... ἵνα ἡμῖν εἴπης εἰ σὺ el ὁ Χριστός.

f) Lorsque la proposition interrogative prend son verbe à un mode éventuel, elle contient par là même une idée de finalité, et elle est très voisine, dans certains cas, d’une proposition finale (5 et 62). Ainsi, PA., ΠῚ, 12 : διώκω δὲ εἰ χαὶ χαταλάθω. — Α., VIII, 22, Pierre dit à Simon : ôenθητι τοῦ Κυρίου εἰ ἄρα ἀφεθήσεταί σοι ἡ ἐπίνοια τῆς xapôlaç σον, et Simon répond (v. 24) : δεήθητε ὑμεῖς ὑπὲρ ἐμοῦ πρὸς τὸν Κύριον ὅπως μηδὲν ἐπέλθη ἐπ᾽ ἐμὲ ὧν εἰρήχατε. — Mat., XV, 32 et cf. L., XI, 6.

Ce rapport entre les déux espèces de propositions existe aussi dans les LXX. Schleusner (sub ver. εἴ πως) dit eu effet : « Aquila eirws ἐχτραπῶσιν, ul confundantur...; εἴπως alias etiam significat ut. Vid. 4 Mac., IV, 10; Ph., 111, 12. Sic et houlaï (particula hebraïca — εἰ), quod alias significat si forte, significat aliquando ut, et ἵνα redditur, Ex., XX XII, 30, » où on lit : &vaëñaopar πρὸς τὸν θεὸν ἵνα ἐξιλάσωμαι περὶ τῆς ἁμαρτίας ὑμῶν. |

1217. Les pronoms et adverbes relatifs introduisent l’inter-. rogation :

a) Après les verbes qui signifient demander et se demander, ou qui contiennent cette idée (125, 1°) : βάλλω κλῆρον, Mar., XV, 24. — λάχωμεν, lirons au sort, J., XIX, 24. — ἐπερωτῶ, Α., XXIII, 34. — Ξ ἐρωτῶ, J., XVIII, 21. — πυνθάνομαι, Mat., 11, 4. — ἐννεύω, L., 1,62. — εἰπέ, demande, J., XIII, 24. — διαλέγομαι, Mar., IX, 34. — διαλαλῶ, L., VI, 11. — διαπορῶ, Α., V, 24. — συλλαλῶ, L., XXII, 4. — τάραχός ἐστι, .1., XII, 18. — γίνεται φιλονειχία, L., XXII, 24. — ζητῶ, Mar., XI, 18. — συνζητῶ, Mar., IX, 10. — ἐξετάζω,

Mat., X, 11. — ἐραυνῶ, 4 P., 1,11. — δοχιμάζω, R., XII, 2. — οὐδέν μοι διαφέρει, GAl., 11 6 (— je ne m'inquiète pas). — οὐχ εὑpéoxw (— je ne sais, je me demande), L., V,19. — οὐχ ἔχω (— 76 n'ai pas, je ne sais, je me demande), Mat., XV, 32, etc.

b) Après les verbes signifiant donner, fournir, avoir, et les verbes signifiant dire, faire savoir, percevoir et savoir ; quand ces verbes sont employés avec négalion, interrogation, au mode irréel, ou au mode éventuel (125, 2) : ἑτοίμασον (prépare, ΟἿ donne), L., XVIF, 8. — ὅπως σχῶ, A., XXV, 26. — ἔχειν (infi-

nitif final, mode éventuel), Æ., VIII, ὃ. — δοθήσεται, Mat., X, 19. — où γνωρίζω, Ph., I, 22 (WH). — où φανερῶ, 4 J., ΠῚ, 2. — γι- VOOXETE, SAVEZ-VOUS, cOomprenez-vOUs ὃ J., XIII, 12. — εἰ δὲ ἐγνώxeute (τί ἐστιν...), mode irréel, Mat., XII, 7, et cf. L., VII, 39; J., IV, 10, etc. — où μὴ γνῷς, 4»., IE, 3. — βουλόμενος γνῶναι, A., XXII, 30. — σημαίνων, en voulant indiquer, pour indiquer, J., XXI, 19. — φωτίσαι, infinitif final, EpA., II, 9. — ἵνα ἐξισχύσητε χαταλαῤέσθαι, Eph., IT, 18. — ἐπιλανθάνομαι, j'oublie (— jene sais pas), Jac., I, 24. — où λέγω, ἐρῶ, ὑποδείξω, εἰπέ (dis), γνωρῖσαι (infinitif final), οὐχ ἀναγινώσχω, οὐχ οἶδα, οὐχ ἐπίσταμαι, οὐ νοῶ, οὐχ ἀχούω, μάθετε, βλέπετε, ἀχούσατε, ἵνα γνοῖ, ἵνα εἴδητε, (ἦλθον) ἰδεῖν, εἰς τὸ εἰδέναι, οἷα.

c) Ils introduisent l’exclamation dans 4., XXI, 20: 5.., VII, 4; Mar., XV,4 (et cf. Mat., XX VII, 13).

128. a) Après les verbes qui signifient déclarer, faire connaître, percevoir et savoir et, d'une manière générale, après tous les verbes qui n’expriment pas directement et par euxmêmes l'interrogation, on rencontre tantôt la proposition relative et tantôt la proposition interrogative, suivant la manière dont celui qui parle conçoit et présente la pensée. Ainsi : Mat., XV, 32 : οὐχ ἔχουσιν τί φάγωσιν (— üls ne savent que manger), et cf. L., XE, 6: οὐχ ἔχω ὃ παραθήσω αὐτῷ (— Je n'ai rien à lui servir). — Mat., XII, 3 : οὐχ ἀνέγνωτε τί ἐποίησεν Δαυεὶδ. ..; et cf. L., VI, ὃ : οὐδὲ τοῦτο ἀνέγνωτε ὃ ἐποίησεν Δαυεὶδ... ; — Mal., X, 19 : δοθήσεται γὰρ ὑμῖν ἐν ἐχείνῃ τῇ ὥρᾳ τί λαλήσητε, et cf. L., ΧΙ, 12 : τὸ γὰρ ἅγιον πνεῦμα διδάξει ὑμᾶς ἐν αὐτῇ τῇ ὥρᾳ ἃ δεῖ εἰπεῖν (et cf. 4., IX, 6.) — À4., XXII, 24, et cf. XXIII, 28; L., XXIV, 35, et cf. Α., XII, 17. — L., XVI, 4; Mar., I, 24. — Etc.

Le tour interrogatif est plus vif.

b) Après les mêmes verbes, on rencontre tantôt la proposition

interrogative et tantôt la proposition relative introduite par les relatifs indéfinis ὡς, οἷος, ὅσος, ἥλικος, ὅπου, et une fois ὅτι, {out

δὰ PROPOSITIONS DÉPENDANTES INTERROGATIVES.

ce que (A., IX, 6). Ces relatifs signifient : ὡς, comment et la manivre dont ; οἷος, quel, et celui que ; ὅσος, combien «le, quel grand, el es nombreux. que, le grand... que; ἥλικος quel grand, et le yr'ooul que; ὅπου, où, et l'endroit où. Ainsi Mat., X, 19 : δοθήσεται γὰρ ὑμῖν ἐν éxeivn τῇ ὥρᾳ τί λαλήσητε, et Cf. 4., IX, 6 : λαληθήσεταί σοι ὅτι σε δεῖ ποιεῖν. — Mar., XV, 47 : ἐθεώρουν ποῦ τέθειται, et οἵ, L., XXIIL, 55 : ἐθεάσαντο τὸ μνημεῖον χαὶ ὡς ἐτέθη τὸ σῶμα αὐτοῦ. — Mar, IE, 25-26 : οὐδέποτε ἀνέγνωτε τί ἐποίησεν Δαυεὶδ..., πῶς εἰσῆλθεν, et cf, L., VE, 3-4 : οὐδὲ τοῦτο ἀνέγνωτε ὃ ἐποίησεν Δαυεὶδ... ὡς εἰσῆλθεν, -- L,, NII, 36 : ἀπήγγειλαν δὲ αὐτοῖς οἱ ἰδόντες πῶς ἐσώθη ὃ δαιμονισἢεὶς, et Cf. VIIL, 47 : δι᾽ ἣν αἰτίαν ἥψατο αὐτοῦ ἀπήγγειλεν ἐνώπιον παντὸς τοῦ λαοῦ καὶ ὡς ἰάθη παραχρῆμα. — Η., VIII, 3, οἱ cf. Οοἱ.,.11, 1.

129. Nous avons dit que la négation de la proposition principale attirait après elle la forme interrogative (125), et nous en avons donné des exemples. La forme interrogative est surtout fréquente après les verbes du sens de je ne dis pas, je ne sais pas, je n'ai pas, expressions qui enferment en elles une idée d’ignorance, d'incertitude, de doute.

Il en est de même dans les LXX, où l’on trouve des constructions telles que les suivantes, Ps., XXXIX, 6 : καὶ τοῖς διαλογισμοῖς σὸν οὐχ ἔστι -ἰς ὁμοιωθήσεταί σοι. — Ps., LV,12: ἐπὶ τῷ θεῷ ἤλπισα, οὗ φοδηθήσομαι τί ποιή- Jak πηΐῚ ἄνθρωπος.

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