Classiquement (Kocn, 110; Curnus, 525, etc
a) Après un temps principal, le mode de l'interrogation directe doit être maintenu dans la proposition interrogative. Il en est de même dans le N.T. |
Après un temps secondaire, « l'indicatif au mode réel et le subjonctif délibératif de l'interrogation directe peuvent être remplacés par l'optatif oblique. Très souvent, cependant, l’indicatif est maintenu, aussi bien que le subjonctif délibératif, au lieu duquel on trouve aussi l'indicatif futur. Le mode potentiel et le mode irréel restent invariables. » Le temps aussi reste invariable.
Dans le N. T., après un temps secondaire, la proposition
|. Après les verbes signifiant dire et faire connaître, etc., Luc et Paul emploient ὡς de préférence à «πῶς.
Comp. entre eux les exemples suivants : Mar., VI, 30 : ἀπήγγειλαν αὐτῷ πάντα ban ἐποίησαν. — L., IX, 10 : διηγήσαντο αὐτῷ ὅσα ἐποίησαν. — L., XVIII, 37 : ἀπήγγειλαν δὲ αὐτῷ ὅτι ᾿Ιησοῦς ὁ Ναζωραῖος παρέρχεται. — L., VIII, 47 : ἢ γυνὴ... πουσπεποῦσα αὐτῷ δι’ ἣν αἰτίαν ἥψατο αὐτοῦ ἀπήγγειλεν ἐνώπιον παντὸς τοῦ λαοῦ χαὶ ὡς ἰάθη παραχρῆμα. — L., VII, 36: ἀπήγγειλαν δὲ αὐτοῖς οἱ ἰδόντες πῶς ἐσώθη ὁ ξαιμονισθείς.
interrogative garde le temps et le mode de l'interrogation directe. De là, cette règle unique (cf. 99 ; 107, ἃ; cf. 120 bis :
b) La proposition dépendante interrogative prend le temps et le mode qu'elle aurait si elle était indépendante.
La syntaxe de la proposition interrogative a été unifiée dans le N.T.
c) Le verbe de la proposition interrogative est au mode réel (et irréel); au mode éventuel ; et, exceptionnellement, au mode potentiel.
d) Il existe aussi des exemples de l'optatif oblique, mais dans Luc seul.
Exemples :
4° Le verbe de la proposition principale est à un temps
principal.
Mat., XXVII, 49 : ἴδωμεν εἰ ἔρχεται ᾿Ηλείας. — L., XIV, 31 : Bouλεύσεται εἰ δυνατός ἐστιν... — L., XI, 35 : σχόπει οὖν μὴ τὸ φῶς τὸ ἐν σοὶ
σχότος ἐστιν. --- J., VIII, 14 : οἶδα πόθεν ἦλθον χαὶ ποῦ ὑπάγω. — Ap., IL, 3 : οὐ μὴ γνῷς ποίαν ὥραν ἥξω ἐπὶ σέ. — Mal., VI, 25 : μὴ μεριμνᾶτε τῇ ψυχῇ ὑμῶν τί φάγητε, et οἵ. v. 31. — Ph., ΠΙ, 12 : διώχω δὲ εἰ χαὶ καταλάθω. — L., ΧΙ, 86 : ... ὅμοιοι ἀνθρώποις προσδεχομένοις τὸν χύριον πότε ἀναλύσῃ ἐχ τῶν γάμων (sub). délibératif). — R., I, 10 (οἱ οἵ. 4., VIII, 22) : δεόμενος εἴ πως ἤδη ποτὲ εὐοδωθήσομαι ἐν τῷ θελήματι...
Avec mélange du mode réel et du mode éventuel (βιι]. délibératif), 4 Th., IIE, 5 : ἔπεμψα (— πέμπω) εἰς τὸ γνῶναι τὴν πίστιν ὑμῶν, μήπως ἐπείρασεν ὑμᾶς ὁ πειράζων χαὶ εἰς χενὸν γένηται ὁ χόπος ἡμῶν, pour voir δὶ le Tentaleur ne vous a pas mis (ou ne vous aurait mis) à l'épreuve, el si notre peine ne sera pas (ou ne serail pas) perdue. (Sur le sens des temps, νου. 68, ὃ ; 69).
Dans les LXX, 4 R., XXI, 8 : ἴδε εἰ ἔστιν ἐνταῦθα ὑπὸ τὴν χεῖρά σου δόρυ. -- Gen., XLII, 16 : ὑμεῖς δὲ ἀπάχθητε ἕως τοῦ φανερὰ γενέσθαι τὰ ρήματα ὑμῶν, εἰ ἀληθεύετε ἢ οὔ. — 4ΛΜαο., IV, 10 : καὶ νῦν βοήσωμεν εἰς τὸν οὐρανόν, εἴ πως ἐλεήσει ἡμᾶς. — Jér. Lam., 111,29 (v. 1.) : θήσει ἐν κονιορτῷ τὸ στόμα αὐτοῦ, εἴποτε ἦ ἐλπίς. -- Jon., 1, 8; Job, II, 9 ; Susan., 54.
2 Le verbe de la proposition principale est à un temps secondaire.
Mar., XV, 44 : ἐπερώτησεν αὐτὸν εἰ ἤδη ἀπέθανεν. — 4., X, 18 : ἐπύθοντο εἰ Σίμων... ἐνθάδε ξενίζεται. — Mal., 11, 4 : ἐπυνθάνετο παρ᾽ αὐτῶν ποῦ ὁ Χριστὸς γεννᾶται (— ἀδυαίέ naître). — Mar., XV, 41: ἐθεώρουν ποῦ τέθειται. — Mar., XI, 13 : ἦλθεν εἰ ἄρα τι εὑρήσει ἐν αὐτῇ,
pour voir s’il y trouverait.
Avec mélange du mode réel et du mode éventuel {subj. déli-
bl PROPOSITIONS DÉPENDANTES INTERROGATIVES.
bératif), Gal., 11, 2 : ἀνεθέμην αὐτοῖς τὸ εὐαγγέλιον ὃ χηρύσσω ἐν τοῖς ξύνεσιν, κατ᾽ ἰδίαν δὲ τοῖς δοχοῦσιν, μή πὼς εἰς χενὸν τρέχω ἢ ἔδραμον, pour votr si mes fatigues seraient perdues ou l'étaient (déjà), et οὗ plus haut 4 TA., III, 5, ainsi que les renvois.
Dans les LXX,.Esther, IV, 14 : καὶ τίς εἶδεν εἰ εἰς τὸν καιρὸν τοῦτον ἐδασίλευσᾶς; — Jug., ΧΙ], 6 : οὐχ ρώτησα αὐτὸν πόθεν ἐστί.
131. a) Le mode potentiel du style direct se rencontre dans les passages suivants, chez Luc, après un temps secondaire, comme en grec classique.
L., I, 62 : évévevov δὲ τῷ πατρὶ αὐτοῦ τὸ τί ἂν θέλοι καλεῖσθαι αὐτό. Discours direct : τί ἂν θέλοις, ὁ πατήρ, καλεῖσθαι αὐτό; --- Α., V, 24 : διηπόρουν περὶ αὐτῶν τί ἂν γένοιτο τοῦτο. — L., VI, 11 ; IX, 46; XV, 26 ; 4., X, 17.
L'interrogation avec le mode potentiel est beaucoup plus réservée dans la forme que l'interrogation avec l'indicatif; cf. A., XVII, 18; L., IX, 46; et XXII, 24. — Cf. 41 et 69.
h) On lit, 2 Tim., 11, 24-26 : δοῦλον δὲ Κυρίου οὐ δεῖ μάχεσθαι, ἀλλὰ ἤπιον εἶναι πρὸς πάντας, διδαχτιχόν, ἀνεξίχαχον, ἐν πραύτητι παιδεύοντα τοὺς ἀντιδιατεἡξμέγους, μήποτε δῴη αὐτοῖς ὁ θεὸς μετάνοιαν εἰς ἐπίγνωσιν ἀληθείας, καὶ avavr- Luary Ex τῆς τοῦ διαδόλον παγίδος.
Au lieu de loptatif δῴη, les manuscrits offrent les variantes autorisues δώῃ et δῷ. La forme δῷ est classique. La forme δώῃ (subjonctif) est ivnienne. Mais, puisque l’on admet dans le N. T. la forme δοῖ (Mar, XIV, ἢ), également ionienne, on peut aussi admettre δώῃ. Cf. C. δ. Α., 73, où l'on à la forme asiatique rapaôoï transcrite en attique (n° 74) par παραδῶι νον. Introd., X). Enfin, la forme originale a pu être δωι, devenue par ilacisme δωη, transformée tantôt en δώη et tantôt en δῴη. Le subjonctif ἀναγήψωσιν favorise aussi l'adoption de δῷ ou de δώη. Au point de vue de la syntaxe, l'emploi de l'optatif après un temps principal et irréwulier.
c) Cependant nous croyons que la lecon δῴη, optatif de forme postclassique, doit être conservée. |
D'abord, l'emploi de l'optatif après un verbe à un temps principal se rencoutre chez les auteurs post-classiques (MADVIG, 130, a, Rem., note 1; il renvoie à STRABON, VI, 2,8; PLUTARQUE, LUCIEN, PAUSANIAS), et, dans cerlains cas, chez les auteurs classiques (Goopwin, 676, 700), Puis, dans le passage de Paul, l’optatif est employé dans son sens propre, pour vxprimer une supposition considérée dans sa possibilité (subjective) nure et simple ; il est fait abstraction de toute idée de condition et par suite la particule ἄν est supprimée. Le sens est celui-ci : pour voir si Dieu ne leur donnerait pas un sentiment de repentir, et si dans ce cas (xal) ils ne reviendront pas à la raison.
Cet emploi de l’optatif se retrouve dansles LXX, avec le même sens, el après un temps principal, 4 R., XIV, 6 : χαὶ εἶπεν Ιωνάθαν πρὸς τὸ παιὅχριον..) Δεῦρο διαδῶμεν εἰς Μεσσὰδ τῶν ἀπεριτμήτων τούτων, εἴ τι ποιήσαι Kvοἷος ἡμῖν, pour voir δὲ par hasard Dieu nous favoriserait. --- 3 R., XVI, 11-
12 : xal εἶπε Δαυὶδ πρὸς ᾿Αδεσσὰ καὶ πρὸς πάντας τοὺς παῖδας αὐτοῦ... "Ἄφετε αὐτὸν καταρᾶσθαι, ὅτι εἶπεν αὐτῷ Κύριος" εἴπως ἴδοι Κύριος ἐν τῇ ταπεινώσει μον, χαὶ ἐπιστρέψει μοι ἀγαθά, pour voir si par hasard Dieu considérerait mon humilialion, et dans ce cas (xat) il me rendra le bien en échange.
Pour l'exemple de Paul, si l'on suppose que les contradicteurs se repentent, on peut s'attendre qu'ils reviendront à la raison; d'où le subjonctif (éventuel) ἀνανήψωσιν pour exprimer cet acte éventuel. Cet emploi du moule éventuel après l’optatif est légèrement hébraïsant. En hébreu, lorsque l’on a fait une supposition, la conséquence probable de l'acte supposé s'exprime par le temps correspondant à notre futur; d'où le futur ἐπιστρέψει dans 2 R., XVI, 11-12. — Voy. 10, et 154, ὃ.
131». Classiquement, après un. verbe à un temps secondaire, l'indicatif au mode réel peut être remplacé par l'optatif oblique correspondant; le subjonctif aoriste et le futur délibératifs peuvent être remplacés par l'optatif aoriste oblique. Il en est de même dans le N. T. :
L., 1, 29 : διελογίζετο ποταπὸς εἴη ὃ ἀσπασμὸς οὗτος. — L., HIT, 15; VIII, 9, XVIII, 36, XXII, 23, 4., XVII, 11; XX, 16; XXI, 33; XXV, 16, 20; XXVII, 12, 39.
A., XVII, 26-27 : ἐποίησέν ve ἐξ ἑνὸς πᾶν ἔθνος ἀνθρώπων χατοιχεῖν ἐπὶ παντὸς προσώπου τῆς γῆς..., ζητεῖν τὸν θεὸν εἰ ἄρα γε Ψηλαφήσειαν αὐτὸν χαὶ εὕροιεν. L'optatif oblique remplace le futur ou lé subjonctif de délibération.
. L'optatif oblique et l'indicatif du style direct sont mélangés, comme chez les classiques, dans l'exemple suivant, À., XXI, 33 : ἐπυνθάνετο τίς εἴη χαὶ τί ἐστιν πεποιηχώς.
Les exemples de l'optatif au mode potentiel et de l'optatif oblique se rencontrent tous dans Luc. Ce sont deux restes de la langue littéraire (cf. 101, 11°).
L’optatif, dans la proposition interrogative, ne se trouve que dans Luc, et Paul (?)
Remarques particulières.
432. a) Il est parfois difficile de décider si l'interrogation est dépendante ou indépendante, L., VI, 9 : ἐπερωτῶ ὑμᾶς εἰ ἔξεστιν τῷ σαδόλτῳ ἀγαθοποιῆσαι, OÙ οἱ ἔξεστιν...; — Α., V, 8; XIII, 25, οἰο.
La vivacité du style dans le N. T. ferait préférer l'interrogation indépendante.
. δ) La proposition interrogative est souvent précédée, dans Luc et dans Paul, de l’article neutre τό, L., XXII, 2 : καὶ ἐζήτουν