‹ Etude sur le grec du Nouveau TestamentChapitre 51 sur 101 · Après un verbe principal à un temps secondaire · texte numérisé non relu

Après un verbe principal à un temps secondaire

a) L'indicatif présent du grec se rend par notre imparfait, L., XXIV, 21: ηλπίζομεν ὅτι αὐτός ἐστιν ὁ μέλλων..., NOUS eSpérions que c'élail lui... — Μαί.,11, 4: ἐπυνθάνετο παρ᾽ αὐτῶν ποῦ ὁ Χριστὸς γεννᾶται, demanda ou le Messie devait naître.

δ) L'aoriste et le parfait correspondent à notre plus-queparfait, Mar., VI, 14 : ἔλεγον ὅτι ᾿Ιωᾶνης ὃ βαπτίζων ἐγήγερται, On disait que Jean le Bapliseur élait ressuscité. — L., VIII, 47 : δι᾿ ἣν αἰτίαν ἥψατο αὐτοῦ ἀπήγγειλεν ἐνώπιον παντὸς τοῦ λαοῦ χαὶ ὡς ἰάθη παραχρῆμα..., pourquoi elle l'avail louché.…

6) Le futur et le subjonctif aoriste (délibératifs et éventuels) correspondent à notre conditionnel présent, Mat., XX, 10 : ἐλθόντες οἱ πρῶτοι ἐνόμισαν ὅτι πλεῖον λήμψονται, Üs crurent qu'ils recevraient davantage. — Mar., IX, 6 : οὐ γὰρ ἤδει τί ἀποχριθῇ, Ü ne savail pas (en commençant de parler) ce qu'il dirai.

all PROPOSITIONS DÉPENDANTES INTERROGATIVES.

136. La proposition dépendante, affirmative ou interrogaltive, est souvent épexégétique (33) :

L., NII, 39 : ... ἐγίνωσχεν av τίς xat ποταπὴ ἣ γυνὴ ἥτις ἅπτεται auτοῦ, ὅτι ἁμαρτωλός ἐστιν. — Jac., V, 11 : τὸ τέλος Κυρίου εἴδετε ὅτι πυλύσπλαγχνός ἐστιν ὁ Κύριος. Les mots ὅτι --- Κύριος sont une épexérese de τὸ τέλος. — 2 Co., 11. 9 : ... ἵνα γνῶ τὴν δοχιμὴν ὑμῶν, εἰ εἰς rivre ὑπήχοοί ἐστε. --- Mar., XIV, 72; Α., ΧΙ, 16: XXVI, 22-23; ,, ΧΙ, 25 4 Co., VII, 26; Ph., I, 21; 4 J., IIL, 16: Jude, 17-18.

Dans les LXX, Gen., XLII, 16.

Les propositions introduites par εἰ ou μή, pour savoir si, nour essayer si (126, δ). sont des propositions épexégétiques.

437. Par anticipation ou prolepse, la proposition principale contient souvent, comme complément, un nom ou un pronom qui aurait dû être le sujet ou le complément du verbe de la proposition dépendante affirmative ou interrogative, comme cu grec classique :

Sujet. — J., 1X, 8 : οἱ θεωροῦντες αὐτὸν τὸ πρότερον ὅτι προσαίτης ἐν. — 4 0... IV, 8 : καὶ τοῦτό ἐστιν τὸ τοῦ ἀντιχρίστου ὃ ἀχηχόατε ὅτι yet. — 2 Co., ΧΙΠ, 5 : ἑαυτοὺς πειράζετε εἰ ἐστὲ ἐν τῇ πίστει. --- Mar., 1, 24; L., ΠῚ, Ἰὸ; XIL, 86.:υ., XIX, 24; Α., Χ, 37 (τὸ pus, us κτλ); Apoc., XVIT, 8.

Complément. — J., XVI, 4 : ταῦτα λελάληχα ὑμῖν ἵνα, ὅταν ἔλθῃ ἡ ὑοα αὐτῶν, μνημονεύητε αὐτῶν ὅτι ἐγὼ εἶπον ὑμῖν. — L., XXIV, 7; > Co., XI, 5.

138. La proposition dépendante complétive, affirmative ou interrogative, équivaut à un substantif complément direct (90), ivec lequel elle peut se trouver coordonnée :

{ Th., III, 6 : ... εὐαγγελισαμένου ἡμῖν τὴν πίστιν καὶ τὴν ἀγάπην ὑμιῶν χαὶ ὅτι ἔχετε μνείαν ἡ μῶν. — J., ]V, 10 : εἰ ἤδεις τὴν δωρεὰν τοῦ ᾿ξοῦ χαὶ τίς ἐστιν ὃ λέγων σοι. — L., XXIV, 18-20.

139. Dans le Ν. Τ. il y ἃ eu unification complète de la syn- Axe des propositions dépendantes affirmatives et interrogalives, au point de vue de l'emploi des temps et des modes.

140. 1° La syntaxe de la proposition dépendante interrogative, dans ΟΝ, T., suit partiellement les règles de la syntaxe classique. “0. Elle présente un assez grand nombre de particularités : Particularités de la langue familière du N. T.: La particule ur, intro- [uit l'interrogation négative, 124, a. — Les particules qui servent pour l'interrogation double sont presque complètement abandonnées, 124, a. Les formes pronominales commençant par ὁπ sont abandonnées presue complètement, et les formes de l'interrogation directe commençant Lar x presque seules employées, 124, ὃ. — Abandon de ἐάν avec le subjunctif et de ei avec l’optatif, pour introduire l'interrogation épexégé-

tique ; adoption de εἰ et de un comme pour la proposition interrogative ordinaire, 126, c. — Unification de la forme de toutes les propositions interrogatives, 126, d. — La négation dans la proposition principale attire après elle la forme interrogative, 129. — La proposition interrogative garde loujours le temps et Le mode du style direct, 130, a. — Emploi de l’optatif sans ἄν comme mode de possibilité et mélange de ce mode avec le mode d’éventualité, 131, ὃ et c. — Abandon de l’optatif oblique et du mode potentiel, 131 bis. — Suppression de la proposition principale, 132, c. — Les écrivains du N. T., évitent de fondre ensemble plusieurs interrogations, 132, d. — Rapports entre les propositions affirmatives, interrogatives, et relatives, 133, 134. — Emploi du style direct dans la proposition interrogative après les verbes signiflant percevor à un temps secondaire, 134, b. — Unification de la syntaxe des temps et des modes pour les propositions dépendantes affirmatives et interrogatives, 139 ;

Particularités dues à l'influence de l’hébreu : En grec comme en hébreu, les mêmes formes pronominales servent pour l'interrogation dépendante et l'interrogation indépendante, 124, ὃ. — Influence de l’hébreu sur le mélange des modes de possibilité pure et d'éventualité, 131, c ;

Particularités dela langue littéraire : Quelques exemples des particules de l'interrogation double, 124, a. — Quelques exemples de formes pronominales commençant par ὁπ, 124, d. — Exemples très rares du mode potentiel, 131, a. — Quelques exemples de l'optatif oblique dans Luc, 131 bis. — L’optatif n'existe que dans Luc et Paul, 131 bis. — Emploi de l’article neutre devant la proposition interrogative dans Luc et Paul, 132, ὃ. — Exemples très rares de deux interrogations fondues ensemble, 132, d.

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