Exemples pour le subjonctif
a) Le subjonctif présent se trouve : après ὅπως, très rarement, Mat., VI, 3: μὴ γνώτω ἣ ἀριστερά σου τί ποιεῖ ἣ δεξιά σου, ὅπως ἢ σου ἐλεημοσύνη ἐν τῷ χρυπτῷ. — L., XVI, 26. — Après μή οἱ ses composés, très rarement, 52., IV, 1; XII, 15.
Le subjonctif présent après ὅπως et μή ne se rencontre que chez Luc et Paul (l'exemple de Matthieu ne compte pas, l'écrivain n'ayant pas le choix entre le présent et l’aoriste).
Après ἵνα et ἵνα μή, le subjonctif présent est souvent employé, Mar, Ill, 9, 14; L., VIII, 10; XVIII, 5, J., IV, 15; VI, 28; Α., XXIV, 4; R., XI, 25, etc.
1. « Semper conjuoctivus exstat in his enuntiatis (finalibus), et etiam a Polybio optativos rarissime positus est.» (P. Vreneck, p. 67, 10).
2. Cf. C. I. G., 4951 (Égypte; période gréco-romaine) : τὸ ἀντίγραφον ὑμεῖν ὑπέταξα ἵνα εἰδότες ἀπολαύητε τῶν εὐεργεσιῶν. |
δ) Le subjonctif parfait ne se trouve qu'après un temps principal, avec ἵνα, ἵνα μή, μή, L., XIV, 8-9 : μὴ χαταχλιθῇς εἰς τὴν πρωτοχλισίαν, μήποτε ἐντιμότερός σου ἢ χεχλημένος ὑπ᾽ αὐτοῦ. — J., VIE, 19, 22-23; 4 Co., I, 10; 2 Co., I, 9.
c) Le subjonctif aoriste est extrêmement fréquent dans la proposition finale, quelle que soit la particule qui l'introduise, et quel que soit le temps du verbe de la proposition principale:
Mat., VI, 16 : ἀφανίζουσιν γὰρ τὰ πρόσωπα αὐτῶν ὅπως φανῶσιν. — Μαν., II, 2 : παρετήρουν αὐτὸν εἰ τοῖς σάδύασιν θεραπεύσει αὐτόν, ἵνα χατηγορήσωσιν αὐτοῦ. — L., XI, 50 : ἐξ αὐτῶν ἀποχτενοῦσιν χαὶ διώ- Ξουσιν ἵνα ἐχζητηθῇ τὸ αἷμα. — Α., IX, 17 : ἀπέσταλχέν με ᾿[ησοῦς... ὅπως ἀναύθλέψῃης. — À., IX, 21 : εἰς τοῦτο ἐληλύθει ἵνα δεδεμένους χὐτοὺς ἀγάγῃ. — Mat., XIII, 35; Mar., I, 38; IX, 22; L., XVI, 27; J., XI, 57; 2 Co., ΧΙ, 12, etc.
Toutes les constructions précédentes se rencontrent dans les LXX, Len, XXII, 14, £x., VII, 1; IX, 16; XI, 9, XX, 12; XXXII, 30; Deut., NXIX, 19; Jos., III, 4; 2 R., XIII, 5; Amos, 11, 7; IX, 12; Osée, VIII, 4; Es. VI, 10; XIV, 21; Eccl., III, 14; Sag., XIII, 9.
C'est aussi le subjonctif aoriste qui est employé après ὅπως ἂν, L., ἢ, 34-35; À., IT, 19; XV,16-17 (citation des LXX, Amos, IX, 12, mais ἄν manque); R., II, 4 (citation des ΧΧ, Ps., L, ü, avec ἄν). — Avec ὅπως ἄν, « l'accomplissement de l'intention est présenté comme dépendant de certaines conditions. » (CuR- 08, 531, Remarque). Dans le N. T., ὅπως ἄν marque la conséquence plutôt que le but, et équivaut à : de telle manière que, ‘ans ce cas supposé (av). Pour L., II, 34-35, et À., XV, 16-17, c'est la conséquence prévue (143, 2°, a).
152. L'optatif se rencontre une seule fois, quand on aurait attendu le subjonctif, dans Eph., 1, 15-17 : ἀκούσας τὴν καθ᾽ ὑμᾶς πίστιν ἐν τῷ χυρίῳ Ἰησοῦ καὶ τὴν εἰς πάντας τοὺς ἁγίους, οὐ παύομαι εὐχαριστῶν ὑπὲρ ὑμῶν μνείαν ποιούμενος ἐπὶ τῶν προσευχῶν μον, ἵνα ὁ θεὸς τοῦ χυρίου ἡμῶν Ἰησοῦ Χριστοῦ, ὁ πατὴρ τῆς δόξης, δῴη ὑμῖν πνεῦμα σοφίας χτλ. --- La même pensée est expri- 1160 ainsi un peu plus loin (Π|, 14-16) : τούτον χάριν χάμπτω τὰ γόνατά Lou... ἵνα δῷ ὑμῖν χατὰ τὸ πλοῦτος. ἢ
Les manuscrits donnent les leçons autorisées δώῃ et δῷ, et l'on pourrait appliquer à ce passage, pour rejeter la leçon δῴη, tout ce qui a été it plus haut sur un passage semblable (131, δ).
Cependant nous croyons qu'ici, comme là, on peut expliquer et conserver la leçon δῴη.
W. W. Goodwin remarque (322) qu’il existe dans les propositions fiaales un emploi anormal de l’optatif après un temps principal. En outre, 11 dit (328) : « Parfois l’optatif est correctement employé après un verbe \ uu temps priucipal quand l'acte exprimé par ce verbe se rapporte au
passé aussi bien qu'au présent:» et il renvoie à DÉéMosrT., XXII, 11; XXIV, 145, 147, et à ARISTOP., Gren., 23.
Tel est précisément le cas pour le passage de Paul : depuis le moment que j'ai connu quelle élait votre foi jusqu’au moment présent, je π᾿ αἱ pas cessé de prier, j'ai loujnurs prié pour que Dieu vous donnât…
Cette idée est bien exprimée par le subjonctif un peu plus loin, III, 16; mais alors elle n’est rapportée qu'au présent : τούτου χάριν κάμπτω τὰ γόνατά μον... ἵνα δῷ...