‹ Etude sur le grec du Nouveau TestamentChapitre 55 sur 101 · Exemples pour le futur · texte numérisé non relu

Exemples pour le futur

Après μή, Mat., VIL,6 : μηδὲ βάλητε τοὺς μαργαρίτας ὑμῶν ἔμπροσθεν τῶν χοίρων, μήποτε χαταπατήσουσιν αὐτοὺς ἐν τοῖς ποσὶν αὐτῶν χαὶ στραφέντες ρήξωσιν ὑμᾶς. — Mar., ΧΙΥ͂, 2 : ἔλεγον γάρ Μὴ ἐν τῇ ἑορτῇ, μήποτε ἔσται θόρυθος τοῦ λαοῦ. |

Après ἵνα, L., XX, 10 : καὶ χαιρῷ ἀπέστειλεν πρὸς τοὺς γεωργοὺς δοῦλον, ἵνα ἀπὸ τοῦ χαρποῦ τοῦ ἀμπελῶνος δώσουσιν αὐτῷ. — 4 Co., IX, 18 : τίς οὖν μού ἐστιν ὃ μισθός; ἵνα εὐαγγελιζόμενος ἀδάπανον θήσω τὸ εὐαγγέλιον. — 4 P., 1,1 : ὁμοίως γυναΐχες ὑποτασσόμεναι τοῖς ἰδίοις ἀνδράσιν ἵνα, εἴ τινες ἀπειθοῦσιν τῷ λόγῳ, διὰ τῆς τῶν γυναιχῶν ἀναστροφῆς ἄνευ λόγου χερδηθήσονται. — Mar., XV, 20 (Tis.); L., XIV, 10; J., VII, 3; XV, 8 (Tis.); XVII, 2(WH.); 4., V,15(WH.); XXI, 24; 4. Co., XIII, 3 (Tis.), Gal., 11, 4; Phül., 11, 9-11 (Tis.);, Apoc., VI, 4; VIII, 3; IX, 4, 20, XIII, 12 (cf. XIV, 13), etc. — Cf. les LXX, Levit., X, 6 et XX, 7.

154. a) Les deux modes d'éventualité, futur et subjonctif, peuvent se mélanger, Mat,, VII, 6, cité plus haut; L., XXII, 30 (Tis.), Epn., VI, 3 (et cf. LXX, Ex., XX, 12; Deutér, V, 16, et XX, 7), Ph., Il, 10-11 (Tis.);, Apoc., IIL 9; IX, 5 ; XXII, 14. — Daus les LXX, Lévit., X, 6 : ... ἵνα μὴ ἀποθάνητε xat ἐπὶ πᾶσαν τὴν συναγωγὴν ἔσται θυμός.

Mais, quand le futur suit le subjonctif et qu'il exprime un acte considéré comme la conséquence du précédent, le futur doit être détaché de la proposition finale et regardé comme indépendant, en vertu du principe de la dissociation des éléments de la pensée. Ainsi : :

L., XII, 58 : ὡς γὰρ ὑπάγεις μετὰ τοῦ ἀντιδίχου σου ἐπ᾿ ἄρχοντα, ἐν τῇ ὁδῷ δὸς ἐργασίαν ἀπηλλάχθαι [ἀπ᾿] αὐτοῦ, μήποτε χατασύρῃ σε πρὸς τὸν χριτήν, χαὶ ὃ χριτής σε παραδώσει τῷ πράχτορι χαὶ 0 πράχτωρ σε βαλεῖ εἰς φυλαχήν. Les deux futurs παραδώσει et βαλεΐ ne dépendent pas de μήποτε et appartiennent à des propositions indépendantes. — Α., XXI, 24 : τούτους παραλαδὼν ἁγνίσθητι σὺν αὐτοῖς καὶ δαπάνησον ἐπ᾿ αὐτοῖς ἵνα ξυρήσονται τὴν χεφαλήν, χαὶ γνώσονται πάντες ὅτι χτλ. Le futur γνώσονται ne dépend pas de ἵνα et appartient à une propotion indépendante.

Cette construction de la phrase est un hébraïsme, très fréquent dans les LXX. Ainsi £s., VI, 10, cité textuellement dans Mat., XIII, 15 : ἐπαχύνθη γὰρ ἡ καρδία τοῦ λαοῦ τούτου... μήποτε ἴδωσι τοῖς ὀφθαλμοῖς καὶ τοῖς ὠσὶν ἀχούσωσι καὶ τῇ καρδίχ συνῶσιν καὶ ἐπιστρέψωσι, καὶ ἰάσομαι αὐτούς. --- Ps., 1, 6, cité dans R., III, 4: γινέσθω δὲ ὁ θεὸς ἀληθὴς... ὅπως ἂν διχαιωθῆς ἐν τοῖς λόγοις σον, καὶ νιχήσεις (LXX, νικήσης) ἐν τῷ χρίνεσθαί σε. — Voy. 18 566.» 21, a; 28, d; 29: cf. PRRISWERK, 447; 606, 1, et passim.

c) La construction de l’optatif et du subjonctif signalée plus haut (M, 6, et c) pour ?Tim., II, 24-26, est analogue à celle du subjonctif et du futur. Dans ce passage le subjonctif ἀνανήψωσιν dépend de μήποτε comme l'aptatif; mais il ne continue pas l'optatif, et correspond au futur hébraïsant des exemples précédents; il exprime l'acte éventuel, conséjuence de l'acte énoncé par l’aptatif. La construction est en partie wrecque et en partie hébraïsante.

155. a) L'emploi du futur dans la proposition finale apparlient à la languc familière. Voy. SoPHOCLES, sub ver. ἵνα, 17. Chez les auteurs profanes", il est très rare en prose, assez ordinaire en poésie, on le trouve avec ὅπως, rarement avec ὄφρα, ὡς δῖ μή; jamais avec ἵνα (cf. Goopwin, 324).

δὴ Classiquement, la proposition finale avec ὅπως ou ἵνα peut être remplacée par la proposition relative finale dont le verbe est au futur.

Dans le N. T. on trouve des propositions relatives finales dont le verbe est au futur; mais leur verbe peut être également au subjonctif (228-229).

156. Classiquement, « après les verbes signifiant prendre soin, s’'efforcer, tächer, la proposition complément (proposition finale improprement dite) est introduite par ὅπως, et, quel que soit le temps du verbe principal, elle ἃ le plus souvent le verbe à l'indicatif futur... La construction de ὅπως avec le subjonctif et l'optatif du présent ou de l’aoriste, c'est-à-dire la construction de la proposition finale proprement dite, est tolérée.» Nérativement, ces propositions prennent ὅπως μή. De plus, les verbes signifiant se garder de, et prendre garde que, peuvent être suivis de μή aussi bien que de ὅπως μή, ou bien encore de un et de l’infiaitif (Kocx, 111, 5; CurTius, 500, 1; 533; 553; GueuEL et RIEMANN, 104, a et ὃ; MaADvic, 123.)

Daus le N.T., les verbes de ce sens prennent après eux, non pas ὅπως et ὅπως μή, Mais ἵνα, ἵνα μή, μή. Le verbe de la proposition dépendante est au subjonctif, et presque toujours au subjonctif aoriste. Ces verbes sont : βλέπειν, ἐπισχοπεῖν el σχοπεῖν, ζητεῖν, ποιεῖν, προσέχειν, φυλάσσεσθαι, etc. Exemples :

1, Antérieurs à Alexandre.

4 Co., XIV, 12 : ζητεῖτε ἵνα περισσεύητε. — 2 P., III, 17 : ὑμεῖς οὖν... φυλάσσεσθε ἵνα μὴ τῇ τῶν ἀθέσμων πλάνῃ συναπαχθέντες ἐχπέσητε τοῦ... — Col., IV, 16 : ποιήσατε ἵνα χαὶ ἐν τῇ Λαοδιχέων ἐχχλησία ἀναγνωσθῇ. --- Mal., VII, 4; XXIV, 4; Mar., I, 44; XIII, 5; L., XXI, 8, 34; À., XIII, 40; 4 Co., VIIL, 9; XVI, 10; Gal, V, 15; VI,1;2J.,8. Etc.

Dans les LXX, Gen., ΧΧΧΙ, 24 : φύλαξαι σεαυτὸν μήποτε λαλήσης. — Gen. XXIV, 6 : πρόσεχε σεαυτῷ μήποτε ἀποστρέψης. — 3 Paral., XXV, 16.

a) On trouve deux fois le futur après βλέπειν, Col., II, 8 : βλέπετε μή τις ὑμᾶς ἔσται ὃ συλαγωγῶν διὰ τῆς φιλοσοφίας. — Η., III, 12 : βλέπετε, ἀδελφοί, μήποτε ἔσται ἕν τινι ὑμῶν χαρδία πονηρά.

Dans ces deux passages, le verbe est εἶναι, et l'écrivain n'avait pas à choisir entre le futur et le subjonctif aoriste. Mais comme les deux exemples appartiennent à Paul, le futur est peut-être un vestige de la langue littéraire.

δ) Après quelques-uns des verbes cités plus haut, on trouve l'infinitif : après ζητεῖν, R., X, 3, etc.; προσέχειν un, Mat., VI, 1; etc.

6) Parfois la subordination de la proposition n'a pas été faite (18; 28). Mat., VII, 4 : ὅρα μηδενὶ εἴπης, mais IX, 30 : ὁρᾶτε, μηδεὶς γινωσχέτω, οἱ XXIV, 6 : ὁρᾶτε, μὴ θροεῖσθε. Cette dissociation des éléments de la phrase est un hébraïsme ; cf. LXX, Ex., XX V, 40 : ὅρα, ποιήσεις κατὰ τὸν τύπον...

d) On lit, Apoc., XIX, 10 et XXII, 9 : ὅρα un. Suppléez : (un) ποιήσης τοῦτο. — ΥΟΥ͂. 77, ὃ.

e) Classiquement, « ὅπως, et, quand il y ἃ une négation, ὅπως. un, AVEC l'indicatif futur, se construit quelquefois sans proposition principale.» (6 tour équivaut à un impératif (Kocs, 111, 5, Rem. 11). La langue du N. T. n'offre rien de semblable.

457. Classiquement, après les verbes signifiant craindre, la proposition dépendante est introduite par μή, que... ne, et μὴ οὐ, Que... ne. pas, avec le subjonctif et l'optalif; elle suit la syntaxe des propositions finales ordinaires (Kocx, 112, 1; CurTius, 533; CucuELz et RIEMANN, 104, 6.)

Il en est de même dans le N. T., 4., XXIII, 10 ; XX VII, 11: 2 Co., XI, 3; XII, 20. — Mais cette construction n'existe que chez Luc et Paul, comme vestige de la langue littéraire. Les autres écrivains du N. T. emploient un tour différent.

L'optatif ne se rencontre pas dans le N. T. — Le subjonctif présent se rencontre, ἢ., IV, 1.

a) Quand le sens de craindre équivaut à celui de ne pas oser, hésiter, la proposition dépendante prend le verbe à l’infinitif, comme en grec classique ; Mat., I, 20; Mar., IX, 32, et très souvent. |

Μὴ PROPOSITIONS DÉPENDANTES FINALES ET CONSÉCUTIVES.

b) La locution χίνδυνός ἐστι est étrangère à la langue du N. T.

c) Classiquement, «on trouve également μή et un où avec lesubjonctif, sains proposition principale exprimée, » avec le sens de peut-être (CUCURL ct RIBMANN, 104, Rem. I). — Ce tour doit appartenir à la langue littéraire; nous ne croyons pas qu’il en cxiste un seul exemple dans le NT.

158. Classiquement, après les verbes signifiant craindre, on trouve μή et l'indicatif, avec le sens de se demander avec crainte si... ne... pas (Cf. Kocux, 112,2, Rem.; CurrTius, 533, 2; CŒucuEL et RiEMANN, 104, c, ®, et la note de O. R.)

Dans le N. T., on trouve μή et l'indicatif dans la proposition ‘pendante après un verbe de crainte, et après une proposition “outenant une idée implicite de crainte, Gal., IV, 11 : φοθοῦμαι μᾶς μήπως εἰχῇ χεχοπίαχα εἰς ὑμᾶς. — Οαἱ., 11, 2; 4 Th., III, 5: ἔπεμψα εἰς τὸ γνῶναι τὴν πίστιν ὑμῶν, μή πως ἐπείρασεν ὑμᾶς ὁ πειράζων χαὶ εἰς χενὸν γένηται ὃ χόπος ἣμῶν.

Mais les propositions de cette nature sont traitées complètenent comme des propositions dépendantes interrogatives

159. Le mode réel, c'est-à-dire l'indicatif présent, se ren- “ontre plusieurs fois dans une proposition finale avec ἵνα. Les exemples se classent ainsi :

a) L'acte est éventuel et se rapporte à l'avenir :

J., V, 20 : μείζονα τούτων δείξει αὐτῷ ἔργα tva ὑμεῖς θαυμάζετε (Tis. ; mais θαυμάζητε, WH.). — Til., Il, 1-4 : où δὲ λάλει ἃ πρέπει... ἵνα rwgpovouatv (Tis.; Mais σωφρονίζωσι, WH.).

b) L'acte pourrait être considéré comme réel, et alors ἵνα — ‘(2 manière que :

Gal., VI, 12 : οὗτοι ἀναγχάζουσιν ὑμᾶς περιτέμνεσθαι μόνον ἵνα τῷ σταυρῷ τοῦ Χριστοῦ μὴ διώχονται (Tis.; mais WH. διώχωνται). — Apoc., XIE, 6 : ἢ γυνὴ ἔφυγεν εἰς τὴν ἔρημον ὅπου ἔχει ἐχεῖ τόπον ἡτοιμασμένον ἀπὸ τοῦ θεοῦ ἵνα ἐχεῖ τρέφουσιν αὐτήν (ΤΊ8. ; mais τρέ- -wavw, WH.). L'indicatif pourrait venir de ce que l’auteur de l'Apocalypse se représente les événements comme ayant lieu actuellement.

ec) L'acte est éventuel, mais le temps est incertain dans :

1 Co., IV, 6 : ταῦτα dé, ἀδελφοί, μετεσχημάτισα εἰς ἐμαυτὸν xat ᾿Απολuv δι᾿ dus, ἵνα ἐν ἡμῖν μάθητε τὸ Mi ὑπὲρ à γέγραπται. ἵνα μὴ

5 ὑπὲρ τοῦ ἑνὸς φυσιοῦσθε. — Gal., 1V, 17 : ἐχχλεῖσαι ὑμᾶς θέλουσιν ἵνα αὐτοὺς ζηλοῦτε.

Il n'est pas sûr que les formes contractes φυσιοῦσθε et ζηλοῦτε ne puis- -cnt pas appartenir, comme formes dialectales, au subjonctif aussi bien

qu'à l'indicatif; la discussion de ce point n'appartient pas à la syntaxe!.

d) L'acte est réel ou peut être considéré comme réel (ἵνα — de sorte que) :

4 J., V, 20 : οἴδαμεν δὲ ὅτι ὃ υἱὸς τοῦ θεοῦ ἥχει χαὶ δέδωχεν ἡμῖν διάνοιαν ἵνα γινώσχουεν τὸν ἀληθινόν, καί ἐσμεν ἐν τῷ ἀληθινῷ..., de telle sorte que nous connaissons. L'indicatif énonce le fait réel, comme le montre la proposition indépendante : καί ἐσμεν ἐν τῷ ἀληθινῷ. — J., XVII, 3 : αὕτη de ἐστιν à αἰώνιος ζωὴ ἵνα γινώσχουσίν σε τὸν μόνον ἀληθινὸν θεόν (Tis; mais WH. lisent γινώσχωσι). L'acte peut être considéré comme réel, actuel, à cause du contexte, et l'indicatif pourrait être accepté.

e) Les exemples sûrs de l'emploi de l'indicatif sont très peu nombreux. Cet emploi paraît être un vulgarisme. Il existe aussi dans le grec ecclésiastique et byzantin. Voy. SoPHOCLES, sub ver. ἵνα.

460. L'indicatif au mode irréel est employé par les écrivains classiques dans la proposition finale (KoCH, 111, 4; CURTIUS, 532 bis, 3). Le N.T. n’en offre pas d'exemples.

461. a) La proposition principale contient souvent, par anticipation et comme complément, l’un des mots (sujet ou complément) de la proposition finale (cf. 137) :

Col., IV, 17 : βλέπε τὴν διαχονίαν ἣν παρέλαδες ἐν Κυρίῳ, ἵνα αὐτὴν πληροῖς. --- Apoc., XXI, 28 : ἢ πόλις οὐ χρείαν ἔχει τοῦ ἡλίου οὐδὲ τῆς σελήνης, ἵνα φαίνωσιν αὐτῇ. — 4 Co., XVI, 12; Οοἱ., 1V, 16; Ap., ΧΙΠ, 12, 16, etc.

b) La proposition finale peut être épexégétique, R., XV, 4: ὅσα γὰρ προεγράφη [πάντα] εἰς τὴν ἡμετέραν διδασχαλίαν ἐγράφη, ἵνα διὰ τῆς ὑπομονῆς... — Α., V, 26.

La proposition finale peut être restrictive, et servir à corriger ce qui vient d’être dit, 2 Co., 11, 5.

6) La proposition principale est souvent supprimée, et à suppléer d’après le contexte (105, αἱ :

Mar., XIV, 49 : καθ᾽ ἡμέραν ἤμην πρὸς ὑμᾶς ἐν τῷ ἱερῷ διδάσκων χαὶ οὐχ ἐχρατήσατέ με΄ ἀλλ᾽ ἵνα πληρωθῶσιν αἱ γραφαί, et cf. Mat., ΧΧΥ͂Ι͵ 56 : καθ᾽ ἡμέραν ἐν τῷ ἱερῷ ἐχαθεζόμηην διδάσχων χαὶ οὐχ ἐχρατήσατέ me’ τοῦτο δὲ ὅλον γέγονεν ἵνα πληρωθῶσιν αἱ γραφαὶ τῶν προφητῶν. — Mar., ΤΥ, 22. V, 28.ν.,1, 7-8; ΧΗ, 7 (αὐτὴ οὐχ ἀπέδοτο τὸ μύρον, ἵνα); 1 J., 11,19: 2 Co., VIII, 13; Gal, 11, 10; ΕρΆλ.,Υ͂,

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