L., XVI, 27 : ἐρωτῶ σε οὖν, πάτερ, ἵνα πέμψης αὐτὸν
2 La proposition principale est complète grammaticalement cl lugiquement ; la proposition finale continue le dévelop- LL tient :
Mat,, XXII, 34-35 : ἐξ αὐτῶν ἀποχτενεῖτε χαὶ στχυρώσετε χαὶ... hluiere ἀπὸ πόλεως εἰς πόλιν᾽ ὅπως ἔλθῃ ἐφ᾽ ὑμᾶς πᾶν αἷμα δίκαιον...
À ces deux emplois de la proposition finale correspondent duux emplois de la proposition infinitive (255, c).
:) Les deux idées de but el de résultat peuvent être exprinvces dans le N.T. par l'infinitif seul, Æ., XI, 8; Apoc., V,5; NVI,9; νου. 255 οἱ 267.
173, a) Le même acte peut être exprimé tantôt comme nn bul, et tantôt comumne uu résultat, ahstraction faite de l’idée de built (142, à) :
Mal., XXIV, 24 : δώσουσιν σημεῖα μεγάλα χαὶ τέρατα ὥστε πλανηθῆναι, εἰ δυνατόν, χαὶ τοὺς ἐχλεχτούς, οἱ cf. Mar., XIII, 22 : δώσουσιν σημεῖα χαὶ τέρατα πρὸς τὸ ἀποπλανᾶν, εἰ δυνατόν, τοὺς ἐχλεχτούς. Malthieu exprime le résultat seulement; Marc, le but.
b) Comparons maintenant les constructions suivantes :
19 4 Tim. 11,1 : παραχαλῶ οὖν πρῶτον πάντων ποιεῖσθαι δεήσεις. — Mar., V, 17: ἤρξαντο πχραχαλεῖν αὐτὸν ἀπελθεῖν. — 4., XXI, 12: παρεχαλοῦμεν ἡμεῖς τε χαὶ οἱ ἐντόπιοι τοῦ «ἡ ἀναθαίνειν αὐτὸν εἰς ᾿Ιερουσαλήμ. — 2 6Ὅο.,1, 4 : ὃ παρακαλῶν ἡμᾶς ἐπὶ πάσῃ τῇ θλίψει ἡμῶν, εἰς τὸ δύνασθαι ἡμᾶς παραχαλεῖν τοὺς ἐν πάση θλίψει. — 4 Th., ΠΙ, 2-3 : ἐπέμψαμεν Τιμόθεον... εἰς τὸ στηρίξχι ὑμᾶς καὶ παραχαλέσα: ὑπὲρ τῆς πίστεως ὑμῶν τὸ μηδένα σχαίνεσθχι ἐν ταῖς θλίψεσιν ταύταις. — 4 Co., I, 10: παραχαλῶ δὲ ὑμᾶς... ἵνα τὸ αὐτὸ λέγητε. — Mat., VIII, 84 : ἰδόντες αὐτὸν παρεχάλεσαν ὅπως μεταθῇ ἀπὸ τῶν ὁρίων.
2° Le verbe de la proposition principale exprime une idé de mouvement : |
Mat., XIV,923 : avéôn εἰς τὸ ὄρος xut” ἰδίαν προσεύξασθαι. — { CoO., XI, 33 : συνερχόμενοι εἰς τὸ φαγεῖν. — Mat., XI, 1 : peréôn ἐκεῖθεν τοῦ διδάσχειν. — L., IX, 52 : εἰσῆλθον εἰς χώμην Σαμαρειτῶν ὡς (ou ὥστε) ἑτοιμάσαι. --- J., XI, 11 : πορεύομαι ἵνα ἐξυπνίσω. --- Mar. Ι, 2: ἀποστέλλω τὸν ἀγγελόν μου... ὃς χατασχευάσει τὴν ὁδόν σου. --- Mat., ΧΧΥ͂ΤΙ, 49 : ἴδωμεν εἰ ἔρχεται ᾿Ηλείας σώσων αὐτόν.--- L., XVI, 28 : ἐρωτῶ σε οὖν, πάτερ, ἵνα πέμψης αὐτὸν εἰς τὸν οἶκον τοῦ πατρός μου, ἔχω γὰρ πέντε ἀδελφούς, ὅπως διχμαρτύρηται αὐτοῖς.
Ces exemples (a et b) montrent que, dans le N. T., l’idée de finalité peut revêtir les formes les plus variées; l’idée de but et celle de conséquence, de résultat, ne sont pas attachées à l'une ou à l’autre de ces formes, à l'exclusion des autres; tantôt l'idée de but est seule exprimée (J., XI, 11); tantôt l’idée de conséquence est seule exprimée (4p., V,5; Mar,, I, 1); souvent il est indifférent d'exprimer l’idée de but ou seulement celle de conséquence, quand l'acte seul importe ; chacune des deux idées peut être suppléée avec l'autre, si le contexte le demande ou le permet (Mat., XXIV, 24; Mar... 1,1; 2 Co., I, 4). — Cf. 370.
Il en est de même dans les LXX, Gen., XI, 5; XV, 7; Nom., XI, 21; Jug., XX, 103 Ex., 11, 15; IX, 34; X, 27; Cant., V, 5 ; Joël, II, 17, 26; Es., V,4;, X, 2, 32; XXX, 2; LXI, 1. — Jér., 1, 12; VIL, 9-10: LI, 7-8.
474. 1° La proposition finale et consécutive, dans le N. T., suit, en partie, les règles générales et ordinaires de la syntaxe classique.
2° Elle présente cependant des différences importantes et de nombreuses particularités :
a) Particularités de la langue familière du N. T. : Définition de l'idée
de finalité pour la langue du N. T., et extension prise par cette idée; le but et le résultat ne se distinguent pas toujours l’un de Pautre, 142. — Emploi de ὅπως sans ἄν, 145. — Extension donnée à l'emploi de la proposition finale qui tend à remplacer beaucoup d’autres espèces de propositions, 146, 147. — Tendance à employer la proposition finale avec ἵνα comme périphrase de l'infinitif, 147, 20. — Extension de l'emploi de ἵνα, 147, 35. — Maintien du subjonctif au style indirect, 150, 19. — Emploi du futur, 153, et 155, a. — Les verbes signiflant prendre soin, s’efforcer, tächer, sont suivis de la proposition finale ordinaire, 156. — Après les verbes et locutions qui contiennent une idée de crainte pour le passé, la proposition dépendante est interrogative, 158. — Emploi du mode réel. l'indicatif présent, 159. — Unification de toutes les propositions finales dans le N. T. et pour la forme et pour la syntaxe, 149, b ; 155, b ; 156. — Emploi de la proposition finale avec ἵνα après une idée de comparaison, 169, d. — ὡς et l’infinitif (— ὥστε), 170, a. — L'emploi de ὥστε avec l’infinitif est particulier à quelques écrivains du N.T., 170, d. — Indifférence fréquente et dans le choix de l’idée de finalité et dans le choix de la forme de la proposition dépendante, 173.
Tendance à abandonner ὅπως. 145, et 147. — Abandon de l’optatif oblique, 150. — Abandon de ὅπως et ὅπως μή avec le futur, au sens de l’impératif, 456, e. — Tendance à abandonner la construction des verbes signifiant craindre avec une proposition dépendante, 157. — Abandon de la construction χίνδυνός ἐστι, 157, ὃ. — Absence de μή et un où avec le subjonctif, sans proposition principale, avec le sens de peut-être, 157, c. — Abandon du mode irréel, 160. — Tendance à abandonner ὥστε avec un verbe fini pour exprimer la conséquence réelle, 161, a, et 165, c. — ὥστε ne 56 trouve ni avec le mode irréel, ni avec le mode potentiel, 165, d. — Abandon du comparatif suivi de ἢ ὥστε, et de quelques autres locutions classiques, 169, ὃ. — Tendance à abandonner la proposition consécutive avec ὥστε après une idée de comparaison, 169, c. — Absence de toute proposition consécutive avec ἄν. 170, c. — Abandon de |a proposition consécutive avec wore, après les verbes signifiant obtenir de ou que, faire en sorte de où que, et abandon d’une autre locution classique, 170, e. — Tendance à ne plus employer la proposition consécutive avec wote, du moins aussi fréquemment que chez les écrivains profanes, 171.
δὴ Particularités dues à l'influence de l’hébreu et des croyances judéochrétiennes : Finalité théologique ; acte prévu et voulu; acte prévu, mais non voulu, 143, 2°. — Conséquence exprimée par le futur dans une proposition indépendante dissociée de la proposition finale qui précède, 154, ὃ. — Après un verbe du sens de prendre garde, la proposition qui suit est dissnciée et devient indépendante, 156, c. — ὡς, employé pour ὥστε, Marque la relation logique, 165, ὃ. — L’héhreu ne peut subordonner une proposition consécutive à une idée de comparaison ; là seconde idée (qui devrait être exprimée dans la proposition subordonnée) est dissociée et exprimée de différentes manières; l’influence de l’hébreu fait dissocier de même les idées dans le N.T., fait abandonner la proposition consécutive avec ὥστε, Οὐ la fait emplover d’une manière anormale, 169, c. — Tendance à dissocier les idées et à les exprimer par des propositions indépendantes, 171. — Remplacement de la proposition consécutive par la proposition causale, 171, notu.
c) Particularités de la langue littéraire : Emploi de ὅπως et μή, 145 et 151. — De ὅπως ἄν, 145; 151. — De l'optatif, 152. — Du futur après les
PROPOSITIONS DÉPENDANTES CIRCONSTANTIELLES. 95
verbes signifiant prendre garde, prendre soin, 156, a. — Quelques exemples des verbes signifiant craindre construits avec une proposition dépendante, 157. — Emploi de wote pour exprimer la conséquence logique, 164, b et δ. — Quelques exemples de wore après une idée de comparaison, 169. — Emploi de ὡς avec le subjonctif, 170, a.