CHAPITRE XIII
Propositions dépendantes circonstancielles.
475. a) Ces propositions (93 ; 96) se divisent en : causales; condilionnelles et concessives ; temporelles ; relalives et corrélatives.
Les propositions relatives ne servent pas seulement de propositions circonstancielles; elles peuvent servir aussi de propositions dépendantes complétives, au point de vue de la forme de la proposition (propositions dépendantes interrogatives et finales).
b) Ce sont des propositions indépendantes par nature; elles expriment une idée accessoire, relative à un acte exprimé dans une autre proposition indépendante qui contient l'idée principale ; quand elles sont mises en relation avec celte dernière au moyen d'une particule ou d’un mot relatif, elles deviennent dépendantes.
c) Elles présentent quelques caractères communs :
1° Toutes sont introduites ou peuvent être introduites par un mot relalif, qui indique bien leur nature. Ainsi :
Les propositions causales sont introduites par ὅτι, διότι, χαθότι, χαθώς, ἀνθ᾽ ὦν, ἐφ᾽ ᾧ, tandis que ἐπεί, ἐπειδή, ἐπειδήπερ SON abandonnés, ou tendent à être abandonnés, ἀ8ῃ8 le N.T.
Si les propositions conditionpelles peuvent être introduites par εἰ et ἐάν, elles le sont aussi très souvent par ὅστις, ὅς, ὃς ἄν, ὅστις ἄν, ὅπου ἄν, et, avec une idée accessoire de temps, par ὅταν, etc.
Les propositions temporelles sont introduites par ὅτε, ὅταν, ἐν οἷς, ἐν ᾧ, ἐφ᾽ ὅσον, ὁσάχις ἄν, ἀφ᾽ οὗ, ὡς, ἕως, ἕως οὗ, ἕως ὅτου. Les particules μέχρι et ἄχρι aiment à prendre un relatif après elle : ἄχρις οὗ, μέχρις οὐ. Les particules ἐπειδή, ἐπάν, ἡνίκα, πρίν, tendent à être abandonnées dans le N.T., tandis que ἐπεί et ἔστε le sont complètement.
Il va de soi que les propositions relatives et corrélatives sont introduites par un relatif.
2 1] existe donc dans le Ν. T. une tendance à introduire la proposition circonstancielle, qui contient une idée de relation, par un mot relatif. Cette tendance a été produite ou favorisée par l’hébreu. L'hébreu, dans toutes les espèces de propositions énumérées plus haut, aime à employer le mot invariable qui lui sert et de particule de relation et de pronom relatif, et dont la fonction précise est de mettre deux idées en relation (27, c; 179, ὁ οἱ αἱ).
3° Puisque la proposition circonstancielle est en réalité une proposition indépendante, les deux propositions qui composent la période grammaticale se construiront indépendamment l’une de l’autre, quoiqu'il existe entre elles une correspondance régulière et ordinaire, résultant de la nature même des choses, c'est-à-dire de la relation qui existe entre les deux idées exprimées.
& Lorsque des propositions circonstancielles sont équivalentes, par exemple les propositions introduites par ἐάν, ὃς ἂν
* et ὅταν, par exemple les propositions introduites par ér(puisque) et et (si — puisque), ces propositions suivent toutes la même syntaxe. En d'autres termes, la syntaxe de toutes les propositions circonstancielles de rnèême nature, c'est-à-dire exprimant la même idée, a été unifiée dans le N.T.
5o La nature de l'idée détermine seule l'emploi du temps et du mode; cet emploi est indépendant et de la forme de la proposition et de la particule ou du relatif qui l'introduit (99).