a) La proposition conditionnelle de la troisième forme
1. « Un temps passé ou présent dans la protase et l'optatif potentiel ou l'indicatif avec ἄν dans l'apodose forment une combivaison parfaitement légitime, chaque proposition gardant la valeur qui lui est propre. » (Goopwix, 503 ; cf. 508 ; il renvoie à Demosr., XVIII, 223; XXVII, 37; Ecrir., Orest. 566.)
exprime la condition comme éventuelle. Tantôt la condition est vraiment éventuelle; tantôt, au contraire, elle est impossible, et celui qui parle la considère provisoirement comme éventuelle, pour rendre l’idée plus vive et le raisonnement plus frappant (Mat., XVI, 26).
δ) La proposition est introduite par ἐάν avec le subjonctif, et, moins souvent, l'indicatif futur; ou par et avec l'indicatif futur, et, moins souvent, le subjonctif (183, c; cf. 98).
| La négation est un avec le subjonctif, et où avec l'indicatif futur.
De là le tableau suivant :
PROPOSITION CONDITIONNELLE. PROPOSITION PRINCIPALE. ἐάν (un) :
εἰ avec le subjonctif. Indicatif fulur (ou présent) εἰ (οὐ) avec le futur indi- ou temps équivalent. ἐὰν “ σαί.
c) Le subjonctif présent exprime souvent l’acte avec l’idée accessoire de durée, et par suite la simultanéité de la condition avec l'acte qui en dépend. — Le subjonctif aoriste exprime l'idée pure et simple; il correspond tantôt au futur simple comme le subjonctif présent, tantôt au futur antérieur. — Le subjonctif parfait correspond au futur antérieur.