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CHAPITRE XVII

Propositions dépendantes (circonstancielles) relatives et corrélatives.

226. « Les propositious relatives sont celles qui se relient à une proposition principale par des pronoms relatifs ou des adverbes relatifs. » (CurTius, 551.)

Elles sont introduites par les relatifs : ὅς, ὅστις; ὃς ἄν, ὅστις ἄν, ὅστις (= ὃς ἄν et ὅστις ἄν); ὅσος, ὅσος ἄν; ὅθεν, ὅπου, οὗ.

La forme ὅστις s'emploie, dans le N. T., aussi bien pour un acte particulier et déterminé que pour une pensée générale et indéterminée; ἄν s'ajoute souvent à ὅστις pour revivifier le sens indéfini que cette forme tend à perdre. 11] en résulte que ὅς et ὅστις sont souvent équivalents.

La proposition relative exprime l'acte comme accessoire ou dépendant, par rapport à un autre acte considéré comme principal. L'acte exprimé par elle aurait pu l'être : soit par une proposition indépendante, soit par une proposition dépendante,

1, Conrius, 551-555; Kocx, 117; Cucurz et Rigmann, 115-119.

suivant le cas. La proposition relative ne fait donc que remplacer l’une des propositions indépendantes ou dépendantes dont il ἃ été question jusqu'ici.

Les propositions relatives se divisent en propositions : explicalives, finales et conséculives, condilionnelles, causales, temporelles.

La syntaxe de la proposition relative suit rigoureusement, dans le N. T., lasyntaxe de la proposition indépendante ou dépendante qu'elle remplace.

Proposition relative explicative.

227. La proposition relative explicative remplace une proposition indépendante qui aurait été coordonnée par une particule avec la proposition principale. — Classiquement « le verbe peut y être non seulement à l'un des trois modes de la proposition exprimant un jugement (modes réel, potentiel, et irréel), mais aussi à tous les modes de la proposition exprimant un désir (impératif, subjonctif d'exhortation, optatif sans ἄν; mode irréel sans ἄν). » (Kocx, 117, 1.)

Dans le N. T, la proposition relative explicative n'offre pas d'exemples du mode potentiel. Le mode irréel y existe, mais semble rare. Les modes de la proposition exprimant un désir, c’est-à-dire les modes de la proposition volitive indépendante, sont très rares; leur emploi dans la proposition relative produisait une construction d'un caractère trop synthétique et trop contraire à la loi de la dissociation des idées dans le Ν, Τ. Le mode réel est donc le mode ordinairement employé dans la proposition relative explicative. — La négation est οὐ.

L., IX, 30 : ἄνδρες δύο συνελάλουν αὐτῷ, οἵτινες ἦσαν Μωυσῆς καὶ ᾿Ηλείας, οἵ ὀφθέντες ἐν δόξῃ ἔλεγον τὴν ἔξοδον. ---- Mar., ΧΥ͂, 7: ἦν δὲ ὁ λεγόμενος Βαραθθᾶς μετὰ τῶν στασιαστῶν δεδεμένος οἵτινες ἐν τῇ στάσει φόνον πεποιήχεισαν. --- 1 J., IV, ὃ : καὶ τοῦτό ἐστιν τὸ τοῦ ἀντιχρίστου ὃ ἀχηχόατε ὅτι ἔρχεται. -- Α., XXIV, 19 : τινὲς δὲ ἀπὸ τῆς ᾿Ασίας 'Iouδαῖοι, οὃς ἔδει ἐπὶ σοῦ πὰρεῖναι... --- 2 Tim., IV, 14-15 : ᾿Αλέξανδρος ὃ axes πολλά μοι χαχὰ ἐνεδείξατο..., ὃν καὶ σὺ φυλάσσου. — 4 P., LI, 3.

Propositions relatives finale et consécutive.

228. Classiquement, «la proposition relative consécutive exprime un jugement ; elle a presque toujours le verbe à l'in-

dicatif..… Cependant le mode potentiel est également usité avec ces locutions (εἰσὶν οἵ, οὐχ ἔστιν ὅστις, οὐδείς ἐστιν ὅστις où). Quand la proposition relative consécutive exprime un fait comme conséquence éventuelle de ce qui est dit dans la proposition principale, elle a le verbe de l'indicatif futur au sens du mode éventuel.» (Kocx, 117, 3). — « La proposition relative finale (‘dont l'antécédent, nom de personne ou de chose, doit toujours êlre indéterminé) a le verbe à l'indicatif futur, même si le verbe de la proposition principale est à un temps historique. » Kocu, 117, 4, et cf. CurTius, 553.)

Dans le N. T. la syntaxe des propositions relatives finales et consécutives est exactement la même que celle des propositions finales et consécutives. C'est-à-dire :

L'acte réel est exprimné par le verbe au mode de réalité (indicatif présent ou passé; cf. 163). Si l'acte est éventuel, le verbe est à l'un des deux modes d'éventualité : futur ou subjonctif (150, 4°) :

Mar. » X, 29 : οὐδεὶς ἔστιν ὃς ἀφῆχεν τὴν οἰχίαν... — L., VII, 49 : τίς οὗτός ie ὃς χαὶ ἁμαρτίας ὁ ἀφίησιν; — À7., VII, 28 : A., XVII, 11.

, VIII, 17 : où γὰρ ἔστιν χρυπτὸν ὃ où φανερὸν γενήσεται οὐδὲ ἀπόχρυφον ὃ οὐ μὴ γνωσθῇ χαὶ εἰς φανερὸν ἔλθῃ. --- 2 Th., 1Π|, 3 : πιστὸς δέ ἐστιν ὃ Κύριος ὃς στηρίξει ὑμᾶς, le Seigneur est assez fidèle pour (146, 7%; cf. LXX, ὅ R., IL, 8), οἱ cf. 4 J., I, 9 : πιστός ἐστιν καὶ δίχαιὸς ἵνα ἀφῇ nuiv. — L., VII, 4: ἀξιός ἐστιν ᾧ παρέξῃ τοῦτο, et cf.

, 1, 27 : οὗ οὐχ εἰμὶ ἄξιος ἵνα λύσω. — Mar., I, 2 : ἰδοὺ ἀποστέλλω τὸν ἀγγελόν μου... ὃς χατασχευάσει τὴν ὁδόν σου (cité des LXX, Mal., III, ᾿: ἐἀξωβοστέλλω τὸν ἄγγελόν μου, χαὶ ἐπιόλέψεται ὁδόν). — Μαΐ., ΧΙ, 10, XXI, 41; Mar., IX, 39; XIII, 2, et οἵ. Mat., XXIV, 2, οἱ Luc, XXI, 6; 4., VII 40 (cité des LXX, Ex., XXXII, 1); 41 Co., Il, 10 (cité des LXX, Es., XL, 13); X, 13. — L., V,21; VII, 97 : ΧΙ, 6, etc.

On peut rencontrer le présent proleptique, J., XXI, 18; 2 P., Ill, 1.

(lassiquement, « au lieu de l'indicatif futur, on trouve aussi μέλλω

dans une proposition relative, soit consécutive, soit finale.» (Kocx, 117, h,. On lit, Apoc., XII, 5 : καὶ ἔτεχεν υἱόν, ἄρσεν, ὃς μέλλει ποιμαίνειν...

Le subjonctif se rencontre dans les exemples suivants :

Mar,, XIV, 14 : ποῦ ἐστὶν τὸ χατάλυμαά μου ὅπου τὸ πάσχα μετὰ τῶν μαθητῶν μου φάγω; et de même ZL., XXII, 11. — 4., XXI, 16 : ŒYOVT ς (ἡμᾶς) παρ᾽ ᾧ ξενισθῶμεν Μνάσωνί τινι (ΞΞ ἄγοντες ἡμᾶς παρὰ γνασωνά τινὰ παρ᾽ ᾧ ξενισθῶμεν). — H., VIII, 3 : ὅθεν ἀναγκαῖον ἔχειν Ti χαὶ τοῦτον ὃ προσενέγχῃ.

Cf. L., VIII, 17, cité plus haut, avec Mat., X, 26 : οὐδὲν γάρ ἐστιν χεχαλυμμένον ὃ οὐχ ἀποχαλυφθήσεται, χαὶ χρυπτὸν ὃ où γνωσθήσεται, et avec Mar., IV, 22 : οὐ γὰρ ἔστιν χρυπτὸν ἐὰν μὴ ἵνα φανερωθῇ, οὐδὲ ἐγένετο ἀπόχρυφον ἀλλ᾽ ἵνα ἔλθῃ εἰς φανερόν.

229. a) Les propositions relatives consécutives et finales tendent à être remplacées, dans le N. T., par une autre construction, surtout par ἵνα et la proposition finale ordinaire; nous avons déjà cité : 4 J., I, 9, et cf. 2 Th., Π1, 3; J., I, 27, et cf. L., VII, 4; J., V, 7: ἄνθρωπον οὐχ ἔχω ἵνα... βάλῃ με εἰς τὴν χολυμ.- Οήθραν. — J., IX, 36; 2 Co., XII, 1, Gal., ΤΥ, ὃ; Ap., XIX, 15, etc.

ὃ) Avec ἵνα et la proposition finale, le but est expressément indiqué, tandis que la proposition relative avec le futur indique, dans le N. T., la conséquence éventuelle, et non le but. Il est très rare que la proposition relative exprime le but, et il existe une tendance très marquée à ne plus l'employer avec ce sens.

c) Classiquement, on ne trouve dans la proposition relative finale que le subjonctif délibératif du style direct (GooDwin, 572). L'emploi du subjonctif d'éventualité appartient à la langue familière. 11 existe dans Homère (Goopwin, 568). Dans les LXX, on lit, Es., X, 14 : καὶ οὐχ ἔστιν ὃς διαφεύξεταί με ἢ ἀντείπῃ μοι. — Sur une inscription de l'époque gréco-romaine, on lit : Θεσδεῖς λόγους ἐποιήσαντο περὶ τῶν xa.” αὑτοὺς γραμμάτων... ὅπως αὐτοῖς δοθῶσιν οἷς τὰ καθ᾽ αὑτοὺς πράγματα ἐξηγήσωνται (Ρ. VIERECK, p. 13, et p. 68, 11; l'auteur remarque simplement : « rectius indicativus futuri ponerelur. »)

d) 11 y a eu, dans le N. T., unification de la syntaxe de toutes les propositions finales et consécutives (155, ὃ, 162; 228),

e) Pour le rapport qui existe entre une proposition relative finale, comme L., XI, 6, et une proposition interrogative indirecte, voy. 128, a.

f) Pour des exemples de la proposition relative consécutive et finale πιὰ les LXX, voy. Ex., XVIII, 20; Ps., LXXXIIL, 4; Jér., V, 15; XI, 11. : Dan., 11, 26.

Nota. — Le mode potentiel n'existe pas dans cette proposition, quoiqu'il s'y rencontre en grec classique.

230. Classiquement, au lieu des propositions relatives, consécutive et finale, on trouve : pour la première, le participe futur précédé de l'article générique, pour la seconde, le participe futur avec ou sans article (Kocx, 117, 3, ὃ; 117, 4). Il en est de même dans le N. T., par exception. — Cf. 298, 299.

Proposition relative causale.

231. La proposition relative causale donne la raison de l'acte exprimé dans la proposition principale; elle remplace une proposition causale indépendante (avec γάρ) ou dépendante (177):

R., VIII, 32 : ὃς γε τοῦ ἰδίου υἱοῦ οὐχ ἐφείσατο ἀλλὰ ὑπὲρ ἡμῶν πάντῶν παρέδωχεν αὐτόν, πῶς οὐχὶ καὶ σὺν αὐτῷ τὰ πάντα ἡμῖν χαρίσεται; — Α͂»., TI, 2 : γίνου γρηγορῶν χαὶ στήρισον τὰ λοιπὰ ἃ ἔμελλον ἀποθανεῖν. — L., 1, 20 : ἰδοὺ ἔσῃ σιωπῶν... ἀνθ᾽ ὧν οὐχ ἐπίστευσας τοῖς λόγοις μου. --Α., ΣΧ, 47; Κ.,1, 25, 31; Col., II, 6; Æ., XII, 6 (cité des LXX, Prot., I, 12); 4. P., I, 11, etc.

Dans les LXX, Ps., LXXXIII, 6 : μακάριος ἀνὴρ οὔ ἐστὶν ἡ ἀντίληψις αὐτοῦ παρὰ σοῦ, Κύριε. --- Gen., XXX, 18 : δέδωχέ μοι ὁ θεὸς τὸν μισθόν μον ἀνθ᾽ οὗ ἔδωχα... — Gen., XXXIV, 14: XXXIX, 24; Eccl., IV, 9.

La syntaxe de toutes les propositions causales, quelle que soit leur forme, est toujours la même dans le N.T.

Proposition relative conditionnelle.

232. Classiquement, « la proposition relative conditionnelle peut se convertir en une proposition conditionnelle introduite par εἰ et ἐάν.» (KocH, 117, 5). — La négation est toujours μή. — « Quand le verbe de la proposition principale est à un temps présent ou passé et que la proposition relative équivaut à εἰ avec l'indicatif (mode réel), ou ἃ l'indicatif dans la proposition relative, et le sens conditionnel ne s’y reconnaît qu’à la négation μή. » (Kocx, 117, 5, a.)

Dans le N. T., la syntaxe des propositions relatives conditionnelles suit exactement, et toujours, la syntaxe des propositions conditionnelles ; et, s'il y a répétition de l'acte, la syntaxe des propositions temporelles à sens fréquentatif. En conséquence :

233. a) Quand la proposition relative conditionnelle exprime un acte réel, passé ou présent, ou considéré comme tel, le verbe est au mode indicatif (présent ou passé); la négation est où et non μή. C'est la proposition couditionnelle de la première forme (184).

Mal., XIX, 29 : καὶ πᾶς ὅστις ἀφῆχεν οἰχίας à ἀδελφοὺς... ἔνεχεν τοῦ

ἐμοῦ ὀνόματος, πολλαπλασίονα λήμψεται. — Mat., X, 38 : καὶ ὃς οὐ λαμθάνει τὸν σταυρὸν αὐτοῦ καὶ ἀχολουθεῖ ὀπίσω μου, οὐχ ἔστιν μου ἄξιος.

δὴ Classiquement, quand la proposition relative peut se convertir en une proposition conditionnelle avec si — toutes les fois que, elle prend le subjonctif avec ἄν, quaud le verbe de la proposition principale est au présent ou au futur; l’optatif sans &v, quand le verbe de la proposition principale est à un temps secondaire. « Au lieu de l’optatif on rencontre quelquefois l’imparfait. » (Kocx, 117, 5, 6, et la Remarque; CurrTius, 555). — Dans le N.T., quand l'acte qui se répète peut être rapporté à l'avenir, le verbe est au subjonctif (235 ; 236, 1). Quand il peut être rapporté au présent ou au passé, le verbe est au présent ou au passé, et l’on applique la règle des propositions ne relles (211); mais l' oplatif nes "emploie pas.

Mar, IV, 25 : ὃς γὰρ ἔχει δοθήσεται αὐτῷ, καὶ ὃς οὐχ ἔχει χαὶ ὃ ἔχει ἀρθήσεται ἀπ᾿ αὐτοῦ. — Η., XII, 6 (cité des LXX, ῥγοῦυ., II, 12) : ὃν γὰρ ἀγαπᾷ Κύριος παιδεύει, foules les fois que le Seigneur aime quelqu'un, il le châlie. — 4 Co.. VIT, 37 : ὃς δὲ... τοῦτο χέχριχεν ἐν τῇ ἰδίᾳ χαρδίᾳ τηρεῖν τὴν ἑαυτοῦ παρθένον, χαλῶς ποιήσει.

Ph., XI, 7: ἀλλὰ ἅτινα ἦν μοι κέρδη ταῦτα ἥγημαι διὰ τὸν Χριστὸν᾽ ζημίαν. — J., XXI, 18 : ὅτε ἧς νεώτερος, ἐζώννυες σεαυτὸν χαὶ περιεπάτεις ὅπου ἤθελες. --- Μαΐ., XXV, 40 : ἐφ᾽ ὅσον ἐποιήσατε ἑνὶ τούτων τῶν ἀδελφῶν μου τῶν ἐλαχίστων, ἐμοὶ ἐποιήσατε.

c) La particule temporelle est combinée avec ἄν (211); la proposition relative peut être aussi accompagnée de ἄν qui marque la fréquence indéterminée (8, c) :

Ap., XIV, 4 : οὗτοι οἱ ἀχολουθοῦντες τῷ ἀρνίῳ ὅπου ἂν ὑπάγει. — Mar., VI, 56 : καὶ ὅπου ἂν εἰσεπορεύετο εἰς κώμας. ..., ἐτίθεσαν τοὺς ἀσθενοῦντας χαὶ παρεχάλουν αὐτὸν..., καὶ ὅσοι ἂν ἥψαντο αὐτοῦ ἐσώζοντο, ÉOUS ceux qui le touchaient, guérissaient (et cf. Mat., XIV, 36 : καὶ ὅσοι ἥψαντο διεσώθησαν, {ous ceux qui le touchèrent guérirent.)

d) Nous avons dit que la négation était οὐ. La négation classique μή se rencontre dans trois passages : Τίς, I, 11; 2 P., 1, 9; 4 J., IV, 3; voy. 354, ὁ.

6) Dans les LXX, Deut., XIV, 10 : πάντα ὅσα οὐχ ἔστιν αὐτοῖς πτερύγια χαὶ λεπίδες οὐ φάγεσθε. — Deut., XI, 2 : γνώσεσθε σήμερον ὅτι οὐχὶ τὰ παιδία ὑμῶν, ὅσοι οὐχ οἴδασιν οὐδὲ ἴδοσαν τὴν παιδείαν Κυρίον. -- Ex., XXI, 15: ὃς τύπτει πατέρα αὑτοῦ ἢ μητέρα αὐτοῦ, θανάτῳ θανατούσθω. — Daniel, Ψ, 19 : οὕς ἠδούλετο αὐτὸς ἀνήρει καὶ οὕς ἠδούλετο αὐτὸς ἐτύπτεν.

Avec ἄν fréquentatif : Prov., I, 22 : ὅσον ἂν χρόνον ἄκαχοι ἔχονται τῆς δικαιοσύνης, οὐκ αἰσχυνθήσονται. --- Ps., CI, 8 : ἐν ἢ ἢ ἂν ἡμέρᾳ θλίδομαι, κλῖνον πρὺς μὲ τὸ οὖς σον. -- Ez., I, 20 : οὗ ἂν ἦν ἡ νεφέλη, net τὸ πνεῦμα τοῦ πορεύεσθαι. -- Es, LV, 11 : ..««ἕως ἂν τελεσθῇ ὅσα ἂν ἠθέλησα. — Gen., VI, 4;

f R., XXII, 13: 2 Mac.,IV,47; Lucien, D. M., IX, 2 : καὶ μακάριος ἦν

f) Les propositions relatives conditionnelles de la première forme suivent la syntaxe des propositions conditionnelles proprement dites ; leur syntaxe a été complètement unifiée.

Quand elles expriment la fréquence indéterminée et par suite quand à l'idée de condition se joint l’idée de temps (présent ou passé), elles suivent la syntaxe des propositions temporelles qui expriment aussi la fréquence indéterminée; la syntaxe des unes et des autres a été complètement unifiée.

234. Classiquement, « la particule ἄν est construite quelquefois avec l'indicatif de l’imparfait et de l’aoriste pour indiquer une action qui pouvait arriver quelquefois dans le passé, mais seulement d’une manière éventuelle si telle ou telle circonstance se rencontrait. » (CURTIUS, 507, Rem. 3). Dans la langue postclassique et particulièrement dans celle du N. T., ἄν s'emploie régulièrement pour marquer lafréquenceindéterminéede l'acte dans le passé, le présent et l'avenir; cette particule se rencontre avec le présent et le passé de l'indicatif, pour le présent et le passé ; avec le subjonctif éventuel et le futur de l'indicatif, pour l'avenir, ainsi qu'on le voit dans la syntaxe des propositions temporelles (211 ; 212; 217) et relatives (233; 235).

235. Classiquement, lorsque l’acte exprimé dans la proposition relative est éventuel ou considéré comme tel, le verbe se met au subjonctif, et le relatif est suivi immédiatement de ἄν. La négation est toujours ur. La construction reste la même quand la proposition relative marque la répétition (Kocx, 117, 5, b.)

Dans le N. T., la proposition relative suit rigoureusement la syntaxe de la proposition conditionnelle de la troisième forme, et de la proposition temporelle de même nature et de même forme (190; 191; 212); c'est-à-dire :

Le verbe est à l’un des deux modes d'éventualité : futur indicatif, ou subjonctif. La négation est οὐ avec le premier, μή avec le second. Le pronom peut être accompagné ou non de ἄν:

Mat., X, 32 : πᾶς οὖν ὅστις ὁμολογήσει ἐν ἐμοὶ ἔμπροσθεν τῶν avἠρώπων, ὁμολογήσω χἀγώ. --- Mat., XVIII, 4 : ὅστις οὖν ταπεινώσει ἑαυτόν. — L., XII, 8 : πᾶς ὃς ἂν ὁμολογήσει ἐν ἐμοί (WH.; mais Tis. ὁμολογήσγ), et οἷ. Μαί., X, 32. ---Α., ὙΙΙ, 7 : καὶ τὸ ἔθνος ᾧ ἂν δουλεύσουσιν χρινῶ ἐγώ (cité des LXX, Gen., XV, 14 : ᾧ ἐὰν δουλεύswot).

Gal., V, 10 : ὃ δὲ ταράσσων ὑμᾶς βαστάσει τὸ χρίμα, ὅστις ἐὰν ἢ. —

J., ΤΙ 5 : ὅτι ἂν λέγῃ ὑμῖν ποιήσατε. — J., 1, 33; 4 Co., XVI, 6. — Mat., X, 33 : ὅστις δὲ ἀρνήσηταί με ἔμπροσθεν χτλ. (WH.; mais Tis. : ὅστις δ᾽ av). — Jac., 11, 10 : ὅστις γὰρ ὅλον τὸν νόμον τηρήσῃ, πταίσῃ δὲ ἐν ἑνί, γέγονεν πάντων ἔνοχος, Celui qui observera la loi entière, sauf sur un point... — LXX, Deut., XIX, 17; Ex., XXXIII, 19; Dan.. V, 1.

Mar., VIII, 35 : ὃς γὰρ ἐὰν θέλῃ τὴν ἑαυτοῦ ψυχὴν σῶσαι ἀπολέσει αὐτήν᾽ ὃς δ᾽ ἂν ἀπολέσει τὴν Ψυχὴν αὐτοῦ... — L., XVII, 33 : ὃς ἐὰν ζητήσῃ τὴν ψυχὴν αὐτοῦ περιποιήσασθαι, ἀπολέσει αὐτήν᾽ ὃς δ᾽ ἂν ἀπολέσει ζωογονήσει αὐτήν.

236. 1. Le verbe de la proposition principale est régulièrement au futur; mais quand la proposition relative exprime la fréquence indéterminée, il peut être au présent (Mat., XVIII, 4), ou à un temps proleptique (Jac., II, 10), comme pour les propositions conditionnelles et temporelles de même nature (191, ποία; 216).

2. Les subjonctifs présent (— le futur) et aoriste (= le futur et le futur passé) ont le même sens que dans les propositions conditionnelles et temporelles (190, c; 212).

3. L'emploi du futur après le pronom relatif et ἄν est post-classique, comme après toute particule accompagnée de ἄν (192; 214); voy. SOPHOCLES, sub ver. ἄν: et cf. P. ViERECK (p. 67,8, et p. 38): ἃς ἂν μετὰ ταῦτα ὑπὲρ τῆς νίχης καὶ τῆς ἡγεμονίας τοῦ δήμου τῶν Ρωμαίων συντελέσουσιν.

4. La particule ἄν ne tombe pas après ὃς: elle est nécessaire pour donner à cette forme du pronom le sens indéterminé. Au contraire elle peut tomber après ὅστις, qui a par lui-même le sens indéterminé. « Chez les poètes il n’est pas rare de trouver ὃς, Sans ἄν ou χε, avec le subjonctif. » (Currivus, 555, Rem. I; cf. GoopwiN, 38-541.)

9. Un acte éventuel par nature peut être exprimé soit par le mode réel, soit par le mode éventuel, suivant la manière dont l'imagine celui qui parle, L., VIIL, 18 : ὃς ἂν γὰρ ἔχη, δοθήσεται αὐτῷ, et Cf. Mar., IV, 25 : ὃς γὰρ ἔχει δοθήσεται αὐτῷ. — De même dans les propositions conditionnelles (195, a).

6. L'optatif oblique n'existe pas dans le N. T. pour les propositions relatives conditionnelles. On trouve toujours le temps du style direct, Mat., XIV, 7 : ὡμολόγησεν αὐτῇ δοῦναι ὃ ἐὰν αἰτήσηται. Cet optatif ne se rencontre pas dans les propositions conditionnelles et temporelles (193; 213, c).

7. On se rend compte du rapport qui existe entre une proposition conditionnelle ordinaire et une proposition relative

conditionnelle en comparant L., XVIII, 29-30 : οὐδεὶς ἔστιν ὃς ἀφῆχεν οἰχίαν..., ὃς οὐχὶ un λάθῃ πολλαπλασίονα, avec Mar., X, 29- 30 : οὐδεὶς ἔστιν ὃς ἀφῆχεν οἰχίαν..., ἐὰν μὴ λάθῃ ἑχατονταπλασίονα.

237. Il résulte de tout ce qui précède que la syntaxe des propositions : conditionnelles, temporelles et relatives conditionnelles, ἃ été complètement unifiée dans le grec du N. T., toutes les fois que ces propositions étaient de même nature, c'est-à-dire exprimaient la même idée.

Propositions relatives temporelles et locales.

238. Ces propositions indiquent le temps et le lieu de l’acte exprimé dans la proposition principale dont elles dépendent. Ces propositions rentrent dans les propositions temporelles (209 seqq.) et causales qu'elles servent à remplacer; et dans les propositions relatives : explicatives (227), finales et consécutives (228 seqq.), causales (231), conditionnelles (232 seqq.), auxquelles elles correspondent.

Remarques particulières.

239. 1. Lorsque le pronom relatif est à un cas oblique, il peut être complément du participe, et non du verbe fini (341, δ):

L., XIL, 1 : ἐν οἷς ἐπισυναχθεισῶν τῶν μυριάδων τοῦ ὄχλου..., ἤρξατο λέγειν. — Α., XXII, 5 : παρ᾽ ὧν καὶ ἐπιστολὰς δεξάμενος... ἐπορευόμην. — LXX, Lév., ΧΥ͂ΤΙΙ͵ 5 : ἃ ποιήσας αὐτὰ ἄνθρωπος ζήσεται ἐν αὐτοῖς.

2. Les propositions relatives peuvent se coordonner et se subordonner entre elles, 4., XIV, 15; XX VII, 23. — 4., XXV, 15; R.,1,1-6; 4 P., III, 19-22.

3. Le verbe de la proposition principale peut être supprimé, 4 Co., IV, 6 : Μὴ ὑπὲρ ἃ γέγραπται (ΞΞΞ ne quid nimis).

4. Au lieu d’une proposition relative énonçant l’attribut déterminatif, caractéristique d’une personne ou d’une chose, on peut avoir, dans le N.T., l'article et le participe; bien plus, l'articleet le participe peuvent être au nominatif absolu, c’est-àdire au cas du pronom remplacé, 4»., 11, 20 : ἔχω χατὰ σοῦ ὅτι ἀφεῖς τὴν γυναῖχα ‘Tebi6eh, ἣ λέγουσα ἑαυτὴν προφῆτιν, χαὶ διδάσχει...---

Dans les LXX, Amos, II, 6-7. — Voy. 298 ; 337 seqq.

5. Les particularités de la proposition relative signalées dans Koch (118, 6) et dans Cucuel et Riemann (119, ὁ, Remarque, et d) ne se rencontrent pas dans le N.T.

6. Les écrivains du N. T. ont dû saisir sans peine les différents emplois de la proposition relative grecque, parce que, ‘en hébreu, les particules de relation se prêtent à des usages encore plus nombreux et plus variés (27, d).

Mais ils en ont abandonné les constructions trop synthétiques, conformément à la loi de la dissociation des idées ; ils n'emploient d’une manière courante que les constructions les plus simples.

Proposition corrélative.

240. a) La proposition corrélative est une variété de la proposition relative ; elle exprime l’acte avec une idée accessoire de comparaison.

La proposition principale contient le terme comparé; la proposition dépendante contient le terme de comparaison.

Les deux membres de la période sont mis en corrélalion par des locutions telles que ὡς... οὕτως ; οἷος... τοιοῦτος, etc. Mais le terme de corrélation peut manquer dans la proposition principale.

b) La proposition corrélative est introduite par les adverbes corrélatifs suivants :

καθά, Mat., XX VII, 10. — καθάπερ, dans Paul. — καθό, Paul et 4 P., IV, 13. — χαθότι, dans Luc. — καθώς. — χαθώσπερ, H., V, 4. — ὃν τρόπον, dans Luc et Paul, et une fois Mat., XXIII, 37. — ὡς. — ὥσπερ. — Avec ces adverbes, le terme de corrélation dans la proposition principale, quand il est exprimé, est οὕτως.

Les adverbes καθώς, ὡς et ὥσπερ, sont les seuls qui soient assez souvent employés dans le N.T.; les autres ne le sont que rarement, ou seulement par Luc et Paul, comme vestiges de la langue littéraire.

La proposition corrélative est encore introduite par :

τοιοῦτος... οἷος (ὁποῖος, 4., XX VI, 29) τοσοῦτος... ὅσος τοιοῦτος... ὡς τοσούτῳ... ὅσω τοιοῦτος... ὅστις ἴσος... ὡς

c) Ces constructions se trouvent dans Mar., XIII, 19; Α., XXVI, 29:1 Co., V,1; 4 Co., XV, 48 (bis), H.,1,4; X, 25; A?., XVIII, 7; À., XI, 17; Ph., 9. Elles tendent donc à disparaître, et celte tendance est une des caractéristiques de la langue du N. T. L’hébreu ne présente pas de constructions analogues, tandis qu'il en présentait pour des locutions lelles que οὕτως... χαθώς; οὕτως... ὡς. Nous avons vu que la proposition consécutive après un terme de comparaison tendait aussi à disparaître du N. T. (169).

241. La proposition corrélative suit exactement la syntaxe de la proposition relative.

|) Quand l'acte est réel (présent ou passé), ou considéré comme tel, le verbe de la proposition corrélative est à l'indicalif, au temps convenable :

{ Co., XII, 12: καθάπερ γὰρ τὸ σῶμα ἕν ἐστιν χαὶ μέλη πολλὰ ἔχει..., οὕτως καὶ ὃ Χριστός. — Α., XXVI, 29 :... τοιούτους ὁποῖος καὶ ἐγώ εἶμι.

ι., ΧΙ, 17 : εἰ οὖν τὴν ἴσην δωρεὰν ἔδωχεν αὐτοῖς ὁ θεὸς ὡς χαὶ ἣμῖν. — Mar., ΧΙΠ, 19 : ἔσονται γὰρ αἱ ἡμέραι ἐχεῖναι θλίψις οἵα οὐ γέγονεν τοιαύτη ἀπ᾿ ἀρχῆς χτίσεως. Entendez : αἱ γὰρ ἡμέραι ἐχεῖναι ἔσονται ἢλύψις τοιαύτη οἵα οὐ γέγονεν, et οἵ, LXX, Ex., ΙΧ 18. — Α»., XXI, 16. — 4 Co. , V, 1: ἀκούεται ἐν ὑμῖν πορνεία καὶ τοιαύτη πορνεία ἥτις οὐδὲ ἐν τοῖς ἔθνεσιν, ὥστε γυναῖχά τινα τοῦ πατρὸς ἔχειν, ON dit qu'il existe au milieu de vous une impudicité telle qu'il n'en exisle pas mème parmi les paiens, au point que...

2) Quand la proposition corrélative exprime la fréquence indéterminée dans le passé, le verbe peut être à l'indicatif imparfait avec ἄν fréquentatif, comme pour les propositions temporelles (211) et relatives conditionnelles (233, c) :

1., LI, 45 : διεμέριζον αὐτὰ πᾶσιν, καθότι ἄν τις χρείαν εἶχεν. — De même, IV, 35. — Ce sont les deux seuls exemples".

242, Quand l'acte est éventuel, la proposition corrélative preud le verbe au subjonctif avec ἄν; mais ἄν peut être supprimé, comme pour les propositions temporelles (212) et rela- Lives conditionnelles (235) :

2 Co., VIII, 12 : εἰ γὰρ ἣ προθυμία πρόκειται, καθὸ ἐὰν ἔχῃ εὐπρόσἤεχτος, οὐ χαθὸ οὐχ ἔχει. --- Mar., IV, 26 : οὕτως ἐστὶν ἣ βασιλεία τοῦ Üeoù ὡς ἄνθρωπος βάλῃ τὸν σπόρον ἐπὶ τῆς γῆς καὶ χαθεύδη καὶ ἐγείρηται νύκτα καὶ ἡμέραν χαὶ ὃ σπόρος βλαστᾷ καὶ μηχύνηται, ὡς οὐχ οἷδεν αὐτός, Le royaume de Dieu est de la même maniàr'e qu'il arrive qu'un homme répand...

L'emploi du subjonctif sans ἄν existe chez Homère (Goopwi\,

3), et doit appartenir à la langue familière.

2425, Les LXX offrent des constructions telles que : Jér., XX XIII, D: ὥσπερ οὐχ ἀριθμηθήσεται ἡ στρατιὰ τοῦ οὐρανοῦ..., οὕτως πληθύνω té...—5 R., XXII, ἡ : χαθὼς ἐγώ, χαὶ σὺ οὕτως. — Mais des constructions telles que

ntuuzog οἷος, τοσοῦτος ὅσος, sont rares. On lit, Sag. Sir., XLIX, 14 : οὐδὲ

-κτίσθη οἷος ᾿Ενὼχ τοιοῦτος ἐπὶ τῆς γῆς, et cf. v.15 : οὐδὲ ὡς Ἰωσὴφ ἐγεννήθη sono. -- Ex., 1X, 18 : ὕω... αὔριον χάλαζαν πολλὴν σφόδρα ἧτις τοιαύτη οὐ γέγονεν ἐν Αἰγύπτῳ χτλ.

l. P. Ὑιεβεοκ (p. 40 et p. 67, 8) : οὕτως χαθὼς ἂν αὐτοῖς Ex τῶν δημοσίων πραγμάτων πίστεώς τε τῆς ἰδίας ἐφαίνετο, ἔδοξεν...

243. Nous avons vu (169) qu'après un adjectif ou un adverbe marquant le degré dans la quantité ou la qualité, on pouvait avoir une proposition consécutive; on peut avoir aussi une proposition corrélative; Mat., XXIV, 21 : ἔσται γὰρ τότε θλίψις μεγάλη οἵα où γέγονεν ἀπ᾿ ἀρχῆς χόσμου ἕως τοῦ vüv(— il y aura alors une détresse si grande qu'il n'y en a point eu...)

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