La proposition infinitive joue un triple rôle
a) Elle sert de sujet logique à un verbe impersonnel ou à une locution impersonnelle, Æ., IX, 27 : ἀπόκειται τοῖς ἀνθρώποις ἅπαξ ἀποθανεῖν. — Cf. 256-258.
b) Elle sert de complément direct à la proposition principale, et équivaut à une proposition complétive directe, Mar., XIV, 64 : κατέκριναν αὐτὸν ἔνοχον εἶναι θανάτου. — Ph., 1, 12 : γιγώσχειν δὲ ὑμᾶς βούλομαι. — La proposition infinitive est une partie intégrante de la pensée. — Cf. 259-262.
c) Elle sert de complément indirect à la proposition principale, et équivaut à la proposition finale. Dans ce cas :
Tantôt elle dépend immédiatement de la proposition principale, et elle est une partie intégrante de la pensée, Mat., XII, 46 : ἰστήχεισαν ἔξω ζητοῦντες αὐτῷ λαλῆσαι (cf. 172, 1°). — Tantôt elle est en rapport logique seulement avec la proposition principale, complète par elle-même, et lui sert d’épexégèse, R., I, 28 : παρέδωχεν αὐτοὺς ὃ θεὸς εἰς ἀδόχιμον νοῦν, ποιεῖν τὰ μὴ χαθήχοντα.
— 2 Co., IX, 5, etc. (cf. 172, 20). -- Cf. 263-268.
Proposition infinitive, sujet d'un verbe impersonnel.
266. La proposition infinitive sert de sujet logique aux verbes impersonnels et aux locutions impersonnelles :
A., VII, 23 : avéôn ἐπὶ τὴν καρδίαν αὐτοῦ ἐπισχέψασθαι (hébraïsme ; cf. les LXX, Jér., IT, 16; LI, 21) — Mar., 11 23 : καὶ ἐγένετο αὐτὸν ἐν τοῖς σάδθασιν διαπορεύεσθαι. — Α., XXV, 27 : ἄλογον γάρ μοι δοχεῖ πέμποντα δέσμιον μὴ καὶ τὰς χατ᾽ αὐτοῦ αἰτίας σημᾶναι.
Elle se rencontre : Après les verbes impersonnels suivants :
ἀνέδη, À., VII, 23. — ἀπόχειται, H., IX, 27. — ἀπολείπεται, H., IV, 6. — γίνεται, Mur., Il, 23; Mat., XVIII, 13, etc. — δεῖ et δέον ἐστίν, Mat., XVI, 21, etc. — δέδοται, Mat., XIIL, 11. — δοχεῖ, L., 1, 3: 4., XXV, 27, etc. (et cf. la construction personnelle, 4., XX VI, 9). — (oùx) ἔστιν, H., IX, 5; construction très classique qui ne se rencontre que dans Paul (cf. LXX, Sag., XIX, 17; Sag. Sir., X XVII, 22-23).— ἐνδέχεται, L., XIII, 33. — ἔξεστι et ἐξόν ἐστι, Mat., XII, 2; L., VI, 4, etc. — ἐπιτρέπεται, 4., XX VI, 1; XX VIII, 16; 4 Co., XIV, 34 (Luc et Paul seuls). — χαθήχει, À. XXII, 22. — πρέπει et πρέπον ἐστίν, f,Co., XI, 13; H., II, 10, et un exemple, en dehors de Paul,
Mat,, HE, 15. — συνέδη, 4., XXI, 30. — συμφέρει, Afat., XIX, 10: J., XVIII, 14: 5 Co., XII, 1, etc. — συνεφωνήθη, À., V, 9. — τέταχται, À., XXII, 10. — 157: Jac., TI], 10.
Après les locutions impersonnelles suivantes :
aruvarév ἐστι, H., VI, 4, 18; X, 4, XI, 6; seuls exemples.— ἀθέμιτόν ἐστι, A, Ἂς 28. — αἰσχρόν ἐστι, 4 Co., XIV, 35: Eph., V, 12 (Paul seul). — ἀναγγαῖον ἐστι, À, XIII, 46; H., VIII, 3 (Luc et Paul seuls). — ἀνάγκη ἐστί, Mar., XVII, 7; H., IX, 23. — ἀρεστόν ἐστι, À., VI, 2. — ἀσφαλές ἐστι, Ph., ΠῚ 1. — δίκαιόν ἐστι, À., IV, 19; Ph., 1,7. — δύνατόν ἐστι, À., II, 24. — δυσκολόν ἐστι, Mar., X, 24. — εὐχοπώτερόν ἐστι, Μαί., XIX, 24; Mar., X, 25: L., XVI, 17, etc. — ἔθος ἐστέ, J., XIX, 40; Α., XXV, 16; H., X, 25. — χαλόν ἐστι, Mat., XVIII, 8: Mar., VII, 27: L., IX, 33; 4 Co., VII, 1; H., XIIT, 9, etc. — ὀχνηρόν ἐστι, Ph., III, 1. — ὡρα ἐστί, R., XIII, 11.
257. a) Quelques verbes et locutions, comme δεῖ, καλόν ἐστιν, d'un usage fréquent dans le langage familier, se rencontrent chez lous les écrivains du N. T. Les autres, comme ἐνδέχεται, ἀπολείπεται, ἐπιτρέπεται, etc., et surtout les locutions impersonuelles, comme ἀδύνατόν ἐστι, ἀθέμιτόν ἐστι, αἰσγρόν ἐστι, etc., se rencontrent le plus souvent, et pour beaucoup d'entre elles exclusivement, dans Luc et Paul. — Il semble que ce soit là un resle de la langue littéraire.
ἢ Au lieu de la proposition infinitive après une locution impersonnelle, on peut avoir, dans le N. T.:
Une proposition conditionnelle, 4 Co., VII, 8 : καλὸν αὐτοῖς ἐὰν μείνωσιν ὡς χἀγώ (200).— Une proposition dépendante affirmative avec ὅτι (111). — Une proposition finale avec ἵνα, Mat., X, 25 : ἀςχετὸν τῷ μαθητῇ ἵνα γένηται ὡς ὃ διδζσχαλος (146, 2°). — Ou bien :
le génitif de l'infinitif, ou génitif final, L., XVII, 1 : ἀνένδεχτόν ἐστιν τοῦ τὰ σχάνδαλα ur, ἐλθεῖν. — Voy. d'ailleurs 287.
258. a) Classiquement, au lieu de la construction impersonnelle, on emploie fréquemment la construction persounelle, comme δίκαιός εἰμι, je Mérile de —= il est jusle que je, etc. — On emploie toujours personnellement : ἔοιχα, t semble que je; "κῶς semble que je; ἐπίδοξός εἰμι, est à présumer que je; πολλοῦ, μικροῦ, τοσούτου δέω, Et παρὰ μιχρὸν ἔρχομαι (KocH, 120, 7, Rem. IT).
Les constructions οἱ ces locutions sont absentes du N. T. où l'on ue trouve plus que, 4., XXVI, 9 : ἐγὼ μὲν οὖν ἔδοξα ἐμαυτῷ nt. — 2 Co., X, 9 : ἵνα μὴ δόξω ὡς ἂν Éxpobeiv ὑμᾶς. — Ce sont des vesliges de la langue littéraire, dans Luc et Paul.
Glassiquement, « δῆλόν ἐστι, i esl certain, et φανερόν ἐστι, Ül est évident, ne se construisent pas avec l'infinitif, mais avec
ὅτι; on trouve aussi la construction personnelle δῆλος et φανερός εἰμι ὅτι, » et la construction avec le participe (Kocx, 120, 7, Rem. III).
Il reste dans le Ν. Τ.: δῆλον ὅτι, Gal., III, 11, et 1 Co., XV, 27; πρόδηλον ὅτι, H., VII, 14.
La construction personnelle avec les locutions précédentes exige la synthèse des deux propositions principale et dépendante; elle était contraire à la loi de la dissociation des éléments de la pensée et elle a disparu (253, nota).
Dans les LXX, les livres plus anciens offrent peu d'exemples du verbe impersonnel suivis de la proposition infinitive, Gen., XLII, 38: 2 Esd., IV, 14; Es., XXX, 29; Dan., Il, 27, 23; Esther, III, 8, etc. ; et encore moins d'exemples du neutre de l'adjectif suivi de la proposition infinitive, Ex., VIII, 26; Jér., XL, 4: Prov., XXIV, 23: XXXI, 18, etc. Les exemples paraissent plus fréquents dans les autres livres, Prol. Sir. ; Sag. Sir., XXII, 15; XLI, 20 ; 4 Mac., III, 18; ΧΗ, 11; XIII, 5; XV, 20; > Mac.,IV,6; IX, 21; XIV, 10. — Cf. avec un nom, Gen., XXIX, 7 : οὕπω
L'influence de l’hébreu et des LXX n’a pas favorisé l'emploi des verbes impersonnels et des locutions impersonnelles, quoique la même construction existe en hébreu avec des mots correspondants à χαλόν ἐστιν͵ Gen., 11, 18; βέλτιόν ἐστιν, Gen., XXIX, 19.
Proposition infinitive (complétive directe) déclarative.
259. La proposition infinitive sert de complément direct à la proposition principale, et équivaut à une proposition dépendante affirmative. C'est une proposition infinitive complétive directe, employée au style indirect (261, a).
En exposant la syntaxe des propositions dépendantes affirmalives, nous avons montré que, dans le N.T., lestrois classes de verbes signifiant déclarer, croire, et percevoir, prenaient après elles la proposition dépendante affirmative introduite par ὅτι (116).
Après les verbes signifiant déclarer, la proposition infinitive tend à disparaître ; on la rencontre dans Luc et Paul, et çà et là dans les autres écrivains du N.T. Voy. la liste des verbes après lesquels on la trouve, 112.
Après les verbes signifiant croire, on trouve habituellement la proposition dépendante affirmative. La proposition infinitive
se trouve un certain nombre de fois dans Luc et Paul, après les verbes énumérés plus haut, 113, ὃ.
Après les verbes signifiant percevoir, on trouve habituellement la proposition dépendante affirmative ou la proposition participe ; il existe un très petit nombre d'exemples de la proposition infinitive (115, 6), et la plupart sont dans Luc et Paul.
Pour ces trois classes de verbes, la plupart des exemples de la proposition infinitive se rencontrent dans Luc et Paul, comme vestige de l'usage de la langue littéraire. La propoaition infinitive {endait à être abandonnée ; nous en avons indiqué la raison (117-118).
Les formes de la proposition infinitive employées après ces trois classes de verbes sont les suivantes, R., 1, 22 : φάσχοντες εἶναι σοφοί. — R., VI, 11 : ὑμεῖς λογίζεσθε ἑαυτοὺς εἶναι νεχρούς. ---- Mar., XIV,64 : κατέχριναν αὐτὸν ἔνοχον εἶναι θανάτου.
La proposition infinitive complétive exprime un jugement après les verbes de ces trois classes.
260. a) Classiquement, « après les verbes signifiant promettre, menacer, espérer, ainsi qu'après les verbes signifiant affirmer par serment, quand le serment se rapporte à l'avenir, on emploie l’infinitif futur. » Cependant les verbes signifiant espérer, peuvent se construire avec l’infinitif aoriste sans ἄν Koca, 120, I, Rem. II, et note 1; Currius, 560, I, Rem. 2; CucueEL et RIEMANN, 128, Rem. 1.)
[l ne reste qu'un seul exemple de la construction classique dans le N.T., 14... II, 18 : τίσιν δὲ ὥμοσεν μὴ εἰσελεύσεσθαι εἰς τὴν κατάπαυσιν αὐτοῦ; (LXX, Ps., XCV, 11). — L'iufinitif futur se trouve encore une fois, comme variaute, après ἐλπίζει, A., XX VI, 7.
La construction de ces verbes ἃ été unifiée dans le N. T. ; ils sont régulièrement suivis de l'infinitif aoriste, qui, dans le N. T,, remplace l'infinitif futur, 4., IT, 30 : ὥμοσεν αὐτῷ ὁ Θεὸς x χχρποῦ τῆς ὀσφύος αὐτοῦ χαθίσαι ἐπὶ τὸν θρόνον αὐτοῦ, — 4. XXVI,7 : ἐγπίζει χαταντῆσαι. --- L., ΥἹ, 34; XXIII, 8; R., XV, 24; 2J., 12, οἷο, — Mat., XIV,7: μετὰ êpxou ὡμολόγησεν αὐτῇ δοῦναι ὃ ἐὰν αἰτήrrzu. — 2 Co., V, 11, l'infinitif parfait se rapporte au passé.
b) Classiqnement, «après πείθειν signifiant persuader de, enyager à, on emploie l'infinitif; mais après le même verbe, s:irnifiant convaincre que, faire croire que, on emploie ὡς, 1lus rarement l'accusatif avec l'infinitif. » (Kocx, 102, 2, Rem.)
Dans le N. T., πείθειν est suivi de la proposition infinitive ou
de la proposition dépendante affirmative avec ὅτι, mais jamais de ὡς, qui ne s'emploie pas ainsi dans le Ν. T. (cf. 108).
c) Classiquement, le passif des verbes signifiant dire et annoncer s'emploie à la troisième personne, soit personnellement, soit impersonnellement; le passif des verbes signifiant croire ne s'emploie que personnellement. » (Kocx, 120, I, Rem. IIL.)
Pour la première catégorie de ces verbes, il en est de même dans le Ν, Τ., 1 Co., I, 11 : ἐδηλώθη γάρ μοι περὶ ὑμῶν... ὅτι ἔριδες ἕν ὑμῖν εἰσίν. — Η., XI, 4 : ἐμαρτυρήθη εἶναι δίκαιος. — Mar., Il, 1; J., 1X, 32; À., V, 9; 1 Co., XV, 12, etc.
Le passif des verbes de la deuxième catégorie est très peu employé dans le N.T., et peut-être ne l’est-il ni personnellement ni impersonnellement, à la troisième personne, avec la proposition infinitive.
d) Les écrivains du N. T. ne rapportent jamais le discours d'autrui par une série de propositions infinitives, comme le font les écrivains profanes. Si le discours est long, et mème s'il ne comprend que quelques propositions, la proposition infinitive cède brusquement la place au style direct, L., XXIV, 46-49 ; 4.,1, 4; cf. cependant Ti£., 11, 10, et 247, 1. — Dans les LXX,1R., XX, 28-29; Esth., IV, 8-9.
Proposition infinitive (complétive directe) volitive.
261. a) Après un verbe annonçant une déclaration de la volonté, la proposition volitive prend, classiquement, son verbe à l’infinitif au style indirect, et correspond ainsi à la proposition infinilive (complétive directe) exprimant un jugement; cf. plus haut, 259. Cette règle classique est observée surtout par Luc et Paul.
δ) Mais, daus le N. T., au lieu de l'infinitif du style indirect, on peut trouver la proposition finale ordinaire qui se rapproche davantage du style direct. Ainsi : L., XIX, 15 : εἶπεν φωνηθῆναι αὐτῷ τοὺς δούλους, — Mat., IV, 3 : εἰπὸν ἵνα οἱ λίθοι οὗτοι ἄρτοι γένωνται. — Mar., V, 48 : εἶπεν δοθῆναι αὐτῇ φαγεῖν. — Μαν"., 111,9: εἶπεν τοῖς μαθηταῖς αὐτοῦ ἵνα πλοιάριον προσχαρτερῇ αὐτῷ.
c) Après les verbes qui signifient tantôt déclarer et lanlôt commander, la proposition infiuitive équivaut, dans le premier cas à la proposition dépendante affirmative (Mat., IIl, 9 et ZL., XXIIL, 2); et, dans le second, à la proposition indépeu-
dante volitive (Z., XIX, 15 et 4., XIX, 4), ou à la proposition dépendante finale (Mar. III, 9), pour ce qui concerne le grec du N. Τ᾿ (261, δ).
d) La proposition infinitive volitive prend la forme de la proposition infinitive avec l'accusatif sujet exprimé ou à suppléer.
Un même verbe peut, d’ailleurs, être suivi des deux formes de la proposition infinitive (infinitif avec l’accusatif sujet ; intinitif seul), suivant la nature de l’idée ou la manière dont elle est conçue, L., XI], 13 et XIX, 15; 4., XIII, 28 et Eph., III, 13; Mal., XVIII, 25 et À., XVI, 22. — Cf. 262 et 263.
262. La proposition infinitive volitive se rencontre, comme en grec classique, après les catégories de verbes qui suivent :
1° Ceux qui signifient ordonner, décider, déterminer (que) :
ἀποκρίνεσθαι, 4., XXV, 4. — διατάσσειν, L., VIII, 55; 4., XVIII, 2; XIV, 2 — εἰπεῖν, Mar., V, 45; L., XIX, 15. — ἐπιχρίνειν, L., XXIII, 24. αχρίνειν, Mar., XIV, 61. — χελεύειν, Mat., XIV, 19, 28; XVII, 25; KXVIL, 64 ; L., XVIII, 40 ; 4., IV, 15; V, 3h: XXI, 34; XXII, % : XXII, 3 Matthieu et Luc seuls). --- παραγγέλλειν, 4., X XIIT, 30 (Tis.). — προστάσσειν, A,, X, 418, — προχειρίζεσθαι, 4., X XII, 14. — προορίζειν, 4., IV, 28. — τάσσειν, Le, AV, 2,
2 Ceux qui signifient vouloir (que) :
Ἰρύλεσῆαι, Ph., 1, 19; 4 Tim., V, 14; Tül., III, 8; Phil, 13; 2 P., II, 9. — ἡέλειν, Mar, VII, 24: L., 1, 62; J., XXI, 22; 4 Co., X, 1, 20, et souvent dans Faul]
ἡ Ceux qui signifient permeltre (laisser) et ne pas per- ΘΕ (que) :
ἀφιέναι, οὐχ ἀφιέναι, Mat., VIII, 22; Mar., I, 34; X, 14, etc. — (οὐχ) ἐᾶν, Wat, NXIV, 43; L., IV, 41; À4., XIV, 16; XVI, 7; ΧΙΧ, 30; XXIII, 32; NAVII, 42; XVIII, 4: 4 Co., X, 13. — ἀν τω δίαι.. XIX, 14. (et cf. Mar.., IX, ΝΟ X, 14); 4., XXIV, 23; 1 Th., Il, 16, etc.
Ceux qui signifient faire (faire), laisser (faire), faire(que):
ἐδόναι, οὗ διδόναι, Α., X, 40 : ἔδωχεν αὐτὸν ἐμφανῆ γενέσθαι, et cf. Α., II, αὐ ῶξ ώσεις τὸν ὅσιόν σου ἰδεῖν διαφθοράν (cité des LXX, Ps., ΧΥ͂, 10). Cet σα οὶ (le διδόναι est un hébraïsme. --- παραδιδόναι, À., VII, 42 : παρέδωχεν
αὐτοὺς λατρεύειν τῇ στρατιᾶ τοῦ οὐρανοῦ, τἰ les laissa dorer. — ποιεῖν, Mar.,
|, 47 ΗΝ, 34; J., VI, 10; À4., XVII, 26. — σπουδάζειν, 2 P., I, 15 : σπου-
PATATE " πὶ ἑχάστοτε ἔχειν ὑμᾶς (-ΞΞ )6 prendrai soin que vous ayez toujours).
5 Lenx qui signifient désirer et demander (que) :
αἰτεῖσθαι, L.. NXIIT, 23; À., III, 14; XIII, 28. — ἐνορχίζειν, 4 Th., V, 27. — ἐπιθυμεῖν, H., VI, 11. — ἐπικαλεῖσθαι, 4., XXV, 21. — εὔχεσθαι, Α4.. XXVI, 29; XXVII, 29; R., IX, 3; 2 Co., XIII, 7; 3 J., 2. — παραιτεῖσθαι, H., XII, 49. — παραχαλεῖσθαι, 4., XIII, 42; XXIV, 4.
a) A. Buttmann ἃ remarqué (141, 3) que χελεύειν est suivi parfois, dans le N.T., d'une proposition infinitive ayant son verbe au passif, comme Mat., X VIII, 25, etc., tandis que l’on aurait dû avoir l’infinitif seul à l'actif, comme Mat., VIII, 18; À., XVI, 22, etc., et il voit là une influence de la construction de jubere avec l’infinitif passif en latin. Quoi qu’il en soit de cette assertion, il faut remarquer que, dans le N. T., les verbes qui signifient commander prennent voloutiers après eux Finfinitif passif, comme εἶπον, Mar., V, 43; ἐπέταξα, Mar., VI, 39; ἀπέστειλα, Α., V, 21; ἐπικαλεῖσθαι, À., XX V, 21; ἐνορχίζειν, 4 Th., V, 27; ἀποχρίνεσθαι, À., X XV, ἡ, elec. La construction de χελεύειν ἃ été assimilée à celle des verbes que nous venons de citer, et la syntaxe de tous ces verbes de même sens a &lé unifiée.
δ) Quelques verbes très usités comme εἰπεῖν, θέλειν, ἀφιέναι, ποιεῖν, εὔχεσθαι, sont suivis de la proposition infinilive chez tous les écrivains du N. T. Mais la plupart des verbes cités précédemment ne prennent cette construction, au moins d’une manière assez fréquenie, que dans Luc et Paul; nous avons déjà fait la même remarque (259).
Proposition infinitive (complétive indirecte) finale.
263. Il y a finalité, dans le N.T., toutes les fois que ce qui est exprimé dans la proposition principale est conçu comme tendant ou aboutissant à l'acte exprimé dans la proposition dépendante (142, b), et cette idée de finalité est très souvent exprimée par l'infinitif (144, 3).
L'infinitif seul s'emploie, comme en grec classique, après les verbes qui suivent, et qui contiennent tous une idée de finalité :
1° Ceux qui expriment une idée de volonté ou de désir :
αἰτεῖν, demander de ou à, J., IV, 9; A., VII, 46, elc. — αἰσχύνεσθαι, rougir de, L., XVI, 3. — ἀναμιμνήσχειν, avertir de, 3 Tim., 1, 6. — ἀξιοῦν, juger bon, juger digne de, L., VII, 7; Α., XV, 38; XX VIII, 22. — ἀπειλεῖν, défendre avec menaces de, Α., 1V, 17. — ἀρνεῖσθαι, refuser de, I.. XI., 24.
βούλεσθαι, résoudre de, Mat., 1, 19, etc. — γράφειν, écrire de. À., XVIII, 27: 4 Co., V, 9, 11. — διατάσσειν, ordonner de, 41 Co.,1X, 14. — διδόναι, accorder de, J., V, 26; 4.,1V, 29, οἱς. — δοκεῖν, s'imagincer de, avoir la prélention de, Mat., III, 9; J., V, 39, etc. — οὐ δοχιμάζειν, dédaigner de, ne pas s'inquiéiér de, R., 1, 23. — δεῖσθαι, demander de ou à, L., VIII, 38, etc.
εἰπεῖν, dire de, Mat., XVI, 12; L.. XII, 13, etc. — ἐντέλλεσθαι, commander de, Mat., XIX, 7; J., VIII, 5. — ἐνκόπτειν, empêcher de, Gal., V, 7. —
158 INFINITIF. | emarryuveoda, avoir honte de, H., 11. 11, @tc. — ἐπαγγέλλεσθαι, promettre de, Mar., XIV, 11, etc. — ἐπερωτᾶν, demander de, Mat., XVI, 1. — ἐπιθυμεῖν, désirer de (avec l’infinitif aoriste), Mat., XIII, 17; L., XV, 16, etc. — iminobsiv, désirer de (avec l'infinitif aoriste), R., I, 11; 2 Co., V, 2, etc. — ἐπιτάσσειν, commander de, Mar. VI, 39 iVar.); Α., XXII, 2, etc. — ἐπιτρέπειν, permeltre de, Mat., VIII, 21, etc. — ἐρωτᾶν, demander de ou à, prier de, L., V, 33; J., ΕΥ̓. 40. — edboxeiv, consentir à, L., XII, 32: R., XV, “ἢ, ele, (Luc et Paul seuls).
léisxv, décider de, prétendre à, etc., Mat., V, 40; XI, 14; XVIII, 22, etc. θ᾽ ou Βέλω, je refuse de, Mat., 1, 19: 11, 18, etc. — χαταξιοῦν, juger digne de, A., V, 41. — χελεύειν, commander de, Mat., VIII, 18, etc. — χηρύσσειν, commander de (en prêchant), R., 11, 21. — χρίνειν, décider de, Α., XX, 16 : ἐς, V,, 8-4, etc. — λέγειν, dire de, Μαί., V., 34; À., XXI, 21: Ap., X, 9. — μέλλειν, être sur le point de, — avoir l'intention de, Α., XII, 6; XVI, 27, ΒΓ, — γεύειν, faire signe de, A., X XIV, 10.
ὁρίζειν, décider de, À., XI, 29. — ὀφείλειν, devoir, être tenu de ou à, J , XIII, Li, ΘΓ. — παραγγέλλειν, dire de, Mat., XV, 35, etc. — πείθειν, persuader de, décider ἃ, Α., XIIX, 43, etc. — πιστεύειν, présumer de, R., XIV, 2. — προτίbexbxr, se proposer de, R., I, 13. — συμθουλεύειν, délibérer de, conseiller de, A.,1X, 235 Ap., III, 18. — συνευδοχεῖν, consentir à, 1 Co., VII, 12, 13. — συντίθεσῆαι, convenir de, L., XXII, 5.
τιβέναι (ἐν ταῖς χαρδίαις, ἐν τῷ πνεύματι), 86 proposer de, résoudre de, L., XXI, 14; 4., XIX, 21. Hébraïsme; cf. les LXX, 3 R., XIII, 20, etc. — ὑπαχούειν, consentir à, E., XI, 8. — φείδεσθαι, s'abstenir de, 2 Co., XII, 6 (en suppléant l'infinitif). — φροντίζειν, avoir soin de, Til., 11], 8. — χρηματισθῆναι, dire averti de, Mat., 11, 12; À., X, 22.
2° Ceux qui expriment la destination, le but, l'effort, le résullat, la conséquence :
ἀγωνίζεσθαι, s'efforcer de, L., XIII, 24. — ἄρχεσθαι, commencer de, Mat., XXIV, 49, etc. — ἀσκεῖν, s'exercer à, À., XXIV, 16. — διδόναι, donner à, Mat, X1V,16; XX VIL, 34, etc. — δοξάζειν, (se) louer de, H., V, 5.
clwlivæ, avoir coutume de, Mul., XX VII, 15. — ἐχλέγεσθαι, choisir pour, L,,1, 24-95. — ἐπιδεῖν, veiller à, L., 1, 25. — ἐπιζητεῖν, chercher à, Α., XIII, 7.
ἐπιλανθάνεσθαι, oublier de, Mat., XVI, 5; Mfar., VIII, 14. — ἐπισκέπτεσθαι, anain l'idée de, avoir en vue de, Α., XV, 44. — ἑτοιμάζειν, préparer à, Mat., MXVI, 17. — εὐχαιρεῖν, avoir le loisir de, Mar., VI, 31; Α.. XVII, 21. — ἐπιχειρεῖν, tenter de, L., I, 1; A.,IX, 29: XIX, 13 (Luc seul).
τητεῖν, chercher à, Mat., XII, 46; Mar., XII, 12. — χινδυνεύειν, étre en danger de, À., XIX, 27, 40. — μέλλειν, éfre sur le point de, aller, J., IV, 47, ete, — μετανοεῖν, se convertir de manière à, Ap., XVI, 9. — ὀχνεῖν, hésiter à, A ,, 1X, 38.
παραδιδόναι, donner à, Α., XII, 4, etc. — παραινεῖν, exhorter à, A., XX VII,
|. Mikiw est suivi, classiquement, dc l'iufinilif présent et futur, et plus rarement l'intinitif aoriste. Dans le N. T., ce verbe est suivi : 19 de l’infinitif présent loujuurs dans les Évangiles), Mat., IL 13; R., IV, 24, etc. ; 20 de l'infinitif aoriste, qui remplace l'infinitif futur (260), R., VIIL, 18; Gal., I, 23; Apoc., IL, 16, etc. ; “ Linfioilif futur ἔσεσθαι dans les Actes seulement, comme vestige de la conslruclion classique, Α., XI, 28; XXIV, 15: XXVII, 10.
22. — παραχαλεῖν, appeler à ou pour, Α., X XVIII, 20; exhorter à, Mar., V, 17; Jude, 3: 1 P., T1, 11, etc. — πειράζειν, essayer de, À., 1X, 96, etc. (Actes seulement). — πειρᾶσθαι, même sens, Actes seulement, XX VI, 21. — rappnσιάζεσθαι, avoir asses d'assurance pour, Eph., VI, 20. — περιθλέπεσθαι, examiner des yeux pour, chercher des yeux à, Mar., V, 32. — προλαμθάνειν, entreprendre d'avance de, Mar., XIV, 8. — προμελετᾶν, s'inquiéter de, songer d'avance à., L., XXI, 14. — προσεύχεσθαι, prier pour (— demander en priant de), L., XXII, 40. — προσέχειν, faire altention de ou à, Mat., VI, 1. — προσχαλεῖσθαι, appeler à ou pour, 4., XVI, 10. — προστίθεσθαι, continuer de, recommencer de, L., XX, 11; À., XII, 3 (cf. L., XIX, 11). C'est un hébraïsme, LXX, Gen., IV, 2 et souvent. — προσποιεῖσθαι, feindre de, L., X XIV, 28.
σπουδάζεσθαι, avoir soin de, Gal., 11, 10; 3 P,1I, 10, etc. — τολμᾶν, et presque toujours οὐ τολμῶ, (n’)avoir (pas) la hardiesse, le courage de, Mat., XXII, 46; R., V, 7: Ph., 1, 14. — φιλοτιμεῖσθαι, mettre son honneur à, se faire honneur de, R., XV, 20; 2 Co., V, 9; 1 Th., LV, 11. — φοδεῖσθαι, craindre de, hésiler à, Mat., 1, 20; 11,22; Mur., IX, 32; L., IX, 45 (Évangiles seulement). — χρίειν, oindre (= élire pour), L., IV, 18 (cité des LXX, Es., LXI, 1). — χρονίζειν, tarder à, L., XII, 45.
3° Ceux qui expriment le mouvement et enferment en eux une idée de destination et de bul :
Mat., IV, 1 : ἀνήχθη... πειρασθῆναι. — XI, 8 : τίἐξηλθατε ἰδεῖν; — XIV, 23 : ἀνέθη... προσεύξασθαι. — L., IV, 16 : ἀνέστη ἀναγνῶναι, et cf. 4 Co., X, 7; et les LXX, Ex., XXXIL 6; Es., XI, 10. — A., XVII, 14 : Παῦλον ἐξαπέστειλαν ot ἀδελφοὶ πορεύεσθαι ἕως... — H., VI, 18 : οἱ καταφυγόντες χρατῆσαι. — Ap., XXIL, 8 : ἔπεσα προσκυνῆσαι. — Mat., XX VIII, 8 (ἔδραμον). — L., XVII, 18 (ὑποστρέψαντες). — XVII, 31 (καταθάτω). — XXIII, 32 (ἤγοντο). — J., IV, 33 (ἤνεγκεν). — 4., XII, 1 : ἐπέδαλεν “ΠΠΠρῴδης... τὰς χεῖρας χαχῶσαί τινας. — 4 Co., XVI, 3 (πέμψω). — Et très souvent.
4° Ceux qui expriment une idée d'aptilude et de capacité, comme savoir faire une chose, pouvoir la faire; enseigner ou apprendre à la faire :
γινώσχειν, savoir, Mal., XVI, 3. — διαδλέπειν, voir à (= savoir), Mat., VII, 5. — δοχιμάζεσθαι, être {trouvé propre à où bon pour, 1 Th., 11, 4. — εἰδέναι, savoir, Mat., VII, 11, etc. — φιλεῖν, aimer à, Mat., VI, 5; XXII, 6.
δειχνύειν, montrer à, À., X, 28. — διδάσχειν, enseigner à, L., XI, 1. — εὐαγγελίζεσθαι, instruire à, À., XIV, 15. — ὑποδεικνύειν, montrer à, Mat., II], 7. — μανθάνειν, apprendre à, 1 Tim., V, 4, etc. — παιδεύεσθαι, être formé à, 1 Tim., Ι, 20. — προλαμδάνειν, apprendre (de la tradition) à, Mar., VII, 4.
δύνασθαι, Mat., VI, 27, etc. — δυνατεῖν, R., XIV, 4, etc. — ἔχειν, avoir à, être obligé de, pouvoir, Mat., XVIII, 25; L., VII, 42, etc. Pour Mar., XIV, 8, suppléez ποιῆσαι après ἔσχεν. — ἐξισχύειν, Eph., 11), 18. — ἰσχύειν, Mat. VIII, 28; J., XXI, 6, etc. — κατισχύειν, L., XXI, 36. — νικᾶν, oblenir le pouvoir de (— pouvoir), Ap., V, 5.
264. Après les noms et les adjectifs exprimant une idée identique ou analogue à celle des verbes des catégories précé-
ivntes (262; 263), on peut trouver la proposition infinitive, voinme après les verbes; et d'une manière générale, on trouve l'iufinitif après tout nom et tout adjectif enfermant en lui une 6 de finalité :
L., I, 1 : ἐξῆλθεν δόγμα... ἀπογράφεσθαι πᾶσαν τὴν οἰκουμένην. — 1,, XIV, 5 : ἐγένετο δρμὴ... ὑδρίσαι xat λιθοδολῆσαι αὐτούς. — 27...
VII, ὅ : ἐντολὴν ἔχουσιν ἀποδεχατοῖν τὸν λαόν.
|| en est de même après ἀνάγχη, Jude, 3. — διαχονία. À., XX, 24. — δύsauts, Το IX, 1, etc. — ἐξουσία, J., X, 18. — ἐπαγγελία, H., IV, 1. — ἐργασία, ἐς XII, 58. — θέλημα, 41 P., Il, 15. — καιρός, H., XI, 15. — ὀφειλέτης, lenu à, but, V, 8. — τὸ χατ᾽ ἐμὲ πρόθυμον (εὐαγγελίσασθαι), ma bonne volonté à, R., li. — (ὁ ἔχων) ὦτα (ἀκούειν), Mar., IV, 9. — Etc. ἴιχος, H., VI, 10. — ἄξιος, L.. XV, 19, etc. — ἀρχετός, 4 P., IV, 3. — ἐλεύς, 4 Co., VII, 39. — ἔτοιμος, L., XXII, 33; ἐν ἑτοίμῳ et ἑτοίμως (ἔχειν), “10, X, 6; À, XXI, 13, elc. — ἱκανός, Mat., Ill, 11, etc. — Et d'autres.
265. Nous avons dit que l'emploi de la proposition infinitive anrès les verbes des catégories précédentes (263-264) était “lassique ; mais il est plus étendu dans le N. T. qu'en grec “lissique et se rencontre après beaucoup plus de verbes. Le Lrincipe, dans le N.T., est que tout verbe {et tout mot) peut etre suivi de l’infinitif, lorsque ce qu'il exprime tend ou aboutit a ce qui est exprimé par l'infinitif, et nous avons dit qu'il en “lait de même, en vertu du même principe, pour l'emploi de la nroposition finale (146-147). De là, dans le N. T., des construcl\uns inusitées dans la langue littéraire grecque, comme :
Mat., VII, ὃ : καὶ τότε διαδλέψεις ἐχθαλεῖν τὸ χάρφος. — Mal. \ VI, 1 : ἐπηρώτησαν αὐτὸν σημεῖον ἐχ τοῦ οὐρανοῦ ἐπιδεῖξαι αὐτοῖς. --- Mur, N, 82 : xat περιεύλέπετο ἰδεῖν τὴν τοῦτο ποιήσασαν. — J., IV, ill: ηρώτων αὐτὸν μεῖναι παρ᾽ αὐτοῖς. — Α., XI, 29 : ὥρισαν ἕχαστος rdv εἰς διακονίαν πέμψαι (de même chez les poètes grecs). — Apoe., V, 5 : ἐνίκησεν ὃ λέων ὃ Ex τῆς φυλῆς ᾿Ιούδα... ἀνοΐξαι τὸ βιos. — Ap., XVI, 9 : καὶ οὐ μετενόησαν δοῦναι αὐτῷ δόξαν. — Etc.
De là, particulièrement, l'emploi si fréquent de l'infinitif final yrès les verbes de mouvement, J., XIV, 2 : πορεύομαι ἑτοιμάσαι
πὸν ὑμῖν. — L., IV, 16 : ἀνέστη ἀναγνῶναι (tandis que l'on ἃ la vuustruction ordinaire et classique dans Mat., 11, 8 : πορευθέντες
Ἔτασατε, et IX, 9 : ἀναστὰς ἡχολούθησεν). — Et très souvent.
266. Deux causes ont dû contribuer à étendre, dansleN.T., ‘umploi de la proposition infinitive.
La première est l'influence de l’hébreu qui aime à employer l'iufinitif après toute espèce de verbes, pour exprimer la finaτ (cf. PREISWERK, 901 seq.). L'usage de l’hébreu se reflète
daus les LXX, Gen., XI, 5 : κατέδη Κύριος ἰδεῖν τὴν πόλιν. — E., Ἢ], 15 : ἐζήτει ἀνελεῖν Μωυσῆν. — 1 R., XV, 23 : ἐξουδενώσει σε Κύpros μιὴ εἶναι βασιλέα. — Gen., II, 15 : ἔθετο αὐτὸν ἐν τῷ παραδείσῳ τῆς τουφῆς ἐργάζεσθαι αὐτὸν χαὶ φυλάσσειν. --- 2 Paral., XXXIT, 17 : βιόλίον ἔγραψεν ὀνειδίζειν τὸν χύριον θεόν. --- Ex., XXXV, 34; Es., LXI, 1-3.
La seconde cause est l’analogie, c'est-à-dire la force du principe posé plus haut (265, 261); ἐρωτᾷν et ἐπερωτᾶν ont été construits comme αἰτεῖν; διαδλέπειν 8 été employé et construit comme γινώσχειν et εἰδέναι, etc. En d'autres termes, la syntaxe de tous les verbes exprimant une idée de même nature est unifiée ou lend à l'être. On peut supposer d’ailleurs que cette uaification et cette tendance existaient dans la langue familière. L'emploi de l'infinitif final se rencontre en poésie, comme dans la langue du N.T.{(GoopwiNn, 748, et 770 seqq.); plus rarement en prose (cf. cependant Goopwin, 772, c).
267. Après les verbes énumérés dans les catégories précédentes, la proposition infinitive est construite de manière à dépendre immédiatement du verbe de la proposition principale et à faire partie intégrante de la pensée (255, c). Mais, comme nous l'avons dit (ibid.), la proposition infinitive, indépendante grammaticalement de la proposition principale, peut n’avoir avec elle qu'un rapport logique et lui servir seulement d'épexégèse. Cet emploi de la proposition infinitive est très fréquent dans le Ν. T., surtout dans les discours et les Leitres. Nous avons vu qu’il en était de même de la proposition dépendante finale (172, 2°) : |
R., 1, 28 : mapédwxey αὐτοὺς ὃ θεὸς εἰς ἀδόχιμον νοῦν, ποιεῖν τὰ μὴ χαθήχοντα, de manière qu'ils faisaient... — L., 1, 54 : ἀντελάδετο
uvnoôñvar ἐλέους, de manière ἃ 86 souvenir.
— De même L., 1, 69-72 : ἤγειρεν χέρας σωτηρίας ἡμῖν ἐν οἴκῳ Δαυεὶδ παιδὸς αὐτοῦ, χαθὼς ἐλάλησεν..., ποιῆσαι ἔλεος μετὰ τῶν πατέρων ἡμῶν χαὶ μνησθῆναι διαθήχης ἁγίας αὐτοῦ. — De même L., [4 78-79. — Α., XVIL, 26-27 : ἐποίησέν τε ἐξ ἑνὸς πᾶν ἔθνος ἀνθρώπων χατοιχεῖν ἐπὶ παντὸς προσώπου τῆς γῆς, ὀρίσας προστεταγμένους χαιροὺς καὶ τὰς dpoθεσίας τῆς χατοιχίας αὐτῶν, ζητεῖν τὸν θεόν χτλ. --- 2 Co., IX, ὃ : ἀναγ-
εἶναι οὕτως ὡς..., de manière qu'èlle δοἱέ prête. — Eph., 1, 16-18:
πεφωτισμένους (εἷναι). — ÆEph., 111, 16-17; Col., 1, 10 (περιπατῆσαι);
IV, 2-4 (λαλῆσαι); IV, 6 (εἰδέναι); 2 P., LIT, 1-2 (μνησθῆναι). Cet usage de l’infinitif est une extension du précédent.
{| est surtout hébraïsant, comme on le voit par ces exemples des LXX, 4 R., Il, 8 : ἀπὸ xonplac ἐγείρει πτωχόν, καθίσαι μετὰ δυναστῶν λαοῦ. — 1 H,, 1, 98 : ἐξελεξάμην τὸν οἶχον τοῦ πατρός σου ἐκ πάντων τῶν σχήπτρων Ἰσραήλ, ἐμοὶ ἱερατεύειν, τοῦ ἀναδαίνειν ἐπὶ θυσιαστήριόν μου. — Deul., ΧΧΝΥΊΙΙ, | : καὶ ἔσται, ἐὰν ἀχοῇ ἀκούσης τῆς φωνής Κυρίον τοῦ θεοῦ σου, φυλάσσειν xai ποιεῖν πάσας τὰς ἐντολὰς ταύτας. --- Es., XIII, 9: ἰδοὺ γὰρ ἡμέρα Κυρίου ἔρχεται ἀνίατος θυμοῦ χαὶ ὀργῆς, θεῖναι τὴν οἰχουμένην ἔρημον καὶ τοὺς ἁμαρτωλοὺς ἀπολέσαι ἐξ αὐτῆς. — Prov., 1, 1-4 : παροιμίαι Σαλομῶντος υἱοῦ Δαυΐδ, ὃς ἐδασίλευσεν ἐν Ἰσραήλ, γνῶναι σοφίαν χαὶ παιδείαν, νοῆσαί τε λόγους φρονήσεως, δέξασθαί τε στροφὰς λόγων, νοῆσαί τε διχαιοσύνην ἀληθῆ, xai χρῖμα κατευθύνειν,
ἵγα δῶ ἀχάκοις... -- Ex., XXXV, 31-33.
268. a) Parfois le sens de finalité est affaibli, l'infinitif signifie plutôt en ce que, par rapport à ce que, et correspond à notre participe présent (gérondif) :
A., XV, 10 : τί πειράζετε τὸν θεόν, ἐπιθεῖναι ζυγὸν ἐπὶ τὸν τράχηλον τῶν μαθητῶν, ... en imposant un joug …
Cet emploi de l'infinitif est hébraïsant; cf. PRRISWERK, 505, 1, y; et les LXX, Ps., LXXVII, 18 : ἐξεπείρασαν τὸν θεὸν ἐν ταῖς χαρδίαις αὐτῶν, τοῦ αἰτῆσαι βρώματα, en demandant de la nourriture.
b) On trouve quelquefois ὡς devant l’infinitif final. H., ΥἹΙ, 9 : ὡς ἔπος εἰπεῖν. C'est une locution de la langue litléraire (Kocx, 122, 2; CurrTius, 564). Cf. 170, a.
Infinitif accompagné de l'article.
269. Classiquement, l'infinilif peut prendre l’article et se décliner comme un nom neutre; bien plus, une proposition inliuitive tout entière peut être précédée de l'article et employée comme un nom. L'infinitif accompagné de l’article peut 86 mettre à tous les cas, avec ou sans préposition. — Il peut ètre accompagné d'un sujet et de compléments; pour le cas auquel ils se rencontrent, voy. plus haut (249 seqq.). — Il en est de mème dans le N.T.
a) Le sujet est exprimé, s’il est nécessaire, 4., XX VII, 1 : ὡς δὲ ἐχρίθη τοῦ ἀποπλεῖν ἡμᾶς εἰς τὴν ᾿Ιταλίαν. — Il se supprime souvent (249; 252), comme le montrent les exemples ci-dessous.
b) Tantôt l'infinitif avec l'article est un nom verbal pur, A., XXV, 1 : οὐ παραιτοῦμαι τὸ ἀποθανεῖν (— τὸν θάνατον). Tantôt il remplace une proposition dépendante à verbe fini, 4., VIII, AU : ἕως τοῦ ἐλθεῖν αὐτὸν εἰς Καισαρίαν (— ἕως ἦλθεν).
ΟἹ L'infinitif sans article et l'infinitif avec l'article ne se dis-
tinguent que par une nuance très légère. Sans article, l'infinitif exprime l’idée verbale concrète (l'acte); avec l'article, ilexprime l'idée nominale abstraite, 1 Co., XIV, 35 : αἰσχρὸν γάο ἐστιν yuναιχὶ λαλεῖν ἐν ἐχχλησίᾳ, et 4 Co., XI, 6 : αἰσχρὸν γυνχιχὶ τὸ χειρᾶσθαι ἢ ξυρᾶσθαι.
d) L’infinitif avec l'article est modifié, non par l'adjectif, mais par l’adverbe. Il faut signaler comme une singularité (de la langue familière ou populaire, sans doute), Æ., II, 15 : ὅσοι φόῤῳ θανάτου διὰ παντὸς τοῦ ζῇν ἔνοχοι ἦσαν δουλείας, construction passée ensuite dans le grec chrétien et byzantin. — Classiquement, on ne trouve avec l'infinitif que le pronom-adjectif, comme, 3 Co., VII, 11 : αὐτὸ τοῦτο τὸ κατὰ θεὸν λυπηθῆναι.
270. a) La proposition infinilive avec l'article prend les mêmes formes que sans article (254). L'infinitif est seul, Mar., IX, 10. — Il est accompagné d'un sujet exprimé ou à suppléer, A., XXVII, 1; Mar., XII, 33.
b) La proposition infinitive avec l’article remplit les fonctions suivantes :
Elle sert de sujet et de complément direct aux verbes, comme un nom ordinaire ; l’infinitif est alors au nominatif, ou à l’accusatif sans préposition.
Elle équivaut à une proposition finale : très rarement quand elle est à l’accusatif sans préposition; très souvent quand elle est au génitif sans préposition, ou à l'accusatif avec les prépositions εἰς et πρός.
Elle équivaut à une proposition circonstancielle : Causale, quand elle est au datif, ou quand elle est précédée des prépositions διά, ἕνεχεν, ëx, parfois ἐν. — Temporelle, quand elle est précédée des prépositions ἐν, μετά, ἕως, διά, πρό (et πρίν, 222).
Nominatif de l'infinitif.
271. a) Le nominatif de l'infinitif est le sujet de la proposition, Mat., XV, 20 : τὸ δὲ ἀνίπτοις χερσὶν φαγεῖν où χοινοῖ τὸν ἄνθρωπον. -- Mar., IX, 10; XIT, 33 (bis). — Tous les autres exemples sont dans Paul, R., VII, 18 (bis), XIV, 21; 4 Co., VII, 26; XI, 6; 2 Co., VIX, 11; VIII, 11; IX, 1, PA., I, 21, 22, 24, 29 (bis); H X, 31.
b) Comme en grec classique, dans une locution impersonnelle formée de ἐστίν et d’un nom, l'infinitif ne prend pas l’article (Kocx, 121, Rem. [1], J., XIX, 40 : καθὼς ἔθος ἐστὶν τοῖς ’Iou-
δχίοις ἐνταφιάζειν. — Jac., 1, 27. — L'inlinitif avec l'article est le sujet, PA., 1, 21 : ἐμοὶ γχο τὸ ζῆν Χριστὸς xa τὸ ἀποθανεῖν χέρδος.
Accusatif de l'infinitif sans préposition.
272. a) L'accusatif de l'infinitif sans préposition sert régulièrement de complément direct, Mat., XX, 23 : τὸ δὲ καθίσαι ἐχ δεξιῶν μου xat ἐξ εὐωνύμων οὐχ ἔστιν ἐμὸν δοῦναι. — Mar., X, 40; Α., XXV, 11. — Tous les autres exemples sont dans Paul, R., IV, 13; XIII, 8; XIV, 43; 4 Co., XIV, 39 (bts), 2 Co., II ,1; VIII, 10, 11: X, 2; Ph., Il, 6, 13 (bis); IV, 10.
Classiquement, « l’accusatif de l’infinitif s'emploie quelquefoisd'unemanière indépendante dans le sens de pour ce quiconcerne, quant à. » (Kocu, 121, Rem. IV). La proposition infinitive a ce sens dans Μαί., XX, 23; mais l'infinitif n’est pas proprement indépendant.
δ) L'accusatif de l'infiaitif marque la finalité dans les deux passages suivants (cf. 255, c), où il est employé avec négation:
4 Th., III, 2-3 : ἐπέμψαμεν Τιμόθεον... εἰς τὸ στηρίξαι ὑμᾶς χαὶ παρακαλέσαι ὑπὲρ τῆς πίστεως ὑμῶν, τὸ μηδένα σαίνεσθαι ἐν ταῖς θλίψεσιν ταύταις. --- 4 Th., IV, 3-6 : τοῦτο γάρ ἐστιν θέλημα τοῦ θεοῦ, ὁ ἁγιασμὸς ὑμῶν, ἀπέχεσθαι ὑμᾶς ἀπὸ τῆς πορνείας, εἰδέναι ἕχαστον ὑμῶν τὸ ἑαυτοῦ σχεῦος χτᾶσθαι ἐν ἁγιασμῷ χαὶ τιμῇ.:., τὸ μὴ ὑπερθαίνειν χαὶ πλεονεχτεῖν ἐν τῷ πράγματι τὸν ἀδελφὸν αὐτοῦ. (Οἵ. 2 Co., X, 2.)
[l faut reconnaître dans ces exemples la locution classiqne τὸ μή, employée avec le sens de pour empêcher que, de manière que... ne. pas, quand ce qui précède contient une idée au moins implicite d'empêchement (Goopwin, 811 seq.). Il en est de même dans les LXX, 2 Esdras, VI, 8 : ἐπιμελῶς δαπάνη rw Diüouévr, τοῖς ἀνδράσιν ἐχείνοις τὸ Un χαταργηθῆναι, DOUr empécher l'interruption des travaux.
c) Le nominatif et l'accusatif de l'infinitif avec l’article ne sont en usage que chez Paul; ils sont abandonnés, ou tendent à l'être, chez tous les autres écrivains du N.T., quoique l'usage de l'hébreu favorisât celui du grec sur ce point. Faut-il supposer que dans la langue grecque familière ou populaire l'emploi de l’infinitif avec l'article à ces deux cas n'était pas ordinuire? Dans les LXX, cet emploi existe, Ps., XXII, ὃ : τὸ χατοικεῖν με ἐν οἴχῳ Κυρίου εἰς μαχρότητα ἡμερῶν. — Jér., II, 17; mais bien moins souvent que l'usage et l'influence de l'hébreu ne le feraient supposer.
Accusatif de l’infinitif avec des prépositions.
273. a) Précédé de εἰς et de πρός, l'infinitif équivaut à une proposition finale :
4 Th., III, 10 : ὑπερεχπερισσοῦ δεόμενοι εἰς τὸ ἰδεῖν ὑμῶν τὸ πρόσωπον. — 2 Th., 11, 11 : διὰ τοῦτο πέμπει αὐτοῖς ὃ θεὸς ἐνέργειαν πλάνης εἰς τὸ πιστεῦσαι αὐτοὺς τῷ Ψεύδει. — L., V, 17 : δύναμις Κυρίου ἦν εἰς τὸ ἰᾶσθαι αὐτόν.
On trouve εἰς et l'infinitif dans : Mat., XX, 19: ΧΧΥΙ, 2; XXVILI, 31. — Mar., XIV,55.— L., V,17; À., VIL, 19. — Jac., I, 48; 19 (bis); ΠΙ, 3. — 4 P., III, 7; IV, 2. — Très souvent dans Paul, cinquante fois environ, R., 1, 11, 20, etc. — Jamais dans Jean ni dans Jude.
Πρός avec l’infinitif marque le but, l'intention, Mat., VI, 1 : προσέχετε[δὲ]) τὴν διχαιοσύνην ὑμῶν μὴ ποιεῖν ἔμπροσθεν τῶν ἀνθρώπων πρὸς τὸ θεαθῆναι αὐτοῖς. ᾿
On trouve πρός οἱ l’infinitif dans : Mat., V, 28; XIII, 30; XXII, 5; XXVI, 12; Mar., XIII, 22; L., XVIII, 1; 4., III, 19; 2 Co., Ill, 13; Eph., VI, 11; 4 Th., IL 9; 2 Th., 1Π| 8.
L'infinitif précédé de εἰς est couramment employé par Paul; précédé de πρός, par Matthieu et Luc.
δ) Διά et l’infinitif remplacent une proposition causale, J., II, 24 : ᾿Ιησοῦς οὐχ ἐπίστευεν αὑτὸν αὐτοῖς διὰ τὸ αὐτὸν γινώσχειν πάντας. --- Mat., XII, 5,6; XXIV, 42. — Mar.,IV,5,6; V,4.— L., II, 4; VII, 6, etc.; À., IV, 2; VIII, 11, etc. — Dans Paul, PA., 1,7; H., VII, 23, 24; X, 2. — J., 11, 24. — Jac., IV, 2. — Ce sont tous les exemples.
Διά, causal, avec l’infinitif n’est fréquent que dans Luc; il se rencontre plusieurs fois dans Paul; il setrouve exceptionnellement chez les autres écrivains du N. T.
c) Mere et l’infinitif équivalent à une proposition temporelle, Mat., XX VI, 32 : μετὰ δὲ τὸ ἐγερθῆναί με, προάξω ὑμᾶς εἰς τὴν Γαλιλαίαν. --- Mar., 1, 14; XIV, 28; XVI, 19. — Z., XII, 5; XXII, 20; À., I, 3; VIL 4, etc. — Dans Paul, 4 Co., XI, 25, H., X, 45, 26. — Rien chez les autres écrivains du N.T.
Μετά avec l'infinitif est fréquent dans Luc, et se trouve quelquefois seulement dans Matthieu, Marc et Paul.
d) Des constructions analogues aux précédentes existent en hébreu. Dans les LXX, Baruch, I, 9 : μετὰ τὸ ἀποιχίσαι Ναδουχοδονόσορ βασιλέα Ba-
θυλῶνος τὸν ᾿Ιεχονίαν. — 11, 5 : ἡμάρτομεν Κυρίῳ θεῷ ἡμῶν πρὸς τὸ μὴ ἀχούειν τῆς φωνῆς αὐτοῦ. — Deutér., 1, 27 : Διὰ τὸ μισεῖν Κύριον ἡμᾶς ἐξήγαγεν ἡμᾶς... — 3 Mac., I], 5.
Malgré l'influence de l’hébreu, l'infinitif précédé de prépositions est peu usité dans le N. T., sauf dans Luc et Paul, qui l'emploient avec quelques-unes d’entre elles.
Génitif de l'infinitif sans préposition.
274. Dans le N.T., le génitif de l'infinitif s'emploie régulièrement pour exprimer la finalilé, au sens que nous avons donné à ce mot précédemment (142, ὃ, 261); il équivaut donc à la proposition dépendante finale et à la proposition infinitive finale; en principe, ces trois formes de propositions finales peuvent toujours être remplacées l’une par l'autre. En conséquence :
4° Le génitif de l'infinitif s'emploie après un verbe impersonnel et une locution impersonnelle, au lieu d'une proposition. finale avec ἵνα (146, 2°), ou d’une proposition infinitive (256) :
Α., X, 25 : ὡς δὲ ἐγένετο τοῦ εἰσελθεῖν τὸν Πέτρον. — 4., XX VII, 1 : ὡς δὲ ἐχρίθη τοῦ ἀποπλεῖν ἡμᾶς εἰς τὴν ᾿Ιταλίαν. — L., ΧΥΙΙ, 1: ἀνένδεχτόν ἐστιν τοῦ τὰ σχάνδαλα μὴ ἐλθεῖν. --- 4 Co., XVI, 4: ἐὰν δὲ ἄξιον ἢ τοῦ χἀμὲ πορεύεσθαι... |
Cet emploi du génitif de l’infinitif ne se trouve que dans Luc et Paul. Il existe dans les LXX, Ps., XCI, 2-3 : ἀγαθὸν τὸ ἐξομολογεῖσθαι τῷ Κυρίω ral ψάλλειν τῷ ὀνόματί σου, Ὕ Ψιστε᾽ τοῦ ἀναγγέλλειν τὸ πρωΐ τὸ ἔλεός σου. L’infinitif τοῦ ἀναγγέλλειν est coordonné (en hébreu) à τὸ ἐξομολογεῖσθαι. --- Es. XLIX, 6: μέγα σοί ἐστι τοῦ χληθῆναί σε παῖδά pou, τοῦ στῆσαι τὰς φυλὰς ᾿Ιαχώδ.
Classiquement, « après les verbes qui signifient étre cause de, et avoir lieu, souvent l'idée de conséquence est encore mise particulièrement en reliefau moyen dela conjonction ὥστε: πολλάχις γέγονεν ὥστε...» (CURTIUS, 567, c, et Rem. 1). Dans des exemples tels que 4., X, 25, τοῦ et l’infinitif correspondent à ὥστε et l’infinitif de la langue classique.
2% Le génitif de l’infinitif s'emploie après les verbes de volonté et de désir, à la place de la proposition finale avec ἵνα (146, 1°) ou de la proposition infinitive finale (263) :
L., IV, 10 : τοῖς ἀγγέλοις αὐτοῦ ἐντελεῖται περὶ σοῦ τοῦ διαφυλάξαι σε
(cité des LXX, Ps., ΧΟ, 11). — Α., XV, 19-20 : ἐγὼ χρίνω... ἐπι-
στεῖλαι αὐτοῖς τοῦ ἀπέχεσθαι τῶν ἀλισγημάτων. — A., XXI, 12 : παρεχαλοῦμεν ἡμεῖς τε χαὶ οἱ ἐντόπιοι τοῦ μὴ avabulverv αὐτόν. — Jac., V, 17 : προσηύξατο τοῦ μὴ βρέξαι.
ἢ] en est ainsi après : ἐντέλλεσθαι, L., IV,10. — ἐπιστέλλειν, Α4., XV, 20. — κατανεύειν, L., V, 7. — παρακαλεῖν, Α4., XXI, 12. — προσεύχεσθαι, Jac., V, 17. — τὸ πρόσωπον στηρίζειν, décider, L., IX, 51. — συντίθεσθαι, convenir de, À., XXIII, 20.
3° Le génitif de l'infinitif s'emploie après les verbes qui marquent la destination, l'effort, le but, le résultat, à la place de la proposition finale (146) ou de la proposition infinitive finale (263, 2°) :
Mal., 11,13 : μέλλει γὰρ Ἡρώδης ζητεῖν τὸ παιδίον τοῦ ἀπολέσαι αὐτό. — Mal., XXI, 32 : οὐδὲ μετεμελήθητε ὕστερον τοῦ πιστεῦσαι αὐτῷ, VOUS ne vous êles pas repentis de manière ἃ. --- Mat., XXIV, 45 (cf. L., XII, 42) : ὃν κατέστησεν ὃ κύριος ἐπὶ τῆς οἰχετείας αὐτοῦ τοῦ δοῦναι αὐτοῖς.
Ce génitif se trouve après :
a) διανοίγειν, donner (l'intelligence) pour, L., X XIV, 45. — ἐξαιτεῖσθαι, L., XXII, 31. — ἐμμένειν, étre attaché de manière à, Gal., 1II, 10. - ζητεῖν, Μαί., 11, 13. — xaxoûv, forcer par de mauvais traitements à, Α., VII, 19. — λαλεῖν, parler pour, Α. XX, 30. — μεταμέλεσθαι, Mat., XXI, 32. — ποιεῖν, faire (marcher), hébraïsme, 4., INT, 12. — τιθέναι, placer pour, Α., 111, 2. — τιθέναι et κατατιθέναι, desliner à, Mat., XXIV, 45: L., XII, 42; Α., XIII, 47 (cité des LXX,Es., XLIX, 6).
δ) ἐγκόπτεσθαι, étre empéché de, R., XV, 22 — χατέχειν, empécher de, L., IV, 42. — χαταπαύειν, empécher de, A., XIV, 18. — κρατεῖσθαι, ffre empêché de, L., X XIV, 15. — παύειν, faire cesser, empêcher de, 1 P., III, 10. — σχοτίζεσθαι, étre empêché (par l’aveuglement) de, R., XI, 10 (cité des LXX, Ps., LXVIII, 24). — ὑποστέλλεσθαι, dissimuler, Α., XX, 27.
ἄρ Le génitif de l’infinitif s'emploie après les verbes de mouvement qui contiennent une idée d'intention, de direction, de destination, à la place de la proposition finale avec ἵνα (146, 99) ou de la proposition infinitive finale (263, 3) :
Mat., XI, 1 : petéôn ἐχεῖθεν τοῦ διδάσκειν χαὶ κηρύσσειν. — Mal:, XII, 3: ἐξῆλθεν ὁ σπείρων τοῦ σπείρειν. — On trouve l'infinitif seul et le génitif de l'infinitif coordonnés, L., II, 22-24 : ἀνήγαγον au τὸν εἰς ᾿Ιεροσόλυμα παραστῆσαι τῷ Κυρίῳ χαθὼς γέγραπται ἐν νόμῳ.... χαὶ τοῦ δοῦναι θυσίαν.
On trouve ce génitif après : ἀνάγειν, L., II, 22-24. — εἰσάγειν, L., II, 21, — ἐξέρχεσθαι, Mat., XIII, 3 (et cf. L., VIII, 5). — εἰσέρχεσθαι, L., XXIV, 29. — ἐπιτίθεσθαι, se jeler sur, À., X VIII, 10. — ἥχειν, H., X, 7. — μεταδαίνειν, Mat. XI, 1. — μετατίθεσθαι, Æ., XI, 5. — παραγίνεσθαι, arriver pour, Mat., III, 13.
5° Le génitif de l’infinitif $'emploie pour exprimer la disposition, l'aptitude, à la place de la proposition finale (146) ou de la proposition infinitive finale (263, 4) dans le passage suivant :
Apoc., ΧΙ], 7 : καὶ ἐγένετο πόλεμος ἐν τῷ οὐρανῷ, ὃ Μιχαὴλ χαὶ oi ἄγγελοι αὐτοῦ τοῦ πολεμῆσαι μετὰ τοῦ δράχοντος" χαὶ ὃ δράχων ἐπολέμησεν χαὶ οἱ ἄγγελοι αὐτοῦ. Suppléez ἦσαν ou ἐγένοντο devant τοῦ πολεμῆσαι. La guerre éclala dans le ciel; Michel et ses anges se lenaïient prêts ἃ combaltre.
Cette construction est un bébraïsme qui se retrouve dans les LXX, 2R., X, 11 : ἐὰν χραταιωθῶσιν υἱοὶ ᾿Αμμὼν ὑπὲρ σέ, καὶ ἐσόμεθα τοῦ σῶσαί σὲ. — Es., XIV, 31 : ἀπὸ βορρᾶ χαπνὸς ἔρχεται καὶ οὐχ ἔστι τοῦ εἶναι. — Avec le verbe ἃ suppléer, 2 Esdras, III, 12 : xai ὁ ὄχλος ἐν σημασία μετ᾽ εὖὐφροσύνης τοῦ ὑψῶσαι ὠδήν. (Cf. PRBISWERK, 505, 2, ὃ: B. Wxriss, Die Johannes-Apocalypse, in loc.)
275. a) Après les noms qui expriment une idée analogue à celle des verbes des catégories précédentes (274), on trouve le génitif de l'infinitif, au lieu de la proposition finale avec ἵνα (146) ou de la proposition infinitive finale (264); et, d'une manière rénérale, on le trouve après tout nom enfermant en lui une idée de finalité, au sens que nous donnons à ce mot dans la syntaxe du N.T.
L., 1, 73 : ... ôpxov ὃν ὦμοσεν πρὸς ᾿Αὐραὰμ τὸν πατέρα ἡμῶν, τοῦ δοῦναι ἡμῖν ἀφόθως χτλ. — Α., IX, 15 : σκεῦος ἐχλογῆς ἐστίν μοι οὗτος τοῦ βαστάσαι τὸ ὄνομά μου, ü esl un instrument choisi pour porter, — A., XIV,9: ἰδὼν ὅτι ἔχει πίστιν τοῦ σωθῆναι, une foi à élre guéri. — À., XX, 3 : ποιήσας τε μῆνας τρεῖς... ἐγένετο γνώμης τοῦ ὑποστρέφειν διὰ Μαχεδονίας. --- R., VIII, 12 : ὀφειλέται ἐσμέν, οὐ τῇ σαρχὶ τοῦ χατὰ σάρχα ζῇν, NOUS ne sommes pas les débileurs de la chair de manière qu’il nous faille vivre en prenant la chair pour guide. — R., XI, 8 : Édwxev αὐτοῖς ὃ θεὸς πνεῦμα χατανύξεως, ὀφθαλμοὺς τοῦ μὴ βλέπειν χαὶ ὦτα τοῦ μὴ ἀχούειν (et cf. les LXX, Deutér., XXIX, 4, où l'infinitif seul est employé).
b) Aux exemples qui précèdent, on peut ajouter les suivants qui sont classiques par la forme de leur construction :
L., 1, 57: ἐπλήσθη ὃ χρόνος τοῦ τεχεῖν αὐτήν, et L., II, 6, 21. — L., XXII, 6 : ἐζήτει εὐχαιρίαν τοῦ παραδοῦναι αὐτόν. --- 4 P., IV, 17: 5 καιρὸς τοῦ ἄρξασθαι τὸ χρίμα ἀπὸ τοῦ οἴκου τοῦ θεοῦ. — L., X, 19: τὴν ἐξουσίαν τοῦ πατεῖν. — Α., ΧΧΥΙ], 20 : ἐλπὶς πᾶσα τοῦ σώζεσθαι ἡμᾶς, οἱ 4 Co., IX, 10; R., XV, 23 : ἐπιπόθειαν δὲ ἔχων τοῦ ἐλθεῖν. — H., V, 12: χρείαν ἔχετε τοῦ διδάσχειν ὑμᾶς τινὰ τὰ στοιχεῖα. — 2 Co., VIII, 11 : ἣ προθυμία τοῦ θέλειν, voire empressement à vouloir, ot cf. R., I, 15 : τὸ καθ᾽ ἐμὲ πρόθυμον, ... εὐαγγελίσασθαι.
Pour l'emploi de la proposition finale après des noms de cette nature, particulièrement après les noms de temps, voy. 146, 5°; et pour l'emploi de la proposition infinitive finale, 264.
c) On trouve aussi le génitif de l'infinitif employé après des adjectifs qui marquent la disposition ou l'aptitude, au lieu de la proposition finale avec ἵνα (146), ou de la proposition infinitive finale (264) :