L., XXIV, 25 : βραδεῖς τῇ καρδίᾳ τοῦ πιστεύειν. — A., XXIII
Les exemples du génitif de l'infinitif après un nom ou un adjectif ne se rencontrent que dans Luc et Paul, sauf 4 P., IV, 17 (b).
276. Le génitif de l’infinitif s'emploie pour donner le développement épexégétique de ce qui précède, à la place de la proposition finale avec ἵνα (172, 2°), ou de la proposition infinitive finale (267) :
L., XXI, 22 : ὅτι ἡμέραι ἐχδιχήσεως αὐταί εἰσιν τοῦ πλησθῆναι πάντα τὰ γεγραμμένα, de manière que s’accomplira tout ce qui a éléprédit par l'Écriture. — 4 Co., X, 13 : ποιήσει σὺν τῷ πειρασμῷ καὶ τὴν ExOaotv τοῦ δύνασθαι ὑπενεγχεῖν, avec la lentalion il vous donnera le moyen d'en sorlir, de manière que vous puissiez y résisler jusqu'au boul. — R., I, 24 : παρέδωχεν αὐτοὺς ὁ Θεὸς ἐν ταῖς ἐπιθυlac τῶν χαρδιῶν αὐτῶν εἰς ἀκαθαρσίαν τοῦ ἀτιμάζεσθαι τὰ σώματα αὐτῶν. — L., 1, 76-77; 18-79; Α., XX, 20, ΧΧΥ͂Ι, 17-18; R., VI, 6; VII, ὃ: Ph., III, 8-10.
Cet emploi du génitif de l'infinitif ne se rencontre que dans Luc et Paul; c’est une extension de l’emploi précédent (274-275) de linfinitif.
277. Le génitif de l'infinitif se rencontre chez les auteurs grecs classiques, même sans préposition, pour marquer le but. « Cet emploi final de τοῦ apparaît pour la première fois dans Thucydide, et se rencontre surtout chez lui. » (Goopwin, 798, sub fin.). La construction grecque est passée en usage dans le N. T., et surtout dans les LXX, sous l'influence de l’hébreu,
Il existe en hébreu une particule qui exprime une idée de direction, de tendance, et que l'on préfixe à l'infinitif pour le mettre en relation uvec le verbe ou le mot dont cet infinitif est le complément; la particule prend alors le sens de pour, à, de (cf. PRBISWERK, 505, 2; 603, 3, c. δ). L'idée première de finalité exprimée par la particule est parfois très affaiblie et devient alors plus ou moins négligeable. Dans les LXX, cette particule est régulièrement traduite par τοῦ et l’infinitif; souvent aussi, elle est négligée, parce que son sens de finalité est trop faible ou qu’il n'a pas besoin d'être exprimé. En conséquence, dans le N, T.,
comme dans les LXX, le génitif de l'infinitif peut ne marquer qu'une idée très faible de finalité, et équivaloir à l’infinitif seul ; ainsi L., XVII, 1: 4, X, 25; 4 Co., XVI, 4, etc. Dans ce cas, le genitif τοῦ marque plutôt, comme la particule hébraïque, la relation de l’infinitif avec le mot dont il est le complément que la finalité proprement dite. Voici des exemples des LXX : |
L., 1V, 10, est cité des LXX, Ps., XG, 11. — 4., XIII, 47, des LXX, Es., XLIX, 6 — R., XI, 10, des LXX, Ps., LXVIIT, 24. — Gen., XVI, 2 : Ἰδοὺ συνέχλεισέ με Κύριος τοῦ μὴ τίχτειν. — Gen., XXV, 24: ἐπληρώθησαν αἱ ἡμέραι τοῦ τεχεῖν αὐτήν, οὐ cf. Gen., XLVII, 99 : ἔγγισαν δὲ αἱ ἡμέραι ᾿Ισραὴλ τοῦ ἀποἢανεῖν. Dans ces deux passages, l'infinitif est précédé en hébreu de la particule de finalité dont nous avons parlé plus haut, etqui est traduite par τοῦ; on ne peut donc y voir l'emploi classique du génitif de l’infnitif après un nom. — Ruth, 11, 10 : τί ὅτι εὗρον χάριν ἐν ὀφθαλμοῖς σοὺ τοῦ ἐπιγνῶναί με; — 3 R., 1, 35: βασιλεύσει ἀντ᾽ ἐμοῦ χαὶ ἐγὼ ἐνετειλάμην τοῦ εἶναι εἷς ἡγούμενον ἐπὶ Ἰσραήλ. — 5 R., XVII, 90 : σὺ κεχάχωχας τοῦ θανατῶσαι τὸν υἱὸν αὐτῆς, du as fait du mal de manière à luer. — Judith, 1X, 14 : χαὶ ποίηmov ἐπὶ πᾶν τὸ ἔθνος σου χαὶ πάσης φυλῆς ἐπίγνωσιν, τοῦ εἰδῆσαι ὅτι σὺ εἶ ὁ θεὸς... — Ps., XXXIX, 8-9 : ἰδοὺ fre, ἐν χεφαλίδι διδλίου γέγραπται περὶ ἐμοῦ, τοῦ ποιῆσαι τὸ θέλημά σου. --- Ps., XCI, 15-16 : εὐπαθοῦντες ἔσονται τοῦ ἀναγγεῖλαι ὅτι εὐθὴς Κύριος ὁ θεός μου. --- Néhém., X, 29 : εἰσήλθοσαν ἐν ἀρὰ χαὶ ἐν ὄρχῳ τοῦ πορεύεσθαι ἐν νόμῳ τοῦ θεοῦ. — Joël, II, 21 : θάρσει, γῆ..., ὅτι ἐμεγάλυνε Ιζύριος τοῦ ποιῆσαι, tl s’est grandi pour agir = il a agi grandement, il a fait de grandes choses. — Eséch., XXI, 11 : ἔδωχεν αὐτὴν ἑτοίμην τοῦ χρατεῖν χεῖρα
αὐτοῦ. — 4 Mac., III, 15 : xx προσέθετο τοῦ ἀναδῆναι, il recommença de monter (= il monta une seconde fois). — 1 Mac., VI, 59 : καὶ στήσωμεν αὐτοῖς τοῦ πορεύεσθαι τοῖς νομίμοις αὐτῶν ὡς τὸ πρότερον. — ἡ Mac., V, 39 : ἕτοιμοι
278. Dans un certain nombre de passages que nous avons cités précédemment (274-276), la construction du génitif de l'infinitif pourrait être regardée comme classique. Ainsi :
1° L.,1,9 : ἔλαχε τοῦ θυμιᾶσαι. — 2 Co., 1, 8 : ὥστε ἐξαπορηθῆναι
ἡμᾶς καὶ τοῦ ζῆν. — On lit dans les LXX, ἢ R., XIV, 47: xat Σαοὺλ ἔλαχε τοῦ βασιλεύειν.
29 On peut aussi admettre la construction classique pour des exemples cités plus haut (275, δ), tels que : L., I, 57 : ὃ χρόνος τοῦ τεχεῖν αὐτήν. — L.,X, 19; XXII, 6; / P.,1V,17, etc. — De même pour Ph., III, 21 : κατὰ τὴν ἐνέργειαν τοῦ δύνασθαι αὐτὸν χαὶ ὑποτάξαι αὑτῷ τὰ πάντα.
Mais nous croyons que, dans tous ces exemples, le génitif de l’infinitif exprime une idée, plus ou moins faible, de finalité, sous l'influence combinée du principe général (274) et de l’hébreu (277). D'un côté, en effet, en hébreu, les substantifs correspondants à xatpôç, χρόνος, ἡμέραι, etc., peuvent être suivis de l’infinitif auquel est préfixée la particule de finalité dont nous avons parlé plus haut, et nous avons signalé le fait dans Gen., XXV, 24 et XLVII, 29 (277). D'un autre côté, dans le
N. T., 168 noms dont il s'agit peuvent être suivis d'une proposition finale. Ainsi: J., XII, 23 : ἐλήλυθεν à ὥρα ἵνα δοξασθῇ ὃ υἱός. — AD., Il, 21 : ἔδωχα αὐτῇ χρόνον ἵνα μετανοήσῃ. — Mat., XXVI, 16 :... εὐχαιρίαν ἵνα αὐτὸν παραδῷ. — Mat., X, 1 :... ἐξουσίαν ἵνα ταῦta ποιΐς. — J., XVIII, 39 : ἔστιν δὲ συνήθεια ὑμῖν ἵνα ἕνα ἀπολύσω. --- J., 11, 29 : οὐ χρείαν εἶχεν ἵνα τις μαρτυρήση. Voy. 284; voy. aussi SOPHOCLES, Sub verb. ἵνα, 3 et 4; il indique que cet emploi de la proposition finale avec ἵνα existe chez les auteurs profanes post-classiques.
Nous croyons donc que le génitif de l'infinitif, dans les exemples dont il s’agit, est l'équivalent de la proposition finale avec ἵνα, souvent employée de même dans le N.T.,et de la construction hébraïque signalée précédemment (277), et qu'il enferme toujours en lui une idée, affaiblie dans certains cas, de finalité. 1] est naturel que les LXX et les auteurs du N.T. aient adopté une construction grecque correspondant à celle de leur propre langue, et que la première ait pris, pour eux, la valeur de la seconde. Voy. urod., XVI, B et C.
3° Classiquement, les verbes qui signifient empêcher de (ou délivrer de) prennent après eux soit l’infinitif seul, soit le géaitif de l’infinitif; de plus, l’idée négative contenue dans la proposition principale est souvent renforcée par la négation μή, jointe à l’infinitif, ou au génitif de l'infinitif (Goopwin, 807).
La forme classique de ces constructions existe dans le N.T. :
Avec le génitif de l’infinitif sans μή, R., XV, 22 : évexontéunv τὰ πολλὰ τοῦ ἐλθεῖν πρὸς ὑμᾶς.
Avec le génitif de l'infinitif et μή partout ailleurs, L., IV, 42: χατεῖχον αὐτὸν τοῦ μὴ πορεύεσθαι. — L., XVII, 1, XXIV, 15; 4., XIV, 18; XX, 20, 27. — R., XI, 10; 1 P., III, 10.
Il est probable que, dans ces exemples, τοῦ garde aussi son sens de particule de finalité, et que la négation est nécessaire pour le sens. Après ces verbes, comme partout ailleurs, τοῦ μή doit signifier pour que... ne... pas, de manière que... ne... pas. L., IV, 42 : üs le retenaient pour qu'il ne partit pas. Cf. Α., X, 47, où ce sens est seul admissible, μήτι τὸ ὕδωρ δύναται xwλῦσα! τις τοῦ μὴ βαπτισθῆναι τούτους; peul-on prétexler l'eau, pour qu'ils ne soient pas baplisés? D'ailleurs, dans le grec post-clas. sique les verbes signifiant empêcher se construisent bien avec ἵνα et une proposition finale; voy. SOPHOCLES, sub ver. ἵνα, 1. Cet usage se retrouve dans le N. T. On lit L., XXIV, 16 : οἱ δὲ ὀφθαλμοὶ αὐτῶν ἐχρατοῦντο τοῦ μὴ ἐπιγνῶναι αὐτόν, et Apoc., VII, 1 : εἶδον τέσσαρας ἀγγέλους... χρατοῦντας τοὺς τέσσαρας ἀνέμους τῆς γῆς ἵνα μὴ πνέῃ ἄνεμος. --- D'un autre côté
En hébreu, les verbes signifiant empécher sont suivis de l'infinitif auquel est préfixée une particule (autre que celle dont il a été question plus haut, 277) dont le sens est ifa ut non; elle répond au grec ἵνα μή avec le subjonctif, ou τοῦ μή avec linfinitif. Dans les LXX, cette particule est traduite généralement par τοῦ μή. Ainsi : Gen., XX, 6: ἐφεισάμην σου τοῦ μὴ ἁμαρτεῖν, je l'ai empêché de pécher. — Ps., XX XVIII, 2 : φυλάξω τὰς ὁδούς μον τοῦ μὴ ἁμαρτάνειν, et cf. Gen., XX XI, 29 : φύλαξαι σεαυτὸν μήποτε λαλήσης μετὰ ᾿Ιαχὼδ πονηρά, — abstiens-loi de chercher querelle à Jacob. — Es., XXIV, 10 : χλείσει οἰκίαν τοῦ μὴ εἰσελθεῖν, — Ps., LX VIII, 24 : oxorioôr.sugar ni ὀφθαλμοὶ αὐτῶν τοῦ μὴ βλέπειν. — Gen., XVI, 2 : συνέχλεισέ με Κύριος τοῦ un τίχτειν, — le Seigneur πιὰ empéché d’avoir des enfants. — 4 R., VIII,
7 : ἐμὲ ἐξουθενήχασι τοῦ μὴ βασιλεύειν ἐπ᾿ αὐτῶν (= ils m'ont rejeté de régner sur eux, d'après l'hébreu). — Jér., VII, 10 : ἀπεσχήμεθα τοῦ μὴ ποιεῖν πάντα
Les LXX et les écrivains du Ν. Τ. ont dû adopter la construction grecque τοῦ un avec l'infinitif, comme équivalent de la construction hébraïque, et donner à la première le sens de linalité négative qu’exprimait la seconde en hébreu.
279. Voici comment se distribuent, dans le N. T., les exemples du génitif de l’infinitif employé sans préposition :
Mat., I, 13; ΠΙ, 13; XI, 1, XIII, 3, XXI, 32; XXIV, 45, toujours avec une idée explicite de finalité. — L., I, 9, 57, 74, 77, 79, elc.; 4..1Π| 2, 12, etc. Au total, quarante-cingq fois environ. — Dans Paul, R.,I, 24; VI, 6; VIII, 12, etc. Au total, vingt fois environ. — Jac., V, 17. — 1 P., 111, 10 (citation des LXX); ÎV, 17. — Jean, 4poc., XII, 7. — Rien dans Marc ni Jude.
L'emploi du génitif de l’infinitif n’est donc familier qu'à Luc et Paul, sous l'influence, croyons-nous, du grec littéraire et des LXX.
Génitif de l'infinitif avec des prépositions.
280. Le génitif de l'infinitif, précédé d'une préposition, s'emploie a) Comme équivalent d'une proposition causale avec :
ἔχ. — 2 Co., VIII, 11 : οὕτως χαὶ τὸ ἐπιτελέσαι ἐχ τοῦ ἔχειν.
ἔνεχεν, — 2 Co., VIE, 12 : ἕνεκεν τοῦ φανερωθῆναι τὴν σπουδὴν “τὼν.
b} Comme équivalent d'une proposition temporelle, avec :
ἀντί. — JaC., IV, 14 : ἀντὶ τοῦ λέγειν ὑμᾶς, tandis que vous devriez dire.
uns — À., VIT, 40 : εὐηγγελίζετο τὰς πόλεις... ἕως τοῦ ἐλθεῖν αὐτόν.
— Cette construction du génitif avec ἕως est peu -classique, mais bien post-classique, LXX, Gen., XXIV, 33.
πρό. — Mal., VI, 8 : πρὸ τοῦ ὑμᾶς airioun αὐτόν. — L., II, 21; XXII, 15; A4., XXIIL, 15. — J., 1, 48; XIII, 19; XVII, 5. — Gal., II, 12; II, 23. — Ce sont tous les exemples. — Dans les LXX, Prov., VIII, 25 : πρὸ τοῦ ὄρη ἑδρασθῆναι, et Ps., LXXXIX, 2.
Πρό se rencontre un certain nombre de fois dans les livres historiques du N. T., l'Évangile de Jean par exemple. Les autres prépositions ne se rencontrent pas dans les Évangiles; elles se trouvent à titre de vestiges de la langue littéraire dans Luc (Actes), Paul, et Jacques. — Cf. 222-223 (πρίν).
Datif de l'infinitif.
281. a) Le datif de l’infinitif, sans préposition, se trouve une fois dans le N. T., comme équivalent d’une proposition causale :
2 Co., 11, 12 : οὐκ ἔσχηκα ἄνεσιν τῷ πνεύματί μου τῷ un εὑρεῖν με Τίτον. — C'est un vestige de la langue littéraire.
δὴ) Avec la préposition ἐν, le datif de l'infinitif équivaut à une proposition temporelle :
Mal., XII, 4 : ἐν τῷ σπείρειν αὐτόν. — Mat., XIII, 25, XX VII, 42. — Mar, IV,4; VI, 48. — L., I, 8, 21, etc.; 4., Il, 1, etc. Au total, 38 fois environ. Dans Paul, R., ΠΙ, 4 (cité des LXX, Ps., L,6); XV, 13; Gal., IV, 18; H., 11, 8; VII, 13. — Rien ailleurs. — L'infinitif aoriste se rencontre dans Luc, et une fois, H., III, 12.
Cette construction est donc familière à Luc, se trouve quelquefois chez Paul, exceptionnellement chez Matthieu et Marc.
c) Le datif de l'infinitif précédé de ἐν peut être, en même temps, temporel et causal, L., 1, 21.
1] existe en hébreu une construction équivalente à celle de ἐν et de l’infinitif, au sens temporel. Dans les LXX, Ps., L, 2; CI, 23, etc.
282. L'infinitif avec l’article n'est employé d'une manière courante et familière que par Luc et Paul, et aussi par Jacques si l'on tient compte de la brièveté de sa lettre. Pour ces trois écrivains, l'influence de la langue littéraire en est la cause. Matthieu, Marc et Jean emploient l’infinitif avec l'article un certain nombre de fois; Pierre très rarement; Jude ne l'emploie jamais.
Le plus grand nombre des exemples de l'infinitif avec l'article sont ceux de τοῦ avec le sens final. Nous avons montré quelle avait été l'influence de l’hébreu et des LXX sur l'emploi de cette construction.
Si l’on fait une exception pour Luc et Paul, on peut dire qu'il existe, dans le N. T., une tendance à abandonner l'emploi de l’infinitif avec l’article.
283. a) Entre l’article et l'infinitif, on ne trouve pas dans le grec du N. T., comme dans celui des auteurs classiques, une longue série de mots, parfois une proposition incidente tout entière. Cette construction trop synthétique et trop compliquée, a été écartée. Les écrivains du N. T. n'intercalent régulièrement entre l'article et l’infinitif que le sujet ou l’attribut, parfois le complément; la construction demeure toujours simple et facile (cf. 30).
δ) Lorsque l'infinitif avec l’article est précédé d'une préposition, le sujet, s'il est exprimé, et l'attribut sont toujours à l'accusatif.
Proposition finale employée comme périphrase de l’infinitif.
284. En exposant la syntaxe des propositions finales, nous avons dit (147, 2) qu'il existait dans le N. T. une tendance à remplacer la proposition infinitive par une proposition finale avec tva; nous venons de constater d’ailleurs (282) qu'il existait aussi une tendance à abandonner la proposition infinitive avec l'article.
Aussi trouve-t-on très souvent une proposition finale avec tva là où l'on aurait attendu l'infinitif. Cette proposition finale sert de périphrase de l’infinitif, et son emploi très étendu est une des particularités les plus caractéristiques de la langue du N.T.
La proposition finale, périphrase de l'infinitif, se trouve :
1° Après les verbes impersonnels et les locutions impersonnelles (256) : |
ἀρχετὸν ἵνα, Mal., X, 25. — εἰς ἐλάχιστόν ἐστιν ἵνα, 4 Co., IV, 2-3. — ζητεῖται ἵνα, 4 Co., IV, 2-3. — λυσιτελεῖ ἵνα, L., XVII, 2. — συμφέρει ἵνα, Mat., V, 29; XVIII, 6; J., XI, 50, etc. — Etc.
2 Après les verbes qui signifient dire, déclarer, quand ils enferment l'idée de commander, défendre (261-263) :
Mat., IV, 3 : εἰπὸν ἵνα οἱ λίθοι οὗτοι ἄρτοι γένωνται.
11 en est ainsi après : ἀπαγγέλλειν, porter l'ordre de, Mat., XX VIII, 10. — γράφειν, donner par écrit l’ordre de, Mar., XII, 19; L., XX, 28. — διαμαρτύ-᾿ ρεσθαι, 4 Tim., V, 21. — εἰπεῖν, Mat., IV, 3; Mar., III, 9; L., IV, 3; X, 40; Ap., VI, 11: ΙΧ, 4. — χηρύσσειν, Mar., VI, 12. — λέγειν, 4., XIX, 4. — rapayγέλλειν, Mar., VI, 8. — Etc.
3° Après les verbes de volonté et de désir (262; 263) :
αἰτεῖσθαι, Col., 1, 9. — βουλεύεσθαι, J., XI, 53. — διαστέλλεσθαι, Mar, VII, 36. — διατίθεσθαι, L., XXII, 30. — δεῖσθαι, L., IX, 40. — ἐντέλλεσθαι, Mar., XIII, 34. — ἐξορχίζειν, Mat., XX VI, 63. — ἐπιτιμᾶν, Mat., XX, 31. — ἐρωτᾶν, Mar., VII, 26. — θέλειν, Mar., IX, 30. — παρακαλεῖν, Mat., XIV, 36. — προσευχεσῦαι, 4 Co., XIV, 13; Col., I, 9. — συμδουλεύεσθαι, Mal, XX VI, Δ. — συντίθεσθαι, J., IX, 22. — Etc.
Θέλειν ne se trouve employé que dans les Évangiles avec une proposition finale.
4° Après les verbes signifiant laisser, accorder (262; 264) :
οὖχ ἀφιέναι, Mar., XI, 16. — διδόναι, accorder de, Mar., X, 37; Ap., IX, 5; XIX, 8.
5° Après les verbes qui marquent la destination, le but, l'effort, le résultat, l'aptitude, la disposition (263) : |
ἀγγαρεύειν, forcer à, Mat., XX VII, 32; Mar., XV,21. — βάλλειν, inspirer de, J., XIII, 2. — βλέπειν, veiller à, 4 Co., XVI, 10. — ἑτοιμάζειν, Mar., XIV, 19; Ap., VIII, 6. — ζητεῖν, 4 Co., XIV, 12. — παιδεύειν, enseigner à, Til., 11. 12. — παραδιδόναι, donner à, livrer pour, Mat., XX VII, 26. — πείθειν, wersuader de, Mat., XX VII, 20. — ποιεῖν (— faire que), Col., IV, 16. — φυλάσσεσθαι ἵνα μή, 3 P., III, 17. — Etc.
6° Après les verbes de mouvement qui marquent la direction, le but (263) :
ἀποστέλλειν, Mar., XII, 25 L., XX, 10. — ἐξάγειν, Mar., XV, 20. — ἔρχεσθαι, J., ΧΙ], 9. — πορεύεσθαι, J., XI, 11. — Etc.
7° Après un verbe de sentiment (146, 3) :
ἀγαλλιᾶσθαι, «,, VIII, 56. — χαίρειν, J., XI, 15.
8 Après les noms et les adjectifs d’une signification analogue ou identique à celle des verbes de toutes les catégories précédentes (264) :
ἀγγελία ἵνα, 4 J., III, 14. — ἄξιος ἕνα, J., I, 27. — ἐντολὴ ἵνα, 4 J., IV, 21. — ἐξουσία ἵνα, Mar., XI, 28. — εὐχαιρία ἵνα, Mat., XX VI, 16. — θέλημα ἵνα, Mat., XVIII, 14; J., VI, 40. — χρεία ἕνα, J., 11, 251. — ἱκανὸς ἵνα, Mat., VIII, 8.
1. Sur ce passage, voy. B. Weiss, Die Johannes-Apocalypse, XII, 17 : « ἵνα et sa proposition forment ici une simple périphrase de l'infiaitif. »
g Après tout nom qui demande à être expliqué et défini (cf. 256 ; 264; 271, ὃ, exemples) :
βρῶμα ἵνα, J., IV, 34. — διάνοια ἵνα (et l'indicatif), 4 J., V, 20. — μισθὸς ἵνα, 4 Co., IX, 18. — ouvräsix ἵνα. J., XVII, 39. — χρόνος ἵνα, Ap., II, 21. — wpa ἵνα, J., XVI, 32.
Ailleurs, après un nom de temps, on trouve la proposition infinitive (256) ; la proposition temporelle avec 07e; le génitif de l'infinitif (275).
10° Particulièrement après le pronom-adjectif démonstratif, et son correspondant, l’adverbe οὕτως (cf. 286, 5):
J., XVII, 3 : αὕτη δέ ἔστιν ἢ αἰώνιος ζωή, ἵνα γινώσχωσι. — Μαΐ., XVIIT, 14 : οὕτως οὐχ ἔστιν θέλημα ἔμπροσθεν τοῦ πατρός μου... ἵνα ἀπόληται, et οἵ, 4 P., II, 15, où οὕτως est suivi de la proposition infinitive. — L., 1, 43. — J., V1, 29, 39; XV, 8, 12, 13; XVII, 3; 1 J., I, 11, 23, IV, 17; V,3;, 3J.,4.— Dansles LXX, Ex., IX,
Ailleurs, on trouve la proposition dépendante aflirmative avec ὅτι (1J., 1,5; V, 11, 14), ou la proposition infinitive.
285. a) Dans les Actes, dont le grec est relativement pur, surtout celui de la narration, on ne trouve qu'une seule fois la proposition finale employée comme périphrase de l'infnitif, XIX, 4 : λέγων... ἵνα πιστεύσωσιν.
δ) La proposition finale, périphrase de l’infinitif, exprime un acte éventuel et futur relativement à l'acte de la proposition principale (148. |
Tantôt la proposition finale avec ἵνα exprime l'acte voulu, ou la conséquence ; elle marque alors Ja finalité proprement dite;
Tantôt l’idée de finalité est très faible ; ce qui est exprimé dans la proposition principale tend ou aboutit d’une manière vague à ce qui est exprimé dans la proposition fiuale; la particule ἵνα marque plutôt la relation entre la proposition principale et la proposition dépendante que la finalité proprement dite. C'est alors que la proposition finale est une périphrase pure et simple de l'infinitif. Nous avons déjà fait la même remarque pour le génitif de l'infinitif (277 ; 142, ὃ, 146-148).
L'invasion de la proposition finale avec ἵνα sur le terrain de l'infinitif n’est pas due aux écrivains du Ν. T., mais à la langue familière et peut-être populaire.
SoPHOCLES (sub verb. ἵνα) dit que ἵνα est très souvent employé après les verbes du sens de commander, prier, décider, per-
mellr'e, enseigner, faire (faie)et, d'une manière générale, après les verbes de volonté et de désir. Il ajoute : « Cet emploi de ἵνα est rare chez les classiques, mais très fréquent chez les écrivains récents et byzantins. » Il note aussi l’emploide la proposition finale à la place d'une autre proposition et, particuliérement, de la proposition infinitive, par exemple : après les verbes impersonnels, Æpict., I., 10, 8 : πρῶτόν ἐστιν ἵνα χοιυνηθῶ; après les noms et les adjectifs, tels que δέησις, αἴτησις, χίνδυνος, νόμος, etc.; après le pronom-adjectif démonstratif; et à la place d'une proposition causale (comme après ἀγαλλιᾶσθαι, dans le Ν. Τ.)".
Cette tendance est déjà visible dans les LXX, Gen., XXIV, 3 : ἐξορκιῶ σε... ἵνα μὴ λάθης yuvatxa. — Nom., XI, 13 : πόθεν μοι χρέα δοῦναι παντὶ τῷ λαῷ τούτω ; ὅτι χλαίουσιν ἐπ᾽ ἐμοὶ λέγοντες Δὸς ἡμῖν χρέα ἵνα φάγωμεν. --- Ex. XXXII, 30 : ἀναθήσομαι... ἵνα ἐξιλάσωμαι. --- 4 Esdrus, IV, 46 seqq. : δέομαι οὖν ἵνα ποιήσης τὴν εὐχὴν... Ἔγραψεν αὐτῷ τὰς ἐπιστολὰς πρὸς πάντας τοὺς οἰχονόμους... καὶ σατράπας ἵνα προπέμψωσιν αὐτὸν xal τοὺς μετ᾽ αὐτοῦ πάντας ἀναθαίνοντας οἰχοδομῆσαι τὴν ᾿Ιερουσαλήμ, καὶ πᾶσι τοῖς τοπάρχαις... ἔγραψεν ἐπιστολὰς μεταφέρειν ξύλα χέδρινα ἀπὸ τοῦ Λιδάνον εἰς ᾿Ιερουσαλήμ, καὶ ὅπιος οἰχοδημήσωσι μετ᾽ αὐτοῦ τὴν πόλιν χαὶ ἔγραψε πᾶσι τοῖς ᾿Ιουδαίοις... πάντα δυνατὸν xal τοπάρχην καὶ σατράπην καὶ οἰχονόμον μὴ ἐπελεύσεσθαι ἐπὶ τὰς θύρας αὑτῶν, καὶ πᾶσαν τὴν χώραν ἣν χρατοῦσιν ἀφορολόγητον αὐτοῖς ὑπάρχειν' καὶ ἵνα οἱ ᾿Ιδουμαῖοι ἀφιῶσι τὰς χώμας ἃς διαχρατοῦσι τῶν ᾿Ιουδαίων᾽ χαὶ εἰς τὴν οἰχοδομὴν τοῦ ἱεροῦ δοθῆναι χατ᾽ ἐνιαυτὸν τάλαντα εἴχοσι χτλ.
(δ dernier passage montre bien l’équivalence dela proposition infinitive et de la proposition finale avec {vx et même ὅπως, ainsi que l'indifférence de l'écrivain à employer l'une ou l'autre, On peut comparer, dans le N.T., Apoc., VI, 4 : ἐδόθη [αὐτῷ] λαθεῖν τὴν εἰρήνην[ἐχ] τῆς γῆς χαὶ ἵνα ἀλλήλους σφάξουσιν.
Remarques particulières.
286. a) Chez les écrivains classiques, on trouve parfois un nom au génitif et un infinitif, tous deux compléments du même substantif. Cette construction parait exister, Ap., XI, 18: ἦλθεν ἣ ὀργή σου, καὶ ὃ χαιρὸς τῶν νεχρῶν χριθῆναι χαὶ δοῦναι τὸν μισθὸν τοῖς δούλοις σου. Mais les deux infinitifs expriment dans ce passage la finalité : pour qu’ils soient jugés et que tu donnes... —
4. L'infaitif a complètement disparu du grec moderne, remplacé par la particule να (ΞΞ ἵνα) et le subjonctif. Il existe d'ailleurs d’autres points de contact entre le grec moderne et celui du N. T. L'édition anglaise de Winer renferme beaucoup de notes curieuses sur ce sujet. Cf. Introd. VIII.
l'13 INFINITIF.
Il en est de même, ., IX, 21 : οὐχ ἔχει ἐξουσίαν © xepaueus τοῦ πηλοῦ x τοῦ αὐτοῦ φυράματος ποιῆσαι ὃ μὲν εἰς τιμιὴν σχεῦος, ὃ δὲ εἷς ἀτιμίαν ; Le polices n'est-il pas le maitre de son argile, de manière 4 faire... ?
Ὁ) Comme l'infinitif peut équivaloir à uu substantif, on trouve varfois des constructions telles que celle-ci, Z., IX, 1 : ἔδωχεν χὐτοῖς δύναμιν χαὶ ἐξουσίαν ἐπὶ πάντα τὰ δαιμόνια χαὶ νόσους θεραπεύειν. — Μαί., XXIII, 7.
c) La suppression de l’infinitif (ou du participe) transforme la proposition complétive directe en simple attribut, Mar. I, 17 : ποιήσω ὑμᾶς γενέσθαι ἁλεεῖς ἀνθρώπων, et cf. Mat., IV, 19 : xat ποτήσω ὑμᾶς ἁλεεῖς ἀνθρώπων. — Mar., VI, 20.
d) La particule ἂν ne se rencontre pas dans le N.T. avec l'infinitif. Tandis que, dans le grec classique, l’aoriste infinitif avec ἄν s'emploie pour un acte futur comme équivalent de l'ininitif futur, dans le N. T., l'aoriste infinitif sans ἄν sert pour le passé et pour le futur également, au mode réel et au modeirréel.
e) La négation employée avec l'infinitif est toujours μή, sauf dans un passage, Æ., VII, 11; voy. 355, c.
f) La proposition infinitive est souvent épexégétique (255, c; 267; 276). Ainsi Eph., IT, 3-6 : ἐγνωρίσθη μοι τὸ μυστήριον, χαθὼς προέγραψα ἐν ὀὁλίγῳ...... εἶναι τὰ ἔθνη συνχληρονόμα χαὶ σύνσωμα...... La proposition εἶναι τὰ ἔθνη χτλ. est une épexégèse de τὸ μυστήριον.
L'infinitif épexégétique est très fréquent dans le Ν. T., comme chez les classiques, après le pronom-adjectif démonslratif (et l’adverbe correspondant) qui l'annonce (Mapvic, 157 et 165 B), 4., XXIV, 16; 1 P., II, 15; Æ.,1X, 8.— Dans les LXX, { R., Il, 10; Jér., IX, 24.
287. Après les verbes impersonnels et les locutions impersonnelles (A., VIT, 23 : ἀνέδη ἐπὶ τὴν χαρδίαν αὐτοῦ ἐπισχέψασθαι. -- Mar., 11, 23 : ἐγένετο αὐτὸν ἐν τοῖς σάδόδασιν διαπορεύεσθαι χτλ. — 4., XXV, 27 : ἄλογον γὰρ μοι δοχεῖ πέμποντα δέσμιον μὴ, χαὶ τὰς χατ᾽ αὐτοῦ αἰτίας σημᾶναι), la proposition dépendante est considérée comme jouant le rôle de la proposition complétive (infiuitive) dont elle prend la forme, et comme étant le sujet de la proposition principale (CucueL et RIÉMANN, 127; νου. plus haut, 107, b).
Dans le N.T., la proposition dépendante prend encore les formes suivantes : |
Mat., V, 29 : συμφέρει γάρ σοι ἵνα ἀπόληται ἕν... — Mat., X, 25: ἀρχετὸν τῷ μαθητῇ ἵνα γένηται ὡς ὃ διδάσχαλος. — 4 Co., IV, 2 : ζητεῖτα' ἐν τοῖς οἰχονόμοις ἵνα πιστός τις εὑρεθῇ. — Mar., IX, 42 : χχλόν ἐστιν
αὐτῷ μᾶλλον εἰ περίκειται μύλος ὀνιχός. --- 4 CO., VIT, 8 : χαλὸν αὐτοῖς ἐχν μείνωσιν ὡς χἀγώ.--- L., XVII, 1 : ἀνένδεχτόν ἐστιν τοῦ τὰ σχάνδαλα un ἐλθεῖν. — 4., XX VII, 1 : ὡς δὲ ἐχρίθη τοῦ ἀποπλεῖν ἡμᾶς εἰς τὴν ᾿Ιταλίαν. --- ., IX, 32 : οὐχ ἠχούσθη ὅτι ἡνέῳξέν τις ὀφθαλμοὺς τυφλοῦ.
Ces exemples montrent que les écrivains du N. T. ne considéraient plus la proposition dépendante comme le sujet de la proposition principale, mais comme une proposilion vraiment dépendante, identique aux autres, et susceptible d'en subir toutes les transformations. Il faut reconnaître dans ce fait l'usage de la langue familière.
288. L'étude de l'infinitif, dans la langue du N.T., montre qu'il existe, au point de vue du sens comme au point de vue de l'emploi, une équivalence presque absolue entre la proposition finale avec ἵνα et la proposition infinitive (sauf quand l'infinitif est précédé de prépositions qui lui donnent le sens causal ou temporel). Le seul point où les deux espèces de propositions se distinguent nettement est l'emploi de la proposition infinitive (— une proposition dépendante affirmative avec ὅτι) après un verbe signifiant dire ou déclarer (259 sequq.). Mais lorsque ces mêmes verbes signifient aussi commander, ils peuvent être suivis de la proposition finale (284, 2°), aussi bien que de la proposition infinitive complétive directe. De plus, nous avons vu que la proposition infinitive complétive directe s'employait surtout dans Luc et Paul, comme vestige de la langue littéraire (259; 262, δ) et qu'elle tendait à être remplacée par la proposition dépendante affirmative avec ὅτι; nous avons remarqué aussi qu'il existait dans le N. T. une tendance à abandonner l'emploi de l'infinitif avec l’article (282), et qu'en un très grand nombre d'exemples l’infinitifavec l’article exprimait la finalité (272, δ; 273, a; 274; 275-279).
En conséquence, dans le N. T., la proposition infinilive, complétive directe, tend à être remplacée par la proposition dépendante affirmative avec ὅτι. D'un autre côté, la proposition infinitive tend à n'être employée dans le N. T. qu'avec le sens de finalité (sa syntaxe se rapprochant ainsi très sensiblement de la syntaxe de l’infinitif en hébreu : Winer, 46, 3), et, alors, elle tend aussi à être remplacée par son équivalent, la proposition finale avec ἵνα,
289. 1° Quoique la syntaxe de l'infinitif dans le N. T. s'accorde dans ses points essentiels avec la syntaxe classique,
20 Elle présente cependant un grand nombre de particularités importantes :
var -- Ξ
AT
3° Particularités de la langue familière du N. T. : Emploi du pronom personnel réfléchi avec l’infinitif, au lieu du pronom personnel accentué, 250. — Emploi de linfinitif aoriste après les verbes signifiant promettre, espérer, menacer, affirmer par serment, et unification de la syntaxe de ces verbes, 260, a. — Emploi de l’infinitif passif après les verbes signifiant commander, 262, a. — Extension de l'emploi de l'infinitif final, partie intégrante de la phrase, 265. — Influence de l’analogie et de la langue familière sur cette extension, 266. — Emploi de l’infinitif final, partie non intégrante de la phrase, 267. — Adjectif modifiant un infinitif, 269, d. — Emploi régulier et ordinaire du génitif de l'infinitif pour marquer la finalité, comme équivalent de la proposition finale avec ἵνα et de l'infinitif final, 274-278. — Emploi de la proposition finale avec ἕνα comme périphrase de l’iufinitif, 284. — Cet emploi appartient à la langue familière, 285, ὁ. — La négation de l'’infinitif est toujours ur, sauf une exception, 286, e. — Emploi de l'infinitif épexégétique, 286, f. — Manière dont les écrivains du N. T. considèrent et traitent la proposition dépendante après une locution impersonnelle, 287. — Tendance générale, dans le N. T., à considérer l’infinitif comme un mode de finalité, 288. — Équivalents de la proposition dépendante après une locution impersonnelle, 257 ὃ, et 287;
Abandon de certaines constructions synthétiques de la langue littéraire, pour la construction du sujet et de l'attribut de l’infinitif, 250, d; 253, 3; 233 bis. — La construction impersonnelle n’est pas aussi fréquente dans le N. T. qu'engrec classique, 257. — Tendance à abandonner la construction personnelle (= la construction impersonnelle) pour certaines expressions, et abandon de certaines constructions impersonnelles de la langue littéraire, 258. — Tendance à abandonner la proposition infinitive (= la proposition dépendante affirmative avec ὅτι), 259. — Abandon de l’'infinitif futur après les verbes du sens de promettre, espérer, menacer, affirmer par serment, 260, a. — Abandon de la particule ὡς après πείθειν, 260, ὃ. — Abandon du passif des verbes signifiant croire, à la 3° personne, 260, c. — Les discours d'autrui ne sont pas rapportés dans le N. T. par la proposition infinitive, 260, d. — Tendance à abandonner la proposition infinitive du style indirect après les verbes de volonté et de désir, 262, ὃ. — Abandon de l’accusatif de l’infinitif avec τό, avec le sens de quant à, 272, a. — Tendance à abandonner le nominatif et l'accusatif de linflnitif, 272, c. — Tendance à abandonner l’emploi de l’accusatif de l’infinitif avec des prépositions, 273. — Tendance à abandonner l’emploi classique du génitif de l’infinitif, 278. — Tendance à abandonner l'emploi du génitif de l'infinitif avec des prépositions, 280. — Tendance à abandonner l'emploi du datif de l'infinitif, 281. — ἢ] existe dans le N. T. une tendance générale à abandonner l'emploi de l'infinitif avec l’article, 282. — Les écrivains du N. T. s’abstiennent d'intercaler un grand nombre de mots ou une proposition incidente tout entuère entre l'article et l’infinitif, 283. — On ne trouve pas daus le N. T.un nuomet un influitif compléments du même mot, 286, a — La particule ἄν ne s'emploie pas avec l'infinitif, 286, d.
4e Particularités dues à l'influence de l'hébreu : Emploi de l'infinitif indépendant, 248. — L'hébreu et les LXX ne favorisaient pas l'emploi de la coustruction impersonnelle, 258. — Influence de l'hébreu sur l'extension de l'emploi de l’infinitif final, 266. — Influence de l’hébreu sur l’emploi de l’infinitif final, partie non intégrante de la phrase,
267. — Emploi de l'infinitif final au sens de notre gérondif, 268, a. — Influence de l’hébreu sur l'emploi du génitif de l'infinitif pour marquer la finalité, 277; 278. — Influence de l’hébreu sur la tendance générale à considérer l’infinitif comme un mode de finalité, 258.
59 Particularités de la lang ft littéraire : Emploi indépendant de χαίρειν au commencement d’une lettre, 247. — Attraction de l’attribut de l’infinitif, et constructions synthétiques du sujet et de l’attribut de l'infinitif, 249, 2; 253, 2. — Emploi du pronom personnel accentué avec l'infinitif, 250. — Le sujet de linfinitif accompagné d’un attribut est indéterminé, 253, 3. — Emploi de la proposition infinitive après une construction impersonnelle, 257, «a — Exemples de la construction personnelle remplaçant la construction impersonnelle, 258, a. — Exemples de δῆλον avec ὅτι, 258, ὁ. — Emploi de la proposition inflnitive — la proposition dépendante affirnative avec ὅτι, 259. — Exemple de l'infinitif futur après un verbe signifiant affirmer par serment, 260, a. — Exemples de la proposition infiuitive du style indirect après les verbes du sens de commander, vouloir, 262, ὃ. — Emploi de ὡς devant un infinitif final, 268, ὁ. — Emploi de l’accusatif de l'infinitif avec τὸ ur, pour marquer la finalité, 272, ὃ. — Emploi du nominatif et de l’accusatif de l'infinitif, 272, c. — Emploi de l’accusatif de l’infinitif avec des prépositions, 273. — Emploi du géuitif de l'infinitif tinal, 278. — Emploi du genitif de l’iufinitif avec des prépositions, 280. — Emploi du datif de l'infinitif, 281. — Usage de l'infinitif avec l'article, 282. — Dans les Actes on ne trouve pas la proposition finale avec ἕνα comme périphrase de linfinitif, 285, a.