‹ Etude sur le grec du Nouveau TestamentChapitre 75 sur 101 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

290. a) Le participe est un mode indéfini, et un mode de dépendance (au moins logique). Le rôle de la proposition participe est d'exprimer l'acte comme une circonstance accessoire relative à l’acte exprimé dans la proposition principale, ou comme un détail complémentaire de ce dernier (246, 2).

b) Classiquement, le participe peut se construire de deux manières : d'une manière dépendante et d’une manière indépendante ou absolue.

La construction est dépendante quand le participe se rap-. porte : soit au’sujet, soit à un complément de la proposition. La construction est indépendante ou absolue quand le participe ne se rapporte ni au sujet ni à un complément de la pro-

4. Cunrius, 578-596; Kocn, 123-128 ; Cucuec et Rrexanx, 134-1525; Manvio, 174-184,

position (Kocx, Théorie du participe; observ. prélim.). — Il en est de même dans le N.T.

Construction dépendante du participe.

Le participe, construit d'une manière dépendante, peut être : 1° complément distinctif; 2° complément attributif, et il remplace alors une proposition secondaire ; & attribut ou partie intégrante de l’attribut.

Participe complément distinctif.

291. « Le participe peut, comme tout adjectif, se joindre à un nom à titre de complément distinctif, quand il sert à distinguer un individu ou une classe d'individus d'un autre individu ou d’une autre classe. Dans ce cas, le participe se construit comme tout complément distinctif, c'est-à-dire entre l’article et le nom: ou, s'il doit être mis en relief, après le nom avec l'article répété. » Le participe ainsi employé indique une qualité qui caractérise spécialement une personne ou une chose, au point de vue de celui qui parle (Koce, 123,1; cf. Currius, 578). - D'une manière générale, le participe avec l'article équivaut une des propositions relatives dont il a été question, 226 seqq., ΟἹ cf. 239, 4.

Il en est de même dansle N.T., Mat., XXV, 34 : χλυηρονομήσατε τὴν ἡτοιμασμένην ὑμῖν βασιλείαν. — Mar, III, 22 : οἱ γραμματεῖς oi ἀπὸ Ἱεροσολύμων χαταθάντες.

a“) Comme en grec classique, le participe avec l'article répond dans certains cas à la locution française lui qui... (KOCH, 123, 4, Rem. I), Mar. XIT, 38-40 : βλέπετε ἀπὸ τῶν γραμματέων τῶν θελόντων ἐν στολαῖς περιπατεῖν..., οἱ χατέσθοντες τὰς οἰχίας τῶν χηρῶν. Cf. L., XX, 46-47 : οἵ χατεσθίουσιν τὰς ηἰκίας τῶν χηρῶν (comme en français : eux qui dévorent….).

b) Les participes χαλούμενος, λεγόμενος, répondent au français appelé, qu'on appelle (KocCH, 123, 4, Rem. IT), Ap.. XII, 9 : ὁ δράχων... ὁ καλούμενος ξιάϑολος. — Mat., 1, 16.

On ne trouve pas dans le N. T. ὀνομαζόμενος. — Chez Luc seul, on (rouve : ὁ ἐπιχαλούμενος (4., X, 18), et ὃς ἐπιχαλεῖται (4., X, 5); ὁ ἐπιχληθείς (A., XI, 25), et ὅς ἐπεχλήθη (4., I, 23). — Le participe est toujours entre l’article et le nom. ;

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