Participe final (but et conséquence
Classiquement, on emploie le participe futur pour marquer le but et la conséquence (Kocx, 117, 3, b; 117, 4; CurTius, 380 et 500; 581; CucueL et RIEMANN, 136; Goopwin, 826; 840).
298. Quand il marque le but, il n'est pas accompagné de l'article (sauf quand il remplaceuneproposition relativefinale).
A., XXIV, 17 : ἐλεημοσύνας ποιήσων εἰς τὸ ἔθνος μου παρεγενόμην. — Μαΐ., XXVII, 49; Α., VII, 27; XXII, ὅ; XXIV, 17; 4., XIII, 17. — C'est un reste de la langue classique.
Dans le N.T., on trouve tout aussi bien le participe présent : L., VI, 6 : ἔπευψεν φίλους ὁ ἑκατοντάρχης λέγων αὐτῷ. --- L., II, 45 : ὑπέστρεψαν εἰς ᾿Ιερουσαλὴμ, ἀναζητοῦντες αὐτόν. — Mar., XIII, 11 : xat ὅταν ἄγωσιν ὑμᾶς παραδιδόντες. — 4 Co., IV, 14 : οὐχ ἐντρέπων ὑμᾶς γράφω ταῦτα.
Classiquement, le participe futur est fréquent après les verbes du sens de aller, venir, envoyer, convoquer; cependant, après πέμπειν, On trouve le participe présent aussi bien que le participe futur (Kocux, 124, 1, 2; CucuEL et RIEMANN, 137, Rem.). Dans le N.T., on rencontre rarement le participe futur, et plus souvent le participe présent, comme le montrent les exemples précédents. Mais
1. Dans le N. T., l'antécédent du participe peut être supprimé, quand il est indéfini, et que l'écrivain appelle l'attention sur l'acte exprimé par le participe, Apoc., XIV, 44: καὶ εἶδον, καὶ ἰδοὺ νεφέλη λευκή, καὶ ἐπὶ τὴν νεφέλην καθήμενον ὅμοιον νἱὸν ἀνθρώπου. — ΤΠ, 14 : ἔχεις ἐκεῖ χρχτοῦντας τὴν διδαχὴν Βαλαάμ. Cf. 292.
En général, les auteurs du N. T. évitent la construction avec le participe et choisissent un autre tour : Mat., XI, 2 : πέμψας διὰ τῶν μαθητῶν αὐτοῦ εἶπεν αὐτῷ. — { Co., IV, 17 : ἔπεμψα ὑμῖν Τιμόθεον... ὃς ὑμᾶς ἀναμνήσει. --- 1 Co., XVI, 3 : τούτους πέμψω ἀπενεγχεῖν τὴν χάριν ὑμῶν εἰς ᾿Ιερουσαλήμ. --- Α., X, 5 : πέμψον ἄνδρας εἰς ᾿Ιόππην χαὶ μετάπελψαι Σίμωνα. --- Mat., II, 8, 16; L., VII, 19. Etc. — Dans les LXX, 41 ,ΧΥῚΙ,2, 11; 4 R., XIV, 849; οἷο.
299. Quand le participe marque la conséquence, il est accompagné de l’article générique, et, dans certains cas, il remplace une proposition relative consécutive:
{ P., III, 13 : καὶ τίς ὃ χαχώσων ὑμᾶς ἐὰν...; (ΞΞ οὐδεὶς ἔσται ὃς χαχώσει ὑμᾶς ἔχν...). — Cet exemple unique est un reste de la langue littéraire.
Au lieu du participe futur, on trouve le participe présent, Col., 11, 8 : Hhénere μή τις ὑμᾶς ἔσται ὁ συλαγωγῶν... — À., 1, 20 : μὴ ἔστω ὁ χατοιχῶν ἐν
αὐτῇ (cité des LXX, Ps., LXVIIT, 26; l'hébreu n'a pas l’article).
Il remplace une proposition relative consécutive (comme dans l’expression classique εἰσὶν οἱ οἰόμενοι), Gal., 1, 7 : εἰ μή τινὲς εἰσιν οἱ ταράσσοντες ὑμᾶς (293).
Il est sans article, R., III, 11-12 : οὐκ ἔστιν συνίων, οὐχ ἔστιν ἐκζητῶν τὸν ἢεὴν..., οὐχ ἔστιν ποιῶν χρηστότητα (WH.; Ti. admet l'article). Le passage est tiré des LXX, Ps., XIII, 2; les LXX n'ont pas l'article,qui manque aussi en hébreu. Cf. encore LXX, Eccl., XI, 5 : οὐχ ἔστι γινώσχων τίς ἡ ὁδός. — Sur la suppression de l'article, voy. 292, b et c.
L'abandon du participe futur final et la tendance à employer le participe présent ou une autre construction sont deux particularités caractéristiques de la langue du N. T. |
En hébreu, le participe n'exprime pas le temps par lui-même; on le trouve traduit dans les LXX par l'indicatif futur (Jér., VII, 16; Es., III, 1), et par l'indicatif présent (4 R., III, 11), pour un acte futur. L'hébreu a influé sur le choix du temps.