Participe attributif accompagné de particules
303. Classiquement, le participe employé comme complément attributif d'un nom peut être accompagné de particules qui permettent de reconnaître sur-le-champ la nature de la proposition Secondaire qu'il remplace (cf. Kocx, 124, 3).
Le participe temporel peut être accompagné des particules ἅμα, μεταξύ, αὐτίκα, εὐθύς... Dans la proposition principale, lorsqu’elle suit le participe, on trouve souvent comme corrélatif un des adverbes εἶτα, ἔπειτα, τότε (KocH, 124, 3, a).
Dans le N. T., on ne trouve ni μεταξύ, ni αὐτίχα, ni εὐθύς avec le participe. Il existe trois exemples de ἅμα, 4., XXIV, 25-26 : ἅμα καὶ ἐλπίζων ὅτι χρήματα δοθήσεται. — 4., XX VII, 40; Col., IV, 3.— Comme exemple d’adverbe corrélatif, nous pouvons citer H., X, 8-9.
Ces exemples sont des vestiges de la langue littéraire dans Luc et Paul. — Dans les LXX, on ne trouve pas ces particules temporelles employées avec les participes.
304. a) Classiquement, « le participe causal accompagné des particules ἅτε, οἷον et οἷα, Où ἅτε δή, οἷον δή, οἷα δή, exprime le motif objectif ou réel. » (Kocx, 124, 3, δ.)
Cet usage de la langue classique n'existe pas dans le N.T., ni, croyons-nous, dans les LXX.
δὴ) Classiquement, « le participe causal accompagné des par-
ticules ὡς où ὥσπερ exprime non le motif réel mais le motif subjectif que l'écrivain ou l'orateur prête à la personne dont il est question. — Les particules ὡς ou ὥσπερ peuvent aussi exprimer un simple prétexte. » (Kocx, 124, 2, C, et Rem. [.)
Dans le N. T., le participe causal est précédé de ὡς, ὡσεί (R., VI, 13), et ὥσπερ. Le participe exprime : 19 au style direct, le motif imaginé par celui qui parle ; 2 au style indirect, le motif prêté par lui à la personne dont il parle, ou prétexté par cette personne. Les particules ὡς, ὡσεί, ὥσπερ contiennent toujours une idée implicite de comparaison qui s'’évanouit plus ou moins dans l’idée de motif.
c) Le participe avec ὡς où ὡσεί exprime le motif imaginé par celui qui parle et allégué par lui.
A., XX VIII, 19 : ἀντιλεγόντων δὲ τῶν ᾿Ιουδαίων ἠναγχάσθην ἐπιχαλέσασῆαι Καίσαρα, οὐχ ὡς τοῦ ἔθνους μου ἔχων τι κατηγορεῖν. — R., VI, 13 : παραστήσατε ἑαυτοὺς τῷ θεῷ ὡσεὶ ἐκ νεχρῶν ζῶντας. --- 4 Co., VII,
25 ; 2 Co., V, 20; 2.,ὄ XII, 27:1 P.,11, 5; 2J., 5, etc.
Cet emploi du participe avec ὡς ne paraît pas se rencontrer dans les Évangiles.
‘Qrel avec le participe se rencontre dans Homère (Goowin, 869, et cf. 873) et contient une idée implicite de condition. De même, R., VI, 13 (— de la même manière que si vous viviez maintenant après êlre ressuscités d'entre les morts).
d) Le participe avec ὡς, ὥσπερ, exprime une hypothèse faite par celui qui parle. C'estune comparaison hypothétique pure et simple, À., IL, 2 : ἐγένετο... ἦχος ὥσπερ φερομένης πνοῆς βιαίας. ---- Ap.,[, 19 : οἱ πόδες αὐτοῦ ὅμοιοι χαλχολιδθάνῳ, ὡς ἐν χαμίνῳ πεπυρωμένης, comme quand il est embrasé dans la fournaise. — Ap., I, 10: IV, 1 [ὡς = comme si).
e) Le participe avec ὡς exprime la pensée que l'on prête à celui dont on parle, et ce sens du participe est indiqué par le contexte :
Mat., VIL, 29 : ἐξεπλήσσοντο οἱ ὄχλοι ἐπὶ τῇ διδαχῇ αὐτοῦ" ἦν γὰρ διδάσχων αὐτοὺς ὡς ἐξουσίαν ἔχων, καὶ οὐχ ὡς οἱ γραμματεῖς αὐτῶν. — Mar., 1,22; R., IV, 17. 1 Co., IV,7;,1 P.,1V,12; H., XIII, 17: etc.
Le contexte peut indiquer que la supposition est contraire à la réalité, 4., TT, 12 : ἡμῖν τί ἀτενίζετε ὡς ἰδίᾳ δυνάμει ἢ εὐσεθείᾳ πεποιηκόσιν τοῦ περιπατεῖν αὐτόν ; Comme St c'élail nous qui l'eussions j'ai marcher. :
f) Le participe avec ὡς exprime le prétexte allégué par au-
trui, L., XXII, 14 : προσηνέγκατέ μοι τὸν ἄνθρωπον τοῦτον ὡς ἀποστρέφοντα τὸν λαόν, et οἵ. ΧΧΠΙ, 2 et 5. — L. XVI, 1; 4., ΧΧΗ͂Ι, 15, 20 ; XX VII, 30.
Cet emploi de ὡς et du participe ne paraît pas exister ailleurs que chez Luc ; c’est un reste de la langue littéraire.
Classiquement, on emploie avec le participe ὡς et ὥσπερ. Dans le N. T., ὥσπερ tend à être abandonné; on ne le trouve avec le participe que dans 4., 11, 2, comme vestige de la langue classique ; il signifie comme st. La particule ὡς garde son sens ordinaire de comme, parce que; de plus, elle prend celui de ὥσπερ, Comme si, comme quand, el marque alors que la supposition est contraire à la réalité.
g) Le participe avec ὡς répond parfois à la locution française en homme qui, comme un homme qui, 4 Th., Il, 4 : οὕτως λαλοῦμεν, οὐχ ὡς ἀνθρώποις ἀρέσχοντες, ἀλλὰ θεῷ. — R., VI, 13: XV, 45, etc. — H., XIII, 17 : αὐτοὶ γὰρ ἀγρυπνοῦσιν ὑπὲρ τῶν ψυχῶν ὑμῶν ὡς λόγον ἀποδώσοντες. — Ὡς est causal dans ces exemples.
H., XIII, 17 est le seul exemple du participe futur avec ὡς dans le N. T., et c’est un reste de la langue littéraire. « Quand le verbe principal n'est pas un verbe de mouvement, le participe futur qui marque le but doit être en règle générale accompagné de ὡς.» (CUCUEL et ΕΠΕ- MANN, 139, C, note 2). — Dans les LXX, Sag. Sir., VIII, 13.
305. Comme en grec classique, il faut parfois suppléer le participe après ὡς, et particulièrement le participe ὦν, 2 Τῇ., 11,2: μήτε δι᾽ ἐπιστολῆς ὡς δι᾽ ἡμῶν (γεγραμμένης). —J., VII, 10; R., XII, 18; Δ»ῆ., ΥἹ, 7; Οοἱ., IT, 23; 1. P., II, 2; IV, 11.
306. a) « Le participe concessif peut être accompagné de la particule καίπερ. » (Kocu, loc. cit.). Il en est de même dans le N.T., Ph., III, 4 : ἡμεῖς γάρ ἔσμεν... οὐχ ἐν σαρχὶ πεποιθότες, καίπερ ἐγὼ ἔχων πεποίθησιν χαὶ ἐν σαρχί. --- Η., V, 8; VII, 5; ΧΙ, 17;2. P., I, 12. — Ce sont tous les exemples du Ν. T., et c’est un reste de la langue littéraire, qui se retrouve surtout dans Paul (203, ὃ).
b) On trouve parfois, dans le même sens, καὶ ταῦτα (CURTIUS, 587, 5). Il en existe un exemple dans le N.T., H., XI, 12 : διὸ καὶ ἀφ᾽ ἑνὸς ἐγεννήθησαν, καὶ ταῦτα νενεχρωμένον.
1. La particule ὡς s'emploie-t-elle classiquement pour marquer que le motif subjectif est contraire à la réalité? Pour cette question, νου. Cucuez et Riamanx, 139, ὁ, Remarque, et note finale de O. R. ; Cunrius, 588, 7; Goonwin, 864 (les exemples).
c) « Dans la proposition principale, lorsqu'elle suit le participe, on trouve souvent ὅμως. — Dans la prose attique, ὅμως précède ordinairement le participe concessif et indique ainsi à l'avance le rapport de ce participe à la proposition principale.» (KoCH, 124, 3, d, et Rem. I). Dans le N. T., on trouve une fois ὅμως ainsi employé, 4 Co., XIV, 7 : ὅμως τὰ ἄψυχα φωνὴν διδόντα εἴτε αὐλὸς εἴτε κιθάρα, ἐὰν διαστολὴν τοῖς φθόγγοις μὴ δῷ, πῶς γνωσθήσεται τὸ αὐλούμενον ;
d) Kat, — καίπερ, devant un participe, se rencontre en grec classique (Kocux, 124, 3, d, Rem. I), mais non dans le N. T.
307. « Il n'est pas rare, après un participe, et de même après une proposition secondaire temporelle ou conditionnelle, de trouver dans la proposition principale la particule démonstrative οὕτώς. » (KocH, 124, 3, ἃ, Rem. 11]. Il reste deux exemples de l'usage classique dans le N.T., 4., XX, 11; XX VII, 17 (mais non 44 Th., IV, 14; ni 4p., XI, 5).
308. Les écrivains du N, T. ont abandonné la plupart des particules qui accompagnent le participe chez les écrivains classiques, et ils n'emploient les autres qu'avec beaucoup de réserve ; ces dernières ne se trouvent souvent que dans tel on tel écrivain dont la langue est meilleure, comme Luc {surtout les Actes) et Paul. |
Ce caractère de là langue du N. T. est dû à l'influence de la langue familière et de l’hébreu. L'emploi des particules dont il vient d’être question exige la synthèse des différents éléments de la phrase, et révèle chez l'écrivain le souci de marquer les nuances de sa pensée ; il en est ainsi dans la langue littéraire, mais non dans la langue familière. D'un autre côté, ces particules n'ont rien qui leur corresponde en hébreu; l’hébreu ne marque pas les nuances de la pensée, et ne construit pas ses propositions participes comme le fait le grec littéraire. Ces mêmes particules sont rarement employées avec le participe dans les LXX, qui, par exemple, ne paraissent employer ainsi ni xairep ni ὅμως (303, a; 304, a).
309. a) Les écrivains classiques emploient les participes ἄγων, ἔχων, λαθών, φέρων, χρώμενος dans le sens de la préposition française avec (Kocx, 124, 1, Rem. II).
Dans le N. T., on ne trouve ni ἄγων ni χρώμενος ainsi employés.
Pour les autres participes, voici les exemples les plus voisins de l'usage classique :
ἔχων. — Mat., XV, 30: προσῆλθον αὐτῶ ὄχλοι πολλοὶ ἔχοντες μεθ᾽ ἑχυτῶν “χωλούς. ᾿ - : . λαβών. — J,, XVIII, 3: ὁ οὖν ᾿Ιούδας λαθὼν τὴν σπεῖραν καὶ ἐχ τῶν ἀρχιερέων χαὶ [ἐχ] τῶν Φαρισαίων ὑπηρέτας ἔρχεται (οὗ. Mat., ΧΧΥῚ, 47: L., XXII, 47). -- J.. ΠῚ 3: H.,1X,19; 2 Tüm., IV, 11 (avec ἀναλαβών).
Le participe λαδών est souvent employé d’une manière pléonastique pour rendre le style plus descriptif, Mat., XIII, 31, 33; Mar., IX, 36; L., AIT, 19, 21; J., XII, 3; À., IX, 25; XVI, 3; etc.; voy. plus bas.
φέρων. — α΄, XIX, 39 : ἦλθεν δὲ χαὶ Νικόδημος... φέρων ἔλιγμα σμύρνης. — Α., V, 16.
δὴ) Les écrivains classiques emploient encore ἀρχόμενος, au début; τελευτῶν, ἃ la fin; ἀρξάμενος, ἃ commencer par; τί παθών (ou ἔχων), pourquoi.
Dans le N.T., on trouve ἀρξάμενος, J., VIII, 9 : οἱ δὲ ἀκούσαντες ἐξήρχοντο εἷς xa0” εἷς ἀρξάμενοι ἀπὸ τῶν πρεσδυτέρων.
c) I existe dans le N. T. une tendance très marquée à ne plus employer les participes dont il vient d'être question (α οἱ Ὁ), sauf λαθών.
d) Par contre, on trouve dans le N.T. des participes qui ne sont employés que pour peindre plus vivement une scène. Ainsi : Mat., XIII, 31 : 'Ομοία ἐστὶν ἢ βασιλεία τῶν οὐρανῶν χοχχῷ σινάπεως ὅν λαθὼν ἄνθρωπος ἔσπειρεν ἐν τῷ ἀγρῷ αὐτοῦ. -- XIII, 33 : διοία ἐστίν ἣ βασιλεία τῶν οὐρανῶν ζύμῃ ἣν λαδοῦσα γυνὴ ἐνέχρυψεν. — XIIT, 46 (ἀπελθών); XIII, 47 seq. : ὁμοία ἐστὶν ἣ βασιλεία τῶν οὐρανῶν σαγήνῃ βληθείσῃ εἰς τὴν θάλασσαν... ἣν ὅτε ἐπληρώθη ἀναδιδάσαντες ἐπὶ τὸν αἰγιαλὸν χαὶ χαθίσαντες συνέλεξαν τὰ χαλὰ εἰς ἄγγη. Le participe χαθίσαντες est purement descriptif. — L., XXIII, 19, βληθείς (si toutelois ce participe n'est pas une glose).
Participe attribut ou partie intégrante de l'attribut.
310. « Le participe peut, comme un adjectif ordinaire, être attribut d'une proposition et se joindre au sujet par l’un des verbes de liaison εἶναι, ὑπάρχειν el γίγνεσθαι. » On le trouve aussi avec εἶναι pour faire ressortir plus nettement l'idée marquée par le verbe (Kocx, 124, III; cf. Cucuez et RiEMANN, 141, 1°).
Il en est de même dans le N. T. Cependant :
a) En premier lieu, ὑπάρχειν ne se trouve employé avec le participe que trois fois, 4., VIII, 16; XIX, 36; Jac., Il, 15. On trouve deux fois προὔύπάρχειν, L., XXII, 12, et 4., VEIT, 9.
C'est un reste de la langue littéraire, qui se retrouve surtout dans Luc. ὃ) Ea second lieu, εἶναι (et même γίνεσθαι) et le participe
s’emploient, non pas toujours pour faire ressortir l’idée exprimée par le verbe, mais simplement comme périphrase du verbe,
le plus souvent. C’est une particularité caractéristique de 18 langue du N. T. (2).
Ο Le participe attribut est précédé de l'article, s'il est identique au sujet; sans article, si d’autres que le sujet peuvent faire aussi le même acte, J., VIIT, 18 : ἐγώ εἰμι ὃ μαρτυρῶν περὶ ἐμαυτοῦ. — Αρ., II, 2 : γίνου γρηγορῶν. — Classique.
d) Classiquement, « ἔχειν construit avec le participe parfait exprime la possession assurée... Cependant comme la possession est déjà suffisam- ἡ ment exprimée par le verbe ἔχειν, le Grec emploie souvent le participe aoriste au lieu du participe parfait. » (KocH, 103, 5, Rem.)
Ce tour de la langue littéraire ne se rencontre pas dans le N.T.
314. Au lieu d’être, comme un adjectif ordinaire, attribut d’une proposition, le participe attribut peut n'être qu’une partie, mais une partie intégrante, de l'attribut incomplètement rendu par le verbe principal. Il peut alors se rapporter soit au sujet, soit au complément direct de la proposition (Kocu, 124, III : Observ. prélim.).
Participe, partie intégrante de l’attribut, se rapportant au sujet.
342. Les verbes qui expriment une manière d'être déterminée, comme τυγχάνω, διατελῶ, λανθάνω, φαίνομαι, φανερός εἰμι, δῇλός εἰμι, etc., Se construisent avec un participe attribut (Kocux, 125, À, 1).
Voici ce que l’on trouve dans le N. T. :
α) τυγχάνω (et ses composés) n'est pas employé ainsi dans le N.T., quoiqu'il le soit dans les LXX (2 Mac., III, 9; IV, 32, etc.). Il est remplacé, dans la langue post-classique, par εὑρίσχομαι, Mat., 1, 18 : εὑρέθη ἐν γαστρὶ ἔχουσα, elle se trouva. — L., XVII, 18. — Dans les LXX, Néh., XIII, 1.
b) Les écrivains classiques emploient avec le participe les verbes qui signifient : je suis sans cesse à, je continue de, διατελῶ, διαγίγνομαι, διαμένω, διάγω. On lit, 4., XX VII, 33 : τεσσαρεσχαιδεχάτην σήμερον ἡμέραν προσδοχῶντες ἄσιτοι διατελεῖτε, μηθὲν προσλαδόμενοι. --- Α., XII, 16 : ὃ δὲ Πέτρος ἐπέμενεν χρούων. --- J., VIIL, 7 : ἐπέμενον ἐρωτῶντες [αὐτόν]. — Dans les LXX, Jér., XX, 7 : πᾶσαν ἡμέραν διετέλεσα μυχτηριζόμενος.
On trouve aussi avec le participe, dans le Ν. T., ποιεῖν, être à faire une chose, A., XXI, 13 : τί ποιεῖτε χλαίοντες; — Mar., XI, 5, et cf. L., XIX, 33.
C) Λανθάνειν est construit avec le participe dans 7., XIIT, ἃ: ἔλαθόν τινες ξενίσαντες ἀγγέλους.
d) Φαίνεσθαι, être vu dans lel ou tel état, se trouve avec le participe dans Mat., VI, 18 : ὅπως μὴ φανῇς τοῖς ἀνθρώποις νηστεύων.
6) La construction de φαίνομαι, φανερός εἰμι, δῆλός εἶμι avec le participe, pour signifier ἐ est évident χιια..., est étrangère au N. T. Au lieu de la proposition participe, on trouve la proposition dépendante affirmative avec ὅτι, comme après les verbes qui signifient dire et croire, 2 Co., LIT, 3 : φανερούμενοι ὅτι ἐστὲ ἐπιστολὴ Χριστοῦ. — 1 J., ΠΠ| 19 : ἵνα φανερωθῶσιν ὅτι οὐχ εἰσὶν πάντες
ἐξ ἡμῶν. — Cf. 115, d. ; 258.
Nota. --- Dans la langue du N. T., φανεροῦμαι remplace φαίνομαι οἱ φανερύ: εἶμι, au sens de il est évident que 76... Cf. 258.
f) Classiquement, φαίνομαι, signiflant il semble que 76..., se construit avec l’infinitif et non le participe. Ce verbe ne s’emploie pas dans le N. T. avec ce sens.
g) Pour 3 P., II, 10 : δόξας οὐ τρέμουσιν βλασφημοῦντες, on peut faire de δόξας le complément de τρέμουσιν, et séparer ce verbe de βλασφημοῦντες.
Pour 4 Tim., V, 13, le verbe μανθάνειν est pris absolument, et περιερχόμεναι ne lui sert pas de participe attribut.
Il existe donc dans le N.T. une tendance très marquée à abandonner l'emploi du participe après la catégorie de verbes dont il vient d'être question, sauf après εὑρίσχομαι (— τυγχάνω),
343. Classiquement, on construit avec un participe attribut des verbes intransitifs tels queles suivants : παύεσθαι et λήγειν --φθάνειν — χαρτερεῖν et ἀνέχεσθαι — χάμνειν et ἀπαγορεύειν --- ἄρχεσθα! commencer (Kocx, 125, À, 3). --- Dans le-N. T. :
&) Παύεσθαι avec le participe ne se trouve que dans Luc el Paul, sans doute comme vestige de l’usage littéraire, ZL., V, 4: XI, 1 (en suppléant προσευχόμενος) ; Α4., V, 42, etc. ; Eph., I, 16: Col., I, 9; Æ., X, 2. — On trouve encore avec le participe : ἐνχαχεῖν, Gal., VI, 9; 2 Th., III, 13; (οὐ) διαλείπειν, L., VII, 45. — Añyew n'est pas employé dans le N. T.; par contre on ἃ τελεῖν, achever, avec le participe dans Mat., XI, 1; ôte ἐτέλεσεν ὁ ᾿Ιησοῦς διατάσσων τοῖς δώδεχα... |
ὃ) bôiver ne se rencontre pas avec le participe ; mais on lit, Mat., XVII, 25 : προέφθασεν αὐτὸν... λέγων.
c) On ne trouve avec le participe : ni ἀνέχεσθαι et καρτερεῖν (OU προσχαρτερεῖν) — ni χάμνειν et ἀπαγορεύειν, deux verbes étrangers à la langue du N.T.— ni ἄρχομαι, je commence, qui prend toujours l’infinitif après lui — ni προστίθεσθαι, recommencer de, qui prend aussi l’infinitif, L., XX, 11, 12;
À., XII, 3 — ni ὑπάρχω et χατάρχω, je commence ce que d’autres continueront — Di ἀνέχεσθαι et περιορᾶν, laisser fuire tranquillement une chose — ni παύειν et ses composes, dans le sens de faire cesser — ni οἴχομαι, ni ὑπάγειν qui remplace οἴχομαι dans la langue familière RES ΘΟ ΒΕΒΙ ΠΟΘ: — Pour ces verbes, voy. KoCH, 125, A, 2, remarques.
La langue du N. T. tend à abandonner l'emploi du participe attribut après les verbes du sens de ceux que nous avons cités. Les exemples qui en restent sont des vestiges de la langue littéraire, et ne se trouvent que dans Luc et Paul, sauf deux dans Matthieu.
314. Classiquement, « les verbes signifiant bien ou na! faire, l'emporter sur ou vaincre, le céder à ou être inférieur à » se construisent avec le participe qui indique en quoi l'or fait bien ou mal, on l'emporte, on est inférieur. Le participe aoriste employé dans cette construction n’a point le sens du passé, mais exprime l'idée verbale pure et simple. » (Kocx, 125, À, 3). — Dans le N.T. :
a) Il existe quelques exemples de celte construction avec εὖ πράσσειν el surtout χαλῶς πράσσειν, qui remplace εὖ πράσσειν dans la langue familière du Ν. Τ., Α4., XV, 29 : ἐξ ὧν διατηροῦντες ἑαυτοὺς εὖ πράξετε. — À., X, 33: καλῶς ἐποίησας παραγενόμενος. — Ph., 1V,14,2P.,1,19; ὅ υ., 6.
b) Mais il n’en existe pas avec les verbes signifiant l'emporter sur, le céder ἃ. Ainsi : Æ., XII, 21 : ἀλλὰ νίκα ἐν τῷ ἀγαθῷ τὸ χαχόν. — Α}»., V, ὃ : ἐνίκησεν ὁ λέων... ἀνοῖξαι τὸ βιόλίον.
L'emploi du participe après les verbes dont il vient d'être question tend à être abandonné.
316. Classiquement, on construit avec un participe attribut les verbes qui expriment un sentiment, comme ἀγαπῶ, χαίρω, ἀγαναχτῶ, ἄχθομαι, αἰσχύνομαι, ἥδομαι et d’autres (Kocx, 125, À, 4). Le sens de ces verbes est : je me contente de, je suis heureux de, je suis fäché de, etc.
a) Cette construction est très rare dans le Ν. T., 4., XVI, 34 : ηγαλλιάσατο πανοιχεὶ πεπιστευχὼς τῷ θεῷ, à se réjouit d'avoir cru en Dieu.
b) Le plus souvent le participe employé après les verbes de sentiment ne l'est pas comme attribut du sujet du verbe, mais pour exprimer une circonstance accessoire et remplacer une proposition temporelle et causale en même temps, comme
Mal., 11, 10 : ἰδόντες δὲ τὸν Mi à ἐχάρησαν χαρὰν μεγάλην σφόδρα. -- J., XX, 20; Ρλ., II, 28.
Nota. --- Pour la syntaxe des verbes de sentiment dans le N. T., voy. 480, f.
PARTICIPE. Τοῦ
Après cette classe de verbes, le participe attribut tend à être abandonné. |
316. Tout ce qui précède montre qu’il existe une tendance générale très marquée, dans le N. T., à abandonner l'emploi du participe de l’attribut se rapportant au sujet.
Participe de l'attribut se rapportant au complément direct.
317. Classiquement, les verbes qui expriment une perception des sens ou de l'esprit comme ὁρῶ, ἀχούω, αἰσθάνομα:, γνώσχω, μανθάνω, συνίημι, οἶδα, ἀγνοῶ, etc., se construisent avec le participe de l’attribut, et le participe s'accorde avec le complément direct de ces verbes.
Le N. T. a conservé cette construction, dans une certaine mesure, après :
ἀχούειν. Lorsque ce verbe signifie apprendre, connaître, savoir par oui-dire une chose qui existe réellement, un fait, il prend après lui la proposition participe, au style indirect (Goopwin, 884), L., IV, 23 : ὅσα nxobcauev γενόμενα. — 3 J., 4: ἀχούω τὰ ἐμὰ τέχνα ἐν τῇ ἀληθείᾳ περιπατοῦντα. — Α. VII,12; 2 Th., IT, 11. — Dans les LXX, 2 Mac., XI, 24: ἀκηχοότες τοὺς ᾿Ιουδαίους
LUN συνευδοχοῦντας.....
ἀχούειν peut prendre après lui un complément direct au génitif ou à l'accusatif, auquel peut être apposé un participe complément attributif sans article. Le sens est alors : avoir l'oreille frappée par telle ou telle chose, et 1e verbe exprime la perception réelle, immédiate :
Le génitif indique la personne qui est la source, l'origine de ce que l’on entend, 2... XVIII, 36 : ἀκούσας δὲ ὄχλου διαπορευομένου. — J., 1, 37, etc. — On trouve φωνή remplaçant la personne, 4., XI, 7.
L'accusatif exprime l’objet de la perception et ne se trouve qu'avec un nom abstrait, comme φωνή, λόγος, À., IX. 4 : ἤχουσεν φωνὴν λέγουσαν αὐτῷ. Il faut expliquer de même, Mar., V, 36 : ὁ δὲ ᾿Ιησοῦς παραχούσας τὸν λόγον λαλούμενο" λέγει τῷ ἀρχισυναγώγῳ, comme Jésus avait entendu par hasard celte nouvelle pendant qu'on l'annoncait.
γινώσχειν, L., VIIT, 46; 4., XIX, 35; Æ., XIII, 23; et ἐπιγινώσχειν, Mar., V, 30, etc. — δοχιμάζειν, 2 Co., VIII, 22. — ἰδεῖν et εἰδέναι, Mar., IX, 38; L., IX, 49; 2 Co., XII, 2. — ἐπίστασθαι, Α., -XXIV, 10. — εὑρίσχειν, Mat., XII, 44; XX, 6; Mar., XI, ἃ; L., IE, 12; J., II, 14; À., V, 23, etc. Le sens est {rouver, surprendre dans lel ou tel élal. — ἔχειν, regarder comme, tenir pour, L., XIV, 18. — ἡγεῖσθαι, Ph., 11, 3; Α4., XXVI, 2 (en suppléant ἡγημένος, de ἥγημαι qui précède, après μάλιστα, devant γνώστην).
— θεᾶσῦχι, Mar., XVI, 14, J., [, 32, 38; À., I, 11, etc. — θεωρεῖν, Mar., V,15; L., X,18; XXIV, 39; J., VI, 19; X, 12; XX, 12, 14; À., X, 11; 1 J., II, 17. — λογίζεσθαι, 2 Co., X, 3. — ὁμολογεῖν, 4 J.,1N, 2; 2 ., 1. — ὁρᾶν, percevoir par les yeux, Mat., XXIV, 30; Mar., XIII, 26; XIV, 62; L., XXI, 27; J., I, 51; et percevoir par l'esprit, Α., VIII, 23; A7, II, 8.
318. a) Il faut regarder comme des réminiscences de la langue littéraire des constructions telles que les suivantes, X., XIII, 54; γινώσχετε τὸν ἀδελφὸν ἡμῶν Τιμόθεον ἀπολελυμένον. — Α., XIX, 35. — Α., VII, 12: ἀκούσας δὲ Ἰαχὼδ ὄντα σιτία εἰς Αἴγυπτον, tandis qu'on lit dans les LXX, Gen., XLII, 2 : ἀχήχοα ὅτι ἐστὶ σῖτος ἐν Αἰγύπτῳ. — Α., XXIV, 10 : ἐκ πολλῶν ἐτῶν ὄντα σε χριτὴν τῷ ἔθνει τούτῳ ἐπιστάμενος. --- Ces constructions se trouvent surtout dans Luc et Paul.
Ces deux écrivains sont ceux qui emploient le plus grand nombre de verbes avec la proposition participe, et pour les verbes qui leur sont communs avec les autres écrivains du N.T., ce sont eux qui l'emploient le plus souvent. — C’est un reste de la langue littéraire.
Nota. — |l n’y a pas lieu de s'occuper, pour le N. T., de la construction de μέμνημαι avec le participe.
b) Après la catégorie de verbes dont il est question, on emploie classiquement : soit la proposition participe, soit la proposition dépendante affirmative avec ὅτι. Celle-ci ne peut être remplacée par la proposition infinitive (CucuEL et RIEMANN, 148) quand il s'agit du « fail » de la perception, et il en est de même dans le N. T.
En traitant des Proposilions dépendantes affirinatives, nous avons montré que dans le N. T. les verbes signifiant percevoir tendaient à prendre après eux la proposition affirmative avec ὅτι (114, a; 115, δ); que la proposition dépendante affirmative et la proposition participe ne s'employaient pas comme équivalent l'une de l’autre, et que les écrivains du N. T. établissaient entre elles une différence de sens (115, à) ; enfin, qu'au lieu de la proposition affirmative on pouvait trouver son équivalent, la proposition infinitive (115, c); que, par suite, la syntaxe des verbes du sens de percevoir, lorsqu'il s'agissait d’un acte de l'intelligence, d’une opération de l'esprit, tendait à être unifiée avec celle des verbes signifiant déclarer et croire (116).
c) Comme en grec classique, le participe et l'infinitif peuvent être supprimés, et il ne reste que le nom ou l'adjectif attribut (286, ο), 2Co.,IX, 5 : ἀναγχαῖον οὖν ἡγησάμην παραχαλέσαι. —Ph., III,
7-8 : ταῦτα ἥγημαι διὰ τὸν Χριστὸν ζημίαν. ἀλλὰ μὲν οὖν γε χαὶ ἡγοῦμαι πᾶντα ζημίαν εἶναι διὰ τό... — Α., XXIV, 5; 1 Tim., VI, 1, etc. — Dans les LXX, 2 Mac., I, 18 : δέον ἡγησάμεθα διασαφῆσαι ὑμῖν.
d) Comme en grec classique, quand les verbes dont il est question ne siguifient plus percevoir par les sens ou l'esprit, par exemple μανθάνειν, apprendre (à faire quelque chose), la construction change avec le sens (CucueL et RIEMANN, 149, 3).
319. Classiquemenut, les verbes δείχνυμι, δηλῶ, ἐλέγχω, ἐξελέγχω, qui marquent la perception des sens ou de l'esprit, en étant causalifs (= faire percevoir, se construisent soit avec la proposition participe, soit avec ὅτι ou ὡς (Kocx, 126, 2 et Rem., Il). Pour l'emploi de ces verbes dans le N. T., νου. 115, d.
320. Au passif, les verbes des deux classes précédentes (verbes de perceptiou; verbes de perception causatifs) se construisent personnellement, et le participe attribut passe au nominatif (Kocx, 127, 3).
Cette construction est très rare dans le N. T.; on trouve, L., XVI, 1 : διεόλήθη αὐτῷ ὡς διασχορπίζων.
Dans le N. T., le passif de ces verbes cst assimilé, pour la troisième persoune au moins, à celui des verbes signifiant déclarer, et suit la même syntaxe; voy. 260, c.
321. Classiquement, après les verbes signifiant percevoir, quand le complément direct est identique au sujet, le pronom complément se supprime et le participe s'accorde avec le sujet; ainsi, Hell., VII, 1, 12: οὐχ αἰσθάνεσθε ἐξαπατώμενοι, VOUS ne vous aperceves pas que vous êtes trompés (Kocx, 127, 2, δ).
Cette construction, trop synthétique, n'existe pas dans le N. T.; elle est remplacée par un autre tour, presque toujours par la proposition dépendante affirmative avec ὅτι, Mar., V, 29 : ἔγνω τῷ σώματι ὅτι ἴαται. — 4 J., 111, 19 : ἐν τούτῳ γνωσόμεθα ὅτι ἐκ τῆς ἀληθείας ἐσμέν.
322. Que le participe de l’attribut se rapporte au complément ‘direct ou au sujet (316), la conclusion est la même : il existe dans le Ν. T. une tendance générale à abandonner cet emploi du participe. Le caractère synthétique de ces constructions ne convenait pas à la Lendance analytique de la langue du N. T. (αἴ. 18-23).
Construction indépendante du participe.
323. Classiquement, le participe prend la construction indépendante, quand il est employé au genitif absolu ou à l'ac-
cusatif absolu. Dans le N. T., le génitif absolu du participe est très fréquent ; l’accusatif absolu est abandonné; par contre, le participe se trouve souvent au r#0ominalif indépendant, à la manière du participe en hébreu.
Génitif absolu.
324. Au lieu d'employer une proposition secondaire (temporelle, conditionnelle, etc.) dont le sujet ne se trouve dans 18 proposition principale ni comme complément ni comme sujet, on peut employer, classiquement, la proposition participe au génitif absolu.
Il en est de même dans le Ν. Τ᾿, Mar., IV, 17 : εἶτα γενομέντης θλίψεως ἣ διωγμοῦ διὰ τὸν λόγον εὐθὺς σχανδαλίζονται.
325. Le participe ὧν ne se sous-entend pas (ΚΟΟΗ, 128, 2, Rem. I). De même, Mar., VIIL, À : ἐν ἐχείναις ταῖς ἡμέραις πάλιν πολλοῦ ὄχλου ὄντος... ;
Pour J., I, 14, voy. 305; ce n'est pas, à proprement parler, un génitif absolu, à cause de αὐτοῦ qui précède.
326. « Le sujet du participe est quelquefois omis, quand il est facile à suppléer par le contexte.» (Kocx, 128, B, Rem. III). De même L., XII, 36 : ὑμεῖς ὅμοιοι ἀνθρώποις προσδεχομένοις τὸν χύpiov ξαυτῶν,... ἵνα ἐλθόντος χαὶ χρούσαντος εὐθέως ἀνοίξωσιν αὐτῷ. —
Μαί., XVII, 14, 26; 4., ΧΧΙ, 10: R., IX, 41, etc. Nota. — On ne trouve pas daos le N. T. éxwv ou ἄχων au géuitif absolu.
327. Classiquement, «les participes passifs des verbes signifiant annoncer, se trouvent quelquefois au génitif absolu sans autre sujet que la proposition secondaire déclarative qui en dépend.» (Kocx, 198, B, Rem. 111). Dans 4., XXIII, 30, on devrait lire : μηνυθέντος δέ μοι ἐπιδουλὺ,ν εἰς τὸν ävôpa ἔσεσθαι. Mais la fusion de deux constructions différentes a donné : μηνυθείσης δέ μοι ἐπιθουλῆς εἰς τὸν np ἔσεσθαι.
328. Classiquement, « on trouve quelquefois le participe au génitif absolu, lors même que son sujet est employé dans la proposition principale. Cette anomalie se présente surtout quand la proposition participe commence la phrase.» En voici la raison : lorsque la proposition participe commence la phrase, l'écrivain la pense et l'écrit sans considérer comment sera construite la proposition principale qui suivra; il met donc la proposition participe au génitif absolu, puisqu'il n’a pas en-
core établi, dans sa pensée, de rapport entre cette proposition participe et la proposition principale (Kocx, 128, 8, Rem. V; Cf. A. BUTTMANN, 145, 1). Le génitif absolu de cette nature est fréquent dans le N. T. (329-333) :
329. La proposition participe aurait dû s'accorder avec le sujet de la proposition principale, Mat., I, 18 : μνηστευθείσης τῆς μητρὸς αὐτοῦ Μαρίας τῷ ᾿Ιωσήφ, πρὶν ἢ συνελθεῖν αὐτοὺς εὑρέθη ἐν γαστρὶ ἔχουσα. --- Mat., V, 1-2 : χαὶ χαθίσαντος αὐτοῦ προσῆλθαν [αὐτῷ] of μαθηταὶ αὐτοῦ, χαὶ ἀνοίξας τὸ στόμα αὐτοῦ ἐδίδασχεν αὐτούς.
330. La proposition participe aurait dû s'accorder avec un mot employé comme complément dans la proposition principale :
Mat., XIIT, 19 : παντὸς ἀχούοντος τὸν λόγον τῆς βασιλείας χαὶ μὴ συνιέντος, ἔρχεται ὃ πονηρὸς χαὶ ἁρπάζει τὸ ἐσπαρμένον ἐν τῇ χαρδίᾳ αὐτοῦ. ---- Mar., Υ, 18: καὶ ἐμδαίνοντος αὐτοῦ εἰς τὸ πλοῖον παρεχάλει αὐτὸν ὃ δαιμονισθείς. --- Mar., V, 2 : ἐξελθόντος αὐτοῦ Ex τοῦ πλοίου εὐθὺς ὑπήντησεν αὐτῷ, et Cf. L., VIII, 27 : ἐξελθόντι δὲ αὐτῷ ἐπὶ τὴν γῆν ὑπήντησεν.
331. Le génitif absolu peut être placé après le mot de la proposition principale, avec lequel le participe devrait s’accorder :
Α., XXI, 17 : ἐγένετο δέ μοι ὑποστρέψαντι εἰς ᾿Ιερουσαλὴμ. χαὶ προσεὐχομένου mou ἐν τῷ ἱερῷ γενέσθαι με... --- 2 Co., IV, 17-18 : τὸ γὰρ παραυτίχα ἐλαφρὸν τῆς θλίψεως καθ᾽ ὑπερδολὴν εἰς ὑπερθολὴν αἰώνιον βάρος δόξης χατεργάζεται ἡμῖν, μὴ σχοπούντων ἡ μῶν τὰ βλεπόμενα. --- ADOC., I, 19 : καὶ οἱ πόδες αὐτοῦ ὅμοιοι γαλχολιδόάνῳ, ὡς ἐν χαμίνῳ πεπυρωμένης, comme quand l'airain est embrasé dans la fournaise.
Nota. — Pour Mat., Il, 18, Ραχὴλ χλαίουσα est apposé à φωνή comme participe explicatif; c'est une citation des LXX, Jér., XXXVIIE, 15.
332. Classiquement, le participe au génitif absolu peut être accompagné des mêmes particules que le participe dépendant. Dansle N. T., on trouve seulement ὡς, 4., XX VII, 30; 1 Co., IV, 18; 2 Co., V, 20; 1 P., 1V, 12; Ap., I, 15; etc. (303 seqq.).
333. L'emploi au génitif absolu du participe qui devait s'accorder avec un mot de la proposition principale est, en grec classique, une exception, et, dans le N.T., une habitude. Cette habitude est due à la loi de la dissociation des éléments de la pensée; elle existe en hébreu.
Les LXX fournissent de nombreux exemples du même fait, Gen., XVIII, 1: ὥφθη δὲ αὐτῷ ὁ θεὸς πρὸς τῇ Gput τῇ Μαμδρῇ, καθημένου αὐτοῦ ἐπὶ τῆς θύρας. — Ex., V, 20 : συνήντησαν δὲ Μωυσῆ καὶ ᾿Ααρὼν ἐρχομένοις εἰς συνάντησιν αὑτοῖς,
ἐκπορενομένων αὐτῶν ἀπὸ Φαραώ. -- 4 R., III, 11 : παντὸς ἀχούοντος αὐτά, ἠχήσει ἀμφότερα τὰ ὦτα αὐτοῦ. --- 5 R., XII, 9 : τί ἀποχριθῶ τῷ λαῷ τούτῳ τοῖς λέγουσι πρὸς μέ, λεγόντων Ἰχούφισον...
Accusatif absolu.
334. Classiquement, on emploie ὡς ou ὥσπερ avec un participe à l'accusatif pour exprimer le motif subjectif, celui que l'historien οὐ l’orateur prête à la personne dont il est question (Kocx, 198, B, II, 1). Gette constructiou de la langue littéraire est étrangère à celle du N.T., et, semble-t-il, à celle des LXX.
335. Classiquement, on emploie impersonnellement, à l'accusatif neutre absolu, un certain nombre de participes, comme δέον, puisqu'il faut, quoiqu'il faille; ἐξόν, προσῆχον, δυνατὸν ὄν, δοκοῦν, elc. (KOCH, 128, B, III, 2). Cet emploi n'existe pas dans le N. T., ni, croyons-nous, dans les LXX.
On trouve séulement le participe neutre τυχόν employé, comme chez les classiques {mais non chez les LXX), avec le sens de peut-être, sans doute, 4 Co., XVI, 6. C’est une trace de la langue littéraire.
Avec ἐξόν il faut suppléer ἐστίν dans : 4., Il, 29; 2 Co., XII, 4.
336. L'emploi du participe à l'accusatif absolu ἃ été abandonné dans le N. T.
Nominatif indépendant.
337. Le participe cst au nominatif indépendant, quand il se relie logiquement, mais non grammaticalement, avec le reste de la phrase, et qu'il est mis au nominatif, au lieu de s'accorder avec le mot auquel il se rapporte ou d’être au génitif absolu. Cette construction est hébraïsante.
L’hébreu aime à énumérer les idées et à les exprimer d’une manière indépendante au lieu de les synthétiser (26 seqq.; cf. 18 seqq.). Il le fait au moyen de propositions indépendantes, coordonnées ou non, ayant leur verbe à un mode personnel ou au participe. Dans le dernier cas, la proposition participe est plus ou moins détachée du reste de la phrase; elle peut même l’être complètement et subsister par elle-même. L'écrivain juif suit la mobilité et la vivacité de son imagination, en même temps que sa répugnance naturelle à combiner et subordonner les divers éléments de la pensée et à former une période. Les LXX ont subi çà οἱ là l'influence de l’hébreu, comme le montrent les exemples suivants, réguliers du moins en apparence :
à PARTICIPE. 201
Nom., XXII, 23 : καὶ ἰδοῦσα ἣ ὄνος τὸν ἄγγελον τοῦ θεοῦ ἀνθεστηχότα ἐν τῇ ὁδῷ χαὶ τὴν ρομφαίαν ἐσπασμένην ἐν τῇ χειρὶ αὐτοῦ, xai ἐξέχλινεν ἣ ὄνος. --- Es., XLVI, 10-11 : πᾶσα ἣ βουλή μου στήσεται χαὶ πάντα ὅσα βεθούλευμαι ποιήσω. Καλῶν ἀπὸ ἀνατολῶν πετεινὸν χαὶ ἀπὸ γῆς πόρρωθεν περὶ ὧν βεδούλευμαι. ᾿Ελάλησα χτλ. Entendez : J'appelle de l'Orient. — 4 R., I], 8-9 : ἀνιστᾷ ἀπὸ γῆς πένητα χαὶ ἀπὸ χοπρίας ἐγείρει πτωχόν, χαθίσαι μετὰ δυναστῶν λαοῦ χαὶ θρόνον δόξης καταχληρονομῶν αὐτοῖς" διδοὺς εὐχὴν τῷ εὐχομένῳ χαὶ εὐλόγησεν ἔτη διχαίου.
Dans les énumérations et les descriptions étendues, les participes se rencontrent sans cesse, mêlés à d'autres propositions indépendantes avec lesquelles ils n'ont souvent aucun rapport grammatical :
Ps., XVII, 31-36 : ὃ θεός μου, ἄμωμος ἢ ὁδὸς αὐτοῦ᾽ τὰ λόγια Κυρίου πεπυρωμένα ὑπερασπιστής ἐστι πάντων τῶν ἐλπιζόντων ἐπ᾽ αὐτόν. Ὅτι τίς θεὸς πλὴν τοῦ Κυρίου, χαὶ τίς θεὸς πλὴν τοῦ θεοῦ ἡμῶν; ὋὉ θεὸς ὃ περιζωννύων με δύναμιν καὶ ἔθετο ἄμωμον τὴν δὸόν mou ὃ χαταρτιζόμενος τοὺς πόδας μου ὡσεὶ ἐλάφου καὶ ἐπὶ τὰ ὑψηλὰ ἱστῶν με. Διδάσχων χεῖράς uou εἰς πόλεμον, καὶ ἔθου τόξον χαλχοῦν τοὺς βραχίονάς μου, χαὶ ἔδωχας...
Ps., ΟΠ, 1-15 : Κύριε ὃ θεός μου, ἐμεγαλύνθης σφόδρα. Etouoλόγησιν χαὶ εὐπρέπειαν ἐνεδύσω, ἀναδαλλόμενος φῶς ὡς ἱμάτιον, ἐχτείνων τὸν οὐρανὸν ὡσεὶ δέρριν. Ὃ στεγάζων ἐν ὑδασι τὰ ὑπερῷα αὐτοῦ, ὁ τιθεὶς νέφη τὴν ἐπίόασιν αὐτοῦ" ὁ περιπατῶν ἐπὶ πτερύγων ἀνέμων᾽ ὁ ποιῶν τοὺς ἀγγέλους αὐτοῦ πνεύματα χαὶ τοὺς λειτουργοὺς αὐτοῦ πῦρ φλέγον᾽ ὃ θεμελιῶν τὴν γῆν ἐπὶ τὴν ἀσφάλειαν αὐτῆς" οὐ χλιθήσεται εἰς τὸν αἰῶνα τοῦ αἰῶνος... ᾿Λναθαίνουσιν ὄρη χαὶ χαταθαίνουσι πεδία εἰς τόπον ὃν ἐθεμελίωσας αὐτοῖς"
Les mots χύριος ὁ θεός expriment l’idée dominante du psaume, l’idée qui règne sur la pensée de l'écrivain, et autour de laquelle flottent, pour ainsi dire, tous les participes au nominatif (cf. EwaLp, 335, 6). — Cf. Amos., V, 6-9.
Dans les énumérations d'idées et les descriptions, le participe précédé de l’article équivaut à notre locution : c'est moi qui, loi qui, lui qui...
Avec le participe sans article, il faut suppléer εἰμί, εἶ, ἐστί, etc.; ce participe descriptif équivaut à notre indicatif présent de description.