Sopuoccss (loc. cit
INTRODUCTION. XXI
vait suffisamment sa langue sans être un lettré et encore moins un littérateur, nous citerons les deux rédactions d'une même inscription trouvées près du cap Sunium et datant du commencement de l'Empire ; nous les tirons du C. 7. À., ΠΙ, pars,
73 et 74.
Ξάνθος Λύχιοσς χαθειδρούσατο ἱερὸν τοῦ Mnvès Τυράννου, αἰρετί- - Lu » ? “« # Ἔ σαντος τοῦ θεοῦ, ἐπ ἀγαθῇ τύχη χαὶ μηθένα ἀχάθαρτον προσάγειν᾽ χαθαρισζέστω δὲ ἀπὸ σχόρδων xa 4 4 # 4 χοιρέων.: χαὶ urbeva θυσιάσζειν w τ -- ἢ . 24 , ἄνεο τοῦ χαθειὸρουσαμένου᾽ ἐὰν δέ τις βιάσηται, ἀπρόσδεχτος ἣ θυσία παρὰ τοῦ θεοῦ᾽ παρέχειν δὲ χαὶ τῶι θεῶι τὸ χαθῆχον, δεξιὸν σχέλος χαὶ δόραν καὶ ἔλαιον ἐπὶ βωμὸν καὶ λύον καὶ σπονδήν᾽ χαὶ ἀπὸ νεχροῦ χαθαρίσζεσται δεχαταίαν, ἀπὸ γυναι- L μ 3 , \ χέων ἑδομαίαν — ἀνδρόφονον μηδὲ περὶ τὸν τόπον --- ἀπὸ δὲ φθορᾶς τετταραχοστάιαν, ἀπὸ δὲ γυναιχὸς λουσάμενοι χαταχέφαλα αὐθειμερί᾽ εὐίλατος γένοιτο ὃ θεὸς τοῖς θερα- , e -« ΒΡ Ὁ [2 # πεύουσιν ἁπλὴ τῇ. ψυχῆ ἐὰν δέ τινα ἀνθρώπινα πάσχη ἢ ἀσθενήση QU » , [4 \ ἢ ἀποδημήση, θεραπευέζτω τὸν] θε[ὃν] ὧι ἂν αὐτὸς παραδοῖ᾽ ὃς ἂν δὲ πολυπραγμονήση ἡ περιεργάσηται ἁμαρτίαν, ὀφειλέτω Mrvi Τυράννω — ἣν οὐχ ἐξειλάσεταί — διδότω χεφαλὴ[ν] xat πόδας [χαὶ]
Ξάνθος Δύχιος Γαΐου "OpGiou χαθειδρύσατο ἱερὸν τοῦ Μυηνὸς Τυpavvou, αἰρετίσαντος τοῦ θεοῦ, ἐπ᾿ ἀγαθῇ τύχη᾽ χαὶ [μηδένα] ἀχάθαρτον προσάγειν᾽ χαθαριζέστω δὲ ἀπὸ σχόρδων χα[ὶ χοιρέων] xat γυναιχός" λουσάμενος δὲ χχταχέφαλα αὐθήμερον εἰσίπορεύ]εσθαι᾽ χαὶ ἐκ τῶν γυναιχέων διὰ ἑπτὰ ἡμερῶν λουσα-
, 4 τετταράχοντα᾽ χαὶ μηθένα θυσιάζειν ave[u] χαθειδρυσαμένου τὸ ἱερόν" ἐὰν δέ τις βιάσηται, ἀπρόσδεχτος e / \ “Ὡς / LS) ἢ θυσία παρὰ τοῦ θεοῦ" παρέχειν δὲ … … « -- ὌΡι
Ἁ \ , # A βωμὸν χαὶ λύχνον χαὶ σχίζας καὶ σπονδήν᾽ χαὶ εὐείλατος γένοιτο ὃ θεὸς τοῖς θεραπεύουσιν ἁπλὴ τῇ ψυχῆ" 2} { 9 , u st ἐὰν δέ τινα ανθρώπινα πάσχη À ᾽ .2 “1 3 ͵ !
ἀσθενήση ἢ ἀποδημήση που, unÜéva ? , μ᾽ / LE \ VF ανθοώπων ἐξουσίχν ἔχειν ἐὰν μὴ ὧι ἂν αὐτὸς παραδῶι᾽ ὃς ἂν δὲ πολυπραγμονήση τὰ τοῦ θεοῦ ἢ περιερ-
XXII INTRODUCTION
Voici une partie du commentaire du Corpus sur l'inscription du n° 73 :
« … Quæ neglegentia imprimis causa fuisse videtur cur Xanthus, homo rudis et indoctus, cum primum hunc titulum composuisset, sed postea ipse eum et res neglegentissime dispositas et sermonem vitiis scatentem habere intellexisset, postea eadem emendatiora melioremque in ordinem digesta fortasse ab homine Atheniensi transcribenda curaret (nr. 74). Nam complura quæ hic aut corrupta aut certe ab dialecto attica vel maxime abhorrentia habemus illic correcta sunt (nr. 73 αὐθειμερί, nr. 74 αὐθήμερον — nr. 73 καθειδρούσατο, καθειδρουσαμένου, nr. 74 eædem formæ per v scriptæ, — nr. 73 xabaplaïeiv, θυσιΐσζειν, nr. 74 eadem simplici ζ). Memorabilis est forma &veo pro ἄνεν distincte scripta in lapide. Quæ diphtongi forma, quum Ionum Asianorum præcipue propria sit (WADDINGTON ad Lebas. Inscrip. Asiz, nr. 186), indicat titulum non ab homine Atheniensi sed peregrino compositum esse! Μὴν Τύραννος colebutur fere in omnibus Phrygiae, Lydiæ, Pisidiæ urbibus, ut nummi demonstrant ætate imperatorum cusi (cf. WADDINGTON ad Lebasii inse., p. 215 ad nr. 668). Extra harum regionum fines Trapezus Ponti, Syllium Pamphyliæ, Nysa et Aphrodisias Cariæ a Waddingtone commemorantur quibus in urbibus illa religio obtinuerit. At ex titulis a Xantho positis haud scio an colligere liceat etiam a Lycia Xanthi patria ea sacra non aliena fuisse.» :
Le grec hébraïsant.
XI. — La langue judéo-grecque ou grec hébraïsant est le grec post-classique, modifié dans sa couleur générale par l’hébreu et l’araméen, et mélangé d'hébraïsmeset d'aramaïsmes. De plus, c’est le grec post-classique parlé, et non le grec postclassique littéraire, qui la constitue essentiellement. Elle n’est donc qu’une branche du grec post-classique.
Les œuvres de la littérature judéo-grecque se divisent en deux catégories :
Les unes sont dues à des Juifs lettrés, tels que Josèphe et Philon. Ces auteurs affectent d'écrire le grec avec pureté ; ils réussissent le plus souvent, particulièrement Josèphe, à éliminer de leurs œuvres l'élément hébraïsant. La langue dont ils se servent est la langue judéo-grecque littéraire, c'est-à-dire le grec post-classique littéraire écrit par des Juifs lettrés.
Les autres sont dues à des Juifs illettrés ou peu lettrés ; ce
1. Le numéro 73 présente aussi-la forme ionienne παραδοῖ corrigée (à tort, croyons-nous) par le Corpus en παραδῶι; elle se rencontre plusieurs fois dans le N. T.
INTRODUCTION. XXIIL
sont elles qui nous offrent la véritable langue judéo-grecque, la langue judéo-grecque parlée ou familière, caractérisée par sa couleur hébraïsante et ses hébraïsmes. Elle était la langue ordinaire des Juifs hellénisants de la Palestine et d'Alexandrie, et, plus ou moins, des Juifs hellénisants de toute la Dispersion. C'est la langue des LXX, considérée d'une manière générale.
Les Juifs hellénisants se trouvaient habiter dans des contrées très différentes et très éloignées les unes des autres. On pourrait croire que la langue judéo-grecque fût aussi très dif- - férente, suivant le pays où elle était parlée. Mais cette langue, dont l'élément grec était exclusivement la langue commune, se forma surtout sous l'influence de la version des LXX, partout en usage chez les Juifs hellénisants. L'influence unique de la langue de ce livre dut produire l'unité dans la langue judéogrecque.
En même temps, plus les Juifs hellénisants avaient de rapports avec les Grecs, plus la langue judéo-grecque allait s’adoucissant, et perdait de l’étrangeté et de la rudesse du grec des LXX ; plus aussi les Grecs, de leur côté, pouvaient se familiariser avec la manière de penser hébraïque.
Enfin, les auteurs lettrés de la période post-classique, et les écrivains juifs lettrés dont nous venons de parler, travaillent tous à se rapprocher de la langue classique et littéraire; et, comme ils sont familiers avec elle, elle exerce son influence sur eux, fût-ce à leur insu. Au contraire, les écrivains judéogrecs, non lettrés ou peu lettrés, écrivent la langue communément employée de leur temps, autour d'eux, sans imitation et sans réminiscence de la langue littéraire. Ce sont donc ces derniers qui reproduiront le mieux dans leurs écrits les particularités du grec post-classique parlé ou familier.
Sur la nature de l’élément hébraïque de la langue judéo-grecque, voy. XVI.
XXIV INTRODUCTION
La Langue du Nouveau Testament.
XII. — Nous entendons par Nouveau Testament le recueil des livres sacrés du christianisme. Nous acceptons comme livres du N. T. tous ceux que nous offre la tradition manuscrite, tels qu'ils nous sont donnés dans les éditions critiques, au point de vue philologique, par exemple dans celles de Tischendorf, et de Westcott et Hort ; nous suivons constamment et exclusivement dans notre travail le texte de ces deux éditions.
Pour la commodité du langage, nous laissons (provisoirement) à saint Paul la Lettre aux Hébreux ; tout ce que nous dirons de la langue et de la grammaire de cet auteur sans y joindre de restriction s’appliquera donc à cette Leltre.
Enfin nous admeltons que le Nouveau Testament tout entier, même le premier Évangile, a été composé en grec.
Caractères généraux de la Langue du Nouveau Testament.
XIII. — La lecture du N. T. suffit pour montrer que le grec de ce livre appartient à la période post-classique de la langue grecque, et qu'il se rattache à ce que nous avons appelé le grec hébraïsant.
1° La langue de ce livre n’est ni le grec littéraire ni le grec populaire ou vulgaire, mais le grec parlé ou familier.
Le grec littéraire apparaît dans les œuvres des lettrés, et surtout des littérateurs de profession, (615 que Denys d’'Halicarnasse, Dion Chrysostome, Lucien, Plutarque, Josèphe, etc.
1. Il importe peu pour notre travail que le premier Évangile ait été composé en araméen et que nous n'en ayons que la traduction grecque; cette traduction serait Loujours un monument du grec judéo-chrélien, et sa langue serait nécessairement la même que celle des autres livres du N. T. Personnellement, nous croyons que le premier Évangile a été composé en grec et non en araméen,
INTRODUCTION. XXV
Ces écrivains ont étudié les bons auteurs grecs; ils se sont formés à l'art d'écrire par les leçons de leurs maîtres et par des exercices scolaires ; enfin, ils ont l'inquiétude constante de bien écrire.
Les hommes du peuple, sans instruction, sans éducation littéraire, parlent le grec populaire qu'ils ont appris, dans leur enfance, de leurs parents et de leur entourage. Ce grec est nécessairement mauvais, incorrect et corrompu. Ni la lecture des auteurs classiques, ni les enseignements d'un maître, ni le commerce des hommes instruits et lettrés ne sont venus le corriger, l'épurer et l'améliorer. ᾿
La langue parlée ou familière tient le milieu entre ces deux extrêmes; elle n’est ni da langue littéraire des orateurs, des historiens, des littérateurs de profession, ni la langue corrompue et incorrecte du peuple.
« [] ne faut pas confondre avec les constructions populaires les constructions propres au langage familier. Lorsqu'on écrit, on emprunte, en général, la plupart des constructions grammaticales dont on se sert à la langue qu'on parle soi-même et qu'on entend parler autour de soi; mais il y a des façons de s’exprimer qu'on emploie en parlant et qu’on n’emploierait peutêtre pas dans un ouvrage écrit. Tout écrivain fait donc un choix parmi les constructions comme parmi les mots que lui offre la langue parlée ; ce choix peut être plus ou moins sévère. Or on a remarqué que certains auteurs, Cornélius Népos, Salluste, T. Live, emploient sans scrupule dans leurs ouvrages des tours grammaticaux qui étaient sans doute en usage dans la langue parlée de leur temps par la bonne société, mais que Cicéron, plus soigneux de la pureté de son style, semble avoir évités dans ses œuvres littéraires. Ainsi, lorsqu'une construction qui se trouve chez Salluste, T. Live ou Cornélius Népos, ne se rencontre pas chez César et n'a pas été admise non plus par Cicéron, dans ses discours ou ses traités, mais se trouve dans
1. Nous opposons ici {et dans tout notre travail) la langue parlée ou familière à la langue lilféruire proprement dite. La langue parlée s'écrivait aussi, mais en demeurant ce qu'elle était et sans s'élever au rang de langue littéraire. :
XXVI INTRODUCTION
les Lettres de Cicéron (souvent aussi en même temps chez les comiques), il y ἃ apparence que cette construction, sans être précisément incorrecte, appartenait cependant plutôt au langage familier qu'à la prose littéraire *. »
La langue du N. T. est la langue parlée, la langue familière décrite dans cette citation. Les auteurs du N. T. n'ont pas choisi parmi les constructions de la langue parlée; ils ont employé toute cette langue, telle qu'elle se présentait à eux. Par suite, ils ne se sont pas élevés au rang de litlérateurs, et n'ont pas produit des œuvres lilléraires, au sens propre du mot, si nous ne considérons que leur langue et leur style. |
Mais la langue parlée n'était fermée ni à l'influence de la langue populaire, ni à celle de la langue littéraire.
Le grec populaire était employé par des personnes dont le nombre formait la grande majorité et avec lesquelles les auteurs du N. T. entretenaient le plus de relations. Leur langue devait nécessairement ressentir l'influence du grec populaire. Cette influence augmentait la tendance naturelle de la langue parlée, nous ne dirons pas à l’incorrection, mais à la négligence. En parlant, nous ne pouvons prendre un souci constant de la pureté et de la correction, et nous n’avons pas le loisir de châtier nos expressions, comme nous le faisons en écrivant. Aussi la langue du N.T., qui, par son ton général, est celle de la conversation, offre-t-elle des constructions très négligées, incorrectes même, que l’on peut regarder comme appartenant plutôt à la langue vulgaire, comme des vulgarismes.
ΠῚ s’en faut cependant qu'elle ne contienne rien de la langue littéraire ; ce point appelle, au contraire, les réserves les plus formelles. La Leitre aux Hébreux appartient presque à la rhétorique par son style périodique si soigné. La Leltre de saint Jacques offre des procédés de style et une couleur poétique qui: étonnent à bon droit. Dans les Actes, la narration, en général, el certains discours, ne manquent ni d'élégance ni de distinction. Les Lettres de saint Paul trahissent par endroits la cul-