TN
ET.) me voir et d’en manger pendant son séjour aux Antilles en
Dans ces îles, le faux Jalap à odeur de rose est confondu avec le C'onvolvulus Batatas, s sont cultivés ensemble et les
indigènes s'en servent comme aliment de première nécessité.
Faux Æalap rouge
Guibourt considère cette substance comme provenant de tubercules coupés, qui, contenant beaucoup d’eau de végétation, 8e seraient contournés par la dessiccation. D’après
Jourdanet, ce sont des excroissances qui se ‘développent sur
l'écorce du goyavier à la suite de la piqûre d’un insecte.
La surface extérieure est d’un gris brunâtre, profondément rugueuse, la surface interne présente des stries concentriques d'une régularité parfaite. Un procédé plus sûr encore pour reconnaître la fraude, consiste à mettre à tremper dans l’eau la racine en question, et l’eau se colore en rouge: traitée par un sel de fer, elle donne un précipité. Pas de coloration bleue par l’iode, par conséquent pas d’amidon.
Racine de fryone.
Dans le commerce, on trouve cette racine en rondelles de 1/2 à 1 centimètre d'épaisseur sur 7 à 8 centimètres de diamètre. La surface latérale jaunâtre est formée d’un suber qui se détache facilement des parties sous-jacentes. Les deux faces horizontales sont d’un blanc légèrement jaune, pareourues par des stries concentriques. Ces rouelles sont très cas santes, leur saveur très amère est due à la Bryonine.
Bacine de Méchoacan.
, Cette racine nous arrive en grosses rouelles où en morceaux de toutes formes. Elle est mondée de son écorce et ressemble assez au Jalap fusiforme dont elle se distingue cependant par les taches noirâtres qu'on aperçoit tout autour de la racine, provenant de radicules ligneuses.
Son nom lui est donné de la province de Méchoacan, d'où elle provient.
Pendant longtemps on avait cru avec Monardès et les auteurs de cette époque, que l’on avait à faire à une convolvulacée. Aujourd'hui, il est parfaitement établi que c'est une asclépiadée, CAsclépias contrayerva», purgatif infidèle et très lent à agir.
Il est une autre racine qu'on à frauduleusement mèlée dans des surons de Jalap léger, dont il a l’aspect général, mais il s’en distingue par une cicatrice au point de naissance de la tige, ce qui a fait croire qu'elle provenait d’une orchidée.
Sa fécule diffère absolument de la fécule des convolvulacées. Elle est formée de lames superposées les unes aux autres, dépourvues de couches concentriques et de hiles. Ces grains paraissent être entourés d'une membrane et ce qui le prouve, c’est que l'action de l'iode n’est manifeste qu'après lc traitement par la potasse qui dissout la membrane.
L'origine de cette racine n’est pas connue. Les uns l'ont prise pour un tubercule d'orchidée, d'autres pour le fruit avorté de l’Argonia Syderoxylon.
Hacine d’Aconit
Il est bon de signaler une erreur qui eutlieu à Constantinople vers 1865 etdont les conséquences furent si fâcheuses. Le Jalap fut confondu avec les racines de l’Aconitum ferox. L'erreur est grossière. La racine d’aconit, en effet, offre des sillons extérieurs irréguliers et porte des traces de radicelles, elle n’a pas d’étui médullaire comme le Jalap fusiforme, le seul avec lequel elle ait quelque apparence. Au reste, sa saveur brûlante est caractéristique.
En 1868, Lepage de Gisors signala une nouvelle falsification par une racine analogue à la Squine. Mise en macération dans l'alcool, elle lui cominunique une coloration rouge; traitée par l’eau, il n’y a pas de précipité, preuve de l’absence complète de résine.
Enfin, reste à parler d’uu dernier genre de sophistication par la racine même du Jalap à laquelle on a déjà fait subir une altération. La première consiste à faire reservir les racines dont on a déjà extrait la résine que l’on remplace par de la colophane. A cet effet, on fait macérer les racines dans une solution alcoolique de colophane et puis on laisse sécher.
Pour reconnaître la fraude, il suffit de couperla racine en tranches et de la laisser macérer dans l’eau pendant un certain temps, afin d'éliminer les matières gommeuses et extractives, puis on traite par une solution alcoolique qui dissoudra la résine , et, par évaporation, cette dernière se déposera. Reste à en reconnaître la nature. Pour cela, on se base sur la propriété de la résine de Jalap de ne pas être précipitée par un excès de potasse caustique, tandis que la colophane soluble dans un alcali est précipité par un excès.
Enfin, la dernière adultération consiste à imprégner d’um
Lee
léger mucilage le Jalap piqué, puis de le rouler dans de la poudre ; toutes les piqûres ‘extérieures sont ainsi cachées. Il suffit de couper la racine pour reconnaître la fraude.
Quelquefois on a essayé de mêler à dessurons des poires cuites et tapées.
Comme on le voit, tous les moyens ont été essayés pour dénaturer le Jalap et profiter du crédit dont on entoura cette plante pour écouler, à des prix élevés, des substances sans valeur d’une acquisition facile, n'ayant du Jalap qu'une ressemblance plus ou moins approchée. Aussi il ÿ avait intérêt pour mettre fin à de semblables abus, d’acclimater cette plante parmi nous, et de pouvoir la répandre; du jour où le fraudeur ne trouverait plus intérêtà son commerce, les falsifications devaient avoir un terme.
Des essais de culture ont été faits dans divers pays. À Dublin, M. Smith est parvenu à récolter du Jalap dans son jardin de botanique et lui a fait produire jusqu'à 9 gr. 2 pour 100 de résine. Cette résine avait les mêmes propriétés purgatives que celle du Jalap cultivé au Mexique.
En Angleterre, Hanbury fait sans succès un premier essai aux environs de Londres et indique comme devant bien convenir à la culture du Jalap, le jardin d’Otocamund dans les Indes Britanniques. Les plantations réussissent pleinement, on obtient des tubercules très développés, assez riches en résine. Dans le commerce, ces tubercules nous arrivent toujours coupés en tranches.
Dans un deuxième essai, aux environs de Londres, Hanbury parvint à obtenir d’un seul plan 30 tubercules dont 6 gros et 24 petits. Les fleurs ne s'étaient montrées qu’en novembre, les froids arrivant, il n’y eut pas formation de graine, ce qui, d’après Hanbury, serait probablement avantageux pour la richesse de la racine. Il remarqua également
Lit … #
oc.
que la plante se développe mieux en plein air que sous le vitrage d’une serre.
Dans la Jamaïque, la culture à parfaitement réussi. La production qui n’était en 1877 que de 1,700 livres, en 1879 s'élevait jusqu'à 14,924 livres; depuis elle va toujours en augmentant. Le rendement de la résine est an-peu faible, on obtient guère que 9 pour 100.
M.J.-E. Planchon est le premier qui se soit occupé en France de la culture du Jalap, suivi de près par Gustave Thuret et Durieu de Maisonneuve qui ont essayé séparément de l’acclimater dans nos pays. Les soins intelligents de ces maîtres n'ont rien pu contre les intempéries du climat, et leurs expériences si bien conduites n’ont pas réussi.