‹ Étude sur le Lancelot en proseChapitre 117 sur 326 · Pour Arnouz (Arnoul · texte numérisé non relu

Pour Arnouz (Arnoul

7. Cependant Lancelot, quoique né en la Marche de Gaule et delà Petite Bretagne ^>, est considéré comme Français : m il est do pais de Gaule car molt an parole droit la parleûre » Marb. Beitr., fasc. VIII, p. 99 ; Sommer. III, 125).

pavait tribut. Tous Les pois en ce temps étaient « par élection 1 ».

Une ville a laquelle 1 auteur semble prendre intérêt, c'est Meaux.

Le Saint-Esprit révèle à Josephé dès le début de son apostolat en Orient que le roi Evalach est né en <« une ancienne cité qui est appelée Meaux en France » et fils d'un pauvre « refaitières » de souliers. Dans sa jeunesse il lit partie du lot de cent enfants mâles de cinq ans, et de cent pucelles, filles de chevaliers, exigé par Auguste, empereur de Rome. Le duc de Meaux, Sevain, l'envoya à Rome avec ses deux filles. Celles-ci moururent, mais Tibère confia au « comte » Félix le bel enfant Evalach quand celui-ci eut atteint l'âge de douze ans. Félix l'emmena avec lui en Syrie. Ayant tué dans une querelle le fils de Félix, Evalach s'enfuit auprès de Tholomer Cerastre, roi de Babylone(Le Caire), qui lui donna en fief sa terre pour l'avoir sauvé de son ennemi Oliferne ?.

Cette histoire saugrenue a déjà attiré l'attention 3 sur l'intérêt que YEstoire porte à Meaux. La « cité de Meaux » reparaît dans la Mort d'Arthur '+ : le roi y séjourne assez longtemps pour que messire Gauvain, blessé gravement en combat singulier par Lancelot, puisse se remettre.

Ce nom d'une localité réelle frappe d'autant plus que la géographie de YEstoire et celle de la Mort cT Arthur (en ce qui touche les combats de Gaule) est des plus vagues.

L'auteur qui introduit Meaux, sans le moindre à propos, ne serait-il pas originaire de cette ville ou de la contrée environnante? Ne serait-il pas un compatriote (Briard ou Champenois, de ce Chrétien de Troyes dont il a connu et utilisé l'œuvre ?

A l'appui de cette conjecture on peut faire valoir :

1° Que le ras, 768, le plus ancien à coup sûr de tous les mss. du Lancelot \ et celui qui, à notre avis, représente la plus ancienne rédaction du 1. 1 et du début du t. II du Lancelot propre 6, est écrit en dialecte champenois 7.

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