Voy. VI
•). On peut le dater du milieu du règne de saint Louis.
6. Je partage sur ce point l'avis des élèves de Wechssler auxquels on doit l'édition du commencement du Lancelot propre, dans les t'asc. III. VI. VIII, des Marhurger Beitràge zur romanischen Philologie.
7. Bubinger (fasc. VIII, p. 17-19) croit même pouvoir spécifier que le
i'aiiui M i lUffUI
I ' n détail d< ohi onol i mu 1 1 . .1 impoesible poui quic< mciue a lu 1<* < |i.i h appé de lu fi < quen< • ■ di i \1.h1«-I#mi
En dehoi i dea quai du l unm e, de
e{ de la rou tainl la Madeleim i i l uin<|u< IV-te <!■ i rjue
Donnai ■•■• I auteui il en parle ■ l« >ul Imui «!•• - h.i m j> une
h équem e inu iit<
1 .1 Madeleine et! devenue populaire dan a le nord de I i I depuia le tranaferl i Vézelaj ni m ûècle, dea ; lue*
reliques de Marie Madeleim Elle n oii
.•n ( Shampagne qu'en Boui : \ I m étab
scinciit religieux était aoua le vo< aide de « ••n«- s. uni- I mite de Champagne e1 de Brie eel même le seul paya «-«i la fête de la Madeleine ait pris une importance adroiniatrativt I « comptes ■• de oe grand fief sont ai doui foia l an, I ou dea
termes est Noël, l'autre la Madeleine 22 juillet
Seul un Champenois pouvait être \bb& familial i de la Madeleine pour renvoj une inai
allant jusqu'à la manie.
dialecte est celui <!' \n da-aur -Aube . Brugger Zeitachrifi fur f cr^"'
Sprache, t. M , :" partie, p. 53) se pfOQOQCe pour I i aux COnfij
la Champagne, de la Bourgogne al de la lorraine, t. En voici quelques exemples, outre beaucoup d'autrea. Le i"1 Cla
célèbre Ba fête en ce jour, anniversaire de son couronnement III. Galehaut tombe malade et languit depuis ce jour de la maladie qui l'emportera IV. lai-l*)!>; réd m>-. . Le ehevaliei aux armes rermeillea qui
veut venger Méléaguanl cite pour ce jour Lancelol ;> la coui îde-
magu IN . 226 . l.e tournoi décidé secrètement entre Lancelol et Gueni<
doit avoir lieu aux octavea de cette fête V 147, l »v '
\utres rendez-vous a cette date (V, 220,221, n . etc. '
la Qlléte, Gauvain chevauche de la Pentecôte à la Madeleine VI, 105, etc. .
•2. Voy. Mgr Duchesne dans [es Annale* du Midi, t. \ . et dana sea /■' épiaeopaux de V ancienne Gaule, 2 éd., I 190*3 . 321-340. Cf. J. Bédier, Légendes épiques, t. II, p. 69 et suiv.
3. On ne sait malheureusement presque rien de cette église fondée au \iic siècle. Voy. Paul Hoppenol dans les Positions des thèses de V Ecole de* Chartes, promotion de 1893, p. VI,
4. L'édition de ces comptes forme le tome III (191 * des Documents relatifs au comté de Champagne et de Bric [1172-1361 publiés par Aug. Longnon dans la collection des Documents inédits sur V histoire de France.
L auteur est un clerc. Cela est évident. Cela ressort non seulement de YEstoire et de la Quête, mais du Lancelot, on la déjà vu l. Est-ce un régulier ou un séculier?
\ coup sûr, il n'appartient pas au clergé paroissial, encore beaucoup trop ignorant pour posséder les connaissances qui se manifestent dans toute l'œuvre.
Est-ce un moine? L'hypothèse n'est guère probable. Où celui-ci aurait-il trouvé le loisir d'écrire une œuvre énorme qui a demandé plusieurs années de méditations et de rédaction.
Il est incontestable que l'auteur a une prédilection pour les religieux qui dans le siècle ont été de vaillants chevaliers 2. Aussi Grœber3, qui restreint, du reste, sa remarque à la Quête, voit-il en lui un chevalier-moine, Templier ou Hospitalier. Hypothèse ingénieuse, mais les membres de ces ordres avaient-ils l'instruction théologique nécessaire pour composer YEstoire, la Quête ou même YAgravain ?
L'auteur met constamment en scène des ermites. C est à ces personnages qu'est confié le soin d'interpréter les songes, d'expliquer le sens des aventures, d'hospitaliser les chevaliers. Mais l'ermite, « le prudhomme », est un ressort tellement banal qu'il n'v a rien de bien sérieux à tirer de là4.
Ce qui frappe, cependant, c'est la partialité en faveur des saints ermites qui suivent la règle de saint Augustin. Le bon chevalier Adragain, quittant le siècle, se rend en un ermitage qu'il transforme en un « covent de rendus qui tenoient la rieule et l'establissement de saint Augustin 5 » . C'est à un ermite du même ordre que le Saint-Esprit révèle la « desloiauté » pratiquée au château d'Escalon sur lequel vont tomber les « ténèbres6 ». Dans YEstoire on va même jusqu'à faire des ermites les pre-