III, 41 ;cf. P. Paris, III
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En Grande Bretagne, les ermitei on( précède le - ordres i <digieux La maison de moines, appelée le Bienfait où (« passe une nuit, avait été jadis an erm puis elle était
augmentée quelle était devenue un couvent de rendus en t. réguliei Néanmoins les religieux n'étaient pas las noirs moines o : les maisons de cet ordre n'étaient pas en< ors n espan durs (>n Grande-Bretagne : les religieux portaient en !nj>s
Le nom d' Abstinents
Cependant, si les ■ religions de noirs moines de « blancs moines • n'étaient pas très ispandues il en existait, puisque Galehaut, un peu avant m mort estore •-. outre quatre abbayes de r <' ordene de saint Augustin . deux autre
■ noirs moines ' ». Déjà, plusieurs siècles auparavant, Mordrain, retiré dans un ermitage, Le transforma en une religion de hl moignes fondéeen l'honneur de la Trinii d cette blanche abbaye . Galaad, après son adoubement, retrouvera 1 écu de son
La nuit Le mena aventure .» une maison de mois es une
(( petite rivière en l'oriere d*unes petites broches de forés - stoil 1» mai-
.< son apelée li Bienfaits • Chele maisons avoit esté j. hermitage moult
anchien ; >i l'avoil li dus Escans de Cambenync tant creûe et amendée
m que ore i avoit covent de rendus en alùt réguler : mais che D*estoienl
■ mie noir moine, car a chel tans n'estoient mie encore les religions espandues en la Grant Bertaigne, ainchois estoienl a pelé a ce! tans absti-
n nent tait ehil qui vi voient au rieule de religion. km chele maison • herberja mesire Gauvain celé nuit m [11,309-310 . Cf. P. Paris, [11,317.
I 1\ . s>'. Les ermites de sainl Augustin, quoique vêtus de noir III. il: « vestus de noirs draps, une cape close affublée toute noire , ne sont pas des* noirs moines a des Clunisiens .
5. I, 243-244. Cf. l'abbaye de Glay ? I. 285, 291 . et l'abbaye de Petite- Aumône (V, 232).
antique parent1. Guéri par la lance, à la fin de la Qurte, le roi mehaigné se rendra en une maison de « blancs moines » où le Seigneur fera pour lui des miracles 2.
De ce que les préférences de l'auteur vont aux religieux de l'ordre de saint Augustin, chanoines :\ ermites surtout 4, il ne s'ensuit pas qu'il soit affilié à cet ordre. Il pouvait tout simplement éprouver pour lui une sympathie particulière h.
Peut-être aussi cédait-il à des préoccupations de vraisemblance historique. Il était suffisamment instruit pour savoir que les Bénédictins, soit moines noirs (Clunisiens), soit moines blancs (Cisterciens), ne pouvaient exister à l'époque où se place le roman. De là peut-être la prédominance des ermites, peu compromettants, et l'invention des Abstinents.
Les préoccupations de YEstoire et de la Quête sont moralisantes autant qu'ascétiques. Elles visent la pratique de la vie chrétienne. La Quête insiste inlassablement sur la nécessité de la confession et de la confession fréquente 6. C'est parce que la reine Guenièvre s'était mal confessée le jour de son mariage que le démon entra en elle ; c'est Satan qui lui fit jeter sur Lancelot le regard qui les perdit tous deux7. Les chevaliers qui sont entrés
2. VI, 191. A chaque instant dans YAgravain (V, 6, 32, 33, 37, 70, 219), il est question de « blanche abbaye », mais ce peut être une allusion à la blancheur des bâtiments et non à la nature de l'ordre religieux. Cependant, une fois (V, 212), il est question de « rendus » qui sont « vestus de robbe blanche ».
3. Les abbayes de Galehaut sont sans doute, dans l'esprit de l'auteur, des communautés de chanoines réguliers. Déjà les églises fondées en l'honneur des saints Salluste et Hermoine (I, 78-79), desservies par douze « prouvoires », sont dans ce cas. On sait que l'adoption ou l'extension de la soi-disant règle de saint Augustin n'est pas antérieure au xie siècle.
4. On ne sait rien des ermites de saint Augustin avant la fin du xne ou le xme siècle. Leurs différents groupements furent unis en un seul corps par Alexandre IV en 1256. Voy. Helyot, Histoire des ordres monastiques, t. III (1715), p. 7.
5. Je relève, à titre de curiosité, qu'une collégiale d'augustins, fondée à Châteaudun, vers 1130, était dédiée à la Madeleine (Gallia christiana, t. VIII, col. 1317), sainte pour laquelle notre auteur éprouve une dévotion toute particulière (cf. plus haut, p. 151).
7. « Li anemis. . . lors entra en la roïne Genièvre, qui ne s'ert mie bien « faite confesse puis qu'ele entra primes en mariage et l'esmut a che « qu'ele te regarda rolentiers tant comme tu demoras en son ostel le jor
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vit il abat dani m oolèi e fi • nél ique el I e k< ellenl '
et un ermite qui tentent <!«• s nppu
Seule la Foudre du Ciel tombant h aoi piede peut I empê< hei
commet! re un fratricide
\ ooup bût, l'auteur est un iastique et un séculier qui i
la pratique du oonfeaaionnal. Il Bail que de son temps, mém< \ni' siècle, les rudes hommes de guen tienl raremeni
ou jamais*. A.usai avec quelle peine Lancelot, <j>n n a jan confessé • l'eatre de lui et de la roïne • n laissai i I il arracbei l i\ en de sa faute R !
Loin de vivre éloigné du siècle, notre auteur 3 était plon( Sa conception de l'amour, ^<>s descriptions incessantes de batailles, joutes, duels judiciaires, d'armoiries, sa profonde con
naissance du point d'honneur, du code féodal '. en un mot de la vie séculière du xuT siècle, le prouvent a l 'évidence. Il -
ijur tu rus fais chevaliers » (VI, 90, I l 6 Bn effet, dès le premier ins l'attitude de Lancelol n'a laissé ,:i Guenièvre aucuo doute sur l'im prêts qu'elle avail produite sur l'adolescent et elle s*étail appliqui étourner
les remarques possibles de ^on entourage Warburger Beitràge..., VIII, 99-100, 104 ; éd. Sommer, III, 125-426, 128 . Cf. plutj haut,
pitre [V, p. s" ss
2. Les ermites le proclament à maintes reprises VI, 112-113, 117. I
i. Cf. plus liant, p. 104.