XI. Par contre l'esquisse de Mort d Arthur qui termine ce
i. Je suis d'accord avec O. Sommer quand il déclare dans son édition
I, vu) que « the matierede Bretagne, thoughundoubtedly the fountain-head
of man y incidents, épisodes, and adventures in Arthurian romance, has
exercised an infinitésimal, if anv direct, influence on the several branches
ot'.the vulgate cycle. »
2. Et il regarde et y voit i. homme qui paignoit une anciene ystoire... eteognoist que c'estoit d'Eneas, comment il se parti de Troieset s'en alaen exil - (V. 217).
3. Eneas, publie par Salverda de Grave (Halle, 1892), p. 146 et suiv. Camille, femme de « grant poeir » et savoir, et vierge guerrière a fourni plus d'un trait à la redoutable enchanteresse du même nom, maîtresse de la <( Roche aux Saisnes » Sommer, III, 406-410, 422, 426-7). — Noter encore que le Lancelot nomme Virgile, le « Bon auteur » (III, 8).
4. Sommer V, 337, 1. 37. Un des vassaux de Claudas s'appelle Sersès = Xerxès sic !
5. Au début, Claudas obtient le « pooir de Gaule » de Poinces Anthoines <( un conselg de grant renom » envoyé de Rome (III, 4). A la fin de YAgravain, dans l'épisode de la guerre de Gaule, une trêve est conclue par l'entremise de monseigneur Gauvain et de Pantaléon « qui estoit li maistres conseuls de Roumme » (V, 362).
6. Relevons en passant qu'il lui a pris le nom de la Dame de Malehaut (voy. éd. Weston, II. 15), mais rien que le nom. Chez Robert elle est mère de Dodinel. Le Lancelot a laissé tomber ce trait qui ne pouvait s'accorder avec le rôle qu'il attribuait à cette dame. Notons que dans le Perceval de Boron Lancelot n'est qu'un figurant sans importance, de même que chez Wauchier.
rr tu db L'a
-IP /' it lllillV." |*|
épitodêl ont été délih I f*A
repoi tel 'lui i i >n ils
I i m Bn< -in -i la guerre do G
ri de Frolle l d i ibil d ><1
Mil
( ihei Robert «l< 1 1 >i >n, apri disparition des enchantement d< B lui' Lte île Los ji uni ba< h
ronde mon icen! d abandonne! Arthur el de . chevalerie quel : • Vrthui ide alo
ci Normandie I u m lonne di b trque en
don! le duo se reconnaît vassal <l Irthur. Celui ci s'attâuu su roi '!'• Franco, cnii .i\ .ni nom Floire ft qui
Floires rassemble l'ost i Paris, puis offre de décider de IV de li guerre par un combal singulier de lui <•! d'Arthur. Le <luH a lieu dans une Ile sous Paris. Vrthur, «pu lui' ti" un
sairi ntesque Floires a la tête de plus que lui , doit la >
.1 sa bonne ép ' icaliborc. Les douze pairs de France el i l'armée française offrent leur soumission. Les Bretons font entrée triomphale ;< Paris ; Arthur > ass <ut but le trôn< l.i couronne de France : après s'être assuré du \a se rembarquer en Normandie.
I et te histoire, tirée parBoron de V Historié BriUonum de Gslx^ îrey (le Monmouth \ a choqué l'auteur du Làneelot. Son patrio-
1. bile commence dans l'édition Liucher Le - ■•■■ jrmal) au tome I, p. et B'étend jusqu'à la p. 505. D lition Weaton Sir P
du t. IL p. 82 à 112.
•J. C'est là une des meilleures preuves que L'auteur de YAgravain est eu même temps L'auteur de la Mort d'Arthur puisqu'il sait à 1 pi'U
peut et doit détacher de ce dernier récit pour l'utiliser à la fin du LunoeUU,
Ll Mort 'l'Arthur, telle que nous L'avons, est déjà, sinon écrite, du moins bâtie dans son esprit. (If. plus haut, p. 85 B
:>. Le Didot-Perceval emploie la l'orme Frolle, plu- rapprochée du Flullo de Gaufrey de Monmouth.
i. Galfredus Monumetensia, Historia BriUonum, 1. X, c. 10-11 éd. San- Ifarte, Halle, h^. p. 128-131 .
Le Lancelot ne connaît pas seulement l'œuvre de Gaufrev par l'intermédiaire de Robert de Boron, mais par un recours direct, à plusd'une repri- VHUtoria BriUonum. M° Petroine, le plus fort en astronomie d - clercs
mandés par Galehaut, u tu cil qui la première escole tint a Ocxenefort, qui dist autretant comme gué des bos a W , J.j; P. Paris a lu n gué de» bouc>
18t ÉTUDE SUH LE LÀNCEL01 KN PROSE
tisme s'est effarouché du rôle, en somme piteux, que jouent le roi de France et les Français. Ne pouvant ni ne voulant supprimer cet épisode, il a travaillé h faire disparaître tout ce qu'il pouvait renfermer de blessant. D'abord Arthur n'est plus le conquérant malgré lui qui ne se décide à passer l'eau que sous menace d'être abandonné. C'est un souverain désintéressé et reconnaissant qui veut aider Lancelot, à qui il doit tout, à reprendre son royaume de Benoïc sur un usurpateur. D'ailleurs le royaume de Gaule est vacant depuis le décès du roi Faramont, qui fut vassal d'Uterpendragon, père d'Arthur1. Il se présente un prétendant au trône, Frolle, mais antipathique : c'est un comte d'Allemagne et les barons de France ne l'acceptent qu'avec répugnance, sous l'empire de la crainte. Arthur, malgré l'exiguïté de sa taille, triomphe de l'Allemand dans un combat singulier livré non pas dans une île sous Paris 2, mais « en une ille... qui estoit adont apelée l'ille as batailles et puis fu elle apellée l'ille Frollant », en vue du fantastique château de Bestoc. Il n'est nullement question ensuite de l'entrée des Bretons à Paris, de la soumission des Français et du couron-
Cette élymologie du nom d'Oxford s'inspire de la confrontation de deux passages de Gaufrey où le comte Boson est dit d'abord « cornes Oxonefordae », ensuite « de vado boum » (1. IX, c. 12, p. 132 et 1. X, c 4, p. 143). Wace (Brut, t. II, p. 161) ne reproduit pas celle interprétation et Neckam, connu du Lancelot voy. p. 1 86, note?) n'identifie pas Varia boum. Oxford est également connu de Y Estoire (I, 216) ; elle place à demi-journée de cette cité le miracle de la multiplication des pains par la vertu du saint graal.
1. Sommer, Y, 370-371. Quant li roys fu venus en la terre [de Gaule] et ce il sot comment li affaires aloil, si comme on li ot conté, si dist qu'il avoit « mellour droit el royaume que nus autres, « quar li roys Faramons, fait il, « qui fu au tan« le roy Ban de Benoyc tint la terre d'Uterpandragon, qui <( mon père fu » (V, 371). Faramon est différent du roi \ramont, appelé Hoel (( en surnom », qui figure au début du Lancelot (III, 3-4) en qualité de roi de « Bretagne la Menour » : il avait « dessous lui » Gaunes (Gaule est une faute commune à tous les mss. et qui provient d'un lapsus de l'archétype; même faute t. V, p. 329, 1. 22 et 330-331) et Benoïc et toute la terre jusqu'à la marche d'Auvergne et de Gascogne. Hoël aurait dû avoir également sous lui le royaume de Bourges ou de Terre-Déserte, mais le roi de ce dernier pays, Claudas, avait porté son hommage au roi de Gaule, « qui ore est apelée France», et la Gaule était pour lors sujette de Rome et lui payait tribut. Comme en ce temps les rois étaient « par élection » 111,3) et que les barons de Fiance ne pouvaient s'accorder, Arthur les avertit que lui-même a choisi pour eux et que son choix s'est porté sur Lancelot Y, 371).
2. L'auteur du ms. Harley 6342 reprend malencontreusement la version de Gaufrey et de Robert: «ainsi fu la bataille... en une ysledessoubs Paris... ore est appelée l'Isle Nostre Dame » (Sommer, Y, 373, note 1).
ibohation di Bernant du i ainqueui ' Au oonti tire l
in\ etti dfl lo I rault ptl A rllm imini*
Bnl i ■•• Il Mort •/' \rthur de 11 de B Là loi
il n t n| UI i--iii<-iit qui i 'iilnl
l.i pi i mièi e di ■ lions iuadm
Bow m, i .m. ni lui» • i I i |>ii ion . a été
I . Encore moin • de i • di itribution de l.i m h .in- do Bi îauvain, lo \
• Lui, on demi fi ère Ilecl >uronne pour demeui er i La cour d \< thui V, 3 P ioceptei i le royaume de Gaunea al Bohorl celui de Bcnoïi VI, 315), 1
celol bo refusera touj i • prend tironne de G
avec lequel il eal maintenant brouillé à mort, la lui i don lin de l épisode des cai olei magiquei Lancelot ai ronne de son père V, 149
Le iorl de Is Gaule, entendei la Fi im . asl laiaaé dam U fe$*
sein d'un bout i L'autre du romani Claudas, suquel Pi
de Rome, a donné le i ii de ' îaule IN. » ne Ici
servers pas, car, un peu plus loin Ml. 's il parle de ses tro qui Boni Bourges la Déserte . Benotc el Gaunea ; maia la Gaule incluse dans Bon état; il esl question Ml. 32 . en effet, d'un comb il lier qu'il veul livrer devant Le roi de Gaule, lequel, prudemment a nommé, A la fin de VAgravain Claudaa, attaqué pai Vrthur n secours à Tibère César el non Léon, comme chei Roberl qui «sires V, 329 el les 1umii.mii>>, bien que privés de leur empereur, n sur ces entrefaites, viennent à boo Becours V, 3 > que
Claudas vaincu s'enfuira 375). Le comte d'Aile m Frolle, étail le
candidat de Rome : dans La Mort d'Arthur Le nouvel empereur il n'et nommé déclare vouloir le venger el réponde Arthur jenei m en sa terre mais en lanostre, car il n'a point de terre qu'il ne la doie lenir t< de nos » VI, 346). Visiblement l'auteur connaît les prétentions de Y Empire ' a l'hégémonie universelle et ses anaissances historiques sont étendues pour qu'il Bâche qu'au w* siècle la Gaule faisait partie de l'Empire. Une seule l'ois, on vient de 1m voir, il se hasarde fi donner un nom au « roi de Gaule . sujel de Rome et il remprunte à La tête de h~ • rois
francs : Pharamond son Faremonl .
Antre remarque, qui va dans le même sens : la Normandie que ( et Roberl de Boron nomment à chaque instant, est comme le La
carte. Pas une fois il n'esl question du pays des Normands celoi cf. p. 140), L'armée d'Arthu évite de débarquer en Normandie: elle aborde soit en Flandre V, 3 soit sur une côte indéterm
V, 370; VI, 318). Ce n'esl pas seulement parce que l'auteur écrit a la conquête du duché de Normandie par Philip) e-Auguste, si qu'il aperçu de l'anachronisme d'une Normandie au ve siècle ! Ainsi L'auteui un homme instruit qui a quelques notions de l'histoire de Rome et a ssi de l'histoire de France : le nom de Pharamond au t. V, l'assertion que Les
nus étaient « [Kir élection •> début du t. III lui sont s s par une
Historia Francorum, soit d'Aimoin, soit d'une compilation du même genre.
transformée sous l'influence de celle d'Otton de Brunswick1.
XII. Le Luncelot a certainement utilisé une foule de chansons de geste, de légendes pieuses, d'écrits profanes ou plaisants de toute espèce. Voici une poignée de rapprochements :
Des Le début on s'aperçoit qu'il connaît et utilise le Girart de Roussillon '•'. Les « guerredons » promis par Bohort et les « douze pairs » de la cour du roi Brangoire * sont inspirés des gabs du Pèlerinage de Charle magne 4, et sans doute aussi l'idée de faire d'IIélain le Blanc un empereur de Gonstantinople '. L'épisode de Lancelot frappé de démence, vivant inconnu et méprisé au château de Gorbenic °, est une imitation de la légende de saint Alexis 7.
Que l'auteur ait connu quantité de traités de tout genre de ses contemporains c'est infiniment vraisemblable. Ainsi il a mis à profit dans sa seconde rédaction de l'épisode du songe de Galehaut un passage du De naturis rerum d'Alexandre Neckam 8.
1. Relevons encore le passage où se trahit la fierté du Français contemporain de Philippe-Auguste. L'armée d'Arthur, après avoir fait la conquête de la Flandre, s'achemine vers la terre de Gaule. Elle ne rencontre pas de résistance parce que « li sires de ceste terre [Faramon ?1 est aléz à Rome et aucunes genz dient qu'il est morz, car se il fu seins et heytez en la terre ausint cum il fu tïa pas ancore ii. mois, vus n'eschapissoiz sans bataille » Les Bretons respectueux et désarmés traversent la « Gaule » sans commettre de ravages. C'est seulemeut lorsqu'ils arrivent en la terre de Claudas qu'ils assaillent le fantastique château de « Pinegon » (V. 338).
2. Voy. les observations faites plus haut (p. 146,147) sur la rivière Arsie, la Terre Déserte et aussi sur l'esprit à la fin séculier et édifiant de ces compositions (p. 106).
4. Sur cette composition voy. Jules Coulet, Etude sur l'ancien poème français du voyage de Charte magne en Orient -(Montpellier, 1907).
.">. Cf. le chapitre IX.
7. Gaston Paris et Léopold Pannier, La Vie de saint Alexis, Paris, 18T2 {Bibliothèque de VEcole des Hautes Etudes, fascicule VIL).
8. « Et cil estoit nés del royaume de Logres, d'un chastel qui estoit a vi. « lieues d'iluec, que Merlins apela le Gué des bos, la ou il dist que toute « sapience descendroit, et chils chastiaus avoit a non Ludenoit et li clers « mestres Petroines. Par lui furent lez prophesies Merlin mis en escrit. Et <( ce fu cil qui la première escole tint a Ocxnefort, qui dist autretant comme a gué des bos » (IV, 23).
Ce passage s'inspire certainement du chapitre 74 (« De locis in quibus arles floruerunt libérales))) d'Alexandre Neckam : « Civilis juris peritiam « vendicat sibi Italia, sedcœlestis scriptura et libérales artes civitatern Pari- <( siensem cœteris proeferendam esse convincunt. Juxta valicinium etiam
B Soun tt de / ' '■'
|i \ i-i il.il.l. .1 uilii il on du ( lu . i îen m W "i. hiei ne l e I qu'eux Min 1 1. mi n i trop nue i
«transitai I
culi. I "/.( bon m a Oxl
ou |.iui 'i le jeu de m plus limi , p. 18
dont il vei ■• l I \
k-54 ; cl p phcliserpm Merlin la renom m» ente, du Stud
\ . i \ o en 4157 Al
el fui enseveli h \v I * fl
1er Nequaui el sepultu9 \\
V\ il. qui :i donn< de Necksm Coll. du A/
Berail de la fin du \ne si< ml cii< bo <•! Brompton
p. mu m\ . Ma en eui
le el soi os \ . 1 1 « - ■ ! :i monl ré l D. Il
criptive I / /" the history >>[ Graal l'> II,
1 1 , B Il tuquel esl due la meilleure nol
\ ms la />' ogr ip t. \ \ \ \ 1 1 . 1 863, ;
prouvé que le Laus d 1211. 11
nail que Lé n'est que la paraphrase versifiée du Di
avec lequel il forme c S opinion est fondée il - que
econde ré i ici ion du c S i - 1211 (cf.
plus haut, p. 1 15 el 13 a il esl possible qu'un intervalle de q
auiu \ tam v 1 1 1 premier. < iepen lant i
tain que le De natu ne de ses «len lui-
mème le fail observer car fauteur cite ses Corrog ce texte \ de Paul Meyer I - \
Extraits des manuscrits, t. XXXV.
1 . Cf.. plus haut, p. ITT. note 5 el plus loin au chapitre VIII.
Nous sommes plus avant <i aui recherches de missJ. L, V.
ton. The ( <'-;ul ;md //<<> rites of Adonis dans Folk-Lore, Beptembn
». et The Legend of sir Perc . -j y •!.. Lon Ion, : 11, 252, 312 cf. mon c. r, de la Bibliothèque de Vte t. ! XX,
►74). — Elles ont établi que la quête du graal est le i d'une initiation d'abord manquée, puis accomplie à un mystère ; Erection du dieu de la végétation el de la vie le roi pécheui . aujourd'hui les occultistes connaîtraient le roi pêcheur, la lance qu et le graal. Néanmoins je ne suis pas persuadé que la lance et soient à L'origine des symboles phalliques, comme le croit miss Weston.
On trouvera dos renseignements sur les croyances gnosti : les de : intiquité dans le livre touffu et inquiétant, mais précieux de G. H. S. M< Fragments of a Faith forgoiten 2e éd., London-Benarès, Theosophical polishing société , 190<
188 ÉTUDE sir LE JLANCEL01 EH PROSE
auteur eût-il par ses seules forces réussi à opérer la transformation du mystérieux graal en relique sacrée ? C'est possible, mais il fut devancé par un autre dont l'œuvre a exercé sur lui une influence décisive. Robert de Boron 1 imagina le premier que ce graal était un vase, le « vaissel » où Joseph d'Arimathie avait recueilli le sang dégouttant des plaies du Crucifié ; en même temps c'était dans ce vase que Jésus avait célébré la Cène chez Simon *.
Robert eut l'idée de prendre l'histoire de cette relique à ses débuts et de la mener jusqu'à sa conclusion ultime dans une série de trois ouvrages : Joseph d'Arimathie, Merlin, Perceval (comprenant une Mort d'Arthur) 3.
L'œuvre de Robert de Boron affecte un caractère très différent de celui des romans de ses prédécesseurs et de ses contemporains. Elle enveloppe Y « aventure » dans une atmosphère de dévotion et de mysticisme inconnue à Chrétien et aux émules de celui-ci. Elle s'efforce en même temps de donner à ces fictions une apparence historique. Dans l'histoire littéraire de la France médiévale l'œuvre de Robert de Boron marque une date. Malheureusement son auteur, un laïque, n'avait que de la bonne volonté, mais aucun talent et la « Trilogie » n'est qu'une pauvre esquisse.
Elle n'en a pas moins exercé une action capitale sur l'élaboration du Lancelot. Elle a fourni à son auteur un plan, un cadre grandiose et aussi elle a provoqué l'ambition de le remplir autrement que n'avait fait le sec et gauche Robert de Boron. Elle luia fait comprendre le moyen de renouveler le roman par la religiosité et le mysticisme. Et il s'est autorisé du précédent pour user résolument de la prose 4, ce qui lui a permis de donner à l'édifice toute l'ampleur désirable.