‹ Étude sur le Lancelot en proseChapitre 144 sur 326 · Mais non se irs, malheureusement. V · texte numérisé non relu

Mais non se irs, malheureusement. V

Huchei . I . &l V\ es Ion, Il . H mot, qu

prunté par Raoul rie 1 loudan dam \iei - G Pari

t \\\ Il 1898 . | lelant 1 p. 114 une

repro luction de Vesplumê

.{. Sommer, III, 19-21. 1 □ groupe de maa. 1 restitué I li lin pour taire disparaître la contradiction, entrevue de bonne heure, «Mitre noire Lancelol <'i le Merlin. Cf, plus haut, p. 111.

.. Sommer, W . : J; V, 319 ; \ l.

nmer, 111, 21 •. — 1/ enserremenl de Merlin rappelle

celui de Mabon prisonnier dans un \ entouré d'une l>ar:

aérienne magique épisode de la Joie de la cour dans I / idié par

E, Philipol dansla ftoma/ua, 1898, p. 282 . En même temps la fin lamentable de Merlin esl une nouvelle illustration du thème déjà 6 dans l'<

d'Hippocrale voy. VEstoire di . dupe et victime de l'amour et de 1j

ruae féminine, comme l'ont bien vu E. Philipol ibid.t 288-289 . Jeanroy, \ibi<L, t. XXXIV, 1905, p. 120 et encore E. Bi igger dans / lt hrift fur franzoes, Sprachet t. XXXI, 276, note 161 N< inmoins, comme la protectrice de Lancelol doit être un personn apathique, il a été nécessaire d'excuser Bon acte en noircissant Merlin. Telle est. à mon a\i>. li table raison des modifications apportées par le Lancelol à la figure de Merlin ;el E. Brugger semble bien l'avoir pressentie ibid.,1. XXX, p. - Malheureusement, sous l'influence d'une idée préconçue, imaginé que 1' u Enserremenl Merlin 1 ne figurait pas dans un Lancelol u primitif » <|ui. à noire avis. e>t une chimère voy. t. XXX, p. 19 t. XXXI, p. 275-271 . — L' « ensellement » de Merlin n'a rien de traditionnel, c'est une libre invention de l'auteur du Lancelot. Il est in t - :it de signaler que. par un chemin très différent, Ërnst Brugger est déjà arrivé sur ce point à une conclusion voisine de la nôtre voy. son mémoire serrement Merlin dans La Zeitschrifl fur franzœsische Sprache, t. XXX. p. 191-210; t. XXXI. p. 254, 275 .

Je suis également d'accord avec cesavant ibid.,t. XXXI. p. 261-2 sur Fince tilude de Téty mologie, et même île la forme Ninienne, Niniane, Viviane, Ninien\e, Niniane, Xymenehe, lleleine I , du nom de l'enchanteresse qui

1 90 étude si h Le i.am.i.i.ui l;> riiôsic

Cet te fée, qui n'est pas une vraie fée pour l'auteur ', c'est la î)ame du Lac, la mère adoptive de Lancelot* Invention élégante qui a le double avantage d'expliquer le savoir surnaturel de cette Daine. — elle est élève de Merlin, — et de Taire disparaître son insupportable maître.

La troisième partie (Quête du graaJ par Perceval et Mort d'Arthur), en dépit de sa faiblesse littéraire, était dans le même cas. Elle ne pouvait que suggérer 1 idée de terminer la « quête du graal » et de raconter la disparition du monde chevaleresque.

Mais reprendre les aventures de Perceval, même pour les rendre plus intéressantes, eût été un non-sens. Du moment que Lancelot était choisi comme héros, si Perceval demeurait jusqu'au bout l'élu de la quête, le Conte Lancelot risquait de n'être qu'un satellite du Conte Perceval-, et alors à quoi bon se donne tout ce mal !

D'autre part, du moment que notre auteur s'était résolu à faire un « conte du graal », il était évident que Lancelot ne pourrait demeurer jusqu'au bout le protagoniste. La création du personnage de Galaad, le héros sans tache, fils et substitut de l'adultère Lancelot, était une nécessité inéluctable.

Dans la Quête nouvelle, on maintint Perceval, mais au deuxième plan, tout en l'épurant 3, et il ne subsiste presque rien de son

dupe Merlin. Il n'est nullement assuré que ce soit un nom celtique, ainsi que le croyait G. Paris (Merlin-Huth, p. xlv, note 1). Par contre, je doute que ce nom soit interpolé dans le Lancelot, comme le suppose Brugger (t. XXX, p. 175 et t. XXXI, 263-4). Il se trouve à deux ou trois reprises (Sommer, III, 21, 374; et V, 65-66) dans des mss. non cycliques et dans le plus ancien de tous, le ms. fr. 768 de la Bibliothèque Nationale. S'il n'est pas répété souvent c'est par suite d'un parti pris de l'auteur de nommer rarement, ou même point du tout, quantité de personnages même importants : ainsi la mère de Galaad, la demoiselle qui guérit Lancelot de V « envenivement », la sœur de Perceval, etc. Et je doule encore davantage que Niniene soit une mauvaise lecture de Viniene, correspondant au gallois Gwendydd ! (voy. ibid., t. XXXI, p. 263). Gwendyld (Ganiede est sœur de Merlin dans la Vita Merlini de Gaufrey de Monmouth : voy. notre mémoire Etudes sur Merlin, p. 39 et. 51 (Extr. des Annales de Bretagne, avril et juillet 1900K

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