Voy. plus loin, au chapitre IX
2. C'est ce qu'ont vu les copistes desmss. 753 et 754 (cf. plus haut, p. 110). Les aventures de Perceval dans l'œuvre de Boron, ne sont, du reste, qu'une imitation littérale de celles que décrivent Chrétien et Wauchier, comme l'a fort bien établi Walther Iloffman, Die Quellen des Didot-Perceval thèse de Halle, 1905).
3. Il devient chaste, ce qu'il n'était ni chez Chrétien (voy. Potvin, II, 64,
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qu'il l'excuse lur son vœu de ne pas oouchci en un hôtel lier les propositions de la trop :
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est indispensable pour qu'il pni \ inmoins il a bien f.iilli succombe) qu'au hasard qui lu] Fait toucher la croix du i moment où il se coucha • démon femelle qui 1 VI,
Son mérite esl donc amoindri et il j Sarras le mystère des mystères.
Il demeure sot, < nlces •. A la lin du I ture V, 186 . Iprès la tentation qui s failli le perdre, PercevaJ s'attire cette apostrophe d'un • prudhomme •■ : tous i VI,
B0 l. M) ; ou plutôt il redevient un w.\i\\ sous l'influen m «Je
Troyes qui s'amuse de lui et le dépeint comme un « par nature » sont plus fol que bestes en pasture v. 14!
naïveté, lat - le trait f aental de l'histoi val, qui
n'est qu'un représentant, le plus éclatant, il est vrai, du thème si répandu du triomphe de V innocent ». Voy. Victor Junk, G und G\
dichtung Wien, 1912, 193 pages, extr, d< N ingsbei r Akad
der \\ i$ensch*flen in Wien, Philosophisch-Historisbhe Klase LXVIII,
. \bhandlung .
Perceval avait cessé d'être un sol et un butor chez Robert de Boron, qui Le représente comme le plus accompli «les chevaliers de la cour d'Arthur. De même Wauchier, on vient de le dire, en avait fait u Là
fortune--.
i. Le peu qui en subsiste est même profondément modifié : pour ne donner qu'un exemple, m - sissant, je citerai les rencontres de i avec son oncle et sa sœur llucher. I. I i ■- , .1 ; \Y. s ton, i l'oncle est transforme en tante et le rôle de la BŒUr prend un développement inouï: cette sœur devient, comme on verra, le symbole de la femme rédemptrice et martyre !
-. Sur Bohort et son rôle, vov. p. 76, note 3. 172.
3. Selon la très juste expression de A. Pauphilet dans la Remania, t. XXXVI, 1907, p. 603 .
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L'allure du récit du départ des chevaliers de la Table ronde t est assez analogue à celle du Perceval de Robert de Boron ?.
L'incident de L'épée fichée dans le « perron » flottant au moment de l'apparition de Galaad 3 est une imitation avérée de l'épisode final du Merlin du même Robert k.
Galaad erre cinq ou six années, en compagnie de Perceval •"', parce que celui-ci, chez Chrétien ,;, avait employé le même espace de temps à la recherche du château du Graal.
Galaad est revêtu d'armes vermeilles parce que le Seigneur est apparu le jour de Pentecôte « en semblance de feu 7 », mais aussi parce que Perceval, avant lui, avait été le « vermeil chevalier8 ».
Le repentir, la confession, la communion, les serments de Lancelot 9 doivent quelque chose au repentir, à la confession, etc. de Perceval chez Chrétien et chez Robert10. Le « varlet » qui invective Lancelot après son insuccès en présence du Graal11 c'est, au sexe près, la pucelle qui admoneste Perceval dans une circonstance analogue12.
Il n'est jusqu'à Y « aiguë Marchoise » 13 qui ne rappelle la rivière Marsonde « qui ert lée et grande et parfonde u ».
Et si Calogrenant s'interpose au prix de sa vie entre Lionel, fou de rage, et Bohort1^, il doit sans doute ce rôle délicat à ce que