Ibid., 1. VIII, c. 24, p
5. A deux reprises Gaufrey de Monmouth traçant l'itinéraire d'Aurelius nomme Salisbury aussitôt après avoir parlé de Winchester (Guyntonia), au 1. VIII, c. 9 et 16 (p. 108 et 113-114). L'auteur de la Mort d'Arthur, qui ignorait la géographie de l'Angleterre, a eu ainsi l'impression que Salisbury n'est pas loin de Winchester; et, comme cette dernière localité est celle que quitte Modred au moment où va s'engager la suprême bataille (1. XI, c. 1, p. 156), notre homme, qui ne savait rien du « flumen Cambula » (cf. p. 194, note 8), pouvait se croire autorisé à placer la lutte près de Salisbury. Il s'imaginait, du reste, que cette localité n'est pas très éloignée de la mer puisque Arthur, mortellement blessé, peut, quittant le champ de bataille de « Salesbieres » gagner, à cheval il est vrai, le rivage de la mer
6. Gaufrey de Monmouth ne parle pas de la plaine de Salisbury. Mais Wace, qui connaissait bien l'Angleterre, écrit: « Es grans plaines de Salesbere, lès Fabeie d'Ambresbere » (v. 7409-10, éd. Le Houx de Lincy, t. I, p. 344). Il est clair que la Mort d'Arthur a eu ici recours à Wace plu tôt qu'à Gaufrey.