Cf. plus loin, p. 256, note
■\. Après la délivrance de Siméon lendemain quant il <>t oï mi ss
s'en parti Galaad de laiens et commanda 1< - Dieu et se remist en
sa voie et chevalcha en tel manière v. ans anchois qu'il venista la m « le roi mahaignié, et en tout les \ ans li tint Perceval compaignie el VI, 186-181 . Le ms. /»' a compris qu'il y avait une lacune et il a opéré le raccord suivant : ei chevalcha jusqu'à terce. Lors li avint, si cum 1><\ 1<> « volôit, qu'il encontre Perceval : si ne demandei mie si li uns feïsl ■■ l'autre
joie, el ([liant U se tirent granl pece conjoï, si se mistrent a la voie et « errèrent en tel manière \. ans etc.
i. Voy. Pauphilet dans la Romania, 1907, p. 603.
'•>. Cf. plus haut. p. 131 cl le chapitre X. p. -M.
6, La délivrance <le Moïse achève, au contraire, de montrer que la Qu< Boron u'est qu'un rifacimento si les observations qui suivent sont adm
Ii5i i ILDE SUR la. LÀNCEtOl ILS I'HoSj.
Mes préférences vont à une autre interprétation; c'est délibérément qu'on a omis la délivrance de Moïse, parce qu'elle sou- Ion. ni des difficultés non entrevues jusqu'au dernier moment.
Le châtiment et la destinée de Moïse ont été, en ell'et, l'objet de retouches certaines dans le passage de YEstoire à la Quête. Dans ÏEstoire le faux converti, Moïse, qui a l'audace de vouloir s'asseoir au siège défendu, est aussitôt saisi par sept mains de (lamine l. Les suppôts de l'enfer entraînaient le coupable dans leurs ténèbres quand l'injonction d'un saint ermite les obligea à lâcher leur proie '2. Moïse subira néanmoins un terrible châtiment : il brûlera en une salle de la périlleuse forêt de Damantes :; « jus- « qu'à tant que li boins chevaliers vendra qui metera a lin les « aventures de la Grant Bertaigne ; mais lors sans faille quant « il y vendra, por ce qu'il aura esté sans pechié de luxure de char « et sans teche de pechié, faudra li feus qui jusques lors aura « duré, et lors trouverai merci et pardon de mon mesfait ». Seules les prières de Josephé peuvent adoucir le supplice de Moïse4.
Par la suite il ne reparaît plus sur la scène. Dans la Charrette Lancelot apprend de la bouche de Siméon, son père, son triste sort, mais ni lui ni aucun des héros du roman n'a plus de communication avec le faux dévot. Dans la Quête même il est fait allu-
1. « Lors vint Moys avant et s'assist entre Josephé et Bron, mais il " n'orent pas grantment sis quant il virent que de devers le ehiel vindrent <( mains dusques a vij. toutesenilambées — mais les cors dont elles issoient « ne virent il pas, — mais sans l'aille il virent qu'elles jetoient l'eu sor « Moys, si qu 'il commancha a ardoir et a espendre, si comme ce fust uns << basions, et ausi corne il ardoit les mains le pristrent et le levèrent do « la où il estoit' si l'emportèrent par mi l'air jusqu'en une forest grande et « mervelleuse qui près d'iluec estoit » (I, 248 ; cf. Hucher, 202).
2. I, 260-261; cf. Hucher, III, 225-227. Il y a quelque flottement dans cette conception : on se s'explique guère que les mains de sept « ministres d'enfer » puissent descendre du ciel.
3. La forêt de Damantes » (I, 260) est qualifiée de « perillose » dans la Charrette'. « chils miens fils Moys si gist en la perillose place ou maint anoi sont avenu as chevaliers errans » (IV, 176-177). C'est sous l'influence du Lancelot qui nous montre Merlin enscellé par la ruse de Ninienne « en « une cave dedens la périlleuse forest de Damantes qui marchist a la meir (( de Cornouailles étal roialme de Soreillois » III, 21). Le sort de Moïse, au feu près, ressemble à celui de Merlin. Dans un château en ruines situé en une vallée de la forêt, se trouve une « salle par terre » où il subit son supplice d, 260; cf. Hucher, III, 225). Cette sorte de cave est une atténuation, tout à fait conforme à l'esprit de YEstuire, de 1' « abîme » où il « fond » chez Robert de Boron (voy. page suivante, notes 2 et 3,.