II. V
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Perceval, de La force de Gauvain croissant à midi1, etc. -'. Et ces explications sont d'une platitude et dune stupidité répugnantes; parfois même elles sont incompréhensibles.
L'auteur a une tournure d'esprit tout à fait evhémériste. Il ne croit pas, ou ne veuf pas qu'on croie, à la réalité du lac enchanté où la fée s transporté Lanoelot : ce lac n'est qu'une apparence, un mirage.
Il n'admet pas l'existence des déesses. La lac en question était appelé lac de Diane dès le temps des païens. Mais n'allez pas croire que Diane fut une divinité : « Diane fu reine de Sezile « et régna au tans Vergile, lou bon autor ; si la tenoient la foie « genz mescreanz, qui lor estoient, por déesse, et c'estoit la « dame del monde qui plus amoit déduit de bois et tote jor aloit « chacier, et por ce l'apeloient li mescreant la déesse del bois '. »
N'admettant pas les déesses il admet encore moins les demidieux. Ceux qui jadis qualifièrent ainsi le célèbre Hippocrate sont traités de « povre home qui estoient ydiote et non sachant ». Les gens mieux informés « l'apeloient souverain des sages4. » Au reste, ces miracles opérés par lui ne sont qu'une apparence: le fils du roi de Perse qu'il se vante de ressusciter n'est pas vraiment mort, non plus que le neveu de l'empereur Auguste, et Hippocrate est démasqué par la « Dame de Gaule '. » Sa sagesse est donc une imposture.
Le malheureux ne croit même pas aux fées !
La reine Guenièvre se rend a la « Fontaine aux fées ». On l'appelait ainsi, dit-il, c< pour chou que cil qui en la forest habite toient disoient qu'il y avoient veu de trop bêles dames et si
2. Voy. encore les coutumes établies par le géant Mauduit (V, 132) ; le comte du Val et Agravain (VI, 86) les fils du comte Ernoul (VI, 165), etc.
3. Marbuger Beitrâge. .., fasc. II, p. 10 ; Sommer, III, 8 et V, 65.
Les conjectures de miss Paton à propos de ce lac de Diane (Studiesin tha fairy mythology of Arthurian romance, p. 217 et 275-278) n'ont point de consistance, comme l'ont déjà vu A. Jeanroy (dans la Romania, t. XXXI V, 1905, p. 120-121) et E. Brugger (dans la Zeitschri/'l fur franzôsische Sprache, t. XXX, p. 191-200).