Sommer, IV
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i jamais cela ioi , d é c 1 a r o I ri a 1 -
h. mu . u\ 1 1 i.i 1 1 ■ i. .i 1 1 .i \ -i i toute la \ lurvient Gauvain qui avait pu • la nuit dans la chapelle Vpi ii. mi la singulière i \ enlure, il se met s pleui coutume infâme de la charrette Pendanl le dîner api
»up parmi li i'- che^ ali la < h
personne ne \ eut manger près de lui; on 1<
el il s'assied dehors, à la porte \ • la G
la table el vienl tenir compagnie à I inconnu I ■• roi Arthur reproche alors a son neveu de déshonorer la Table Itonde Gauvain de répliquer que • bs il esl honnis par la cfa que
dont est Lancelos honnis ■• ; son oncle reste tout hi •• de
cette réponse énigma tique. Après le repas, le chevaliei chai s m va en remerciant monseigneur Gauvain de sa courtoisie. Il se dirige vers lé table royale, monte un des meilleurs destriers qu'il 3 trouve et, revêtu de ses armes, retourne vers le roi; le défiant fièrement, il s'offre à combattre quiconque dira que Gauvain *> est déshonoré pour avoir mangé avec lui, <■( appelle Arthur consterné « li plus faillis r<>\ s et li plus recreans qui onques fusl Aussitôt cinq chevaliers, dont Sagremoret Keu, le provoquent ; tous, l'un après L'autre, sont désarçonnés par le jeun. qui leur prend successivement Leurs montures et les ivn\ vaincus et blessés, au roi. Arthur accuse de toute cette mésaventure son neveu, mais pendanl qu'ils discutent, voilà que Le nain revient avec, dans sa charrette. « une damoiselle Elle
s'adresse au roi et le blâme, lui et ses chevaliers, pour leur conduite qui apportera à tout le monde « plus de honte que d'honneur » et demande si quelqu'un La délivrera? Gauvain immédiatement l'aide à descendre de la charrette et y entre Lui-même u pour l'amour du bon chevalier ». La demoiselle monte, aidée par les chevaliers venus derrière elle, sur un magnifique palefroi. et avant de partir tient le discours suivant au roi et à la reine :
Elude sur le Lancelot en prose.
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« Jou m Cm \ rai, mais .t\,uii voel qui i 9 que li affaires aproôé
par coi ta cor! Bcra délivrée cl dont le/ aventures preodroul lin. \'<>u> m- dèussiés pas avoir failli au chevalier, aina y deussiés estre saillis quar il ni estoit, fors pour l'amor de Lancelot qui pour celé dame pequerre y monta cl li-i chou que nus ne tu u'osaisses emprendre pour li cpii ta femme est. El pour lui deveroieni estre toutes charretée honorées a tous jors m. us. El ses tu qui est li chevaliers qui a tes compagnons abatus? Gliou es! un jovenes enfes qui awan fu fais chevaliers après Pasques : m est cousins Lancelot et est frères Lyonel qui quiert Lancelot L.. »
A ces mots revient celui dont elle parle ; enlevant son heaume le chevalier dit au roi : « Voici les chevaux que je vous ai pris en combattant vos chevaliers. » — Maintenant on s'empresse autour du cousin de Lancelot, dont le nom est Bohort : la reine lui souhaite la bienvenue et le roi lui offre à la Table Ronde une place que le jeune homme refuse par modestie. Quand la reine Guenièvre apprend de Bohort que c'est la Dame du Lac qui vient de les quitter, elle invite le roi à la suivre au plus vite. Tous deux rencontrent dans les rues de la ville Gauvain traîné par le nain dans la charrette ; sans hésiter la reine saute à sa place, et après elle y montent tour à tour le roi et tous les chevaliers de sa cour. A partir de ce moment, nous dit l'auteur, « tant comme li roys vesqui ne fu homs dampnés en karete ».
La morale se dégage d'elle-même de cet épisode, où pour la dernière fois au royaume d'Arthur la charrette joue le rôle d'un instrument de supplice et d'opprobre : il fallait à tout prix réhabiliter la charrette aux yeux de tous, puisque Lancelot, cet arbitre des élégances courtoises, y était monté pour l'amour de sa dame. C'est bien ce que déclare la Dame du Lac dans la leçon qu'elle fait à la cour d'Arthur. Peut-être y a-t-il encore autre chose dans ce fait, insignifiant en apparence, que ce soit précisément le premier représentant de la triade élue du Graal, Bohort, Galaad, Perceval 2, qui fasse son entrée dans le monde sur une misérable charrette, en chemise de pénitent, les mains liées derrière le dos. Ne veut-il pas par cette attitude humiliante montrer aux chevaliers, trop épris de la vanité du siècle, que