Sommer, IV, p. 141, 1. 23-24 et p. 142, 1. 3-7 et
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sa beauté. Pour que la reine consen e à I .anceloi la flamme de amoui- il doit sans ces lover plus haut : elle ne L'aime, ne
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Tous deux ont atteint Les limites de Leur nature et ne peuvent Les dépasser. Tel est est Le cercle magique où ils toun nellement, immortels précurs lu couple dantesque Paolo
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Quelles sont maintenant nos conclusions .' La première qui dégage de L'étude comparée de nos deux Charrettes^ c'esl constatation de L'originalité de L'auteur du roman. Architecte habile a construire une œuvre bien ordonnée, il L'emporte au point de vue
i. Vers 5910-13, éd. W. Foerster, p, 209-210.
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do La composition sur son modèle. D'ailleurs une œuvre soigneu- Mm. ni refaite n a-t elle pas, contrairement à l'opinion courante, plus de cohésion el de Logique intérieure que celle qu'elle imite, ou plutôt . dont elle s'inspire?
L'indépendance et La richesse d'imagination de notre auteur sont attestées par les deux épisodes qu'il incorpore à son récit : [ 'Episode des /omîtes, arrangé avec un art personnel et neuf, et celui de Bohort sur la charrette, inventé par lui de toutes pièces. Dédaigneux de tous les artifices littéraires, déjà quelque peu défraîchis au XIIIe siècle, notre romancier évite, autant que possible, les clichés de l'écriture courtoise et le verbiage de la casuistique sentimentale. D'une main ferme il dessine les caractères de ses personnages ; il n'est pas, comme Chrétien de Troyes, un miniaturiste délicat, mais un peintre de fresque qui procède par larges touches.
Le sens du dramatique ne lui est pas étranger non plus, comme on le voit dans ce jeu de contrastes, de lumières et d'ombres, dont il possède le secret heureux. Et si nous élargissions le cadre trop étroit de notre étude, si nous embrassions d'un regard l'ensemble du Lancelot propre, notre jugement, loin d'être modifié, ne sera que confirmé, prendra une base plus ample et plus solide. Et nous avons certainement le droit de le faire, car le chapitre de la Charrette ne peut pas, ne doit pas, être détaché de l'ensemble avec lequel il forme un tout homogène. Unité de plan, unité d'exécution. On prouverait sans peine que la Charrette ne se distingue en rien, ni comme style, ni comme psychologie, des parties qui l'encadrent, ni même des Enfances de Lancelot. Comment se représenter, en effet, un roman biographique du défenseur et de l'ami de la reine Guenièvre sans l'histoire de la délivrance de la femme d'Arthur du « pays dont nul ne revient », sans cette aventure centrale qui est peut-être la plus étincelante prouesse de notre héros? Or cette histoire n'était connue au public lettré de l'époque que par l'intermédiaire du « conte » de Chrétien de Troyes, et c'est bien lui qui a fixé le premier les traits éternels de Lancelot parfait amant, « qui plus ama que Piramus ».
Qu'il nous soit permis d'avancer d'un pas encore dans cette « selva oscura ». C'est, ne l'oublions pas, dans la Charrette en prose que nous trouvons les premières allusions claires et pré-
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