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quoise » qui coule entre deu t énoi me m «•■ bei ' Ri
otvalier noir, lortanl brusquement de l'onde, vienl lui tm
destrier d'un ooup de glaive lance . puie disparaît Q
faire leohevalier ainsi abandonné •• son sort ' Pi
un instant confiance, il fait une oraison uche désarmé sur la
terre nue et s'endormit en tel manière qui
plus .i aostre signer que .<s terriennes choses En son sommeil,
Lanoelot entend une voii lui commander : Lèv< toi, prends
n armes et entre dans la première nef que tu ven
coup, (Mi pleine mut, une grande clari paraîl : ébloui, le che
lier voit s'approcher du rivage une nef mes divine —
sans voile ni aviron. Des odeurs exquises flottent autour d'elle,
et dès que Lancelot a posé le pied dessus, il se sent p
d'une joie indicible t car ore a li, ce li est avis, ce dont il fa
m onques plus desiraus en sa vie . Il ne sait plus s'il est sur
terre ou au paradis. Au matin Lancelot, que la nef emporte su
loin, aperçoit le corps bienheureux de la vierge martyre :
repose sur son lit mortuaire, le visage découvert, avec sur
le « bref » que son frère v avait placé « afin que celui qui la
trouverait en étrange terre connaisse la vérité de m»ii être et
qu'il l'honore ainsi qu'elle le mente, car jamais pucelle n'a fait
ce que celle-ci a fait :. »
1. Avant d'arriver là, L. a pris part à un tournoi où il a été battu. Humilié, stupéfait, il se lamente, l'ne reeluse lui reproche d'avoir cédé .ui découragement; désormais sa foi doit être ferme.
2. Cette mise en scène VI, 17'i ne rappelle-t-elle pas d'une manière frappante une autre nacelle avec une autre jeune fille, également couchée sur un lit magnifique, dormant son dernier sommeil, tenant dai mains le « bref qui révèle au monde l'aventure douloureuse de sa \ Nous voulons parler de la demoiselle d'Escslot, « venue à sa fin por loialment amer
140 ÉTUDE sir le lancelot en prose
Par ce message Lancelot apprend que cette demoiselle, sœur de Perceval le Gallois, fut toujours « vierge en volonté et en œuvre » , qu'elle changea les renges de l'Epée aux étranges renges, tirée du fourreau et portée aujourd'hui par Galaad, fils de Lancelot, et « toute la manière de sa vie et de sa mort ». Ces révélations le comblent de joie et exaltent en lui le désir de revoir son glorieux fils.
Pendant plus d'un mois Lancelot navigue seul avec la jeune morte, toujours en prières, sans boire ni manger, soutenu par la nourriture spirituelle que lui envoie le Saint Esprit. Dès le début de ce voyage surnaturel, il est averti que la bénédiction céleste est sur lui. Un vieil ermite, qui le voit passer devant son rocher solitaire, l'interpelle, lui demande son nom et comment il a pu venir sur cette nef. Émerveillé de l'histoire que Lancelot lui conte, le prudhomme le plaint et lui reproche d'avoir, par son péché, manqué la plus haute aventure du siècle. Non, il ne peut être l'égal des trois chevaliers parfaits, mais Dieu lui a quand même témoigné son infinie miséricorde, en lui donnant « la compagnie de si sainte pucele et de si haute ». Il doit veiller maintenant à ce que sa chasteté à lui s'accorde avec sa virginité à elle ; alors seulement pourra-t-il être admis « dans la maison qu'il désire tant voir », c'est-à-dire dans le château du Graal *. Ainsi en serat-il. La présence de ce corps presque immatériel, pur comme un lys, a le don d'apaiser l'âme de cet homme, trop longtemps battue par les tempêtes de la passion. Telle est sa victoire posthume, son dernier et bienfaisant miracle : après la rédemption d'Eve la pécheresse, la purification d'Adam-Lancelot. Grâce à cette blanche colombe qui intercède pour lui là-haut, il est devenu digne de voir — au moins une fois encore — son fils, élu entre tous. Cette rencontre providentielle, si ardemment souhaitée par le père, a également pour théâtre la nef trois fois bénie. Un soir qu'elle s'approchait d'un rivage désert, un chevalier armé sort de la forêt ; il descend de son cheval, se signe et saute dans la nef : c'est Galaad. Les deux héros se font connaître
dont l'histoire touchante nous est racontée dans la Mort d'Arthur. Il nous paraît évident que Fauteur de la Mort d'Arthur, en décrivant celte nef venue toute seule à la cour d'Arthur pour porter plainte contre Lancelot, avait dans l'esprit le souvenir de celle qui emportait en haute mer le corps de la sœur de Perceval. Voy. aussi Douglas Bruce, Mort Artu, notes, p. 279. 1. L'ermite annonce aussi à Lancelot qu'il retrouvera bientôt son fils.
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absout par le repentir «1 la p( niten cl l.i prii 1 enfin au 1 onto( 1 1 1 île m pi
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El puis la nef s'éloigne 1 1 1 purifi
achevée., Longtemps encore elle par les flots ei les
vents, m. us. .1 l'heure dite, .1 1 beure ou la sainte relique, po par les trois élus sur la nef de Salomon, s'approchera de S la terre promise, elle viendra, fidèl parole, au n
suprême, Là, au Palais Spirituel, premier el derniei asilt s;niit graal, où Josephé, fils de Joseph d'Arimathie, fut sa évéque parGhrisI lui-même, la Vin. mptricc rep
la paii du Seigneur, entre son frère Percera] ei Bon ami, ohevalier, son époux mystique, Galaad.
Si l'on compare cette apothéose finale de la femme, véritable
tu Couronnement de la Vierge », avec la dure réprobation du sexe formulée tant de fois avec emphase au cours des deux romans du Graal, on mesure d'un coup d'œil retendue du chemin parcouru. Cette courbe ascendante correspond, semble- t-il, dans la pei
l'auteur, à une évolution idéale de l'humanité féminine. D'une | nous vovons la femme à l'état naturel, ou plutôt la femme déjà
i. VI, 178.