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ou messire Gauvain triomphe des scrupules de '»ns
an leur faisant remarquer qu'une quête ne dure que un an et jour et qu'ils ont quitté La cour « il y a plus de trois ani Ge lapa de trois ans est tout a fait inadmissible. Quitl la cour un mois après Lanoelot, vu sa blessure \ . 189, I. T; 196,1. 20-27; 219, 1. •{ , Gauvain n'a pu partir qu'au début <le septembre (cf. S ' • ^()n observation au sujet de la durée <lr> l , quête se place au moment où il reçoit un message de LanceL ce message arrive après Pâques et un peu avant la Pentea donc approximativement au cours du mois de mai de la seconde année qui a suivi leur départ de Camaaloth. Il n'y a donc pas [dus de trois ans, mais moins de deux ans.
Le chiffre 3 est donc une erreur. Mais il v a toute raison de croire que c'est une erreur de scribe. Le ms. 7.">! du fonds français de la Bibl. Nat. porte au folio 333 recto, col. 2. « que pilius a de u. ans que nos départîmes de court ». C'est certainement la bonne leçon : avant d'envoyer le chevalier « navré » porter au Tertre son message à Gauvain, Lancelot a appris de ce navré qui revient de Camaaloth, où il assisté à la fête de Pâques, que « par temps aura il. ans que on n'en [de Lancelot et de Gauvain OV parler a court » § li->. L *V» . Lancelot ayant quitté la cour au début d'août, Gauvain un mois après, il n'y a pas tout à fait deux ans à la fête de Pâques (avril) qu'on n'a entendu parler d'eux.
En disant à ses compagnons qifils sont partis depuis plus de deux ans, messire Gauvain exagère un peu, voilà tout *.
L'auteur le fait exprès. On ne saurait croire que c'est par inadvertance qu'il met dans sa bouche une supputation chronologique approximative. 11 est inadmissible, en effet, que l'auteur qui calcule parfaitement juste à la p. 225, ne sache calculer que par approximation p. 270. Le navré au moment où il aborde Lancelot donne un renseignement d'une exactitude rigoureuse, et au moment où, envojé par Lancelot, il aborde Gauvain, celui-ci se tromperait gravement !
Il suffirait pour repousser cette idée d'examiner avec quelle habileté est « filée » la chronologie au moment où Lancelot et Bohort se séparent : on raconte successivement les aventures de chacun d'eux et on s'arrange pour que les renseignements qu'ils recueillent et lun sur l'autre tombent avec une justesse chronologique parfaite. L'épisode du chevalier aux armes noires est, à cet égard, typique (§ 19 bis, 20, 25, 26). Bohort apprend que Lancelot a été aperçu poursuivant un chevalier ainsi armé, la veille vers nones. Puis on décrit les aventures de Lancelot : ayant rencontré à midi deux damoiselles et un nain et ayant pris le parti de déjeuner avec elles et de se reposer, l'aventure en question doit tomber en effet vers le milieu de l'après-midi, à nones (3 heures).
L'auteur, quand il le veut, use donc d'une chronologie rigoureuse. Quand il emploie une expression vague c'est simplement une élégance littéraire ou une habileté.
Nous avons la ressource d'une contre-épreuve des itinéraires précédents. C'est l'examen de l'itinéraire de la messagère de la reine Guenièvre.
Très émue d'un songe qui lui montre Lancelot disparu couché avec une « damoiselle », la reine décide à son réveil de députer en Gaule, auprès de la dame du Lac pour la supplier de venir la conseiller (V, 64-66).
La messagère s'en va. Elle a très chaud « si comme entour de jour saint Jean » (256, 1. 10, 258). Rappelons que, au même
1. Il commet aussi uneétourderie en affirmant que la quête de Lionel et Hector par Lancelot a commencé à la Madeleine (V, 220, 1. 39). Elle a commencé un peu après les octaves de la Madeleine (voy. plus haut, p. 43 et 47).
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la mi oaréme il révèle < la reine le manière donl ( l md i a ti sa meaaagère -<»l , done an en et quelque! lemainc retour du premier s alci «-n ( raule.
Guenièvre charge cel nomme d<- porter une de reproche
a Claudas, doue en mari avril. Réponse inaultante de oelui ('.«•lie réponse eal remise à le reine huit joure avant la tèU Pentecôte 262, 1. 38 . C'est ï cette fête qu'on attend I qui m viendra avant quinze joure 263, 1. 1" ; cf., lot de retour, La reine lui révèle L'outrage que lui a fait Claudas (323), outrage qui décide de la guerre de Gaule.
Il y a donc coïncidence complète entre Lea renseignement! chronologiques fournis par L'itinéraire «le la mes le Gue-
nièvre et celui dea valets de Claudas d'une part, les deux itinéraires de Lancelot (pie Ion vient d'étudier d'autre part. Cette coïncidence ne saurait être fortuite. Il faut admirer avec quelle habileté Les données chronologiques qui, à bien des reprises, ont
semble s'embrouiller d'une façon inextricable, s'harmonisent finalement dans une concordance parfaite.
Menons jusqu'au bout notre empiète en étudiant la chronologie de la tin de YAgravain.
La guerre contre Claudas est décidée à Camaaloth, le jour de la Pentecôte, à c< vêpres ». Le lieu de rassemblement de l'armée est tixé à Londres pour la Madeleine, c'est-à-dire 22 juillet (V, 328, 1. 8 ; 33o, 1. i . En attendant, Arthur parcourt son royaume. A la Saint-Jean il tient cour à Carduel (ou à Cardif . Trois jours