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a la Guerre de Gaule si I on d b pas présente ■ • I espril I premières pages du tome I III Impossible d'expliquer la Ion absence de Lancelot e1 sa quête par Sagremor, Dodinel l'incident de la vieille <• la fin de I de U Chûrreti
Sans un autre incident de cette même p , L'absurde enlè-
vement de la reine par Bohorl \ qui déclenche toute cette grande quête -, est incompréhensible, e( I personnage même de Bohort est une énigme dans un p la Charrette
Ces exemples suffisent. Il esl évident que les divisions que le
t. Entendu au sens large que je donne à ce titre ; cf. plus haut, p. 70, noU 8. IV, 884 890.
fta la Un ; III. 3-192.
IV, 215-218. — Un épisode qui parait une simple complication nesque renferme peut-être des intentions. Je veux parler de celui où I celot, au moment d'arriver au château des M prend que - npa-
gnon d'aventures, presque depuis le début de sa carrière chi |ue,
Hector, est son frère bâtard V, 117-120, 191, 318). Rien jusqu'alors n'aurait pu faire soupçonner cette parenté, et le romancier sont si bien que le tour s'étonnera, qu'il croit bon de mettre dans la bouche d'Hector une explication de son long silence. Mais les raisons que donne celui-ci sont d'une subtilité invraisemblable. La vérité c'esl que le romancier, dès le premier quart de VAgravain, >ait qu'il aura à traiter de la ruine de Claudas : nous venons de dire pourquoi il ne peut échappera cotte né ss voy. [ précédente . Il prévoit que, après la chute de L'usurpateur, Lancelot rentrera dans L'héritage paternel, le royaume de Benoïc. Seulement i impossible que Lancelot devienne roi: il faut qu'il reste à la cour d'Arthur (cf. plus loin, pag A qui laisser son royaume, à Bohort son cousin ?
Mais, pour Le même motif, la présence de celui-ci est indispensable en Grande-Bretagne. Lionel et Hector restent disponibles, et si c'est à Hector que Lancelot veut conférer le royaume paternel, c'est que celui-ci est son frère. Comme on nous a répété à satiété que Lancelot est le seul fils légitime du roi Ban, force est d'attribuer à ce saint personnage une aventure extra-conjugale à laquelle Hector doit sa naissance.
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roman ou nous-mêmes introduisons dans le Lancelot propre pour v voir plus clair soni artificielles. Elles sont commodes, indispensables à L'étude, niais elles ne doivent pas nous voiler ce fait essentiel <pie le Lancelot forme un tout dont il est impossible de détacher des parties autrement que par un procédé de chirurgie violente, procédé qui serait maladroit et inutile, car aucune de ces parties n'aurait l'autonomie nécessaire pour vivre de sa vie propre;
dette œuvre énorme, incohérente en apparence, est aussi composée qu'une tragédie en cinq actes. Elle témoigne, à chaque page, presque à chaque ligne, d'un art consommé des préparations. Elle est aussi pleine d'intentions, de sous-entendus, de « ficelles» qu'une pièce du vieux répertoire de Scribe. Elle offre des tours de force étonnants: étudiez, par exemple, avec quel art est filé l'incognito de Lancelot au tome Ier, et les ricochets qui font disparaître, puis reparaître d'épisode en épisode le «navré ».Et les « trucs o qui au moment où une aventure semble se terminer la font bondir et rebondir à une distance énorme. On pourrait citer dix chefs-d'œuvre de cette espèce.
Naturellement il y a aussi des défaillances. Les « ficelles» sont souvent de grosses cordes trop apparentes, mais elles ne relient que plus solidement les aventures lesunes aux autres. Après tout, on ne peut demander au xme siècle la prestesse de Beaumarchais ou de Sardou. Quand on l'a lu attentivement, en se tenant sur ses gardes — et cela est nécessaire avec un romancier aussi madré — , le Lancelot propre semble bâti de main d'ouvrier.
Une telle maîtrise, un art aussi sûr de lier et de dénouer mille intrigues entrecroisées, de soutenir une fiction de chronique, s'expliquent fort mal si l'œuvre est le résultat de la collaboration de quantité d'auteurs et de remanieurs. Parlons net, cette hypothèse est saugrenue. Autant attribuer une tragédie à cinq ou cinquante auteurs sous prétexte qu'elle a cinq actes et cinquante scènes,
B. unité de plan du Lancelot-Graal
Peut-être nous accordera-t-on — provisoirement, j'entends bien — que le Lancelot propre pourrait être, à la rigueur, l'œuvre d'un seul et même auteur. Mais on s'empressera d'ajouter que
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Si m é on ' Lancelot, éveillé par nue apparition <■ Forêt périlleuse » et tue les lions qui gardent la tombe de grand père assassiné, m, us il .-si impuissant .• éteindre le bouillonnement de la (nui. nue ardente ,i seul G Lancelot et Mordret rencontrent, par deui fois chacun, dan même forêt le cerf. mystique accompagné des quatre lioni lyna liques 7.
En dépit des fêtes et des tournois, I atmosphère se charge I tement de mystère, les digressions chevaleresques sont impuissantes a écarter la préoccupation, L'obsession du Graal. Gomme
un son de cor tantôt proche, tantôt lointain, l'appel à la con-
quête uY la relique sacrée ne de retentir, j >« >n i- éclater lina-
lement en fanfare lors de l'arrivée de Galaad. à Gamaàloth, le jour béni de la Pentecôtede l'an du Seigneur i'îi '.
Tout est vraiment oonçu en vue de la Quête : même des parties
en apparence de simple fantaisie.
L'insipide aventure du Tertre cfeuee'8, par exemple, n'a de 84 que si elle tend à un but. Pourquoi nous montre-t-on les meil-