‹ Étude sur le Lancelot en proseChapitre 65 sur 326 · I. Ifs. : ne veoient · texte numérisé non relu

I. Ifs. : ne veoient

8, Bibl. Nat., ms. fr. 768, fol. 91 verso ; cf. éd. Sommer, III. 220-221.

3. Par pitié pour Le 10010111- je ne reproduis pas les explications con nanl le médecin sans médecine et la « fleur » qu'on trouve à la suite de l'interprétation du lion h ewage ».

1. Cette cérémonie a provoqué maintes interprétations du même genre de la part dos contemporains de L'auteur du Lancelot, tels que Guiot de Provins (éd. John Orr, 94-412, 152-155 , Robert de Blois et bien d'autres encore (voy. une liste de ces auteurs dressée par Paul Meyer, Nouvelles catalanes inédites, dans la Ro mania, t. XX. L891, 57 B Si l'idée n'est pas neuve l'interprétation du Lancelot lui est propre.

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Ensi ;i la Dame dcl Lac promis a l'anfanf qu'il Bera chevaliers prochainement, et il en a si grant joie qu'il ne poïst greignor avoir. « Or lez, l'.iii ele, que ja nus n'en sache rien et ge vos appareillerai vostre besogne si bien que ja nus ne B'en prandra garde. Molt a la dame bien atornée a l'anfanl tote sa besoigne, car de li avoif porqujs grant pièce avoil tôt quaneque mestier estoit a chevalier : hauberc blanc et îegieretforl et hiaume sor argenté, molt riche et de molt grantbiautéet escu tôt blanc comme noif, a !)ocle d'argent molt bêle, por ce quele nevoloit qu'il i eus! rien qui ne fust blanche. Ei si li ot appareilliée une espée qui an mainz leus lu essaiée bien et puis qu'il l'ot la resaia il bien * : si estoit a mesure granz et tranchanz a grant mervoille et po pesanz. Et li lu aprestez li glaives a une liante blanche, qui corte et roide et grosse estoit, et li fers blans et tranchanz et bienaguz. Avecque tôt ce li ot la dame appareillié cheval grant et fort et isnel el bien esprové de vistece et de hardemenz, et lu toz blans au très in comme nois negiée. Et si li ot apareillié a sa chevalerie robe d'un blanc samit, cote etmàntel, et estoit l'orrez d'ermines li mantiaus, poreeque riens ni eûst qui blanc ne fus!, et la cote lu forrée par dedanz d'un blanc cendal a. En tel manière atorna la dame au vallet tôt ce que mestier li estoit a chevalier. Et muet au tierz jor molt matinet, et ce fu un mardis, si avoit del diemanche après huit jorz jusqu'à feste saint Jehan. La dame entre en son chemin, si s'an vait a la cort lo roi Artus assez cointement, car ele a en sa compagnie jusqu'à quarante chevaus, ne n'î a un lot seul qui hlans ne soit, el cil qui desus siént sont autresin vestu de blanc 3.

S'agit-il vraiment de Lancelot, sommes-nous au commencement de ce roman ? Nous penserions plutôt être déjà dans la Quête et assister au départ de Galaad 4 ?

Même à propos de personnages de second plan, l'esprit, la manie allégorique de YEstoire et de la Quête se retrouvent dans le Lancelot. Hector se voit en songe transporté à la « Fontaine du pin » où il doit livrer combat à Ségurade pour lui disputer une « pucelle » : il aperçoit une nuée pleine de menues étoiles sans clarté. A son réveil il se décide de se rendre aussitôt à cette fontaine : le nain Groadain y a fait à l'avance porter l'écu noir d'Hector ; à sa vue celui-ci reconnaît la nue sans clarté et fait

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