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100 ÉTUDE bUH LE LANCELOT EN PROSE
Eglise la dissolution de son union ; à deux reprises 1' « Apostoilé •> Lancera L'interdit sur son royaume 1.
La nécessité de La confession de cœur repentant n'est pas moins imposée à Arthur par le « maître » inconnu du Galehuuf ' que par La Kyrielle d'ermites de la Quête à Lancelot '■'•.
Les fautes des parents retombent sur leurs enfants : si Lancelot, par extraordinaire, ne peut mener à terme une aventure, la délivrance de Siméon, c'est qu'il porte le fardeau d'un vieux péché commis par son père, le bon roi Ban de Benoïc 4.
De temps à autre un chevalier subit une mésaventure pour avoir négligé une prescription ecclésiastique, en apparence secondaire, mais, aux yeux de l'auteur, capitale.
Après l'exploit de la « Douloureuse garde » Lancelot chevauchant se blesse grièvement : son cheval se prend le pied dans une crevasse et entraîne son cavalier dans sa chute. On était à la mi-août et une chaleur exceptionnelle avait séché et fendillé un sol fangeux. Mais la vraie cause de cet accident, qui entraîne pour le héros toutes sortes de désagréments et de souffrances, n'est pas là. La vraie cause est révélée par un ermite : Lancelot j^oursuivait sa route un samedi après nones (3 heures de l'aprèsmidi) ; là était la faute, le péché méritant châtiment5. Un accident identique arrive à Gauvain pour le même motif. Un ermite s'étonne qu'un homme si renommé pour sa sagesse ignore ou néglige la prescription qui interdit de chevaucher le samedi après nones ; et Gauvain, confus, prend l'engagement de cesser d'offenser, en agissant ainsi, Notre-Dame 6.
Il y a lieu aussi de relever le ton « clérical » des prières ou
i. Lancelot (IV, 76, 77) et Mort d'Arthur (VI, 307).