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i. [II, 111. 1. 15.
5. Ge \oil que vos soiez chevaliers au jor de la fes S al Jehan... » Messires sainz Johanz fu li plus hauz hom de guerredon et de mérite m qui onques en lame fust conceûz par charnel assemblement,. autn
\ os doint il lo don que vos trespassoiz de bonté et de cherali 1 les
m chevaliers qui ores sont. Et ire sai granl partie comment il vos en avandra Marburger Beitrâgei fasc. VIII, p. 86 : éd. Sommer, III. 11^ .
6. L'idée de faire de ce personnage un chevalier est provoquée par Robert de Boron qui l'avait transformé en « soudoyer .
7. Marburger Beitrâgei fasc. VIII, 84 ; éd. Sommer, III. 117.
8. Cette obligation incombe particulièrement aux chevaliers du rovaume de Logres VIV, 127). Lors de sa réception à la Table ronde le nouveau
102 ÉTUDE Si:n LE LANCELOT EN PROSE
si pourquoi Les qualités morales, les bonnes « teches », l'emportent sur la force physique '.
1/ « ordre de chevalerie • mérite ainsi detre comparable à 1' « ordo ecclesiasticus ». Si dans la description des cérémonies de l'adoubement chrétien notre roman est peu original 8, il n'en a pas moins été le meilleur propagateur de la conception qui faisait de la chevalerie un idéal de noblesse morale, fort éloigné de la réalité dans la société brutale du moyen âge.
Enfin, on peut saisir entre le Lancelot et la Mort d'Arthur d'un coté, la Quête de l'autre, des similitudes d'idées plus subtiles à la fois et plus profondes.
La vaine gloriole du siècle condamnée par la Quête, il semble que la Mort d'Arthur nous y replonge avec allégresse. Et cependant comment se fait-il que, à deux reprises, des accidents empêchent Lancelot, après son triomphe au tournoi de Winchester, de prendre part aux «assemblées » de Taneborc, puis de Camaaloth ? Le héros est le premier à s'étonner et à s'attrister de ces contre-temps singuliers, mais il finit, sur le conseil d'un ermite, par se résigner au repos 4. Ne se souvient-il pas que dans la Quête il lui arrive une aventure d'un ordre analogue ? Pour la première fois de sa vie, dans un tournoi, il n'a pu amener la victoire au parti auquel il se rangeait, et on lui a expliqué le
compagnon jure que « a povre dame ne a povre damoisele ne faudroit d'aide pour qu'eles en eussent mestier par ensi que il en feiïst requis » (V, 195). Dans la Quête (VI, 125), Bohort qui voit supplicier son frère mais est requis par une demoiselle en danger d'être honnie, va d'abord au secours de celle-ci. On reviendra sur cet épisode au chapitre vi.
1. Il faudrait citer d'un bout à l'autre l'entretien de la Dame du Lac et de Lancelot sur la chevalerie. Lancelot proclame que « ce sont les vertuz « del cuer qui sont a cent dobles plus legieres a avoir que celés del cors ne (c sont... a vos meïsmes ai ge oï dire pluseurs foiées que riens ne fait le « preudome se li cuers non » [Marhurger Beitrâge, fasc. VIII, 77-78; éd. Sommer, III, 113).
Cf. la réprimande de Baudemagu à Méléaguant, jaloux de Lancelot : « biaus fiex, par la foy que jou doi à Dieu, la grandor del cors ne des u membres ne fait mie le boin chevalier, mais la grandor del cuer, et se « tu es plus corsu qu'il n'est, en ce n'as tu nulle honour » (IV, 41).