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A peine le fila de la géante s t il exposé à ^"ii ami a passés qu'il voit la tour fondre et les créneaux • I Et
peu après il apprendra que toutes ses forl le S irelois <<nt
croulé «mi une nuit : enfln <los rêves lerrifiants feront p l'orgueilleux que ses jours Boni compta
La leçon peut sembler dure, car Galehaut s renoi desseins chimériques et il en parle avec détachement. S doute, mais s'il a renonce c'est sous l'empire «lune affection humaine, son amour admiratif de Lancelot, ce n'est pas par humilité chrétienne. A nous de comprendre la leçon qu'on nous présente au Lendemain même des épisodes les plus « court les plus mondains du LanceL
l. VI. 100-103.
•J. Ce chiffre esl un chiffre consacré, 'l'un bout à l'autre 'lu Lancelot- Graal. Les compagnons de la Table ronde sont L50 \ 107, 112, 293 .ainsi que les chevaliers de TEchauguette III. III . Demi dans VEstoire les « ministres de Josephé L 210, 211 .il , ou
encore les infidèles ensevelis dans la Tour des merveille- I. 225-23
3, Ct'. le soutenaut %> d'argent en forme de chandelier sur lequel est placée la couronne de Claudas 111, 54 . Le terme « soutenaut ■ se retrouve dans la version courte de l'épisode de La fausse Guenièyre I . version qui,
à mon avis, est du même auteur que la version Longue. Cf. Appendice III.
i IV. o. Dans la version courte cf. note précédente le nombre de rovaumes conquis n'est que de trente, mais le dessein de Galehaut est le même.
6. La moralité de l'épisode se retrouve dans la version courte et mémo, plus appuyée [IV, 30û/ ,
1(H ÉTUDE SUH LE I INCELOT EN PROSE
L'étrange épisode de Lionel dans la Quête a un pendant encore plus mystérieux dans La Mort d'Arthur. Dès La première scène, après Le retour de Bohort, Arthur, après avoir fait mettre par écrit les aventures des compagnons qui avaient entrepris la quête cl ii saint graal. s'aperçoit que vingt-deux d'entre eux ont succombé à la peine. La renommée veut que plusieurs aient péri sous les coups de Gauvain. Sommé de faire connaître le nombre de ses victimes, le neveu d'Arthur en avoue dix-huit. Loin de tirer vanité de ces succès il en éprouve, assure-t-il, une grande honte. La malechance s'est tournée contre lui plus que contre tout autre : « saciés que che n'a pas esté mie par ma chevalerie mais par mon pechié ». Pressé par Arthur, Gauvain avoue avoir occis le roi Baudemagu : « si ne fis onques chose dont il me pesast autant comme de lui '. » Voilà qui est fort étrange. Dans la Quête, on a vu Lancelot, alors qu'il précipitait son retour vers Camalaoth, après l'insuccès de sa quête, rencontrer une riche tombe « faite nouvellement » et apprendre avec douleur, par une inscription, qu'elle recouvre le corps du bon roi de Gorre que Gauvain, neveu d'Arthur, « occit et conquit2 ». Cet événement tragique entre tous, le meurtre de l'excellent roi Baudemagu, ce sage aimé et célébré dans le Lancelot, par son ami, le preux et loyal Gauvain, n'est raconté nulle part 3. Un profond mystère plane sur cet épisode tragique. A nous de comprendre. Le seul critique qui ait compris c'est M. A. Pauphilet : « Après les diverses infortunes de Gauvain, ce meurtre de son meilleur ami, comme celui d'Yvain 4, montre le malheur s'acharnant sur le pécheur et attachant à tous ses actes quelque douleur ou quelque crime 5. »
Ne peut-on saisir une manifestation du même concept dans un épisode qui se trouve au début de Y Agravain^. Un des frères de Gauvain, Guerrehès, nous est présenté comme un modèle et on
3. Gaston Paris (Merlin, I, xxvi) s'est entièrement mépris à ce sujet. Voy. A. Pauphilet dans la Romania, t. XXXVI, 1907, 593-594. La mort de Baudemagu est racontée — cela était inévitable, — dans le rifacimento portugais du xve siècle, contenu dans le ms. 2594 de la Bibl. impériale de Vienne, fol. 100, 3e colonne (voy. 0. Sommer, ibid., 552), dérivé de l'inepte remaniement connu sous le nom de Quêle-Boron. Sur ce remaniement, voy. Pauphilet, loc. cit.