III
i. III, 429, note 7.
110 ËTl DE Mil LE LA.NCLLO! I > MtOÔfi
Le ms. français 751 de La Bibl. Nat. (lin du xnr siècle ou commencement du xiv* donne, au fol. 1 \ \ v", un texte tout semblable :
Et le granl conte de Lancelot cou vient repairier en la fin a Perceval qui est chiés en la (in de toz les contes as autres chevaliers. Et tuit sont branches de lui por ce qu'il acheva la grant queste. Et li contes Perceval meïsmes est une branche del haut conte del graal qui esl chiéz de tout les contes, car por le graal se traveillent tuit li bon chevalier dont Tan parole de celui tans *.
Seulement les passages que nous venons de reproduire ne sont pas identiques dans tous les manuscrits. La leçon qui subordonne le Conte de Lancelot au Conte de Perceval et réserve à Perceval Tbonneur d'accomplir les suprêmes aventures est propre à ces deux mss. apparentés fr. 751 de la Bibl. Nat. et Landsdowne 757 du Britisb Muséum. Comment affirmer son ancienneté et sa valeur alors qu'un classement critique des mss. reste à faire? La leçon en question peut ne représenter que la fantaisie d'un copiste dont les préférences personnelles vont à Perceval plutôt qu'à Galaad.
On peut Tappuyer, il est vrai, du passage suivant du ms. fr. 754 de la Bibl. Nat. Après le récit de 1' « ensellement » de Merlin dans une « cave » de la forêt de Damantes où « onques puis par nulni ne fu seùs ne par nul homme veùs qui noveles en seùst dire », le ms. poursuit en ces termes :
Tant que Perlevax l'an traïst et gita hors, qui vit lagrant merveille del graal après la mort de Lancelot, si corn li contes vos devisera ça avant 2.
Perceval aurait donc survécu à Lancelot et, entre autres exploits, aurait réussi à rompre l'enchantement qui retient Merlin captif. On nous promet ce récit, et c'est se mettre en opposition absolue avec la Quête et la Mort d'Arthur telles que nous les possédons. Et certains critiques, à propos de ce passage, lâchent la bride à leur imagination. C'est aller trop vite en besogne. Ce ms. 754 (xine siècle) ne reproduit qu'une faible partie du tome Ier du Lancelot propre : il s'arrête à un passage correspondant à la ligne 22, de la page 161 du tome III (I) de l'édition Sommer. La suite, qui commençait avec un cahier numéroté XI, a disparu.