III, 21, note
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se décèle donc comme une fantaisie individu n? Laquelle on
ne peul faire fond.
Le passage sur Pelles considéré comme défunt est troublant. Cependant, si je me réfère au plus ancien sans doute des a cycliques, le ms. lin de La Bibl. Nat., je Us fol. 191 recto :
Si en lu li rois Pelles de Listenois, qui encore est, de celui lignage li plus haus, et ses frères Elains Li Gros; tout cil furent des vrais chevaliers cortois et des vrais preudommes. La difficulté a disparu.
Ce même ms. donne une leçon parfaitement du pa s
énigmatique reproduit plus haut sur Amide ou HelizabèJ : Amide, à doux lignes d'intervalle, apparaît comme mère puiscomm de Galaad. Son père est Le roi mehaigné (« che fu li rois Pelles mais le roi mehaigné, en réalité, n'est pas Pelles, c'est Le père de Pelles. On n'y comprend rien. Rouvrons le ms. 1 1 1> fol. 170, col, 3 . 1 encre est pâlie et l'écriture presque effacée. On distingue cependant ce qui suit :
VA sachiés que onques a son tans n'ot dame ne damoiselle el roiaume de Logres qui s'apareillast a li de grant biauté, tors que une qui estoit dame d'un caste! qui siet en la marche de Nortgales et des Grans ' ; si ot non Gara lia as, et la dame avoit non El ain e sans per.
i. Ou des Frans*
112 lllJ.i: SIR Lfi LANCËLOT EN MOSË
Kl une autre, qui fu fille au roi Pellèa <lf Listenois qui lu aiola a Galehaut ', a celui (|iii vil aperlenient les merveilles del saint (iraal et accompli le siège perilleus de la Table ronde, et cil mena a point les aventures del roiaume de Logres. Celé fu sa mère 2 et fu de si grans biauté que I nus des [contes) ne dist que a son tans fust nule qui a -a biauté se pei'ist apareiller. Et de li parlera encore li contes chi après.
Les obstacles sont tous levés. Rien n'empêche plus d'admirer la belle harmonie de l'œuvre : pas une tache, pas trace de u repentir » dans le plan de l'œuvre, pas de lézarde dans l'édifice !
Eh bien non !
Si les arguments qu'on vient de faire valoir contre les déductions qu'on voudrait tirer de deux passages des mss. 751 et 7oi conservent, je crois, leur force, il convient de revenir sur les passages concernant le roi Pelles et sa fille.
L'absence d'édition critique n'empêche pas qu'on puisse ici restituer le texte primitif avec certitude. Le ms. 768 va nous fournir une leçon qui est évidemment la bonne (fol. 12 verso, col. b 3) :
Et sachiez que onques a son tans el roiaume de Logres n'en ot une qui s'apareillast a li de grant biauté, fors que deus seulement. Si fu l'une dame d'un chastel qui siet an la marche de Normales et des Frans : si a non Gazevilte li chastiaus et la dame ot non Heliene sans per, et cist contes an parlera ça avant. Et l'autre fu fille au roi mehaignié, ce fu li rois Pelles, qui fu pères Perlesvax, a celui qui vit apertement les granz merveilles del graal et acompli lo siège perilleus de la Table Reonde et mena a fin les aventures del reiaume perilleus, aventureus, ce fu li règnes de Logres. Celé fu sa suer ; si fu de si grant biauté que nus des contes ne dit que nule a son tens fust se poïst de biauté a li apareillier. Si avoit non Amide en sornom et an son droit Heliabel \
La phrase celé fu sa suer, énigmatique dans le ms. Add. 10293 du Rritish Muséum, etc., trouve ici sa vraie signification : Amide est sœur de Perceval, car elle a, comme celui-ci, pour père le roi Pelles qu'on identifie (à tort ou à raison, nous verrons plus loin) au roi mehaigné.