Éd. Francisque-Michel, p. 147, vers
3. H. Suchior a cru pouvoir identifier Robert de Boron à un chevalier anglo-normand homonyme, possessionné dans le Hertfordshire à la fin du xue et au début du xme siècle (voy. sa Gesc/i. \der franzœsischen Literatur. 2e éd . , 1905, p. 132 ; cf. un mémoire de la Zeitèchrift fur roman. Philologie, XVI, 272). Il s'est certainement mépris, comme l'a montré Gaston Paris (Journal des Savants, 1901, 704; cf. Romania, t. XXIV. t72 et sa préfao-au Mcrlin-Huth, I, xi-xii). L'hypothèse anglo-normande est encore reprise par Brugger (loc. cit., t. XXIX, p. 59-60) et W. Fœrster ( Wôrterbueh, 1914, 170-171) ne peut encore se décider à la jeter franchement par-dessus bord.
4. Gautier, fils d'Amédéc, comte de Montbéliard et seigneur de Montfaucon, était frère puîné de Richard, comte de Montbéliard. Ce comté était passé depuis 1148 à la famille des seigneurs de Montfaucon, en suite du mariage d'Ag-nès, fille et héritière de Thierry II, comte de Montbéliard, avec Richard II, seigneur de Montfaucon : ce sont les grands-parents de l'ami de Robert de Boron (voy. Grandidier danslMW de vérifie/- les dates, éd. in-8°, XI, 178). Le village de Boron (territoire de Belfort, canton de Délie) est à quelque 18 kilomètres de Montbéliard.
5. Gautier s'était croisé, comme un grand nombre de chevaliers, à l'assemblée d'Ecry en 1199. La date de 1189, avancée par O. Sommer (Messire Robert de Borron und der Verfasser des Didot-Pcrceval, dans Beiheft XVII, p. 3, de la Zeilschrifl fur romanische Philologie), est le résulttat d'un lapsus, déjà relevé par \V. A. Nitze, The Fisher King in the Grail romances (dans Publications of the Modem lanyuages Assoc. of America, XXIV, 370). Au surplus Gautier ne quitta la P'rance qu'en 1202.
6. Sur la vie de Gautier les critiques littéraires se bornent à répéter ce qu'en a dit P. Paris I, 114), qui ne donne aucune référence. On trouvera des renseignements plus circonstanciés dans Yllistoire de Chypre sous la maison de Lnsignan, de L. de Mas-Latrie (1852-1862, 3 vol.). Époux de
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