ACTES D’EUSÈBE. NOTICE DE LIBÈRE
Eodem tempore quo Liberius de Ursatius et Valens rogaverunt exilio revocatus fuerat a Constantio Constantium ut revocaret Libe-
(l) Roma soit., t. II, p. 107 et suiv.
augusto hæretico in eodem tantum dogmate ut non baptizarent populum sed una communione eonsummarent plebem...
Qui tamen (Félix) in prædiolo suo orationibus vacat ; et quidem jussu tuo Christianis occisionem et necem præcepisti inferri , maxime clericis et presbyteris et diaconibus.
Quapropter in plateis et in vicis et in ecclesiis , sive in balneis gladio trucidabantur , persequente Constantio christianos una cum Liberio.
rium de exilio ut una tantum corn" munione participaient extra secundum baptismum.
...ab eodem die fuit persecutio in clero ita ut intra ecclesiam presbyteri et clerici necarentur et martyrio coronarentur. Qui Félix depositus de episcopatu habitavit in prædiolo suo , via Portuensi , ubi et requievit in pace.
Et persecutio magna fuit in urbe romana, ita ut clerici et sacerdotes neque in ecclesias , neque in balnea haberent introitum.
A première vue on reconnaît que la notice de Libère est pins précise et plus complète que les actes d’Eusèbe ; il n’est donc pas possible d’admettre que ceux-ci aient été la source unique à laquelle la notice a été puisée. Le contraire semble plus vraisemblable , car , en dehors des détails particuliers à ses héros , le roman d’Eusèbe ne contient aucun élément qui ne se retrouve dans la notice de Libère. Mais on peut dire aussi que tous les deux ont puisé à une source commune , à un récit fabuleux du pontificat de Libère et de la compétition de Félix. C’est le moment de rechercher comment et en quel temps une légende aussi singulière a pu se former au détriment de la mémoire du pape Libère , si populaire de son vivant, et pour la plus grande gloire de son rival Félix II.
J’écarterai d’abord le texte publié par Baluze ( Miscell , t. II. p. 497) sous le nom d’actes de Félix. Ce document, tiré par lui d’un passionnaire du neuvième siècle dont j’ai vérifié l’antiquité et le contenu, n’est autre chose qu’un extrait du Liber Pontificalis ; on y chercherait vainement un détail ou une phrase qui ne se retrouve intégralement dans la notice de Libère ou dans celle de Félix II. Nous n’avons donc à notre disposition , pour juger de l’intention et du dessin général de cette légende , que le seul texte du Liber Pontificalis , puisque tout ce que disent les actes d’Eusèbe se retrouve dans la notice de Libère. Voyons donc jusqu’à quel pointla légende du Liber Pontificalis est d’accord avec les monuments, la liturgie et l’histoire sinon du temps où elle prétend remonter, au moins de celui auquel elle fait son apparition.
J’ai déjà fait observer qu’il y a dans le Liber Pontificalis deux traditions différentes sur la mort de Félix. D’après la notice de Libère, l’antipape finit tranquillement ses jours dans une villa située sur la voie de Porto ; d’après la sienne propre , il meurt martyr dans la ville deCora (Gora au pays des Yolsques ?) et cependant tout près des murs de Rome et de l’aqueduc de Trajan : Qui etiarn passus est in civitate Corana cum multis clericis et fidelibus , occulte , juxta muros Urbis , ad latus formæ Trajani . Dans ce texte, le nom de la ville de Gora est peut-être à mettre au compte de quelque accident paléographique, mais la double donnée topographique, juxta muros Urbis , ad latus formæ Trajani , aussi bien que l’indication relative à la sépulture de Félix , in basilica quam ipse construxU via Aurélia, miliario II, XII kal. dec. se rapporte à la voie Aurélienne , où, en effet, les topographes du septième siècle nous apprennent que l’on vénérait deux Félix évêques et martyrs, sur lesquels nous n’avons aucun autre renseignement (1). Gomme le récit de la notice de Félix est évidemment une retouche apportée à la légende primitive, je ne m’en occuperai pas davantage, et je reviens à la notice de Libère et à la tradition qui place la mort de Félix II sur la voie de Porto, et sa sépulture au 29 juillet.
Le 29 et le 30 juillet ont été, dès les premières années de la paix constantinienne"et peut-être même auparavant , des anniversaires solennellement célébrés sur la voie de Porto. Le 29 était la fête des martyrs Simplicius, Faustinus et Viatrix, dans le cimetière de Generosa, au cinquième mille, sous la colline que surmontait l’antique sanctuaire de la déesse Dia et du culte arvalique. Le 30 on se réunissait dans le cimetière de Pontianus , beaucoup plus près delà ville, vers le second mille, pour l’anniversaire des martyrs Abdon et Sennen. Ges deux fêtes figurent sur l’ancien kalendrier romain qui a été inséré avec tant d’autres documents du même genre dans le martyrologe hiéronymien. Pour la seconde , nous avons de plus le témoignage du kalendrier ou férial philocalien, publié par le P. Boucher , sous le titre de depositio marty rum ; cette pièce remonte à l’année 336.
Plus tard, et dès la fin du cinquième siècle, le culte de ces deux groupes de martyrs fut dépassé par la popularité qui s’attacha à un saint Félix, honoré dans une basilique de son nom, vers le troisième mille de la voie, au-dessus de l’ancien cimetière ad insa latos. Sa fête était célébrée le 29 juillet , le même jour que celle des saints Simplicius, Faustinus et Viatrix, ce qui donna lieu de
(l) De’ Rossi, Roma sott ., I, p. 140.
joindre son nom aux leurs dans les martyrologes, sacramentaires, passion naires et autres livres liturgiques. Ce rapprochement, cependant, n’alla jamais jusqu’à fondre ensemble la légende de ce Félix et celle de ses trois compagnons ; dans un passionnaire du neuvième siècle, celui-là même d’où Baluze a tiré les prétendus actes de Félix II, ces actes précèdent au 29 juillet ceux de Simplicius, Faustinus et Yiatrix, mais en demeurent distincts. Du reste, les plus anciens topographes des cimetières romains, V index cœmeteriorum du sixième siècle, et l’itinéraire de Salzbourg (625- 642) parlent du sanctuaire de Félix sans mentionner Simplicius et ses compagnons ; la sépulture de ceux-ci a été retrouvée ornée de peintures du septième siècle environ (1) qui les représentent groupés autour du Christ : Félix ne figure pas auprès d’eux.
Il n’y eut donc jamais, entre le Félix de la voie de Porto et les martyrs du cimetière de Generosa, d’autre relation que la coïncidence de leurs anniversaires. Maintenant, qui était en réalité ce Félix ? Nous avons vu qu’au neuvième siècle on l’identifiait nettement avec le prétendu pape Félix II ; cette croyance est plus ancienne et nous en trouvons une trace dans les capitulaires des évangiles, publiés par Fronto, Martène , etc. ; ces capitulaires , comme l’a démontré M. de’ Rossi (2), sont en relation avec l’état de la liturgie grégorienne avant l’année 682, mais ne sauraient remonter à une date beaucoup plus ancienne. Tous les manuscrits que nous en possédons dérivent de l’exemplaire qui fut adressé par Hadrien à Charlemagne avec les autres livres de la liturgie de saint Grégoire. Ainsi, au témoignage de cet important document, dès la seconde moitié du septième siècle, l’autorité ecclésiastique de Rome acceptait (3) l’identification du Félix honoré sur la voie de Porto avec l’antipape Félix II , considéré dès lors comme pape légitime.
Quant au culte d’un saint Félix, vers le troisième mille de la
(1) De' Rossi, Bull. 1869, p. 5.
(2) Borna, soit., I, p. 127.
(3) La responsabilité des papes ne peut être ici que très-faiblement engagée ; il ne s'agit nullement de l’insertion de la légende de Félix II dans l’office divin. Dans la rubrique de l'évangile assigné au 29 juillet, on lisait d’abord : SS. Felicis , Simplicii, Faustini, Viatricis. Vers 682 ou peut-être vers le temps d'Hadrien (772-795), on introduisit le sigle pp ( papæ ) à la suite du nom Felicis , et voilé tout. Je me dispense de parler des martyrologes : tous ceux qui identifient le saint Félix du 29 juillet avec Félix II le font d'apres le Liber Pontificalis, comme le petit martyrologe romain, Adon, Usuard, Raban, etc. Bède ne commet pas cette confusion.
voie de Porto, il est beaucoup plus ancien ; la topographie du Tibre, connue sous le nom d’Ethicus (1), donne à l’ancienne via Portuensis le nom de via sancti Felicis martyr is ; ce texte, comme M. de’ Rossi l’a démontré ( l . c.), a été rédigé au plus tard dans les dernières années de la domination des Goths. Gomme en parlant de la voie de saint Félix , il semble employer une dénomination déjà accréditée, il faut que le culte de ce saint remonte au moins aux premières années du sixième siècle et même plus haut. Le témoignage de Yindex cœmeteriorum qui figure dans la Notitia regio num Urbis (2), nous conduit à la même conclusion. Les documents antérieurs au sixième siècle , qui pourraient aider à éclaircir la question, sont : la depositio martyrum de l’an 336, les sacramentaires de saint Léon et de Gélase et le martyrologe hiéronymien. Or les trois premiers ne contiennent aucune mention de Félix ; le silence du sacramentaire gélasien est surtout remarquable , car il présente au 29 juillet une messe des saints Simplicius, Faustinus et Yiatrix ; il faut donc que du temps de Gélase (492-497) le culte du saint Félix de la voie de Porto n’eût pas encore atteint la popularité et la solennité à laquelle il parvint au sixième siècle.
Reste le martyrologe hiéronymien , où il est en effet question d’un saint Félix au 29 juillet, à la suite des trois saints du cimetière de Generosa. Voici la leçon du manuscrit de Berne : ROMÆ , Via portensi. natale Abseodi. Ru fi. Abdi. Pontiani. Niceti. ET VIA PORTV. ensi. In cimiterio. ejusdem. miliario VI. Simplici. Fastini. Viatrici. IN AFRICA, natale Felicis. Nicetæ. POSTINANIA Philippi. Les autres manuscrits présentent le même désordre ; il est clair que le commencement de ce texte provient du laterculus suivant , celui du 30 juillet, où figurent la voie Portuensis , le cimetière Pontiani et les martyrs Abdon et Sennen. Il semble aussi que dans tout ce qui vient après le mot Felicis , il faille chercher les débris de l’indication topographique in cymiterio Generosæ ad sextum Philippi , afférente aux martyrs Simplicius , Faustinus et Viatrix. Mais quelle que soit la restitution proposée pour le laterculus du 29 juillet, l’attribution de Félix à l’Afrique est nette et claire ; elle se reproduit d’ailleurs unanimement dans tous les manuscrits.
Dès lors une solution s’offre à l’esprit. Il est certain qu’à partir du commencement du sixième siècle on a rendu sur la voie de Porto , et le 29 juillet , un culte solennel à un martyr du nom de Félix, sur lequel les documents romains plus anciens que l’an 500
(1) De' Rossi, Bull. 1869, p. 11.
(2) De’ Rossi, Roma sott., p. 131.
sont absolument muets. D’autre part, le martyrologe hiéronymien nous apprend que ce même jour du 29 juillet on fêtait en Afrique un saint Félix, isolé de tout compagnon , ce qui est à noter , car le martyrologe hiéronymien est rempli de saints Félix africains, perdus au milieu de longues listes de martyrs. N’a-t-il pas pu se faire que ce saint Félix ait été transporté à Rome au cinquième siècle et que l’on ait continué à y célébrer son anniversaire au même jour qu’en Afrique ?
Des translations semblables eurent lieu en très-grand nombre quand la persécution des Vandales, au commencement du sixième siècle, força tant d’évêques, de prêtres et de fidèles à quitter l’Afrique et à venir se réfugier en Sardaigne et en Italie. Beaucoup d’entre eux emportèrent avec eux les reliques de leurs évêques et de leurs martyrs, et l’on sait que c’est dans ces circonstances que le corps de saint Augustin fut transporté en Sardaigne. Ce n’était pas d’ailleurs la première fois que ces émigrations et ces translations se produisaient. Dès l’arrivée des Vandales à Carthage , en 439, un grand nombre d’exilés vinrent chercher une autre patrie sur le sol romain et lui confier les restes de leurs saints. C’est ainsi que le corps d’un évêque de Vesceter, dans la Mauritanie Sitifienne, fut transporté à Rome, où il reçut l’hospitalité de la crypte papale du cimetière de Calliste; les fouilles de M. de’ Rossi nous ont rendu son épitaphe (1).
Si l’on accepte cette hypothèse , il sera facile d’expliquer comment l’auteur de la légende félicienne a pu relier son roman à des monuments réels et à un culte déjà établi, procédé que nous voyons perpétuellement employé par les apocryphes romains et en particulier par ceux du temps de Symmaque. On ne peut nier , cependant , que cette tentative de falsification ne soit plus hardie que toutes celles que nous avons rencontrées jusqu’ici, puisqu’elle ne vise à rien moins qu’à déshonorer la mémoire d’un pape , à le transformer en hérétique et en persécuteur. Il n’est donc pas inutile de montrer en peu de mots quelles circonstances ont pu la favoriser ou tout au moins donner à son auteur le courage de la hasarder.
Chacun sait que la conduite de. Libère dans l’affaire de l’arianisme et de saint Athanase lui valut de graves reproches, et que, d’autre part, Félix II, choisi par Constance pour lui succéder sur le siège pontifical de Rome , ne fut jamais accusé d’enseigner ouvertement l’hérésie d’Arius. Sur bien des détails, l’histoire impar-
(1) Borna soit., II, p. 222.
tiale est ici contrainte de se défier des témoignages les plus voisins des événements. Saint Hilaire et saint Athanase avaient de bonnes raisons de ne pas garder tout leur sang-froid en parlant de Libère. Les prêtres Faustinus et Marcellinus, qui nous ont laissé un écrit intéressant sur les premières années du pontificat de Damase , sont , dans un sens opposé , des témoins suspects. Animés de l’esprit schismatique de la secte luciférienne , ils portent dans leur dévouement à la mémoire de Libère un mépris implacable des tempéraments dont Félix et Damase crurent devoir user à l’égard de personnes autrefois compromises dans le parti semiarien. D’un autre côté, saint Jérôme fut le secrétaire de Damase, et ce pontife , qui avait compté parmi ses électeurs les partisans de Félix, reconnut vraisemblablement leur concours par un respect peut-être un peu complaisant pour la mémoire de ce personnage. Toutefois , même en tenant compte des exagérations et des compromis attribuables aux deux partis, il est certain que Félix II fut imposé au clergé et au peuple de Rome par la puissance séculière ; qu’il fut ordonné par des évêques ariens dans le propre palais de l’empereur ; que, s’il n’enseigna pas lui-même l’arianisme, il se maintint en communion avec les évêques ariens les plus déclarés; que le peuple de Rome ne se résigna jamais à le supporter et finit par obtenir , à force de réclamations , le rappel de son légitime évêque ; qu’enfm Libère étant de retour et réinstallé sur son siège épiscopal , Félix , au lieu de se tenir tranquille et de faire oublier son intrusion, envahit la basilique de Julius au Transtévère et dut en être écarté par la force.
Malgré tout, cependant, la mémoire de Félix ne resta pas vouée sans rémission au mépris et à la rancune populaires ; que l’attitude de Damase y ait contribué , et dans quelle mesure , c’est ce qu’il n’est pas facile de mettre en évidence. Il est certain qu’à la fin du cinquième siècle on avait admis l’ancien rival de Libère dans le catalogue des papes légitimes. Son nom ne figure ni dans la liste de saint Optât, qui se termine à Siricius (f 398), ni dans celle de saint Augustin, qui atteint Anastase Ier (f 401) ; mais son portrait fut placé entre ceux de Libère et de Damase dans la série des médaillons des papes , peinte vers l’an 500 sur les murs de la basilique de Saint-Paul. En cherchant sur quelle autorité on a pu se fonder pour l’y introduire , je n’en vois d’autre que la chronique de saint Jérôme ; dans ce document, qui n’est pas un catalogue de papes et dont le témoignage ne nous donne nullement le droit de conclure que le saint docteur ait considéré Félix II comme un pape légitime , celui-ci est dit avoir occupé le siège
romain pendant un an. On sait quelle était, dès le cinquième siècle, la considération attachée aux écrits de saint Jérôme ; le décret de Gélase recommande de suivre ses appréciations sur Rufin et en général sur tous les auteurs auxquels il a cru devoir infliger quelque censure.
Il ne me reste plus qu’à indiquer le dessein général de la légende. Cette fois-ci il n’est plus question d’un pape accusé et mis en jugement , à propos duquel on soutient la thèse que l’évêque ne peut être condamné que s’il est convaincu par un nombre énorme de témoins et que le premier siège ne peut être jugé par personne. Les scènes d’émeute et de carnage qui attristèrent les premiers temps du pontificat de Symmaque , la présence à Rome d’un compétiteur suspect d’hérésie en face du pape légitime semble avoir porté l’auteur des fables féliciennes à chercher des précédents à ces tristes événements. D’ailleurs, en faisant de Rome, au temps de Libère, le théâtre d’une compétition sanglante, il ne s’est pas trompé de beaucoup ; car si les choses se passèrent à peu près paisiblement du vivant de Félix et de Libère , la mort de celui-ci fut le signal de scènes odieuses entre les plus acharnés de ses partisans et la majorité des chrétiens de Rome, libériens ou féliciens autrefois, mais ralliés à l’autorité du saint pape Damase (1).
Je termine cette discussion , peut-être trop longue , en constatant que la légende de Félix dépend , comme la plupart des apocryphes précédents , des faux acta Silvestri. Il y a cependant ici , comme dans les Gesta Liberii , une tentative de conciliation entre la fable et l’histoire sur le baptême de Constantin. Dans les actes d’Eusèbe, ce personnage lui-même, et Félix dans sa notice du livre pontifical reprochent à Constance d’avoir été rebaptisé à Nicomédie par un évêque arien.
(I) Dans tout ce qui précède, j’ai omis à dessein de parler d’une inscription trouvée à Rome en 1582 , qui donne à Félix II le titre de pape et de martyr. Cette inscription fut découverte juste au moment où la critique de Baronius venait de détruire la légende du sixième siècle et allait écarter Félix du martyrologe et du catalogue des papes ; puis elle disparut aussitôt. En admettant qu’elle n'ait pas été le produit d'une imposture , on ne peut cependant la reconnaître pour l’épitaphe placée sur le tombeau de Félix II au lendemain de sa mort. Sa teneur, complètement en dehors du formulaire usité du quatrième au septième siècle, doit la faire écarter tout à fait du débat, comme bien postérieure à tous les documents autorisés, et inspirée par les écrits légendaires relatifs h Libère et à son compétiteur.