‹ Étude sur le marché monétaire de Changhaï: au début du XXe siècleChapitre 10 sur 115 · Leurs relalions avec les autres organes · texte numérisé non relu

Leurs relalions avec les autres organes

La prospérité et la décadence des banques du Chan-si suivent parallèlement la dynastie des Ts’ing (1644-1911). Depuis Le règne de K’ien-long (1736-1795) jusqu'au règne de Hiên-fong (1851-1861), c’est la période de 'développe-

ment des banques du Chan-si. Depuis le règne de Hièn-

(18) Yang Yin-p'ou, Chang-haï-kin-yong-tsou-tcheu-k’'ai-yao.

(19) Ibid. p. 9o,

y es

fong jusqu’à celui de Kouang-siu, (1875-1908), c'est la période la plus prospère des banques du Chan-si. Sous les règnes de Hiôn-fong et de T’ong-Tch’e (1862-1874) où la révolution de «T'ai-p'ing-tien-kouo » éclata, toutes les communications entre le nord et le sud de la Chine furent interrompues. Il n’y avait pas d'autre organe monétaire, ni de banques modernes, ni de banques indigènes, pour remplir le service de circulation de l'argent d’une province à l’autre, que les banques du Chan-si qui s'étaient développées et avaient ouvert beaucoup de succursales dans les principales villes du sud et du nord de la Chine. Cela accrut le développement de leurs opérations. Non seulement les commerçants ét les gens tictes déposaient chez elles toutes leurs disponibilités, mais aussi les gouvernements, tant central que locaux, leur confitaient, en grande partie, le service des banques nationales où provinciales (26). Les banques du Chan-si étaient en relation très Intime avec les gouvernements locaux. C’est pourquoi leurs directeurs devaient en général être bien connus dans les cercles gouvernementaux. Elcs soutenaicnt les gouvernements, non seulement en ce qui concerne l’encaissement des revenus publics, mais aussi la mise en circulalion des papiers-monnaie des gouvernements. Les dépôts gouvernementaux ne recevaicnt chez elles ni intérêts ni droits, mais les banques du Chan-si les employaient À faire à leurs clients des

avances portant intérêts (27):

(oc) S. R. Wagel. Chinese Currency and Banking, pp. 154-155,

(On) Albin er0 0;

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