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Dans leurs relations avec les banques étrangères et avec les banques modernes chinoises ou indigènes sur le marché monétaire de Chang-haï, elles avaient rendu de grands services aux commerces, tant international qu'intérieur. L'histoire de leur établissement y est plus longue que celle de toutes les autres banques. Quand le port de Changhaï fut ouvert, les banques étrangères et indigènes se développèrent à côté d'elles. Mais la distribution des services entre elles était bien distinete. En raison de leur rôle historique, les banques du Chan-si monopolisaient, à ce moment-là, le change intérieur. Elles laissaient les opérations du commerce international aux banques étrangères et celles du commerce local aux banques indigènes. A ce moment-là, les banques modernes chinoises ne se développaient pas encore et les indigènes n'avaient pas de succursales dans les principales villes de l’intérieur. Le change intérieur était done complètement fait par les Banques du Chan-si (22). Les commerçants étrangers, qui voulaient acheter des produits à lintérieur, confiaient leur argent aux banques étrangères à Changhaï et ces dernières remettaient les fonds aux banques indigènes qui se chargeaient de les envoyer. Les banques ind gènes n'ayant généralement pas de succursales ni d’agences, les banques du Chan-si facilitaient naturellement
cette sorte de commerce (23).
(2) S. R. Wagel. Cineseh Currency and Banking, p. 154-155. (23) Yang Yin-p'ou : Chang-haï-hin-youg-tsou-lcheu-k'ai-ya0,
6. — Décadence des Banques du Chan-si et leur condition actuelle
La décadence des Banques du Chan-si commença au moment où les banques provinciales et modernes apparurent. À la fin de la dynastie des Ts’ing (1644-1911), le gouvernement demandait aux banquiers du Chan-si de souscrire aux actions des banques provinciales et de celles de T’a-ts’ing et des Communications. Mais ils refusèrent. Après avoir établi des banques gouvernementales, Îles gouvernements y déposèrent leurs revenus et leur confièrent les services du Trésor des gouvernements, tant central que locaux ; les banques du Chan-si tombèrent brusquement. En raison de leurs relations très intimes avec les fonctionnaires, elles ne purent recouvrer les avances qu'elles leur avaient consenties au moment où la révolution de rg11 éclata et où les fonctionnaires conservateurs s’enfuirent, D'autre part, elles avaient en grande quantité fait aux clients des avances à découvert sans avoir aucun nantissement (24). Au moment où se produisirent le grand changement politique et la crise du marché monétaire, les déposants affluèient chez elles pour retirer leurs dépôts, mais elles n'avaient ni l'argent suffisant pour y faire face, ni d’effets de commerce à réescompter, ni d’avances qu'elles pussent recouvrer immédiatement. Enfin, les banques modernes chinoises se développent beaucoup depuis vingt
ans et remplissent le service de change intérieur qui cons-
(24) Yang Yin-p'ou : Chang-haï-kin-youg-tsou-tcheu-k'ai-y+o,
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ee tituait autrefois l'opération principale des banques du Chan-si. En outre, aucun des règlements et aucune des méthodes d’ opérations de ces dernières n’a été amélioré. D'un côté, leur principale opération de change intérieur est prise par les banques modernes chinoises, ct d'autre part, leurs opérations de banque sont ébranlées par le développement des banques indigenes. Voici pourquoi, depuis le début de la République, les banques du Chan-si sont en décadence. Quelquesunes faillirent, et d’autres furent réorganisées en banques modernes, comme W'ei-foung-héou, qui a été réorganisée en banque commerciale de W'ei-fong. D'après les investigations de la sixième année (1917) de la République, il y avait encore À cette époque plus de vingt banques du Chan-si sur le marché monétaire de Chan-haï (29). Vers la “fin de :927, ïl n'y en avait plus que quatre ou cinq : comme TÎ’a-te-hèng, T’a-te-tong, Sank'in-yuen et T’a-ch'eng-tch'ouen, etc., appartenant au groupe de K’î-hien. La position des banques du Chan-si, prépondérante autrefois sur ce marché monétaire est
beaucoup moins importante maintenant.
II. — BANQUES INDIGÈNES Les banques indigènes sont une des parties du méca-
nisme monétaire ancien. Celles qui sont établies au centre
(25) Tchong-kouo-gnien-kien. (The China year Book), n° I, pp.