‹ Étude sur le marché monétaire de Changhaï: au début du XXe siècleChapitre 9 sur 115 · Profits des Banques du Chan-si · texte numérisé non relu

Profits des Banques du Chan-si

Leurs principales opérations sont le change intérieur. Ainsi donc, leurs revenus les plus importants sont les frais de change. Une banque du Chan-si donne une lettre de change à son client qui la présente à sa succursale ou agence dans une autre ville pour toucher de l'argent. Mais la banque lui retient des frais calculés d’après la distance, les Litres des taëls de chaque ville, la condition

de la demande de l'argent, le change favorable ou non

(17) Yong Yin-p'ou, Chang-haï-kin-yong-tsou-tcheu-k'ai-yco.

RES et le montant du change. Autrefois, il n'y avait pas de cours officiel du change proprement dit. La Banque ne recouvrait que des frais d'opérations. D'autre part, avant la frappe des dollars, tous les paiements étaient faits en sapèques et en sycees. Ces derniers variaient en titre et en poids, etc. La Banque du Chan-si tirait des profits des différences qui existaient entre eux (18). Enfin, leurs opérations prospéraient en même temps que se développait la confiance, de sorte que les dépôts, tant des particuliers que du gouvernement affluaient chez eux. Plus tard, vers les règnes de T'ong-tch’e et de Kouang-siu (1862-1874) (1875-1908), une grande partie des revenus gouvernementaux y était déposée.

Les banques les employaient à faire des avances à leurs clients. Le taux des intérêts servis pour dépôts des particuliers n'était que de 0.003 taël environ, tandis que celui qu’elles recouvraien de leurs clients était de plus de 0.01 taël. Actuellement, la condition a un peu changé. Mais les profits tirés de cette sorte d'opération sont encore plus grands (18).

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