‹ Étude sur le marché monétaire de Changhaï: au début du XXe siècleChapitre 101 sur 115 · MON · texte numérisé non relu

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quantité de livres sterling et racheter la même quantité de barres d’or, pour liquider cette opération. Autrement dit, le banquier A doit faire liquider respectivement les opérations, tant de livres sterling que de barres d’or. Si, au mois de la liquidation, le cours de change (T.T.) sur Londres est monté à 3 s. 5,75 pence (41,75 pence) et si la cote de barres d’or est tombée à 249,3 taëls, le banquier À qui revend les livres sterling et rachète les barres d’or doit recouvrer 57.458.03 taëls (10.000 : 41 3/4 = 57:458.03) "et payer «55.843 20 taËls (224 "Xe2/1930— 57.843.20). D'après de calcul, le banquier À perd 1.078:00etaêls “e(b8:030 08-57 158 08 Fr:07809) Malo péraion sur le change de livres sterling et gagne un profit de 2.284.08 taëls (58.128—55.843.20 = 2.284.80) à l'opéralion sur fa bourse des barres d’or. Le résultat est que le banquier À gagne un profit de 1.206.25 taëls de Changhaï (2.284.80—1.078.55 = 1.206.25): Si, au moment de l’achat à terme des livres sterling, il ne vendait pas en même temps des barres d’or à la Bourse, il subirait probablement une perte de 1.078.55 taëls (26). Dans Fopération inverse, on peut obtenir un même résultat. Sur un inarché monétaire à circulation de monnaies d'argent comme celui de Changhaï, peut-on dénier que cette opération ne soit nécessaire pour les

spéculateurs ?

(26) M. Bouleau. Pratical Guide lo Far Eastern Exchanges,

3. Les transactions de barres d’or et leurs relations avec le commerce extérieur

À causé des fluctuations du prix de l'argent, il est très dangereux pour un’importateur ou un exportateur, de fixer d'avance le cours du change, au moment de 2 commande, où avant la date de livraison. Si, après cela, le cours du change étranger tombe l’importateur subira une perte ; dans le cas contraire, la perte serait pour l'exportateur. Supposons qu'au moment où l’importateur fait des commandes, le cours du change de la livre sterling soit de 8 shillings 3 pence par taël, et que l’importateur n'achète pas en même temps de livres sterling. À la date de liquidation, le cours de change étranger sur Londres tombe à 2 shillings par taël, et puisque le prix des marchandises importées est compté en monnaie anglaise, l’importateur sera obligé d'acheter des livres sterling pour liquider sa dette, acceptant 2 shillings par taël au lieu de trois shillings 3 pence auparavant ! Pour éviter cette perte, l’importateur chinois emploie la méthode « hedging » (27). En quoi consiste-t-elle ?

Supposons qu'un importateur chinois commande pour 20.000 livres sterling de lainages en Angleterre et que le prix doive en être acquitté dans le délai d’un

mois. Les divers cours sont cotés comme suit (28)

(27) Ma Ying-lsou ; Tchou-houa-ying-hâng-liun. (Traité des banques de la Chine), 1° édition, p. 260.

(28) La cote de Changhaï donne l’incertain au Japon et le cer-

tain à Londres.

A. Le cours de change (T.T.) sur Londres est coté 3 s. 3 pence ;

B. La cote des barres d’or est de 276 taëls ;

C. Le « Cross rate » entre Londres et le Japon est de 1 s. 10 pence (par yen) ;

D. Le cours de change (T.T.) sur de Japon est de 57 taëls (pour 100 yen).

D'après les conditions ci-dessus, l’importateur chinois adopte désormais une méthode avantageuse pour liquider sa dette, Il achète donc 20.000 livres sterling au cours de 3 s. 3 pence avec un terme d’un mois, à une banque étrangère à Changhaï., En même temps, il vend à terme à un mois des barres d’or au cours de 279 taëls (29), à la Bourse. Selon le cours de change sur Île Japon (F.T.), 57 taëls, la parité des barres d’or serait théoriquement de 271.77 taëls : (4.768 x 57=271.77 taëls), comme mous l'avons indiqué plus haut. Mais la cote courante des barres d’or est de 279 taëls. Il y a une différence de 7.23 taëls. Autrement dit, limportateur chinois peut réaliser un profit de 7.23 taëls par barre, s'il achète des Yen japonais et vend en même temps des barres d’or. D'autre part, si l’importateur veut éviter les pertes résultant de Fachat de 20.000 livres sterling, ii doit se demander S'il y a profit pour lui à vendre en même temps des barres d’or. Nous le trouvons dans la

formule suivante (30)

(29) La cote de 276 laëls doit être augmentée de 3 taëls par barre pour frais de frappe.

(80) Le chiffre constant, 4.768, cité ici, est un peu différent de

PET em -npynseours de change(T2"T) du ven 4,768 , Mais la cote courante des barres d’or est de 279.

Suivant la méthode de calcul ci-dessus, nous aurons

Le chiffre 58.50 est théoriquement le cours de change (T.T.) du yen d’après la cote courante des barres d'or, 279 taëls. Suivant cette dernière, nous pouvons employer le chiffre 58.50 pour calculer le cours de change (T.T.) t’éorique sur Londres, selon la règle ci-dessous celui indiqué plus haut, 4.780195. En réalité, c’est le mème chiffre,

mais dans le calcul de 4.768 on à ajouté les divers frais, tels l’inté-

rêl, le frêt, etc., comme suit

x taël de Changhaï —= une barre d'or + une barre d’or = 10 laëls de « Tsao-ping »

un faël de « Tsao-ping » = 565.7 grains 1000 grains = 978 grains d’or fin 11.074 grains (fin) = r yen Les divers frais : 100.25 = 100 yen 100 yen — x Taël de Changhaï (T. T.)

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