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car, à ce moment-là, le commerce se développait et la demande d’argent était très importante. Attirées par ces gros profits, des banques indigènes s’établirent successivement pour se consacrer à cette opération. Le nombre des banques de ce genre avait enfin atteint plus de quatre-vingts. Plus cette opération se développait, plus la prime s'élevait. Enfin, cette prime avait atteint vingt dollars pour le dépôt de quatre-vingts, c’est-à-dire que lorsqu'on déposait 80 dollars on pouvait en toucher cent quinze jours après. (Cette sorte d'opérations dura trois ans. La confiance était bien maintenue ; le nombre des banques indigènes de ce genre avait atteint 150 et le montant des dépôts en espèces plus de 26.000.000 de dollars d'argent ! Vers la vingtième année du règne de Kouang-siu (1894), une banque indigène de ce genre ne put tenir sa promesse de payer ses billets à ordre. Alors, la crise éclata : on cessa d'effectuer des dépôts ; les déposants retirèrent leurs avoirs et les preneurs de billets à ordre affluèrent aux banques pour en demander le remboursement. Les Banques indigènes, qui effectuaient cette opération, firent successivement faillite (32).
Peu de temps après la crise de « T'ie-p’iao » une autre crise apparaissait : c'était la crise des actions de caoutchouc (Panic of the Rubber shares) (33). La trentequatrième année de Kouang-siu (1908), un étranger
(32) Yang Yin-p'ou. Chang-haï-kin-yong-tsoù-tcheu-k'ai-yao, p. (33) Perey Chu, Native bank in Changhaï, dans le « British
Chamber of Commerce Journal », Octobre 1998, D'202